CAS PARTICULIERS D*INDUCTION MUTUELLE
Cette fonction croissant lorsque L^ décroit, on voit que ce maximum aura lieu d'autant plus tard que le coefficient d'induction mutuelle sera plus petit.
Si Ton suppose les deux circuits identiques assez rapprochés FuD de l'autre, auquel cas L et L^ sont trës peu difTércnls, et Ton a sensiblement
Ht-
E --' I - tLe -L.
Dans ce cas, Tintensité de courant induit direct produit au moment de la rupture du circuit est
Le courant induit direct et le courant induit inverse passent par un maximum à Torigine du temps, et ce maximum est deux fois plus grand pour le courant de rupture que pour le courant de fermeture.
Nous avons traité ce cas particulier à titre d'exemple, pour montrer combien, même avec des hypothèses qui simplifient le problème, sa solution est encore complexe. Nous verrons d'autres applications des formules générales à propos de la détermination des coefficients d'induction et des courants alternatifs.
On rencontre, en pratique, des cas dans lesquels interviennent beaucoup plus de facteurs variables. Si, par exemple, Ton place des noyaux de fer dans les bobines, la perméabilité varie ainsi que les coefficients d'induction. Les bobines peuvent également être déformablcs et se déplacer l'une par rapport à l'autre; l'un des circuits peut renfermer une force électromotrice variable ou une résistance variable, telle qu'un microphone, etc. Dans ces conditions, le problènnî échappe à tout calcul, et Ton ne p(?ut i\\xapprérior le sens de l'action et l'importance de chacun des éléments variables.
466. Courants induits de différents ordres. — Le professeur Henry, dePrincelown (New-Jersey), en poursuivant
402 ÉNERGIE ÉLECTRIQL^E.
une longue série d éludes sur les courants d*induction, découvrit vers 4840 que les courants induits peuvent donner naiv sance à d'autres courants induits appelés courants de seroiul ordre f que ceux-ci peuvent à leur tour en induire* d'autres diU de troisième ordre, et ainsi de suite, l'énergie totale représenlé»^ par chacun d'eux s'alFaiblissant naturellement, après chaque transformation, de Ténergie dépensée dans tous les circuits précédents pour satisfaire à la loi de Joule. En modifiant convenablement les enroulements, on peut modifier à volonté le* forces éleclromolrices et les intensités de ces courants induits successifs et réaliser ainsi des transformations en caseade Irrs variées. La bobine d'induction de RuhmkorfT se prèle très bien k ces transformations dont nous trouverons des applications industrielles avec les transformateurs et les bobines d'induction employées en téléphonie.
467. Écrans d'induction. — Si Ton interpose entre le circuit primaire et le circuit secondaire une lame de métal plus ou moins épaisse, un observe, comme Ta établi Heftnj *' dès 1840, que la nature du courant induit se modilie. Cette lame métallique joue le rôle d'un véritable écran d'inductioB qui est lui-même le siège de forces électromotrices induites. (>t écran a pour eir«4 de faciliter l'établissement du courant primaire de fermeture et de retarder, au contraire, ^établi$s^ ment du courant de rupture. Les quantités d'électricité induites à la fermeture et à la rupture sont donc réparties d'une façon essentiellement différente : le temps de passage tend à s'é^^aliser, ainsi que les intensités et les forces éU^ctromotriccs. et le courant de rupture a moins de tension qu'avant l'introduction de l'écran. Le rôle égalisateur de cet écran est d'autant plus marqué qu'il est plus conducteur. Nous trouv^ rons des applications de ce phénomène dans la bobine d'induelion (486) et dans les balances d'induction (487).
Si l'écnin est formé d'une substance magnétique, il peut jourr le rôle inverse et favoriser, au contraire, la production d(>s courants d'induction en augmentant la perméabilité miiriiéliqne du militMi interposé, ainsi que le flux de force prodoil
■ > l'hilosofthimi Mn(jazini\ Mit».