‹ Traité élémentaire de l'énergie électriqueChapitre 106 sur 182 · SQ · texte numérisé non relu

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2<Ji ËNEBGIE ÉLECTRIQUE,

pile de Gi-fivr (18.'(îh ffig. 141) est une pile à doux liquides dont le dt^polarisant est de l'acido azotique dans lequel plonge uoe lame de platine, lemplacée dans la pile de J/imxni 1 18i2j|)arim cylindre creux de cliaibon arlificiel. ,4;r/wr««(18l3)a rempUcé

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Vip. 14!. — l'ilp Uuuîpii.

le cylindre de eharbrui par un prisme de charbon en renversant la (lisprisiliuii de Itiiiise» et en mellanl le dépolarisant au centre, dans le vase pnreux (tii.'. 1421. Itiihinliorff (1873i a réduit la résiKluncf inlérreuie de l'élément en lui donnant une forme a[ilalte. une plaque de cliarbun dans le vase poreux c< un /iiiri'u forme d 1 dans le vase extérieur. La ri^'iiclîon dan» la pile (ù'ove ou Ituusen peut èlre représentée ainsi :

ri + IIAzO*(» Il U-S(»' II-SO' Zn

A.-. sglf.ir.

Tontes les piles du type (irove ou Bunsen emploient comme pi'dc néf-'atif du zîne amalgamé et de l'eau acidulée snlfuriqiK' comme liipiide excitateur. I )n a essayé de remplacer le zinc p&r du fer, sans ^rand succi>s jusqu'ici. Quant au dépolarisant, oii a proposé l'aride clilorliydrique, l'eau régale, les azotates <lt' pillasse, de souile el d'ummoniaque, etc., le perchlorure de fer, le chlorate de potasse, etc. Mentionnons encore la pile au sul-

CLASSIFICATION DES iMLES. 293

hie de mercure de M. Latimer-Clark (1872) qui consliliie un étalon aujourd'hui assez répandu (311).

Enfin, l'acide chromique et les solutions de bicliromato de soude ou de potasse dansTeau acidulée siilfurique constituent d'excellents dépolarisants donnant une force électroniotrice t^levée. n'émettant pas de vapeurs désagréables et dangereuses comme la pile Bunsen, et n'ayant que pou (Faction locale en circuit ouvert, à la condition de bien amalgamer le zinc.

310. Piles diverses. — Il n>stpasindispensabl(*d'employer an métal attaqué par la solution pour obtenir un courant électrique. VoUa avait remarqué que deux liquides et un seul métal pouvaient produire un courant. En I8.*n A.-C, HvaiHvrel a étudié la question et réalisé une pile à deux liquides et un seul métal. Un vase de verre contenait de l'acide azotique et un vase poreux rempli d'une dissolution d(^ potasse. En plongeant deux lames de platine dans les deux liqui(l(>s et on les réunissant par un conducteur, on obtenait un courant du à la combinaison de la potasse avec l'acide azotique. Wœlilvr et Wf*het 1 1841) ont obtenu un courant avec deux lames do for plongeant Tune dans l'acide sulfurique coi)C(;ntré, l'aulro dans Vacide azotique étendu, etc.

En 18515 Becquerel a réalisé une pile à un liquide dans laquelle le corps attaqué est du charbon. Kilo so cnnipose d'un creuset de platine rempli d'azotate cui de chlorato de potasse maintenu fondu dans lequel plonge uno baguolU; do charbon. Celui-ci brûle aux dépens de l'oxygène du bain on fusion et Ton obtient un courant en reliant lo creus(;t de» platin(î au charbon par un conducteur, ('ette idée a été roprisiî par M. .///hkchkoff (1877) et par M. le D' lirnrd (1882i sans donner do, résultats.

Pile à gaz. — En 1842, (irovc (^ a cf>nslruit uno pile dans laquelle les éléments actifs sont des gaz capahU;s do so combiner et renfermés dans des tubes do verro au milieu d(îsqu(;ls est plongée une lame de platine, les doux tubes étant ouverts à la partie inférieure et plongeant dans un mémo réservoir renfermant de l'eau acidulée sulfurique.

^\ Philosophical Magazine y <l«''Cfiiibn' lHi'2.

•29* ENERfîIE ÉLECTRIQUE.

La pile h gaz do (irove peut fonclionner comme accumulateur en décomposant au préalable Teau acidulée à Taide d*un courant électrique. En réunissant ensuite les deux lames entre elles et en intercalant un galvanomètre dans le circuit, on constate le passage d*un courant qui dure autant que les gaz eux-mêmes, courant du à la recombinaison lente dos deux sraz h travers l'élément pour reformer de l'eau. Cet appareil présente un grand intérêt scientitlque^ car il montre la réversibilité du phénomène de décomposition et de recomposition de l'eau, mais la résistance intérieure étant très grande, le débil est faible, ce qui lui enlève toute valeur pratique.

Les piles dites scc/tfs doivent aussi figurer parmi les piles diverses. La plus ancienne est celle de Zamhoni (i812). Elle était constituée par des disques de papier recouverts d'étain sur une face et de bioxyde de manganèse lixé à la colle sur l'autre face. Ces piles ont une grande durée parce que leur résistance intérieure énorme ne leur permet de produire qu'un très faible courant, et de n'épuiser les produits qu'au bout d'un t(»mps très long.

Nous avons signalé toutes ces combinaisons vollaïqiies pour montrer qu'il est pres^jne toujours possible, théoriquement, d'obtenir un courant éb^ctrique en mettant à profit une réaction rhiniique : parmi l(»s nombreuses combinaisons expérimentées. proposées t»u j)ossibles, il n'en est qu'un petit nombre qui ont ^urvécMl à cause des commodités qu'elles présentent dans les applications, bien <|ue la production directe de l'énergie électrique par l'action chimique soit Tun des moyens les plus coûteux actuellement connus.

^■ous ne décrirons ici que les piles servant aux mesures, réservant aux applications les piles qui ont re(;u quelques emploie industriels.

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