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I. - DÉTERMINATION DES CONSTANTES D'UN OBJECTIF

Les constantes sont :

I® La distance focale principale,

2° La distance des points nodaux aux faces extrêmes,

3** Le rayon d'ouverture utile,

4® La forme de la surface focale principale,

CHAP. VI. — KTUDE d'uN OBJECTIF. 129

5* La profondeur de foyer et la forme du volume focal,

6° L'angle de champ,

7° La profondeur de champ,

8** Le coefficient de clarté.

67. Mesure de la distance focale principale. — Nous avons vu qu'on appelle distance focale principale, etplusprécisémentc/w^awce focale principale absolue, la distance au point nodal d'émergence du foyer principal postérieur, point de concours des rayons dont la direction incidente est parallèle à l'axe principal et qui s'écartent peu de cet axe.

Les catalogues d'objectifs donnent très souvent, sous le nom de <( distance focale principale »,la dislance du foyer principal au diaphragme, et souvent aussi, sous le nom de « longueur focale », la distance du foyer à la face postérieure de l'objectif.

Ce ne sont pas ces grandeurs qui interviennent dans la relation des points conjugués et par suite dans les calculs de grossissement, mais bien la distance focale absohie, dont elles différent d'une quantité qui dépend de l'objectif, mais qui peut être considérable; c'est ainsi que, dans l'objectif Rectilinéaire grand angle n** 5 de Dallmeyer, la distance focale absolue étant de 48i"°, la longueur focale n'est que de 43o*"'", inférieure par conséquent de plus de 10 pour 100.

Il en résulte que l'introduction de ces longueurs dans les calculs de grossissement amènerait des erreurs très graves, ainsi que l'a montré Secrétan qui, le premier peut-être, a signalé les inconvénients que présente cette définition défectueuse de la distance focale.

Nous avons vu déjà (§ 44) les formules qui permettent de déterminer par le calcul la distance focale absolue, soit en fonction des éléments géométriques des lentilles composantes, soit en fonction de leurs éléments optiques, calculés eux-mêmes en fonction de leurs éléments géométriques. Ce second mode de calcul, où l'on procède de proche en proche, et qui est par conséquent moins direct, est, en réalité, plus commode et plus rapide.

Le photographe aura d'ailleurs rarement l'occasion d'appliquer w. 9

l3o PREMIÈRE PARTIE.

Tun OU Tautre, ne connaissant pas en général d^une manière précise les éléments géométriques des lentilles qui constituent son objectif.

Nous ne nous occuperons plus ici que delà détermination expérimentale, pour laquelle un grand nombre de méthodes ont été indiquées. Avant d'examiner les plus intéressantes d'entre elles, il y a lieu d'exposer quelques considérations générales sur leur application.

Dans la plupart des procédés, une des opérations consistera à mettre au point sur la glace dépolie l'image d'objets situés à distance infinie ou d'une mire placée à une distance finie.

Dans le premier cas, il faudra choisir des objets dont la distance à l'objectif puisse être réellement considérée comme infinie. Le mieux sera de viser le Soleil; avec la plupart des objectifs, si l'on opère le matin ou le soir, ou à un moment où le Soleil soit légèrement voilé, l'intensité lumineuse sera assez affaiblie pour qu'on puisse voir nettement, et sans fatigue pour l'œil, les bords de l'image; la visée d'étoiles laisserait beaucoup plus d'indécision dans la mise au point. Si l'on choisit simplement un objet lointain, il devra être à une distance au moins égale à 5oo fois la longueur focale et présenter des contours ou des détails bien nets.

Dans le second cas, nous conseillons, comme l'a fait déjà M. Davanne, de prendre comme mire une circonférence, tracée en trait fin sur une surface blanche bien plane, et dont on cherchera a faire coïncider l'image avec une autre circonférence tracée sur la glace dépolie et ayant comme centre le centre de cette glace.

Il faudra veiller avec un soin extrême à ce que la mire et la glace dépolie soient dans des plans rigoureusement perpendiculaires à l'axe de l'objectif et à ce que les centres de la mire et de la glace soient rigoureusement sur cet axe.

Le plus grand avantage que nous voyions à l'emploi du trait circulaire, c'est que si ces conditions ne sont pas suffisamment remplies, rimage éprouvera des déformations qui rendront la superposition impossible.

D'une manière générale, la mise au point devra être faite au centre de la glace dépolie. Si nous visons, en effet, un système de

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