‹ Traité élémentaire de l'énergie électriqueChapitre 56 sur 182 · Galvanomètre & réflexion de sir "W. Thomson · texte numérisé non relu

Galvanomètre & réflexion de sir "W. Thomson

— Ccl appareil, qui varie beaucoup dans ses formes et ses dispositions de détail, se compose en principe d'une légère aiguille aimantée, suspendue au centre d'une grande bobine de fil et d'un système de lecture permettant d'amplifier les petits déplacements de Taiguille. Un long index sans poids est formé par un rayon lumineux réfléchi sur une écjfielle graduée par un petit miroir qui supporte Taiguille.

Les déviations étant toujours très faibles et la bobine relati- '. vement grande, les déviations sont sensiblement proportionnelles aux intensités des courants ù mesurer.

Il se construit sous la forme astatique ou non astatique, apériodique ou non, difl^érentielle ou non, etc.

Dans la forme non astatique, il se compose de quatre petits aimants de 5 fi () millimètres de longueur collés contre un petit miroir plan-convexe. Le diamètre du miroir est d'environ 7 à 8 millimètres et le poids total, aiguille et miroir, n'atteint pas I décigramme. On cherche, en multipliant le nombre des aiguilles, à obtenir le maximum d'aimantation avec le minimum de poids parce que Taiguilio revient d'autant plus rapidement au zéro que Taimantation est plus grande.

Le miroir est suspendu à un simple fil de cocon et placé au centre d'une bobine renfermée dans un cylindre de laiton. La face antérieure est fermée par une glace. Le cylindre est supporté par trois pieds à vis calantes pour mettre l'instrument de niveau. Un aimant légèrement courbé ou aimant rfirec/ei/r, supporté par une tige verticale fixée au sommet de la cage, constitue un méridien artificiel dont on règle l'action en le foisant glisser ou tourner sur sa lige, pour faire varier Tintensité du champ magnétique dans lequel se déplace Taiguille.

Sensibilisation du (jalvanomètre . — Quand les pôles de Taimant directeur sont disposés comme ceux de l'aimant terrestre (polo nord ou marqué au sud), sa force directrice s'ajoute à celle de la terre, et la S(Misibilité de l'appareil diminue, puisque le champ directeur augmente.

En faisant tourner cet aimant de i8o", on oppose sa force directrice il celle de la ttMre; pour avoir le maximum de sensibilité, on l'abaisse jusqu'à ce que les deux actions se neutralisent;

GALVANOMÈTRES A CIRCUIT FIXE. 163

puis on le soulève un peu, afin de conserver une petite force directrice qui ramène Tindex lumineux au zéro.

Repérage d'un instrument de mesure, — Pour pouvoir déplacer et replacer toujours dans la même position un appareil de mesure quelconque reposant sur trois vis calantes, sir W. Thomson numérote les trois pieds de Tappareil et place le pied a*" 1 dans un petit trou fait sur la table, le pied n''*2 dans une rainure courte ayant une direction telle que son prolongement passe par le trou, et le pied n*' 3 sur.le plan de la table. D'où le nom de trou^^rainureetplan donné à la disposition. M. J. Carpentier obtient le mèifie résultat à Taide d'une plaque-crapaudine en laiton portant trois rainures radiales en forme de Y disposées à lâo"*. Un appareil de mesure dont les vis calantes sont engagées dans les rainures ne peut prendre qu'une seule position (Voy. fig. 9, page 28).

Orientation d'un cadre galvanométrique , — H y a deux cas à considérer, suivant les positions relatives du cadre et du méridien magnétique.

a-. Placer uîi cadre galvanométrique dans un plan perpendiculaire au méridien magriétique, — On dispose une aiguille aimantée au centre de ce cadre, et on envoie des courants dans ce cadre, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre, jusqu'à ce que les courants n'influencent plus l'aiguille, qui doit alors rester immobile.

b. Placer un cadre galvanométrique dans le plan du méridien magmtique, — On dispose une aiguille aimantée au centre de ce cadre, et on le fait tourner dans un sens ou dans l'autre jusqu'à ce que des courants égaux et de sens contraires produisent des déviations égales, à droite et à gauche de la position d'équilibre de l'aiguille.

202. Galvanomètre asiatique de Thomson. — Le système astatique s'emploie seulement dans les appareils à long fil. Chaque aiguille est entourée séparément d'une bobine, le courant passe en sens inverse dans les deux bobines. Le système étant un peu plus lourd, ou munit l'équipage inférieur d'une petite lame d'aluminium en forme de losange pour amortir les oscillations. Le réglage de la position de l'aimant directeur se fait à l'aide d'une vis de rappel. La boîte carrée

mt EXEHGIE ELECTHWE.

OU cyHDrlriquL- qui renferme l'appareil porte une oïLVtrld

pour loger un Uiermomètro et un uivL-au a liull»; d'air ^

permet de disposi?r le syslème dans uno position pnrfaitct

verlieale.

Kig. 79. - (iali

Chacune des bobines se compose de deux parties séjN par un plan vertical médian; on pouL ainsi retirer le syi astalique pour If vitrifier, rullacher le Td de cocon, t-lc. 11 i donc eu réalité quatre bobines distîncl<>^ qui coirespooded huit borne» placées i*ur le socle. Suivant la manifere tl'elTettt , liaisou^de cee burnes enlre elles, ou groupe les botiiin» I

calvan'omêthes a cjbclit fixe. IfiS

El, cil quanliti: ou en deux groupes en dérivation de deux » en tension, et* qui [irTmet de proportionner la résislii galvanomi-tro it ta iiuliiro dt-s mosures i'i cITt'cluer. ,e Gl di* cocon esl altaclu!' h. un boulon qu'on peut ék'ver ou isser à volonté. Quand on l'abaisse, les aiguilles reposent .les bobines; l'on peut iiloi-.s déplacer l'instrument sans ir de brisor le fd de roeon. Les leclurcs des d&vialions se la métbode du miroir (40).

ligures 7!) .'l KO nuinlrenl lu disposilioii iini a èM- doi

ilyM. i. Citpeniivr.

alvanomètre aataliigue de Thomson par M. J. Cnrpi^ntter. Iwbines sont montées par couple sur des plalinea d'ébonite lacune de ces deux platines se fixe à la carcasse de l'inBkent par deux simples boulons B.B'. Lorsqu'on enlève et B replace les bobines pour attaelier le lil de cocon, les com- [OatioDH de circuits se rompent et se rétablissent sans qu'on ^'en préoccuper. Le crochet de suspension V du fd de cocon

t'ig. 81. - Paire i; biihiae^. niorléle d jfalvaiioLiiMri.- .1 M. J. Carponlit^r.

Ififi ENERGIE ELECTniOtlE.

n'osl RiBintenu en place qup par le serrage de deux boutons 9v'. ce qui facilite ainsi renlèvemenl ella mise en place. Legalvwinmètre à long fil formé de fil de <i. t niillimèlrc de diamèlro poti- 4 bobines de laoon spires ol de 3ooii olimde résistance ctiacunc. Celui ii gros fil ili' I millimfetre de disnièlre ne compte qu- .'• ohm^ par bobine. En subsliluant li's circuits les uns aux autres, un seul appart-il muni de quelques bobines de rechange de vient ainsi propre aux emplois les jtlus divers, grûce aux quatre bornes qutpei-metlenl d'employer une seule paire de bobine ou 11 deuxpaîrescoupléescn tension ou eodériJ lion. Lorsque l'équipage osl bien astatiqd la période d'oscillation alleint jj et mèi lin secondes : sur une écbetle placée! I mMre de distance, un courant de i miilit'me de micro-anipi| peut donner une déviation de a cenlimêlres, avec le champ n gnétique terrestre comme champ directeur. La formule de i rite (aSl)atleinl alors âdOGOmégahms, l'écbelle étant divia^ en centimèlres.

203. Galvanomètres amortis et apériodiques. Pour éviter les oscillations qui font perdre un temps précie^ dans les me.<>ures avant que la position d'équilibre ne soit a teinte, on amortit les oscillations et on s'approche plus moins des conditions d'apériodicilé (46) en entourant l'aimll d'une masse de cuivre rouge : les courants induits dans on masse se développent aux dépens de la puissance vivo de l'a guille et amortissent son mouvement. On obtient aussi un cert4 amortissement en munissant l'équipage mobile d'une lame légj en aluminium ou en mica qui se meut dans l'air ou dans l'e Voici comment sir W. T/iomson a rendu apiïriodique i galvanomètre à réflexion non asiatique (fig. 821,

Le centre de la bobine est occupé par un tube eu laitonJ de longueur telle que la partie « A se trouve au milieu de-l longueur. Le tube A est fermé par une petite glace ; il porte ■ filet de vis sur lequel se visse un bague e, dans laquelle vienti s troisième partie du tube fermée aussi pur une glai

GALVANOMÈTRES A CIRCUIT FIXE. i6'

de façon à former une chambre d'air complètement fermée. Au

milieu du tube c se trouve un miroir m portant un petite

aijfuiUe aimantée. Le miroir est presque du nAème diamètre

que le tube, ayant juste la place nécessaire à son déplacement, il

est suspendu par un fil de cocon extrêmement court. L'espace ab

Fig. 82. — Galvanomètre apériodique à réflexion de sir W. Thomson.

fermé parles petites glaces est juste assez grand pour permettre au miroir de fournir une bonne déviation sur réchelle.

Par cette disposition, on empêche tout mouvement violent du miroir sous faction du courant : au lieu de dépasser le point et de revenir en arrière, le rayon arrive lentement à sa vraie position et s'y arrête sans la dépasser. Lorsqu'on interrompt le courant, le rayon revient lentement au zéro. Le fil de suspension étant très court, le miroir ne se meut pas aussi librement que dans le galvanomètre ordinaire, sa sensibilité n*cst donc pas aussi grande, mais elle est cependant suffisante dans la plupart des cas. Il est facile de remplacer le cocon lorsqu'il est brisé. Une des extrémités du cocon étant fixée au miroir, on passe l'autre extrémité dans un petit trou pratiqué sur c, et on tend le cocon jusqu'à ce que le miroir soit suspendu et ne touche pas les côtés. On applique alors une goutte de vernis sur le trou qui est ainsi bouché en même temps que le cocon se trouve fixé.

204. Galvanomètre universel apériodique d'Ar- 8onval-V7iedemann (1888). — Cet appareil est une boussole des tangentes à bobines mobiies pouvant se transformer, par un simple changement de Téquipage magnétique, en galvanomètre astatique ou en galvanomètre Thomson. La partie portant l'équipage mobile est indépendante du socle qui soutient les bobines et la règle divisée sur laquelle elles glissent. L'amortissement est lui-même mobile et variable à volonté, en passant graduellement d'un maximum à zéro (fig. 83 et 84).

IB8 riNERCIF. tl-ECTRIOCE.

La partie fixe, loule bd laiton, se compose d'an plateau rbd lairc P reposant sur iine pointe et deux vis calantes. Une ri ilivisi'C R Je .ici cetilinit-lies de longueur traverse le plateau »■ vani It' (liamêtrf perpemliculaire A la li^ne i]Hi joint le* ilcil

vis calantes. Snr im seconil diamélie, ]ierpen<liculaire a premier, s'éifeveiit deux colonnes CC n-liées à leur partie sjrf rienre par une traverse percée d'une ouverture circtiUir«l 5 centimètres de diamètre. C'est sur cet orifire que vieot sfl seoir et pivoter comme sur un centre la seconde parlia' l'appareil.

Le centre du plateau partage en deu\ parties d'égale 1 gueur la règle divisée qui y est lixêe df; champ. Chaque mtq

GALVANOMÈTRES A CIHCLIT FIXE. 169

•ëglc reçoit une chape/ mobile qui peut glisser tout du omme sur un banc do Molloni. Chaque chape porte à sa supérieure une bobine circulaire qui s'y trouve filée ienienl à l'aide d'une vis centrale D, mobile à la main, ce

rncl un charigi-nicnt rapide de bobines suivant la nature irants à mesurer. Chaque bobine porte g:ravé3 sur sa :t('rieure le nombre de leurs et la résistance du fil qui s'y enroulé. La règle divisée devant èlre perpendiculaire au en mag:nétique, il suftil de placer les pointes des deux Jules sur une ligne tracée dans ce méridien pour que eil se trouve installé une fois pour toutes, larlie mobile se compose d'un tambour cylindrique en

laiton T, disposé verticalement et venant pivoter par sa base inférieure sur l'ouverture circulaire dont est percée Tentretoise ^ reliant les deux colonnes. Ce cylindre est percé latéralement d'une ouverture carrée, fermée par une glace plane, mobile, légèrement inclinée, qui laisse voir le miroir surmontant l'équipage magnétique. Au centre de la base supérieure du cylindre s'élève un tube métallique vertical, recevant à son extrémité libre un bouchon mobile surmonté d'un treuil 4 sur lequel s'enroule le fil de cocon qui supporte l'équipage; ce fil descend dans le tube et porte à son extrémité inférieure un petit crochet auquel on vient suspendre l'équipage après avoir enlevé la glace du cylindre. Le long de ce tube glisse un aimant directeur M.

Du centre de la base inférieure du tambour part également un tube qui porte à son extrémité libre un bouchon fileté sur lequel vient se visser la sphère en cuivre rouge qui compose Taniortisseur. Le centre de cette sphère passe par la ligne horizontale qui joint les centres des deux bobines mobiles. Toutes ces parties forment un ensemble rigide composé exclusivement de pièces de tour, et se trouve par conséquent parfaitement centré par rapport h lui-même et au plateau fixe.

L'équipage magnétique se compose d'un petit aimant vertical en forme d'U (fig. 8i), ayant i5 millimètres de longueur et 6nûlimètres d'écart entre les branches. Il pèse à peine 2 grammes et peut porter de 100 à 120 grammes. Cet aimant pénètre avec la plus grande facilité dans la sphère composant l'amortisseur qui est creusé d'un simple trou cylindrique vertical pour le recevoir. On peut donc enlever l'aniortisseur sans toucher à l'aimant. Cet aimant est vissé ù un fil d'aluminium qui pénètre dans le tambour. L'extrémité de ce fil opposée à l'aimant vient s'engager, à frottement doux, dans la monture du miroir, qui peut ainsi recevoir toutes les orientations par rapport au plan de l'aimant. Comme le tambour portant la glace transparente est lui-même mobile autour de son centre de figure, on peut diriger le miroir dans n'importe quel azimut, l'aimant mobile restant toujours dans le plan du méridien magnétique. Il est facile de placer un second aimant 2 semblable au premier sur la même tige, en opposant les pôles, ce qui constitue un équipage astatique de

GALVANOMËTRKS A CIRCUIT FIXE.

ITi

ilokiiî, si Ton ne veut pas astatiser à l'aide de Taimant limtear.

Uappareil se transforme très rapidement en Thomson par un mple changement de Téquipage. On a donc réuni en une seule kstroisformes principales de galvanomètre, avec le grand avanl^e de pouvoir en faire varier la sensibilité à volonté par i'écvldes bobines et d'en faire également un appareil différentiel. Cegilvanomètre, muni de son amortisseur, fait un excellent apfireil de mesure balistique qui revient au zéro sans oscillatioD. qualité très précieuse pour prendre rapidement les liesares.

En se servant de Téchelle micrométrique de M. d'Arsonval fonrbirelalecturedes petites déviations, on aune boussole des iugentes de la plus haute précision. C'est pour ces différentes nisoQS que M. d'Arsonval a cru devoir appeler cet instrument phranomètre universel apériodif/ ne.

t05. Galvanomètre des sinus [Pouil/et. 1837 . — Dans cet appareil, on maintient invariable la position relative d«.* faiguille et du cadre, ce qui rend les mesures indépendantes dts dimensions de Taiguille. Tout galvanomètre portant un Umbe gradué et un cadre mobile autour d'un axe vertical peut servir de galvanomètre des sinus. Nous prendrons comm»* exemple le modèle de M. Ducrelet liîr. 85 qui peut d*aillfur> fooclionner aussi comme galvanomètre drs tan2«.*ntt's.

Le cadre étant disposé parallèlement à raignillv^ et au champ firecteur, on y envoie le courant à mesurer. L'aijiuille dévir. et on fait tourner le cadre dans \o sens ni»>nie do la déviation jusqu'à ce qu'il redevienne parallèle à l'aiîruilk*. L'aiguille est «lors en équilibre sous l'action de deux couples, l'un dû au wnranl, l'autre dû au champ directeur. Kn appelant a l'aniflf ilonl lecadroa tourné, on a évidemment

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Le courant maximum que l'appareil permet de mesurer s'ob-

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L'obi ig:ali on de courir a]irt;s la fxisition d'éqiiilibrt? r

iuves longues et dêlicales, iiussi rai>|uireil csl-il abaa ) on [>rali(]ia'.

206. Galvanomètre différentiel (/l . C.Becqmrel; — Un galvanomètre différentiel se compose de deux i ou de deux séries de bobines ayant, le mémo nombro à etia même résistance i^lectrique disposées symétriqueUU rapport â un équipage mobile, de fa(;on à le laisser en éq cbaque fois que des courants égaux traversent les bobîni

En général, cette condition est obtenue en renilanl, pa Iruvtion, une des bobines légèrement mobile et ajusUibla compenser les in<}galilés de fabrication, La plupart des nomètres déjà décrits ou ceux que nous oxamineroRS suite peuvent s'établir sous la forme ditrérenlielle : noUB i l'occasion de signaler par la suite plusieurs applications appareils.

GALVANOMÈTRES A CIRCLIT MOBILE.

6ALVANOM*TRB8 A CIRCUIT MOBILE.

Lorsqu'un courant est placé dans un champ magnétique, ce [éimp magnétique exerce sur lui une force ; si le cadre est libre fcse mouvoir, il se déplace jusqu'à ce que Taclion exercée |ir]e champ sur le circuit soit équilibrée par une autre action l^e el do signe contraire.

Pour UD élément de longueur d/, traversé par un courant Ifintensilé I placée dans un champ magnétique H, la force élé- [■ntaire exercée par le champ sur le courant d/ a pour valeur

d/=:HId/sina

appelant a Tangle formé par la direction de l'élément de cou- |bd( el celle des lignes de force au point où est l'élément de [iMraDt.

Cette action est utilisée dans le galvanomètre à cadre mobile [ie Thomson, celui de MM. Deprez et d'Arsonval, et le galvano- Ire à mercure de M. Lippmann. Dans tous ces appareils, on [bitj=9<)\sina= i, pour avoir, toutes choses égales d'ailleurs, [k force maxima entre le champ fixe et le conducteur mobile.

207. Galvanomètre & cadre mobile de Thomson. — Cet lippareil directement dérivé du siphon recorder, est ainsi décrit pir/. Clerk'Maxwel/, à propos des bobines suspendues ' \ .

Dans le galvanomètre ordinaire, un aimanl suspendu est «omis à Taclion d'une bobine fixe. Mais si la bobine [>eut rln* «Kpendue avec une délicatesse suffisantt», nous [lourrons déler- ■ioer l'action d'un aimant, ou celle d'une autre br»bine sur la boiiiie suspendue, par la déviation de cette bobine à partir de sa po- Btion d'équilibre. Nous ne pouvons pas, ceptMnlanl, faire passer keourant dans la bobine suspendue sans qu'il y ait communica- "Oométallique entre les électrodes de la pile et celle du fil de la «bine. Celte communication peut être établie de deux manirrts différentes, par une suspension bililairt» «4 par des fils dans •« directions opposées. . . »>

La suspension bifilaire est appliquée uu siphon-recorder. La Suspension unifilaire appliquée aux mesures est ainsi décrite parClerk-Maxwell :

' L'autre mode de suspension est par le moyen d'un seul fil

' A Trfatiit on Electrk'ity and Magnetism, t. II, ^ 7*21 ;18T:j .

174 ENERGIE ÉLECTREQUE.

lixéà uneoxtrémité delà bobine. L'autre extrémité de la bobine osl reliée à un autre fil suspendu dans la même ligne verlictle

que le premier dans une coupe de mercure Dans cerlaÎDî

cas, il convient de fixer les extrémités des deux liU k des pièces u moyen desquels on peut les tendre fermement, en prenant soin qaeli ligne des fils passe par le cenbc de gravité de la bobine. L'appireil sous cette forme peut èln employé lorsque l'axe n'est pu vertical (Pig. 86).

« La bobine suspendue peut èlre employée comme un gainnomèlre extrêmement sensible, car, en augmentant l'inleDsitédD champ mBgnétir|ue dans lequel elle oscille, la forcedue àuD faible courant dans la bobine peut être grandement augmentée sans ajouter à la masse de la bobine, bans ce but, la force magnétique peut être produite par des aimants permanents, ou par des électro-aimants excités par on courant auxiliaire, et il peut •'■tre puissamment concentré surit bobine suspendue à l'aide d'armatures en fer doux. Ainsi, donsle /■/■("(Wirtjapparcilde sir W. Thomson, la bobine est suspendue rnlrc les pùlcs opposés des aimants X et S, et dans le but de concentrer des lignes de force sur les côtés verticaux de la bobine , une pièce de fer doux D est lixée entre les p61es des aimants. O fer doux devenant aimanté par induction produit un champ de force très puissant, dans l'espace compris entre lui et les deux aimants, à travers lequel les côtés verticaux de la bobine sont libres de se mouvoir, de sorte que la bobine, même lorsque le courant i^ui les traverse est très faible, est soumisit à une force considérable tendant à la faire tourner autour (le son axe vertical. ■>

208. Galvanomètre apériodique de MM. Deprez et d'Arsonval !'). — Dans cet appareil, le champ magnétique

ri) Complet i-emlus, si-»nce Ju IG mai 1883.

liALVAMlMÉTRES A CIRCllT VOBILK. lT:i

est constitué par un aimant en U {fi^- 87 «lonl \o» branrtit'?: aont maintenues dans une position verticale, la culasse tUant encastrée dans la socle de l'appareil.

Entre ses branches se Irouvc un cadre rectaiipulairi' furnu^ d'unlil 1res fin faisant un grand nombre de lours. O ciulro est relié à deux fils d'argent ou de cuivre écroui. Le fil supérieur est attaché à l'e&trémité d'une tige qui peut recevoir deux mouvements distincts, l'un de rotation pour orienter le cadre, l'autre de translation verticale, afin de placer le cadre à une hauteur convenable.

Le second fil est attaché, à la partie inférieure, ii une lame élastique dont la tension est réglée par une vis. Ces deux fils étant fortement tendus. ' déterminent, dans l'espace, un axe fixe autour .i-___- duquel le cadre peut "~^^= prendre un mouvement do rotation. Ils ser%'enl en même temps à amener le courant dans le cadre, leur<( extrémitéit communiquant respectivement avec deuxborne'-.et «mlin le couple éla>iti<|u<r qui résulte de leur torsion souslinlluence d'un mou v<;iin!fitîirifrfiilair«! du cadre sert à mesurer l'inlirnsîté du couple di'i «us aclionn réciproquesde l'aimant et du cadre, lor<!qu';c<fd«rni':r(;M parcouru par un courant. I.'n petit miroir permet de lir<; le>t nnftU-.h df torsion avec une grande pré'/i^ion. Uati« l'intérieur du ca«lre >.t trouve un tobe en fer destiné a renforcer l'intensité du champ magnétique. Lorsqu'on écarte avec la main le c«dre de «a p'f iiîtion d'équilibre naturel, il y revient en exé'.tj'an'. une série d owill:»

Fig. 87. — Ualvauuiji l'Ire .

CNF-UGIE ELECTRltlIIB,

tiuns qui peuvenl durer un lemps t'ousidérable ; mais si réuiiil les di^ux bornes par un fi!, les oscilUtions s'am-lfri.' immt'diatcmeiil. el le cnilro revient à sa position il>quilibri'. comme s'il se mouvait dans un iluido de grande densité, àcauv lies courants d'inducliou délot miii^): ilans le i-adre par sou tuuii vemcnl dans le ciisni[i magnétique.

Gùnérabaient li:s liU de suspension d'' ro galvanomirtre wat reclili|Ecnes. Daoï ces ronditions. à nioin' f|uelestils n'aient ui]' li;rande loiigueui roupie directeur ne peut Mre cousîd^ comme proportioi à la torsion que lies limites anguiait Iles faildes. En outi lorsque le Hlasubi lorsion dépassant limites, il couseï une déformation pi manenle el la bubil ne reprend pas exaclemenl sa |)Osition initiale.

Pour remédier à cet inconvénient, M. Eric (îprnrd (Il remplace les fils rectilîgnes par des ressorts ji boudin, «n fil bronze pliosplioreux de 0. lit mm de diamètre, el mainlei dans la verticale par uii fd de cocon axial qui soutient la bine (fig. 88j. Par cette disposition, le roupie de torsion ri proportionnel aux de"- placements angulaires dans des limites étendues, la bobine revient exactement à sa position inîtialf lorsque le couple de lorslon a ceest!, el la liauleur de l'appareil peut i-tre nùlablement lédiiîtv.

309 GalvanoinétreàmercuredeM.L.ipptnann(lSâl Le principe <!p laiipareil consiste à équilibrer l'action du coul par la pression hydrostatique d'une colonne de meixure.

fig. u. - Gui' Dispositiou il'.-s

c^LïA^n,^^^:TilEs a ciiituiT mobile. m

lur&nt vertical traverse une chamhrt- paraltélépipédique e, placée cnlro tes deux prtli's d'un aimant piiissanl t un champ magniMiqiip inlonse.

fc ^

5stea

Flg. 89. — Galvanomètre a

1*011 consiiifere l'équilihœ dans une tranche verlicale, la borizonlale esercée par le champ d'inlensilé II sur le cou-

d'illteDsilél el do loDf^ueur / est Égale à Hl/ dynes, force exercée sur la tranche verticale <le mercure d'épaîs-

» est é^ale h •' MDs dynes

ppelant h la dénivellation, D la densité du mercure el g

rtAi.iïn. — Eneri/ie éleclrique. t. — (2

i:s ENERGIE ÉLECTBIQUI.

l'accélération duc h la pesanteur. I^n posant l'équalion d'équfl bro enlre ces deux forces, on a

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