MASSES ET VOLUMES DE GAZ LIBÉRÉS PAR I COL'LOMB
Hydrogène. .
Oxygène . . .
(laz mélangés
MaMe
Volume eDnii3
eu
à 0*C . et H U pression de
microgrammes.
76 cm de mercure.
io,36
0,1 ij8
()3,2ti
Suivant les cas, on fait usage de voltamètres àpe.^ées, ou de voltamètres h volume, et on mesure tantôt le volume d*un seul (les deux gaz, tantôt celui des gaz mélangés (*). Les phénomènes secondaires produits dans Télectrolyse de l'eau ne permettent pas d'obtenir un grand degré de précision par la méthode de voltamètre à gaz, et Ton préfère en général employer le voilamètre à dépôts métalliques.
325. Voltamètres à dépôts métalliques. — On choisit de préférence un métal dont l'équivalent électrochimique est élevé, comme l'argent, ou de prix peu élevé, comme le cuivre: le zinc n'est employé que pour les appareils industriels — ronipl(»ur Kdison — qui n'exigent pas une grande précision.
Pour obtenir des dépôts bien homogènes et uniformément répartis sur les électrodes ('), il faut que ces électrodes appartiennent géométriquement à un système de surface équipotentielle dans les limites de la masse liquide où elles plongent. Le système réellement simple et pratique, \cseul f/ui devrait jamaiî i*tri' cmployr dans toutrs les expériences d'électrolyse, c*esl celui de deux cylindres circulaires concentriques, toujours aussi facile à réaliser ([ue les arrangements de hasard, grAce
. ^^ Le^^ons in practiral physics^ par Balfour Slewarl ot Haldane Gec, vol. II. p. vy.i.
- Adrien ftu^^ôhard^ Sur k' incillour dispot^itif (rélectrodes dans les experij'iirt's <*lfctr(»Iytiqueî!, Élfrfricii'n du 10 octobre 1886.
VOLTAMÈTRES. 313
auxquels les expérimcnlateurs obtiennent, sur les forces élec- Iromotrices de polarisation par exemple, des résultats si souvent contradictoires.
Il va de soi que les bords inférieurs des électrodes cylindriques verticales doivent être non pas flottants dans le liquide, mais hermétiquement appliqués sur un fond isolant. On obtient alors sur toute la surface des électrodes des dépôts parfaitement identiques de nature et de quantité.
La précision de la mesure de l'intensité d'un courant par les actions électrolytiqucs dépend de la valeur de l'équivalent électro-chimique du métal déposé, et de la netteté de la réaction chimique qui accompagne le passage du courant (*). Avec deux voltamètres, Tun à azotate d'argent, l'autre à azotate de mercure, il n'y a pas de rapport constant entre les masses des métaux déposés. Même avec de faibles densités de courant, il se dépose de i à 2 pour 100 moins de mercure que d'argent, en calculant d'après les équivalents électrochimiques. Lorsqu'on emploie une cathode de mercure, par exemple, on observe toujours une polarisation énergique, qui se traduit du reste par des mouvements à la surface de la cathode quand on interrompt ou rétablit le courant; tandis que dans l'électrolyse régulière du sulfate de cuivre ou du nitrate d'argent, la polarisation est insensible; les choses se passent comme si l'hydrogène était réellement produit à la surface de celle cathode, occlus par elle, et détruit par diflusion, ou au moins par la cause qui produit la dépolarisation spontanée des électrodes; cette hypothèse expliquerait la simultanéité des deux phénomènes, polarisation de la cathode, absence d'équivalence entre le mercure déposé et Tintensité du courant.
La mesure électrolytique de l'intensité d'un courant ne peut donc être considérée comme rigoureuse qu'à la condition que les électrodes ne présenteront aucune trace de polarisation; on admet généralement que cette condition est rigoureusement remplie lorsque les électrodes sont formées du métal dissous; les expériences de M. Potier prouvent qu'il n'en est pas toujours ainsi.
(>) A. Potier, Académie des sciences, séance du 25 février 18S9.
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KNEUGIE ELECTRIQUE.