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CHAP. VI. — ÉTUDK D*DN OBJECTIF. I7I

mène n'est d'ailleurs généralement sensible qu'à une cerlaine distance de l'axe.

En photographiant un réseau à mailles rectangulaires placé bien normalement à l'axe principal de l'objectif, on constatera sur l'image les effets de la distorsion pour peu qu'elle ait une certaine importance.

L'étude de la distorsion et sa mesure se font très bien avec le Tourniquet.

Supposons d'abord qu'on ait affaire à un objectif dans lequel la distorsion ne soit sensible qu'à quelque distance de l'axe ; voici ce que nous observerons :

Nous obtiendrons facilement, pour une position convenable de l'objectif, l'immobilité de l'image pour des mouvements pas trop grands de la manivelle de part et d'autre du zéro. A ce moment, le point nodal est sur l'axe de rotation. Mais, si nous écartons davantage la manivelle du zéro, l'image se mettra en mouvement, dans le sens de la rotation si la distorsion est en croissant, en sens inverse si elle est en barillet; c'est un mouvement apparent, uniquement dû à la distorsion ou au resserrement de l'image; par le déplacement apparent de Timage, mesuré à partir du zéro du micromètre, on mesure l'effet de la distorsion correspondant à l'obliquité du faisceau incident, celle-ci étant elle-même mesurée par la distance angulaire de la manivelle am zéro de de l'arc gradué.

Si la distorsion est sensible au voisinage même de l'axe, nous ne pourrons plus, quand le point nodal sera sur l'axe de rotation, obtenir l'immobilité de l'image même pour de petits mouvements de la manivelle : examinons alors ce qui doit se passer.

Supposons d'abord que le point nodal soit en arrière de l'axe de rotation et que la distorsion soit en croissant : le mouvement de la manivelle produira an mouvement de l'image dans le sens de la rotation ; ce mouvement, pour un même déplacement angulaire de la manivelle, sera maximum aux environs du zéro, les déplacements IF, l'F de l'image étant les projections, sur le micromètre, des arcs égaux, mais d'obliquité croissante, N2 Ni, Ns Ns {fie' 7^) 4*^® décrit le point nodal autour de l'axe de rotation R : la distorsion produira un autre mouvement de l'image, dans le même sens, mais qui, lui, croîtra à partir du zéro : il s'ajoutera au

premier, et Ton n^observera en somme qu'un seul mouvement de l'image, dans le sens de la rotation.

On agira alors sur la vis sans fin de l'appareil pour rapprocher le point nodal de l'axe de rotation : quand il l'aura atteint, le mouvement apparent dû à la distorsion subsistera seul; quand il l'aura dépassé, le mouvement réel dû au déplacement du point nodal dans la rotation de l'objectif reparaîtra, mais en changeant

Fig. 76.

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de sens, et se retranchera du mouvement apparent; il ira en croissant, et deviendra très vite prépondérant au voisinage du zéro, tandis que, la manivelle s'écarlant du zéro, c'est le mouvement apparent qui l'emportera : de sorte qu'on verra l'image osciller; on sera ainsi averti que le point nodal a dépassé l'axe de rotation, et on l'y ramènera en changeant le sens^du réglage, de façon à faire disparaître les oscillations.

Des phénomènes semblables, mais de sens inverse, se produiront dans les autres cas, et il sera toujours facile d'amener le point nodal sur l'axe; les déplacements de l'image donneront alors la mesure de la distorsion.

La méthode donne immédiatement l'angle du champ exempt de distorsion : il est compris entre les deux positions extrêmes

CBAP. VI. — ÉTUDE D*UN OBJECTIF. lyZ

que peut prendre la manivelle sans que Timage semble perdre son immobilité.

82. Tache centrale. — On s'apercevra immédiatement de Texistence d'une tache centrale (§ 55, note) en montant l'objectif sur une chambre noire et en pointant l'appareil sur le ciel après avoir amené la glace dépolie au foyer principal. Il faut faire attention d'ailleurs à ce que la face postérieure des diaphragmes ne soit jamais brillante, car il se produirait sur cette face des réflexions de lumière qui donneraient lieu à une sorte de tache centrale alors que l'objectif par lui-même n'en formerait pas.

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