ÉLECTROLYSE
Décomposition des sels métallique^. — Les phénomènes de décomposilîon des sels mélalliqucs sont très complexes: ils varienl avec la nature de la base cl celle des électrodes. Le plus souvent, le métal se dépose à la cathode, et de l'oxygène se dégage à l'anode si elle est insoluhlc, ou une quantité sensiblement égale s'y dissout si l'anode est formée du même métal que le sel. Le résultat fmal est alors un simple transport électrotytique du métal de l'anode sur la cathode dans Ir sen--< du coffra»/. La galvanoplastie et les dépôts élcclrochimiques(arge IIlure, dorure, nickelage, etc.) sont des applications industrielle.s importantes de ces phénomènes de décomposition. ■ En décomposant du sulfatr de potasse (hg. 148) on forme du potassium à la cathode, mais celui-ci s'oxyde aussitôt pour reformer de la potasse. En colorant la solution avec de la teinture do violettes, on observe que la teinture est rouge en A parl'acide mis en liberté, tandis que la branche B verdit sous l'action de la potasse formée à l'anode, alors que l'hydrogène provenant de la décomposition de l'eau se dégage.
Xous pourrions multiplier les exemples relatifs à ces dé- ^* - compositions, mais leur étude ^-"^ est plus particulièrement du ^^S"^^^ domaine de la chimie. Nous ^S-^^ nous contenterons de signaler "^^-^ l'isolement du lluor, qui est ^"^- "*■ l'une des plus remarquables décompositions électrolytiqucs réalisée:
années.
hahment éleclrolylif/ue du fhtor. — En 1886, M. Moissan est parvenu à séparer le lluor en décomposant l'acide fluorhydrique par le courant électrique f ).
, par y\. Debray, au nom de la see-
s pendant ces dernières
E\t:nr.lE Et.KCTRIOl'K.
:i M. Moissan a opéré sur L'acide fluorhydrique pur. prc par la méthode de M. Freniy. Ct-tacide avail élé condensé un lube en U eu platine, dont Ips deux extrémités sont fem par deux bouchons à vis. Cliacun de ces houchon» esL fc par un cylindre do spath fluor bienbiiti dani un (.jhudn'c de platine, dont lexlêrieur porte h pas dp ^ is ( liaque c>*lil
de spath Ûuor laisse passer on son axe un gros ii] de iridié (à 10 pour 400 d'iridium), moins attaquable que le pi pur. Ces fils, plongeant pur leur extrémité inrérieurc dl liquide, servaient d'électrodes. Ëiihn deux ajutages en pi soudés h chaque branche du tube, un peu au-dessous dut cbons, au-dessus du niveau du liquide, permettaient au: dégagés par l'action du courant de s'échapper au dohor " Le tube en U plongeait à sa partie inférieure dans du