DEUXIÈME SECTION
DUGÎÎOSTIC DES MALADIES DE l’eNCÉPHAIE ET DE SES DÉPENDANCES.
Peut-être pensera -t -on que nous aurions dû renvoyer plus loin les maladies de l’encéphale ; mais ces maladies sont aujourd’hui aussi claires, aussi connues que celles des organes digestifs ou
DES MÀtADIES DE l’enCÉPHAIE.
respiratoires , et par conséquent aussi faciles à étudier ; nous n’avions donc aucune raison de les séparer de celles de la peau. Nous continuerons à exposer les affections des appareils de la vie de relation, dont'^la peau fait partie, dans les classifications physiologiques.
§ I. Diagnostic des maladies de l’encéphale.
Les maladies de l’encéphale et de ses dépendances sont nombreuses; le soin qu’on a mis dans ces derniers temps à l’investigation anatomique du cerveau , a fait reconnaître une multitude d’altérations locales, dont on ne soupçonnait pas même l’existence dans la médecine antique. Plusieurs de ces lésions locales ont pu être reconnues dans le vivant au moyen de signes qui leur sont propres , c’est-à-dire qu’on a en même temps découvert leur expression fonctionnelle; quelques unes ne peuvent être que soupçonnées; d’une autre part, il est des maladies qu’il est impossible de ne pas placer dans le système nerveux , et dont on ignore le caractère organique, d’où il résulte une grande difficulté dans la classification de ces diverses maladies. Prendra -t -on pour base de cette classification les modifications organiques ou les modifications fonctionnelles ? mais les premières ne sont pas toutes connues , et beaucoup de celles que l’on connaît n’ont pas de signes propres,
564 DIAGNOSTIC SPÉCIAL jbT DIFFÉRENTIEL
Les altérations fonctionnelles , connues depuis long-temps et bien appréciées , telles que l’épilepsie , l’hystérie , î’iiypochondrie , la catalepsie , la danse de Saint-Weit , etc. , ne donnent lieu à aucune altération organique constante. Les diverses classifications admises par les auteurs ne pouvaient donc être que vicieuses , puisque la connaissance des maladies dont nous parlons était si imparfaite ; aussi n’adopterons-nous aucune de celles qui existent chez eux : notre but n’étant d’ailleurs que de rapprocher les unes des autres les affections qui se ressemblent, et de faire voir en quoi elles diffèrent; cette ressemblance étant particulièrement fournie par les symptômes , nous nous bornerons à grouper ensemble les affections cérébrales dont les signes offrent le plus d’analogie.
La division des maladies du cerveau en aiguës et en chroniques est de la plus haute importance pour leur diagnostic. Nous avons déjà fait voir dans le premier volume de cet ouvrage que cette distinction était l’un des meilleurs moyens d’arriver à la connaissance de l’espèce de maladie qui existe. Nous conserverons donc cette division , accordant volontiers que, sous tout autre rapport, elle ii’est pas moins défectueuse que toute autre. Gomme second moyen d’analyse non moins puissant, nous distinguerons des ma^ladies du cerveau en générales et locales , suivant qu’elles occupent le système encéphalique tout entier, ou simplement une
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