‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice (volume 2)Chapitre 31 sur 106 · COEFFICIENT D EFFET UTILE · texte numérisé non relu

COEFFICIENT D EFFET UTILE

Enfîn on arrive aux résultats les plus satisfaisants que possible, quand on applique simultanément ces deux moyens d'accroître Feffet utile du combustible.

Plus loin, nous nous occuperoDs successivement de ces" diverses améliorations et nous poserons quelques récries que l'expérience a fait connaître et qui doivent servir de guides dans ces circonstances, en laissant de côté, toutefois, ce qui concerne les chaudières, parce que cette question est assez importante pour être traitée dans un ouvrage spéciaL

Définition du coefficient d'effet utile.

■ On nomme mefficient d>/et utile des machines à vapeur, h rafpûrt qui existe entre le travail réellement niiliêé dans ces macMnes si le tratail que la vapeur trattsmet à leur piston ; itinsi quand on dit que le coefficient d'effet utile d'une machine est de 0,70, cela signifie que le travail pratique que Ton tire de cette machine est égal à OJO du travail que la vapeur transmet à son piston. Mais cette définition est un peu vague et exige quelques explications pour que Ton ait une idée nette de sa

■ Yéritable signification.

Le travail absolu de la vapeur, dans le cylindre d'une machine, est employé à surmonter des résistances nuisibles parmi ^ lesquelles il faut compter la contre-pression de la vapeur sur I le piston, et de résistances utiles. Plus il y a d'or^^anes mécaniques entre ce piston et le point où Ton mesure le travail transmis effectivement, plus la portion du travail absolu qui eat consommée par les résistances passives, est considérable, et plus la partie de ce travail, réellement utilisée est faible. Le coefficient d'effet utile est donc d'autant plus petit que le travail pratique est mesuré plus loin du piston moteur, B Ordinairement, dans les machines à mouvement de rotation, ' le travail pratique se mesure sur Tarbre du volant, à Faide du frein dynamométrique, après avoir supprimé la communication du mouvement entre cet arbre et les outils sur lesquels il doit agir, et quand on parle du coefficient d'effet utile de ces ma-

chines, il est convenu que c'est le rapport du travail pratique mesuré sur cet arbre, au travail de la vapeur sur une des faces du piston, diraioué du travail résistant qui est produit contre Tautre face de ee piston par la vapeur qui s'échappe du cylindre* Ce travail effectif transmis au piston avant les pertes par frottement qui commencent à la périphérie même de ce piston, est précisément celui qui est déterminé par la surface comprise dans la courbe fermée que trace à chaque révolution de la machine, le crayon d^un indicateur de Watt placé sur I^h cylindre. ^|

Quand le travail dit utilisé a été mesuré sur un arbre plus éloigné que celui du volant, il est nécessaire pour éviter tout malentendu, de désigner le point où la mesure de ce travail a été prise, afin d^avoir une idée exacte de la signification du coeÊGcient d'effet utile dans ces conditions qui ne sont point les conditions ordio aires toujours supposées quand elles ne Boot point énoncées.

Dans certaines circonstances, le coefficient d'eBet utile se détermine en mesurant le travail pratique de Toutil même qui reçoit Faction de la macbioe motrice; ainsi, dans les machines d'extraction de la houille, d'épuisement des mines, et généralement dans toutes les machines appliquées exclusivement à rélévalion de substances quelconques, on mesure le poids de la charge élevée et on le multiplie pai' la hauteur d'élévation pour déterminer Tefiet utile ou lo travail effectivement utilisé ; puis on divise ce travail par celui que la vapeur ^ transmis au piston dans le même temps,

Le résultat de cette division se nomme aussi le coefficient d'effet utile de la machine, mais il est évident que ce n^est plus le coefficient de la machine motrice seule, c'est le coefficient de •cette machine et de l'appareil élévatoire réunis, et ce coefficient doit être plus faible que si leffet utile de la machine motrice ^vait été mesuré avant la transmission du travail à l'appareil qui sert à élever la charge. Il est souvent assez difficile, dans ces conditions, de mesurer exactement la part d'influence sur la valeur du coefficient total, qui revient à la machine et la, part afférente à Toutil,

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