‹ Traité élémentaire de géographie, contenant un abrégé méthodique de Précis de la géographie universelle en huit volumes ... précédé d'une introduction historique, et suivi d'un aperçu de la géographie ancienne, sacrée et profane;Chapitre 81 sur 142 · CHAPITRE XXXVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXVI

Description du royaume de Bavière.

Des hauteurs du Tyrol descendons, par la vallée de risar, dans les deux bassins du Danube et du Mein qui divisent la Bavière en deux régions inégales , bornées au nord par la Hesse électorale , le royaume et les ducbés de Saxe; à Touest par les grands duchés de Hesse et de Bade, et par le royaume de Wurtemberg; au sud et à Test par les Etats de la monarchie autrichienne. Tout ce contour forme la Bavière proprement dite , dont la plus grande partie y érigée en duché dès le y* siècle, reçut et conserva depuis le ix« jusqu'au xin^le titre de margraviat, prit en 1618 celui d'électorat, et dut à la protection de la France, sous le gouvernement impérial, Textension de son territoire et son érection en royaume. Cette monarchie naissante, consolidée par des traités et par des restitutions à la maison d'Autriche, eut la singulière destinée de devoir son agrandissement à la prospérité de la France et la compensation de plusieurs concessions territoriales aux revers de cette dernière. Son cercle du Rhin, que nous examinerons séparément, est formé aux dépens d'une partie des possessions françaises de la rive gauche de ce fleuve.

Le climat de la Bavière proprement djte est en général sain et tempéré; mais l'élévation du sol et l'influence des montagnes qui la bordent au nord et au sud apportent des modifications fréquentes dans sa température. De toutes les saisons, la plus belle est ordinairement l'automne.

Le sol des régions montagneuses est d*une qualité médiocre, mais dans les plaines basses et dans les vallées il est très-productif. Légères dans le nord , les terres sont grasses et fortes dans la partie méridionale. Le gouvernement, par le desséchementdes marais, par des encourage-

mens donnes à propos, travaille à ravancement de Tagncukure. Mais tandis que quelques cercles récollent d.^ céréales en abondance, du vin, des légumes et des friiitv d'autres parvieooeot k peine à oblfânir ce qui est iod:^ pensable à la consommation de l'habitant. Une differeccr aussi notable dans des terrains de même nature, ne pecl provenir, que du défaut d'instruction d'une partie de h population : inconvénient qui doit diminuer de jour et jour, diaprés le zèle avec lequel Taiiininistralion chercbt h répandre les lumières parmi Te peupïe';

Cetle ignorance , que Fon peut 'regarder comme .< lèpre àes Etats de la vieille Eiirope, a été jusqu^à ce joui le principal obstacle à l'amélioration des races de bestiau' qui sont cependant très -nombreux et qui trouvent aix nouiTÎtnre abondante dans les prairies que bordent lesn vièrës. Lesii^ercles du haut et du basMein^ et celui tit Re^at , qui ont porté la cnlture à un certain degré de perfection, sont aussi ceux oil des troupeaux considérables s'engraissent dans de magnifiques pâturages form^ par a:: bon système d'irrigation. C'est dans la partie du royaume qui s'étend sur les pentes des^ Alpes, que les bétes à conter peuvent rivaliser avec celles de la Suisse. Les chèvro y sont aussi nourries avec soin. Dans tous les pays le porcforme une ressource précieuse pour Thabitant. Les chevaux sont en petit nombre et Ton s'occupe peu d'ea améliorer la race : il n'en est pas de même des moutou. qui, croisés avec des mérinos, commencent à donner <k> laines d'une grande finesse. Enfin Téducation des abeilles ei encore une des occupations les plus lucratives de quelque propriétaires dans ces mêmes cercles, qui se distingaeot par leur industrie agricole et par l'intelligence avec laquelle ils soignent leurs vignobles et se livrent à la science de rhorticulture.

Les forêts, formées principalement de chênes et de hitrès , occupent plus du quart de la superficie du royaume. Elles forment un des objets dont le gouvernement s*occupe avec le plus de soin , mais toutes les améliorations qui ï-

DS GiOG&APfilE. 687

rattachent aux produits du soi sont entravées à la fois par l'ignorance, par les droits de chasse, les rederances, les dîmes, les corvées et autres débris d'inslitutions féodales* Gesdl, qui pourrait être exploité si awantagenseiMnt, renferme quelques mines qui produisent ammeUemeiiÉ 3oo,ooo quintaux de fer, 4<>o,ooo de sel, et seulement 35o,ooo de houille.

Ce que nous avons dit de Tagricultore de la Bavière doit faire pressentir ce que nous avons ^ dire de son in* dustrie» Elle possède quelques v^rrerifS'eit quelques manufaurtures de glaces, de faïence, de porcelaine, de coutil, de batiste, de dentcdles» Lesfilatvres sont encoi^ dans l' enfonce, ainsi que les fabriques de toiles et de draps. Les étabBssftmeps les plus intéressans sont les usines destinées à l'exploitation da fer, l^fabriques de cuirs', de papier, d'instrumens de musique et de mathématiques, et celles de cartes à îoner de Nurefi^l)erg. Le commerce du pajs est cependant asses considérable, grâce à sa situation, à ses belles routes, au canal qui fait communiquer le Rhin avec la vallée de la Franconie, et grâce surtout aux nombreux cours d*eau qui favorisent les transports et qui commencent à se couvrir de bâtimens à voiles on k vapeur. Le commerce des grains, jadis très-considérable, a reçu un coup mortel par les entraves qu'y a mises le gouverner ment, efirayé sans doute par ces idées gothiques et routinières que n'ont pu faire encore disparaître les écrits des célèbres économistes de noire époque.

En Bavière tous les cultes sont libres, jouissent d'nn^ égale protection, et sont soumis à une surveillance impartiale.Un autre bienfait qu'elle doit h la sagesse de son gou-* vernement, c'est la liberté de la presse. Ces deux grands avantages sont le fruit de la constitution qui lui a été donnée en vertu de l'acte du ^ mai 1818, et qui assura l'inviolabilité du roi par l'établissement d'un système représentatif composé de deux chambres.

Plus de aoo villes garnissent les deux bassins de la Bavière : dans les vastes plaines ({ui s'étendent le long de la

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rive droite du Danube, depuis remboochure da V^ jusqu'à celle du Vils, nous en remarquerons qaeiqi»^ unes d'importantes. Commençons par la capitale.

Munich s'annonce de loin comme une grande cité : c'^ en effet une des plus belles villes de T Allemagne, qc: qu elle ne soit pas régulièrement bâtie. Ce qui coctiii- Il l'embellir, ce sont ses places publiques, plosiearf palais, celui des états «généraux, le ministère de Tr • rieur, l'hôtel -de- ville, la nouvelle monnaie, ses ée:principaux théiktres, l'académie des sciences, et sorto^ palais royal , chefnl'œuvre d'architectare , moins reoi quable encore par son immense étendue et la m^ cence de la décoration intérieure, que par les galerie tableaux et d'objets précieux qu'il renferme. La i possède encore plusieurs autres collections, un mB> royal de peinture, une bibliothèque royale de plos ^ 400,000 volumes, un riche cabinet de médailles ; des. académies royales , celle des sciences et celle des arts; tbibliothèques, une importante université établie pré:demment à Landsbut; des établissemens scieotifiqîies w toute espèce, de nombreuses écoles pour les en&os •tontes les classes, des hôpitaux et des maisons de refcc pour le soulagement de l'humanité souffrante et la réiver sion de la mendicité.

La plus grande partie de la population de Munidi v subsiste que des dépenses de la cour et des emplois dafi» vernement. Les fabriques y sont peu importantes, si i« excepte quelques brasseries et une manufiK:ture de Xx^séries de haute lisse. Quant au commerce, le seolqm > de l'activité est celui d'expéditions.

A. une lieue de la ville, le roi possède le cli&leia ^^ Nimphenbour^» dont on admire le parc et les belles eios-

Si nous descendons le cours de l'Iser ou de ITsar, do.verrons sur la rive gauche de cette rivière Freising» pf tite ville qui possède un institut de sourds-muets; et ji^ bas , sur la rive opposée , Landshut^ entourée de visv remparts, et dominée par le chAteau de Truusniu, quii-

forteresse jadis formidable est devenue un utile observa-^ toire.La ville, bâtie en briques, et formée de maisons en- • tourées de jardins, se fait remarquer de loin par le clocher de Tëglise de Saint-Martin , élevé de 4^6 pieds. Elle possède une académie y. un gymnase et une école de théolorgiei la fabrication de Feau-de-vie de grains, de la bière,, de quelques tissus de laine, et une papeterie, forment sa principale industrie. C'est la patrie du célèbre mathématicien Ziegler.

Augsbourg est la capitale du. cercle du Haut-Danube.. Par suite de son antiquité, ses rues sont presque toutes' étroites et irrégulières ; mais ses fontaines, ses belles places, la halle, l'arsenal, le théâtre, la cathédrale, plusieurs antres églises, l'ancien palais épiscopal, l'hôtel-de* ville, l'un des plus vastes et des plus régulièrement bâtis de toute l'Allemagne, sont des monumens qui prouveraient la richesse de cette ville , si de nombreux établissemens d'utilité publique, une population de plus de 3o,ooo âmes*, n'attestaient l'activité de son commerce et de son indos» tne. Âugsbourg est le siège d'un évéché qui , dès le ix« siècle, était l'un des plus riches de la chi*étienté, et qui donnait à son titulaire le titre de prince de l'Empire. Neubourg^ sur le Danube, est entourée de murailles, et dominée par un château royal qui contient un cabinet d'antiquités. La Tour-d'Auvergne , ce héros qui n'ambitionna d'autre titre que celui de premier grenadier de France , fut tué, il y a trente ans, entre Neubourg et Z)onaivcereA. Le voy a-, genr peut saluer sur la route le tombeau de ce brave« Les environs de cette dernière petite ville sont célèbres par la victoire qu'y remporta Marlborough en x 704 sur les Français et les Bavarois, près des bords de l'Iiler, dont une partie do cours sépare la Bavière du Wurtemberg. Memmingen compte plusieurs établissemens importans, et fait un grand commerce de toile , de sei^e et de houblon; Kemp* ten^ dont la fondation remonte au-delà du viue siècle, rivalise pour l'industrie avec la précédente. Au bord du lac de Constance , JUndau i jadis ville impériale, est bâtie sur.

69P TRAITÉ ÉLÉBfCNTÀIEE

"pilotiSy et possède un port trharfréqnenté ^ Ce qui loi a tA le surnom de petite Denise.

Redescendons vers le centre du royaume , occupé prr cercle du Regen. Ratishonne, qui en est le cheC^lieo, eU: autrefois la capitale du cercle de Bavière. Huit fois eller. dévastée par le feu : le dernier incendie qti*eUe <proota«. lieu le jour de la bataille qui se livra sous ses murs en \^y, et dans laquelle Napoléon fut légèrement blesse. Ses ne sont étroites, mais bien pavées; parmi ses établisieBA utiles y on distingue des hôpitaux, des écoles^ desbihu-

''thèques , et parmi ses principales consiructions , «o ps sur le Danube, de 1091 pieds de longueur^ le me» ment élevé à la mémoire de Kœpler, et l'hôtel «cr ville où , depuis 1662, s'assemblait la diète de l*EiDpr LHnduStrie de la ville consiste presque uniqaemeat àa la construction de navires pour la navigation da fleuve, cprocure aux habitans un commerce considérable de tnea et de commission. 5iae^t-am-£ro^n*est qu*un fiiuboorf - Ratisbonne , briilé en 1 809, et rebâti avec élégance el ^* Mdité. Amberg est entourée de murailles flanquées : 70 tours, et possède une manufacture d'armes. 1^ Vi^ qui la traverse, établit une communication avec k fr nube , et procure à la ville un commerce important ^' limenient des fabriques de tabac, d'étoffes de cotoo,^ faïence et de cartes à jouer. Jngolstadt a vu détruire ^ fortifications en 1800, et remplacer son nniversitê f une école de latin. Abmuberg est Tancienne Aimst*' cité des Fendeliùi ; elle est défendue par des tours et ^ murailles.

Passauj chef4ieu du cercle da Bas-Danabe, est au» c^^ lèbre pèst son antiquité que par le traité signrf da» 10 mun, eik iSSa, entre Charles-Quiut et Mamioe dtSo' traité qui cimenta la réformation de Luther en AileBia|i^ 3La Yllïe est bien bâtie et possède une magni&qne cathéèslr* ainsi qtie plusieurs édifk^es reMMUrquablBS. Elle oospr^ trois faubourgs, dont iselni d'Anger est dâcndo f des fiMifications. Quoique située aa confluent de flbi ^

DB GÉOGRAPHIE. Gqï

rinn et du Danube , Son commerce «$t peu florissant , la navigation seule y est active. Cest près de Passau que Ton péclie dans Ylh des perles d'eau douce , qui sont assez recherchées quand elles sont blanches et d'un bel orient. Siraubing, l'ancienne Castra^Augusta des Romains,. est connue aujourd'hui par ses creusets et ses poteries. Bodew^ maïs n'est qu'un bourg , mais important par ses mines et ses fabriques de vitriol.

^ Dans une vallée formée par les rameaux de la chaîne An FichteUGebirge j Bayrmah , chef-lieu du cercle du Haut-Mein , est arrosée par le petit bras de cette rivièi^e naissante, appelé le Mein Rouge. Composée de rues larges et régulières^ entourée de vieilles murailles et de trois faur bourgS|On ne peut la regarder ni comme belle nicommeim«> portante. Le vieux château de Sophienbourg et le nouveau palais 9 la monnaie ^ les casernes et un manège, méritent cependant d'être cités. Sa population ne s^âève pas à 4 5,000 âmes, mais elle fait un commerce considérable en grains. Bamberg^YvLXkt des plus belles villes de la Bavière, sur la Regnitz, est remarquable surtout par son église pa* roissiale, qui renferme les tombeaux de l'empereur Heorill et de son épouse, et par le superbe château de Pétersberg, dans lequel setrouvent une bibliothèque publique, un ca*- Linet d'histoire naturelle et les archives du pays. Par une singulière compensation, tandis queBayreuth ne contient pas xooo catholiques, Bamberg ne compte pas 1000 pro* testans. Cette ville est plus renommée pour 6e& jardins po^ tagers que pour ses manufactures, qui sont peu impor«tantes.

Le cercle du Rezat est celui qui renferme le plus de villes manufacturières et commerçantes» Son chef-lieu est Anspadty entourée de murailles, embellie par quelques édifices et de jolies promenades. Les fabriques, de tissus et les tanneries y sont en grand norâbre. Eriangcij, ville fermée, possède la seule université peu*testante du royaume , une académie impériale des naturalistes , fondée en 1666 , des sociétés de physique, de *mé-

6g^ TRAITA ÉLÉBIENTAIBE

decine, d*agriculture et d*ëconomie. Ses fabriques vm nombreuses et florissantes ; mais sous ce rapport, coouv sous celui du commerce, elle ne peut entrer en rÎTaËïr avec Fûnhj qui doit peut-être une partie de son industnr aux Juife; qui forment le quart de sa population , éralaff à lôyOoo âmes, et qui moutrent, par les utiles établiàs^ mens qu'ils entretiennent à leurs frais, ce qu'on doit ttendre d'eux loi^u'ils sont admis à jouir des droits drik La quincaillerie de Fiirlh se vend comme venant de 5;* ; remberg. Cette dernière, qui renferme aussi beaucoup i juifs, et qui a près de iS^ooo habitans de plus que la p cédente, est située au milieu d'une plaine fertile, qucNq.' sablonneuse. Entourée d'une double muraille, et travenc par la Begnitz, ses rues sont larges, mais irrëgnlièrcs e garnies de maisons bizarrement ornées de peintures, Nk ne parlerons pas de ses édifices, dont quelques-uns, itt que rhôtel-de-ville, où Ton conserve de beanx tabieai et quelques curiosités, la cathédrale et l'église de SaiDt^ Claire, pour leurs vieux vitraux, le château, pour s^^ cieuse galerie et son puits, de 53o pieds de profbodeir sont dignes d'être visités; mais nous dirons qu*on jcompt près de 5oo manufactures, 35o maisons de cuuimera^ plusieurs sociétés littéraires et savantes, et nous rappelkrons qu'elle est la patrie du peintre Albert Durtr; <p« Pierre Hœle y inventa les montres; Rodolphe, les fiÛ'! res; Érasme Ebenerj Tallinge appelé cuivre jaune; Jee Lobsingerj les fusils à vent; Christophe Derèner, la cbrnette; et Martin Behmn, la sphère terrestre. A)»ès cheville célèbre dans les annales de l'industrie, nous menticrnerons dans le même cercle , Schwabach, an^osëe par lf* rivière du même nom , et renommée par ses aiguilles d ses indiennes; Bayerdof, par ses clous et ses chaudn)^^. Itoihenbourgt par'sa bibliothèque , riche en manascr:> Dinkelsbiihl, par ses fromages ; enfin Nœrdfingen , pr ^ charcuterie et ses fabriques de toiles, de bas de laine, : futaine, et de couvertures pour les chevaux.

Le cercle du Bas-Mein se compose de l'ancien gruti-

DE GiOGR.VimiE. 693

uchë de Wurtzbourg , de la province d* Ascliaffenbourg , i*unepartie du teri itoirede Fulde, et de quelques cessions aites par la Hesse. Sa capitale est Wurtzbourg^ ancienne ille impériale, entoui^e de murs et d'un fosse profond, se Mein la divise en deux quartiers, celui de Wiirtzbonrg t celui du Mein y qui communiquent ensemble par un »eau pont. Dans ce dernier quaitier, sur un rocher de |.oo pieds de hauteur, s*élève la jbrteresse de Marienberg. .ta ville, sans être régulièrement bâtie, possède quelques leaux édifices ; son commerce, ses hôpitaux , ses biblio^ hèques , ses collections scientifiques , son université, qui % plus de quatre siècles d'existence, en font une des plus >elles acquisitions de la Bavière. Les vignobles de ses environs produisent de$ vins très-estimés, presque tous chauds ît liquoreux , btauclic impoi tante de commerce, non-seueinent pour Wiirtzbourg, ma\s pour les villes de Karlnadt sur le Mein , et de Ifommelbourg sur la Saale. As- ':haffènbourg est bfltie sur une colline au bord du Mein. Bile possède un beau château qui était la résidence d'été lies électeurs de Mayence, et elle est aussi intéressante par ses écoles et ses collections d'aits efc de sciences, que par ses tanneries, ses fabriques de sucre de betteraves, et sa situation qui la rend l'entrepôt de toutes les marchandises qui descendent le Mein* t*

Les possessions rhénanes de la Bavière constituent le cercle du Rhin/ ïovmé de la plus grande partie de l'an*cien département français du Mont-Tonnerre et de quelques terrains qui appaitenaient à ceux de la Saire et du Bas-Rhin. Il est borné au nord et à Touest pur la province prussienne du Bas-Rhin et pai* quelques possessions du duché de Saxe-Cobo^urg-Gotha et du landgraviat de Hesse-Hombourg, au sud par la France, à l'est par les grands-duchés de Bade et de Hesse.

La richesse de ce pays consiste en forêts et en vignobles; il recèle de la tourbe, des argiles, des marbres, de la houille, du sel gemme, du fer et du mercure* Il n'est pas soumis à la même organisation que les autres pro-

%^ THAITÉ ÉLÉMfeKTAIBE

vmc« de la Bavière : on y a conservé, sauf ^^ modifications, celle qae k gouvernement français rL établie. Spire en est U capitale. Quelques auteus foc remonter son origine au^lelà de l'ère chrétienne CeTparaît <^in , c'est qu'elle était déjà le si^e rfan l ché en 348. Ses rues et ses construcUons ne rappdks point une si haute antiquité, parce qu'elle fut dSrâa par les Français dans )a guerre du Palatinat et ne i releva que lentement. Entourée de murailles pmr de cinq portes, elle n'a de remaix,uable que son fe^ de-vdle et sa cathédrale, où reposent les cendres de t empereurs et d'autant d'impératrices, dont les mausolées* été détruits. Les autres villes du cercle offrent peu d-iaLret. Wous citerons cependant Frankenihal, pour son i» dastrie-Grundstadt. pour la fertilité de stm teiritoin:

fS«ï?T' •*'°"'' '°'' rP^^^ position militai», qu attestent plusieurs combau livrés, en 1 79» o3 et 0:

par les Français aux Prussiens et aux Autrichi^^w: D»t^ ^onts, pour sa situation agréable, ses rues bien peroées « son château moderne; Germersheùn, petite plaoeforte* Ja confédération germanique, pour la vieUle toordem château, dans laquelle mourut Rodolphe de HabsbooR et pour le lavage d'or établi sur le bord dn Rhin; aifa l-andau. pour ses fortifications construites par Yanbaa A augmentées par la confédération, qui enlretienl dans ses m urs une garnison de 4ooo hommes.

TABLEAU du divisions admmisiratices, de la popuiatim k

'^'«^^ des revenus du royaume de Ba»iht,tt de stsvM ' *ur les bords du Mm.

330 Tilles, 398 bonigi, 31,398 «iUag(n oa liMBMax.

DK GÉOCKAraie.

Cwebi.

Iriar. .

Populalifo*

Begen.* IgSySoo

Haul-Dftnube. . . 556,ooo

Boa-Danube. . • • 387|3oo

Rezat 578,200

Haut-Mehi. . . . 5 18,300

Bos-Mein 536,ooo

Rfain 44o70o«

TUlM.

MvHrcB . . .

LandAfaot. . .

Freiaing . . .

flfichetbaU. .

Laufen. . . .

Traunstein.

Jlatisbonnû . .

Amberg. . . .

Ingobtadt . .

- Abeosbarg • »

^ Neumarkt . .

' Augshourg, , .

NeuDoorg. • .

DonawoBrtli . .

Memmingen.

Kemptcn. . .

Liiida« . . .

Kaufbeuera.

Weiler . . .

Pnêsau p . .

Straobing . .

Degge&dorf. .

AnêpaeK . .

Erlangeti. . .

Forth. ...

Nuremberg . .

Schwabach . .

Roibenboarg •

Binkelabûhl . .

Noerdlin^en.

Windabeim . .

Bajrretah. . ,

Bamberg. • .

Hoat

Kulmbacb. . .

Scbweinfurt.

Karlstadt. . .

Kitziiieen . .

Aacbaitenboorg.

Lobr

Spire ....

Frankentbal. .

Kaiserslautem. .

Virmaaenz. . .

Deuz-PoDii.

Landau. • . .

8,5oo

a6,ooo

7,5oo

t,5oo

siy8oo

io,5oo

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ia,ooo

9>5oo

i4»ooo

4>ooo

aO|Ooo

IfOOQ 3,000 6,400

t,ooo ,60a 5,000

Beveuu^.

79,000,000 fr.

Dette.

938,000,000 fr.

Armée.

36,ooo h.

6g6 TEAIXÉ ÉLÉMENTAIRE

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