MUTUELLE
Los phénomènes d'induction mutuelle sont surtout appliqués dans les transformateurs.
APPLICATIONS DES PHÉNOMÈNES D'INDUCTION MUTUELLE. oOo
485. Transformateurs. — On donne le nom générique (le transfoi^mateur à tout appareil ayant pour but de modifier les propriétés de Ténergie électrique, de la transformer en lui donnant des qualités nouvelles qu*elle ne possédait pas avant de traverser le transformateur. Le transformateur se distingue d'un générateur par ce fait que, recevant de Ténergie électrique, il restitue de Ténergie électrique sans en changer la nature, en n'agissant que sur les facteurs qui la caractérisent : intensité, force électromotricc et temps.
Bien qu'un grand nombre d'appareils puissent jouer le rôle de transformateurs^ et que les accumulateurs et les condensateurs, par exemple, ne soient pas autre chose que des transformateurs, ce nom s'applique surtout aux transformateurs d'induction, c'est-à-dire aux appareils qui utilisent les phénomènes d'induction pour effectuer la transformation de Ténergie électrique. Ce sont les seuls que nous ayons à considérer ici.
La nature du générateur électrique alimentant un transformateur permet d*établir une classification des transformateurs consacrés par l'usage, bien que les phénomènes en jeu ne soient pas essentiellement différents. On appelle bobine dinduction un transformateur qui utilise le courant contifiu fourni par un générateur électrique, le nom de transformateur étant plus spécialement réservé aux transformateurs d induction à courants alternatifs. Ces derniers appareils seront étudiés dans le chapitre consacré aux courants alternatifs (491).
486. Bobine d'induction. — La bobine dinductio7i ou, comme on l'appelle quelquefois du nom du constructeur qui l'a le plus étudiée et perfectionnée, la bobine de linhmkorff, est un transformateur qui est disposé le plus généralement pour produire des forces électromotrices élevées à l'aide d'un générateur continu de faible force électromotrice, tel qu'une pile ou une batterie d'accumulateurs. La bobine d'induction se compose en principe de deux bobines dont l'une, à fil gros et court, est traversée par des courants périodiquement interrompus; c'est la bobine inductrice, La bobine induite, à fil long et fin, entoure la première et se trouve le siège de forces électromotrices d'autant plus élevées que le nombre de spires dont elle est formée est plus grand, le flux de force produit à l'inlé-
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rieur de la bobine iaduito plus iulense i-l st-s varialitins pir
rapides.
La première bobine (l'induction fui construite ea 1842 |mi Massojt et Bipgnut. Les inlt'rruptions du circuit iodadnrj étaient produites à l'aide d'un interrupteur tournant.
C'est en 1851 (jue Ruhmkorff coiislruisit l'apparoil souall] forme qu'il a conservée jusqu'ici. Autour d'un iiorau formf d'un faisceau de iil de fer doux (fîg. 227) sont roul«5 le rircuil
inducteur et le circuit induîl. Le circuit induit est périodique ment coupé par un interrupteur automatique entre les boniduquel est établi un condensateur dont nous oxpliqueron^ 1 fonction un peu plus loin.
M. Dticrftet a donné à la bobine d'induction une form« cm mode (fig. 228) en rendant le circuit inducteur mobile ain» que le noyau et le condensateur. On peut ainsi se rendre comj''' très rapidement par l'expérience de l'influence ile ctiucuti 'I' éléments qui concourent au fonctionnement de la bobin«.
L' infemiptetir csl constitué par une lame vibrante ratlirr' par le noyau de la bobine et revenant faire contact par ^"'' élasticité en M lorsque le courant est interrompu et quu l'aimnntslion du noyau a disparu. Dans d'aiilres apfiareiis. rinlcrrupi'-'iT
\ppLic\TinNs DES r'iiÉNOMf:>ES I^l^■D^:^;Tlo^ MUTitEUE. mi
' -1 constitué par un nmrleau on for doux i > (Gg. 229 ) attiré par noyau M el produisant l'interruplion du circuil en e. La vis règle la tension du ressort a el la friiqueiice des interruptions.
cool qui a pour but de refroidir rélincelle de rupture el d'intcr}>oser un corps isolant dans le circuit pour augmenter la résistance de ce circuit le plus vite possible.
Condemateur, — L'application du condensateur aux bobines d'induction a été faite en 1833 par Fizeau, dans le but d'augmenter la tension du courant secondaire produit au moment de la rupture du circuit primaire. Le condensateur est disposé en dérivation entre les deux points où se fait la rupture. Le rôle du condensateur ainsi disposé a été expliqué de plusieurs façons. Voici Texplicalion donnée par M. le D' Oiicer Lodge[^] et qui nous parait la plus conforme aux idées actuelles sur les phénomènes dlnduction. Elle s'applique au cas où le circuit secondaire est ouvert, dans le but d'obtenir la plus grande longueur d*étincelle possible. La rupture du circuit primaire consiste à séparer deux contacts métalliques par une couche isolante. Mais la simple couche d'air interposée est plus facilemeut franchie par l'étincelle de rupture qui prolonge ainsi sa durée, et ne la fait cesser que graduellement. Le mode de rupture a (Kaillcurs une grande iniluence sur la durée de Tinterruption : une rupture par glissement donne de mauvais résultats, une séparation de surfaces dures est meilleure, et l'interruption est encore plus franche si la couche isolante est de Talcool ou tout autre diélectrique diflîcilement traversé par rétincelle; c'est là le principal avantage des interrupteurs à mercure, et si l'alcool pouvait y ùlro introduit sous une grande pression, de façon à s'intercaler plus vite entre les points de contact^ on améhi»rerait encore Tinterruplion. Mais le moyen le plus rapide d'interrompre un courant par la rupture du contact entre deux pièces métalliques consiste à produire celte interruption entre les pôles d'un aimant puissant. L'extra-courant est alors bruyant, et rétincelle du courant secondaire atteint une longueur étonnante, même sans l'emploi d'un condensateur quelconque.
Aucun de ces moyens ne peut cependant arrêter le courant d'une manière brusque, pas plus qu'un courant d'eau ne peut rtnï hrusquenioiit arrêté par la fermeture rapide d'un robinet. Tout arrêt de celle nature est forcément accompagné d'un choc
V») Voy. 77n' Eit'ctrk'iuu, juin 1881) el VElf'drimni ilu 29 juin 1889, n« .rji. p. iW.