‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice (volume 2)Chapitre 22 sur 106 · UB · texte numérisé non relu

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DÉTENTE DBS VAPEURS. 205

B çfde on dans d^autres conditions, pour avoir une idée te de la Taleor de cet autre mode d^emploi de la chaleur rintermédiaire de cette Tapeur.

DE LA CONDENSATION DES VAPEURS

DaQB tout ce qui va suivre sur la condensation des vapeurs, D0U8 admettrons que ces vapeurs et le liquide qui les a fourmes, ne contiennent point de gaz non condensables, ou sont dépouillés de tout âuide étranger, et nous admettrons, de plus, qu'il e^agit de vapeurs d'eau, les vapeurs d^autres liquides nVjant^ au point de vue mécanique, qu'une importance très secondaire jusqu^à présent. Du reste, les considérations appliquées à la vapeur d*eau, seront aussi applicables aux vapeurs d'autres liquides, en substituant aux valeurs de la chaleur du liquide et de la chaleur de vaporisation qui concernent l'eau, les valeurs correspondantes qui sont relatives à ces autres liquides.

Cou sidérons d'abord 1''^'* d'un mélauge d'eau et de vapeur saturée à une température t^ et représentons par :

a la fraction du poids total du mélange, qui se trouve à Tétat de vapeur ;

€ la capacité calorifique du liquide, sous tension constante; quand il s'agit d'eau, la valeur de c peut être considérée sans inconvénient, comme égale à 1.

1 — a sera le poids de la partie liquide.

La chaleur disponible au-dessus de 0% dans la partie liquidei sera :

(1 ^ a)t . F^'- = t - at.

La chaleur disponible dans la partie qui se trouve à Tétat de vapeur, se compose : l** de la chaleur du liquide à la température t ; 2° de la chaleur interne ; ces deux quantités de chaleur doivent être enlevées à ta vapeur pour la ramener à Tétat de liquide à 0^

Quant à la chaleur externe, elle a disparu dans la vaporisa*

CONDENSATION DES VAPEURS

tion sous la température i, et elle ne serait reproduite en tout ou en partie pendant la condensatioo, que si cette condensatiou était accompagnée d'un travail extérieur de compresaioo. Si elle s'effectuait sans travail extérieur, pur exemple, dans une capacité de grandeur invariable, la chaleur externe ne serait point reproduite, tandis que la chaleur interne le serait par le travail d*agrégation qui constitue la transformation de la vapeur en eau liquide*

Si Ton désigne par :

p, la tension en kil. par m^, de la vapeur à la température t,

B, le volume de 1^^^* de cette vapeur ; k travail externe correspondant à ce kiL de vapeur, serait:

fa quantité de chaleur à laquelle il correspond, aurait pour valeur :

Il résulte de là que dans la condensation sans travail externe de compression, du poids a de vapeur d'eau, la quantité de chaleur qu'il faudra lui enlever pour le ramener à Tétat d'eau '0*, sera égale à

a (606,5 + 0,305 . i — Apu) ,

et que, pour ramener la totalité du mélange à la température ©■, il faudra lui enlever :

t — at + a (606^5 + 0,305 . t - Apu] ;

«oit (1 —a)i + a (606^*1^5 + 0,305 . ^ — Apu),

Si, au lieu de ramener la totalité du mélange à la température (>•, on ne le refroidissait, avec condensation de la totalité de la vapeur, que jusqu'à la température t\ la quantité de chaleur qu'il conserverait au-dessus de 0**, serait de 1^"'^'^ et il Buffirait de lui enlever, dans ce cas, la chaleur :

(1 -£!){/- i) + a (606,5 + 0,305 . t — Apu).

F Quand 1 — a ^ 0^ il reste, pour un poids a de vapeur : a (606,5 + 0,305 . ^ — Apw - f).

DanB lea applications aux machines, il est extrêmemeot rare que la coEdensation s'effectue sans travail externe de compres- Bion ; la vapeur qui se trouve dans le cylindre à la lin d^uue course, est comprimée par le piston pendant qu'elle passe au condenseur dans la course suivante, et ce travail de compres- BÎon qui constitue le travail de contrepression sur ce piston, se transforme en chaleur qui doit aussi être enlevée par l^t réfrigérant pour effectuer la condensation. ^M

D'un autre côté, le travail que peut produire, par sa détente^* la vapeur poussée par le piston, en pénétrant dans le condenseur, si la condensation n'est pas instantanée, et qui doit se transformer en force vive dans les éléments matériels du fluide, occasionne la disparition d'une certaine quantité de chaleur; mais cette force vive qui s'éteint rapidemeut dans cette capacité considérée comme invariable, se reconvertit immédiatement en chaleur; de sorte que ces deux phénomènes contraires se neutralisent et peuvent être considérés comme non avenus, au point de vue de la quantité de chaleur qu'il faut enlever à la vapeur pour la condenser.

Dans les machines où la condensation s'opère par une injection d'eau froide dans le condenseur et non par refroidissement extérieur des parois de ce condenseur, il existe une seconde source de production de chaleur ; elle réside dans l'injection de l'eau froide. Cette injection est faite dans un milieu oii règne une certaine tension p' et l'eau affluente arrive avec une certaine vitesse et une certaine force vive. S'il entre un volume d'eau froide t», le travail résistant qui correspond à lintroduction de Teau froide a pour valeur

et si q représente le poids de Teau introduite et i?^ ea vitesi d'arrivée dans le condenseur, sa force vive sera

2ff' Le travail/ v + ^j— ^ sera ensuite transformé en chaleur qui

se retrouvera dans les eaux de condensation.

CONDENSATION DES VAPEURS

Comme nous le démontreroDS plus loin, à Taide d'une application numérique, cette quantité de chaleur

est toujours assez faible pour que l'on puisse, sans inconvénient, la négliger dans les calculs qui coocemeût la condensation dans les machines ordinaires.

Lorsque la condensation s'effectue dans une capacité invariable et par refroidissement des parois de la capacité, cette cause de production de chaleur est supprimée.

n y a aussi dans les appareils de condensation ordinaires, une cause de refroidissement autre que la présence du corps réfrigérant. Le condenseur verse habituellement les produits de la condensation dans ttne pompe à air oà ils sont appelés par aspiration, et comme il règne, dans ce condenseur, une tension p* due à la vapeur qui y existe encore, cette tension pitMluit contre le piston de la pompe à air, pendant raspiration, tm travail moteur qui neutralise une quantité correspondante de chaleur et qui vient en aide à Faction du corps réfrigérant, L Diaprés toutes ces observations, si on désigne par : ^Pr 1^ travail de compression transmis par le piston moteur au ■ mélange d*eau et de vapeur qui se rend au condenseur, ^tm le travail transmis par la vapeur du condenseur, au piston I de la pompe à air,

Klj. le travail d'introduction de Teau froide dans le condenseur, ^ quand on emploie ce procédé de refroidissement,

Texpression générale de la quantité de chaleur Q qu'd faut enlever à l*'*'- de mélagge d'eau et de vapeur à la température ^, pour le ramener tout entier à l'état liquide et à la température /', deviendra :

Q « (1 - û) « - r) + ^ (606,5 + 0,305 ,t-Apu-t) +

A (ïr + tr- U^ (B)

Application ncméuique* — Déterminer la quantité de cba-

îeur qu'il faut enlever à 1*^'^- d'un mélange d'eau et de vapeur à

tension de p^i^*, pour le ramener tout entier à Tétat d'eau

a 36** centigrades. La vapeur entre pour 0,75 dans le

CJIAPITRE SEÎTIKME.

mélange ; le piston qui renYoie au condenseur lui transmet, pour Texpulser, un travail absolu de 8000 kilogrammètres et le piston de la pompe à air qui débarrasse ce condenseur des produits de lacondensatiou, engendre, pendant Topérationj un volume de 0"*,06.

La condensation est supposée produite par refroidissement des parois du condenseur.

Dans ces conditions, le travail ^r est nul, a est égal à G''"", 75, t = 100*, i* «= 35"*, le travail externe kpu pour 1*^"* de vapeur à P^™* est^ d'après la table fondamentale, de 40,2 calories, et

.^ 8000»^'"- Al| ==

^ 1S,S2 calories.

Quant au produit Afm, il peut être déterminé de la manière suivante :

A 35% la tension de la vapeur d'eau est de 0*^™*,055 d'après la table fondamentale. La pression, par mètre carré, exercée contre le piston de la pompe à air dans le sens de son mouvement, sera donc de

0«t"^ ,055 . 10333»^^'' = 568't5**,32 ; le travail qui lui sera transmis am'a pour valeur

5GS'«^ïs32 . 0"%06 ^ 34,1 kilogrammètres, et k. chaleur neutralisée ne s*élèvera qu'à

^ ^ 0,08 calorie - K^,

En substituant ces valeurs numériques dans Texpressioi générale (Bj, on trouve Q= 16,25 + 410,85 4-18,82» 0,08 ^455 cal. en nombre rondj

Il faudrait donc enlever 455 calories aux parois du condei seur par un moyen de refroidissement quelconque, pour rami ner la totalité du mélange d'eau et de vapeur à l'état d'eai liquide à 35"*

Si la totalité du kit eût été de la vapeur saturée sèche, la quantité de chaleur à enlever pour la condenser à 35**, aurait eu pour valeur, en observant que, dans ce cas, a = 1, Q = 606,5 + 0,305 i-kpu — 35'» -|^ A (Tr — tm)\ (D)

[ou

COXBEXSATIOX BES VAPECRS,

Si, au lieu de refroidir la vapeur par l'action d'un réfrigérant extérieur, on la refroidissait par injection d'eau prise à la température de ri*» centigrades, le poids q de ce liquide nécesîîaire jiour effectuer la condensation dans les conditions données * M dernier lieu, serait délerminé par Téquation : f (35*— 12^) = 578*^*" ,54 ; d'où q = 25»^*ï-,15 ou O'*',02oh

Ce volume d^eau froide pénétrant dans le condenseur, rencontrerait uoe résistance de 568*^" ,32 par mètre carré et le travail qui correspondrait à cette résistance, serait de 5G8*^'»-,32 . 0'"'0251 = U^^,mA.

Ce travail transformé en chaleur fournirait 14,264

Mais, outre le travail d'introduction, le liquide réfrigérant a encore reçu une quantité de force vive correspondante à sa vitesse d*amvée t qui peut être déterminée par Texpression coQnue

v=^\ 2gh.

k est ici la colonne d'eau qui représente la ditîérence dea teuâions dans le condenseur et dans le milieu d'oîi provient le liquide réfrigérant. S'il est soumis extérieurement à la pression atmos[»Lérique ordinaire, ce qui est le cas ordinaire des applications, on aura :

h ^ lO^SSaS (iatm,o»i™^055) ^ 9,765,

IÊt c»= 10,62 .9,765= 191,59,

La force vive du liquide en arrivant dans le condenseur sera ^^^ 25'^^K15 - 191,59

de

et cette force vive transformée en chaleur ne produirait que

245km.

On voit, par cette application, qui ne sort pa^ des conditions liratiques ordinaires, que Ton peut tr^s Inen^ dans les calculs de cotte nature, négliger riiilluoQce du travail transmis au

ciiapitrf: septième.

piston de la pompe à air et celle du travail d*in1rodiictio: reau dans les condenseurs, parce qu'elles n'ont aucune impor* tance*

Les expressions (B) et (D) se réduisent alors à ;

Pour les mélanges de 1 kil. de vapeur et d*eau, ou pour le cas de (B) Q = (i-a) (t-f) + a (606,5 + 0,305 . t-Âpu-f) + ATr. (C)

Pour un poids quelconque a de vapeur saturée sèche, ou pour le cas do (D)

Q^a (606,5 + 0,305 . i ^ Apu ^ ^') + AT^. (E)

Nous avons admis, dans ce qoi précède, que la totalité de la vapeur se condensait sous Taction du réfrigérant qui lui était appliqué, raais il n*eo est point ainsi lorsque Popération s'effectue dans une capacité où rè^ne la vide absolu, on qui contient déjà une certaine quantité d'eau et de vapeur à une tension inférieure à celle qui correspond à la température t' qui doit exister dans cette capacité après la contlensation.

Lorsque le mélanine d'eau et de vapeur à la température /, arrive dans une capacité où existe le vide absolu, le refroidissement y abolisse sa température t jusqu'à la température finale t\ mais si cette capacité est plus grande que le volume du mélange ramené tout entier à Pétat liquide, il restera une partie plus ou moins considérable de la vapeur primitive qui ne se sera point condensée et qui remplira tout Peapace disponible à l'état do vapeur saturée à la température finale i\ et cette partie sera d^autant plus considérable que la capacité sera plus grande,

11 résulte de là que pour abaisser la température du mélange d'eau et de vapeur, de la température initiale ^ à la tempéra* ture finale £\ lorsque Popération s'efi'ectue dans une cepacité primitivement vide, il faut lui enlever d'autant moins de chaleur que la capacité est plus grande, parce que la portion de la vapeur qui ne se condense pas et qui ne restitue pas sa chaleur înterne, augmente avec cette capacité*

Si la capacité était préalablement pleine de vapeur à une tension inférieure à celle qui correspond à la température

CONDENSATION DES VAPEURS

finale t\ il resterait, après la condensation à cette température i\ une masse de vapeur plus grande que celle que la capacité contenait primitivement^ et il ne faudrait enlever au mélange, pour r&mener à la température t\ qu'une quantité de chaleur moindre que s^il était tout entier ramoné à Fétat liquide, mais plus grande cependant que si la capacité eût été primitivement tout à fait TÎde, toutes choses restant égales d'ailleurs.

Si la capacité était préalablement pleine de vapeur à une tentioR supérieure à celle qui correspond à la température finale, la tension, dans cette capacité, après que le mélange primitif aurait été ramené à la température f, serait plus faible qu'au débat de ropératlon ; le réfrigérant devrait alors enlever à ce mélange primitif toute la chaleur qui serait déterminée par Texpression (E), plus celle qu'il serait nécessaire d enlever à la Tapeur pré-existante pour la condenser partiellement et ramener sa tension à la valeur qui correspond à la température tioale {\

Enfin lorsque la capacité, avant ropératiou, est pleine d'un

rmélliDge d'eau et do vapeur à la température ènale t\ et lorsqu'à Taide d'une pompe on retire de cette capacité un Tolnme d^eau égal à celui qu'occupe le mélange primitif à refroidir, quand il est tout entier ramené à l'état liquide, il reste, après cette opération, autant de vapeur qu'il en existait primitivement, dans la capacité, et la quantité de chaleur à enlever au mélange primitif qui arrive dans cette capacité, est exactement égale à celle qui est fournie par l'expression (C) ou par l'expression (¥.) suivant les circonstances, parce que la totalité de la vapeur que renferme ce mélange se trouve ramenée à Tétat liquide et à la température t\

Cest ce dernier cas qui se présente liahituellement dans les applications aux machines, et le travail de contrepression Tr iltt piston y est toujours plus petit que celui qui correspond à U chaleur externe tabulaire de la vu peur qui passe du cylindre au condenseur ; mais comme cette vapeur contient do l'eau liquide qui contribue à élever la température des eauxvde condensation, on admet généralement à priori, pour calculer la température de ces eaux de condensation, que la vapeur apporte

dans ce condenseur, sa chaleur totale Q déterminée par l'expression :

606,5 + 0,305 t, (Page 87.) On simplifie ainsi des calculs* dont les résultats ne peuvent être qu'approximatifs, dans toutes les hypothèse?.

La formule qui donne la quantité de chaleur qu'il faut enlever à l kil. de vapeur pour le condenser à la température t\ devient alors :

C'est cette expression que nous appliquerons plus tard aux calculs des appareils de condensation.

S'il s'agissait de vapeur d'un liquide autre que l'eau, il serait aisé, d'apK'S toutes les considérations que nous venons d'exposer, de construire les équivalents des expressions (C) et (E), applicables à la condensation des vapeurs de cet autre liquide.

DE ^ÉCOULEMENT DES FLUIDES

Dans l'usage extrêmement restreint que nous avons fait, jusqu a présent, des lois de Técoulement des fluides par des orifices percés dans les parois des vases qui les contenaient, nous avons appliqué les formules trouvées :\ l'aide des anciennes théories qui sont bien loin de reposer sur des phénomènes d'une réalité incontestée, et si ces anciennes théories n'ont pas conduit, dans les applications, à de trop graves mécomptes, c'est parce que les erreurs de principes qu'elles contenaient, ont été judicieusement corrigées par des coefficients d'expérience.

Nous pouvons maintenant étudier ces lois plus complètement, à Faide des ressources que fournit la science moderne.

Lorsqu'un fluide quelconque, élastique ou non, s'échappe par un orifice, d'un réservoir dans lequel il est soumis à une pression supérieure à celle du milieu dans lequel il s'écoule, et que ce réservoir en reçoit, à chaque instant, une quantité ég;Ue à celle qui s'en échappe, l'écoulement s'effectue sous tension constante et avec une vitesse uniforme. Tout se passe exactement, quel que soit le moie d'alimentation du réservoir.

ÉCOULEMENT DES FLUIDES

le si le fluide était contenu dans un cylindre M (fîg. 12) et poussé sous tension constante, par un piston, pendant [qu*il s^échappe par rorifice S.

En admettant que le glissement des particules fluides les

liLues sur les autres, ou le long des parois de la capacité, ne

[consomme aucun travail, et que la section du piston soit très

iide relativement à celle de rorifice de sortie, de façon à

îir négliger la vitesse de translation de toute la masse

[fluide dans le cylindre, relativement à la vitesse de sortie par

Torifice, il est clair que la totalité du travail transmis à cette

masse fluide, avant sa sortie, sera transformée en force vive

É4an8 Fa partie de ce fluide qui s'échappe et se retrouvera, à

l'orifice, dans la veine fluide qui traverse cet oritice et qui Taura

emmagasiné en vertu de son inertie.

En désignant par :

P la tension par m' du fluide dans la capacité. P' la tension par m* du milieu dans lequel la veine fluide

s^écoule.

V le volume qu'engendre le piston pendant récoulement

de Tunité de poids ou de 1'"*'- du fluide, e sa vitesse de passage par rorifice S. Tni le travail externe de dilatation qui peut se produire dans

la masse fluide, avant son passage par Forifice S, Tr Ifi travail résistant qui correspond à la pénétration de la veine fluide dans le milieu oii règne la tension P^

\m obtiendra évidemment l'équation d'équilibre dynamique Uui^AOle qui correspond à un écoulement constant:

-=PV+T^-Tr; d'oiiv^l 2g(VY+Tm-Tr). (A)

Cette équation s'applique à tous les fluides lorsque, ce qui «t \o CAS ordinaire, ces fluides arrivent dans le voisinage de rorifice do sortie avec une vitesse et une force vive négligeables ftlativentent k la force vive et à la vitesse d'écliappement.

Nous allons exposer maintenant la manière d'appliquer cette €ipre&sion à la détermination de la vitesse de sortie des difCTsed catégories de fluides.

Écoulement des liquides* — Les liquides pouvant être considérés, saos grave erreur, comme privés d'élasticité » le travail Tm de dilatation, avant réchappement, peut être supposé nul et Texpression (A) se réduit à

v= 1 /2i?(PV-Tr). (B)

Si la pression exercée sur le liquide, dans la capacité, est de n atmosplières et la tension du milieu dans lequel il s'écoule, de »' atmosphères^ il viendra :

PV ^ tt . 10333^ , V ; T^ =- fi' . 10333»* . V; et PV - Tr = 10333»^ . V («-»') ;

V est le volume de^I'unitê de poids ou du kih de liquide

10333^^'" {n — a') représente en kiL par tt**, la différence des tensions qui poussent le liquide de dedans en-dehors de la capacité et de dehors en dedans» c'est-à-dire la tension effective qui produit la vitesse de sortie. ^^

Si Ton désigne encore par : ^H

d la densité du liqaide qui s'écoule, "

H la hauteur d'une colonne de ce liquide qui exercerait la pression 10333*^^^- (n — n') par m*, on arrive aux résultats suivants ;

Si le liquide est de Teau pour laqu^Ie le volume V du kilogramme est de 0*"^»001 , on aura :

PV — Tr = 10333 . 0"'%001 (n - n) = 10,333 (» — n) Si c'est un liquide de densité â^ le volume de l^*^- sera :

et l'expression deviendra :

PV- T. = 10^%M01 (««-,=

Or, 10™,333 est la hauteur d'une colonne d'eau qui exerce ut

pression de 1«""-, et ^ — la hauteur d'une colonne d'un

liquide de densité quelconque d qui exerce la même pressioa

ÉCOrLEMSKT DBS FLCIBES.

pKt mètre carré, donc

(n^n') est la hauteorH de la

coloane d*tm liquide quelconque qui exerce la même pression p&r m* sous TactioD de la pesanteur, que larsqu*il est soumis à la tensioii de {n ~ m') atmosphères ; d' où 1! résulte que

PV — Tr =

et que Texpression générale (Â), se réduit à

L^audeone théorie conduisait à la même valeur de la vitesse d'échappement de tous les liquides, sous raction de la pesanteur, mais cette identité des résultats n'existe que pour les fluides privés d'élasticité; lorsqu'ils sont élastiques, l'ancienne et la nouvelle théorie conduisent à des résultats bien différents, comme nous allons le voir.

Ecoulement des gaz dits pebmanekts. — Lorsque le fluide est élastique, il reçoit du piston, comme dans le cas précédent, le travail PV, mais en même temps, il subit une détente en passant de la capacité M dans le milieu N où règne une tensioD P* par mètre carré (fig. 12).

Comme il y a, pendant l'écoulement, libre communication entre cette capacité M et le milieu N, on admet que le fluide en pénétrant dans ce dernier, se trouve ramené à la tension P' qui y existe et que le passage de la tension P à la tension P' l'effectue de la manière suivante :

Il se foi-me, à partir de Torifice S et dans la capacité M, une fsorte d*entonnoir qui se prolonge jusqu^à une certaine surface ah0. En dehors de cette surface, le fluide est à la tension P, I aussitôt quHl Ta franchie la détente commence et se contînoe jusqu*à rorifice S oii il possède son maximum de vitesse tons la tension P'. S'il n^a pas encore atteint ce maximum de vitesse et ce minimum de tension dans le plan de rorifice, la détente peut continuer un peu au-delà jusqu'en un point où la ▼itesse commence a diminuer sous Faction de la résistance du milieu N ; mais comme la section de la veine fluide peut être msidérée comme constante, au moins approximativement,

depuis rontice jusqu'à ce point très voisin du maximum vitesse sous la tension minima V\ c est absolument comme si l^orifice^ sans changer de section, était reporté en ce même point et que la détente se fît complètement à Tintérieur de la capacité M.

Si V représente le volume du kil. de fluide à la tension P'et à la température qu'il possède à la fin de la détente, €t Tm comme ci-dessus, le travail absolu de la détente, le travail total transmis au kil. de fluide qui s'échappe, sera PV + T,, - P'V,

P'V^ étant égal au travail résistant que nous avons représenté ci-dessus par Tr.

^expression (A) devient donc applicable à ce cas d'écoulé ment et se présente sous la foroie

« - |/2^(PV + Tn,-FV'). (C)

Application numérique. — Déterminer la vitesse théorique d'échappement de Pair sec à la température 0° cent,, lorsqull est comprimé dans un réservoir jusqu'à la tension absolue de 5**™-, et qu'il s'écoule dans l'atmosphère extérieure où règne la tension de 0"',76 de mercure.

A 0'' et à 5^'''^', 1 mètre cube d'air pèse

Sous la même tension, le volume du kiL d'air à 0% est de

^ - - - ^0,1547 mètre cube.

Le travail PV d'introduction, dans le réservoir, du kil. d'air à 5*^"^' , sera donc de :

PV = 5atm. . 10333*^^1- . 0™',1547 =- 7992»^"»'.

Après sa détente jusqu'à l^tm.^ i^, température absolue T' ce kîK d'air, sera fournie par l'expression

-Tr- = (r^) : «i'^" T' = 171" absolus. La température théorique d'échappement de Fair sera don

ÉCOULEMENT DES FLUIDES

de 273 — 171 = 102* au dessous de celle qui existe dans le résenroîr.

A cette température T', le volume du kil. d'air ramené par la détente, à la tensiou de 1 ^^"»*, aura pour valeur

€t le travail résistant qui correspond à la pénétration de la veine âuide, dana ratniosphèrc, sera de

P'V = 10333'^>i- . n^'"- . fr\4844 -= 5005»«"^s Enfin le travail de détente adiabatique du IdL d'air, de 5*^*"^* I à lûtni-, déterminé par la formule ordinaire applîcable aux gaz dits permanents, ser^, de

PV

/piynmj 7992 i /lY^^U

La vitesse d'écoulement devient alors

V = l 19,02(7992 + 7287-5005) ^ 449 mètres ; [mais il faut observer que Pair, possédant cette vite&se, n'est plus qu'à la tension atmosphérique ordinaire et à la température de 102*^ centigrades sous zéro.

K Si Porifice percé dans la paroi du réservoir avait un centi-

Vmètre carré do section, ou O'»',0001, le volume qui s'écoulerait

Lpar seconde, serait de

H^k 0,0001 . 449 == 0,0449 mètre cube,

et comme le kiK d'air a F^"^' et à la température de 102* sous le zéro centigrade, occupe un volume de 0'"%4844, le poids d air ipii s'écoulerait par seconde serait de

[ Eu appliquant la même mélhode à la recherclie de la vitesse ■d'écoulement do Pair à H»*"', 50 absolues et à la température de HâO^ centigrades, lorsque cet écoulement se fait dans Patmos- ^t>hêret on trouve buccessivement :

Température absolue à récliappement . . . • 270' Volume du kil. d'air à l^^f'^ôO et à 273*» + 30* , 0'"%5722

Voloinediika. d'airàl*»«^età270'. . . . 0»\764S

TraTailPV &869»^«-

TraTailT» 2405*»»»

TmTMlP'V' 7896»^™-

Vitesse d^échappement t 255"

Volame écoulé par seconde, par un orifice de

0^.0001 - iy\0255

Poids écoalé par seconde 0**^-,0M4

Diaprés TancienDe théorie, le Toltime et le poids de floide écoulé, se calculaient comme ceux des liquides et ron admettait que la veine fluide, à sa sortie, possédait la même tension ^ et la même température que celles qui existaient dans le réser voir alimentaire ; puis on corrigeait les différences entre k résultats pratiques et les résultats théoriques par des coefficients qui étaient égaux aux rapports constatés entre les deux catégories de résultats. Ainsi, par exemple, pour récoulement de Fair comprimé, par un orifice en mince paroi comme celui que nous avons adopté dans les considérations précédentes, on avait constaté que la dépense pratique était moyennement des 0,65 de la dépense théorique ; mais les expériences n'ont été faites que sur des cas d'écoulement sous des tensions relativement faibles qui ne dépassaient pas de plus d'une demi-atmos^ phère, la tension atmosphérique extérieure. ^

La formule qui fournissait la vitesse d'écoulement était la suivante :

dans laquelle II représentait, en mètre de mercure, l'excéd de la tension dans le réservoir sur la tension du milieu lequel s'effectuait Fécoulement ;

D le poids du mètre cube de mercure,

et d le prïids du mètre cube d'air à la tension et à la tempéra-^

ture qui régnaient dans le réservoir, ^Ê

En appliquant cette formule au second cas que nous avons^^ adopté, ci- dessus, on trouve :

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