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APPLICATIONS DES PHÉNOMÈNES D'INDUCTION MUTUELLE

violent. Mais si un piston élastique, un ressort et un tampon est disposé pour amortir le choc, Fénergie du courant, au lieu d être rapidement dissipée, est emmagasinée et dépensée progressivement en mouvements de va-cl-vient du piston ou du ressort. Un condensateur est analogue à un tampon élastique ; il emmagasine Ténergie de Textra-courant dans des conditions favorables et la restitue, non seulement en arrêtant le courant, mais encore en en changeant le sens. Un condensateur de capacité modérée correspondant à un ressort énergique, permettant aux pièces de contact de s'écarter d'une quantité appréciable, et de dissiper le reste de Téncrgic de Textra-courant dans la résistance offerte par Tétincelle. Plus la rupture mécanique du contact est rapide, plus la capacité du condensateur peut être réduite. La combinaison la plus parfaite consiste donc en un système d'inteiTupteur rapide shunté par un condensateur de petite capacité.

On peut aussi remarquer qu'une faible self-induction du circuit primaire a l'avantage de diminuer l'étincelle de rupture. Au lieu d'employer* une pile de grande force électromotrice et un circuit primaire renfermant un grand nombre de spires, il vaut mieux utiliser un courant intense produit par un accumulateur de faible résistance intérieure en augmentant en proportion l'intensité du courant. Si Ton réalise une rupture satisfaisante à circuit secondaire ouvert, il en sera de même a fortiori lorsque le circuit secondaire sera fermé.

Noyau de fer. — Le but principal du noyau de fer est d'augmenter le coefficient d'induction nuiluelle des deux circuits. Un faisceau de fils de fer est, toutes choses égales d'ailleurs, plus efficace qu'un noyau plein parce qu'il s'aimante plus rapidement et n'est pas le siège de courants de Foucault.

Un circuit magnétique fermé serait moins avantageux qu'un circuit magnétique ouvert dans une bobine agissant par interruptions périodiques du circuit inducteur : les phénomènes dliystérésis (397) limiteraient les variations d'aimantation du noyau et rendraient son action moins efficace. (iCt inconvénient se trouve considérablement atténué avec les courants nltmiatifs.

Cloisonnement. — Lorsque la bobine doit produire des ten-

sions élevées, il faut isoler soigneusement les spires enlre elles et les placer à des distances géométriques d'autant plus grandes que leurs différences de potentiel sont plus élevées. Ces conditions sont réalisées en employant des bobines cloisonnées de Poggendorff (1830) formées d'une série de disques ou de galettes séparées entre elles par des cloisons verticales isolantes en ébonite ou en mica, et couplées en tension. On obtient ainsi un meilleur isolement qu'en roulant des couches successives.

Graduateurs, — Dans certaines bobines d^induction employées en médecine, on interpose entre le noyau et le circnil primaire ou entre les deux circuits un tube de cuivre ou de laiton appelé gradimtpury et que Ton enfonce plus ou moins suivant les effets à produire.

Ce graduatour constitue une seconde bobine induite, de faible résistance et réagissant par sa présence sur le circuit primaire et sur le circuit secondaire. L'établissement du couranl de fermeture est favorisé, tandis que le courant de rupture se trouve prolongé. Le circuit a donc pour effet d'égaliser les durées et, par suite, les intensités moyennes des deux courants induits. Cest pour cette raison que les effets physiologiques qui dépendent du maximum de Ë se font moins sentir lorsque le graduateur est enfoncé dans la bobine que lorsqu'il en est retiré.

Les durées si inégales dos courants de rupture et de fermeturc font que leurs tensions sont inégales, le courant de rupture ayant moins de durée et plus de tension que le courant de fermeture. Celte propriété est utilisée pour charger des jarres ou des condensateurs à l'aide de la bobine d'induction.

En établissant un condensateur en dérivation entre les deui bornes du circuit induit d'une bobine, le condensateur se charge et ne donne une étincelle que lorsque son potentiel correspond H la distance explosive des deux points entre lesquels rélincelle peut jaillir. Cette disposition modifie le caractère de rétincelle qui devient moins grêle, plus nourrie mais moins longue. Pour éviter que l'étincelle n'éclate à l'intérieur du condensateur, il est bon de le former d'une série de bouteilles de Lcyde montées en cascade (131).

La durée du contact et le réglage de cette durée de contact

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