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Cette méthode élégante a Tinconvénient d*exiger l'intercala
ÉNERGIE . ÉLECTRIQUE. ot»?
l.ion dans le circuit d'une résistance parfaite (602) assez importante et, par suite, de modifier le régime.
616. Wattmètre électrostatique de MM. Blondlpt «t Curie (•) (1888). — L'électromètre de MU, P. Cwie et Blondlot (830) donnant le produit de deux différences du potentiel, on peut prendre pour l'une d'elles celle qui existe aux bornes de l'appareil d*utilisation, et pour l'autre celle qui existe aux extrémités d'une résistance connue sans self-induction, intercalée dans le circuit. Les déviations sont alors rigoureusement proportionnelles à la puissance moyenne dépensée dans l'appareil d'utilisation, qu*il soit ou non le siège de phénomènes d*induction. Cet appareil présente Favantage de ne rien dépenser pour la mesure dans l'appareil de mesure lui-même, mais il nécessite rintercalation dans le circuit à mesurer d'une résistance parfaite (602) dont la dépense est souvent élevée. Il constitue donc, jusqu'à nouvel ordre, plutôt un appareil de laboratoin> qu'un appareil industriel.
Le wattmètre que nous venons de décrire ainsi que la inéihode de M. Potier s'appliquent également bien aux courants redressés (^) pour lesquels un ampèremètre et un vollmèlre électromagnétiques donnent des indications toujours respectivement inférieures aux intensités et aux forces électromotrices efficaces, et ne tiennent pas compte du décalage produit parles phénomènes d*induction dont le circuit d'utilisation peut être le siège.
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617. Principe. — La détermination de Ténergie électrique produite ou dépensée par un appareil donné se réduit à la résolution, par un procédé quelconque, de l'une des intégrales
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entre les deux époques considérées.
Le problème se simplifie souvent en pratique lorsque Tun des facteurs est constant. Lorsque les deux facteurs sont varia-
(*; Académie des scienrea, 8éaiioe <Iu 20 iioveiiibre 1888. («) ÊlccMcien du 20 juin 1885, iio 114, p. 417.
bles avec le temps, le plus simple est de tracer une courbe en portant les temps en abscisses, et en ordonnées Tun des trois
facteurs El, RP ou -^ correspondants.
L'aire limitée par Taxe des x, la courbe et les deux ordonnées extrêmes fait connaître l'intégrale cherchée.
Les appareils qui effec tuent directement cette intégration sodI des mesureurs d' énergie y des erf/mètreSy des Joules-mètres, o\xi^ watls-heure-mètres, ces différents noms portant en eux-mêmes leurs définitions.
Les mesureurs d*énergie, aujourd'hui fort nombreux, peuvent se diviser en deux grandes classes : la première comprend les appareils dans lesquels un moteur électrique convenablement disposé sur le circuit tourne à une vitesse angulaire proportionnelle à chaque instant à la puissance dépensée. Le nombre de tours eCTectués par Tappareil en un temps donné est égal, à un facteur constant près, à Ténergie fournie. La •difficulté 'd'obtenir une proportionnalité convenable pour de grandes variations du débit fait que les appareils de cette classe ne sont pas encore très répandus en pratique.
La seconde classe, la plus nombreuse, comprend on réalité deux appareils distincts associés: 1® un wattmètre dont les 'déviations sont proportionnelles a la puissance électrique dépensée à chaque instant ; 2** un intégrateur qui, à intervalles périodiques, vient cueillir Tindicalion du wattmètre et fait tourner le premier mobile d'un compteur de tours d'un angle proportionnel à cette indication. Les rotations partielles totalisées par le compteur en un temps donné mesurent sensiblement l'énergie fournie pendant le même temps.
On peut encore mesurer l'énergie fournie à un circuit à l'aide d'un wattmètre enregistreur: la surface, comprise entre l'axe des x, la courbe enregistrée et les deux ordonnées correspondant à deux époques données, est proportionnelle à l'énergie dépensée entre les deux époques.
Nous étudierons les principaux types de ces appareils, à propos des distributions d'énergie électrique, dans le volume consacré aux applications.