PUISSANCE DES MACHINES ET DKS CHA^DI^:RKS
Des réflexions analogues peuvent s'applit|uer aux chaudières.
Dans certains ateliers on dit une cliaiidière de 25, de 30, de ^0 chevaux, suivant le nombre de mètres carrés de surface de chauffe qu'elle présente, même quand elle ne doit servir à la production d'aucun travail, lorsque, par exemple, la vapeur doit servir à concentrer des sirops. Ces dénominations n'ont pas plus de raison d'être que celles des machines. En effet, la quantité de vapeur qu'une chaudière peut produire par mètre carré de surface de chauffe, dépend de l'activité de la combustion, des dimensions relatives des grilles, canieaux et cheminées, et surtout de la qualité des houilles employées, car la production de vapeur varie considérablement avec ces éléments. D'un autre côté, le travail que Ton peut tirer d'une quantité de vapeur déterminée, dans une machine, varie également entre des limites très écartées, suivant que cette vapeur travaille à pression pleine seulement ou à pression pleine et à déteute ; suivant que Ton emploie, ou non, la condensation ; suivant que la distribution de cette vapeur dans le cylindre, est organisée plus ou moins judicieusement; enfin suivant toutes les circonstances de son emploi. Une même chaudière fournissant la même quantité de vapeur, peut produire tantôt 25 chevaux, tantôt 75, suivant la valeur spécifique de la machine avec laquelle on la met en communication ; on a donc tort de se servir de ces dénominations qui n'ont aucune raison d'être : Je$ chaudières nonl, pas plus que les machines, aucune puissance déterminée t et la fâcheuse habitude qui, du reste, tend à disparaitre^ de leur assigner une certaine puissance, n'est bonne qu'à engendrer des mécomptes et des procè?.
Tout ce qu*il serait possible de faire pour définir, non la puissance, puisque c'est impossible, mais la capacité de production de vapeur d'une chaudière, consisterait à indiquer le poids de vapeur, par heure, qu'elle est capable de fournir lorsque la grille, les carneaux et la cheminée sont coiivenablement établis et que l'on emploie de la houille d'une qualité déterminée ; mais, même dans ce cas, l'évaluation à priori de sa puissance de vaporisation, présente encore un certain degré d'incertitude et le problème n'est soluble que par approximation.
Cette façon d'esprimer la valeur des chaudières, aa point de Tue de la production de Tapeur, commence à se répandre aujourd'hui et Ton ajoute généralement, à renoncé de la puis» sance de vaporisation^ Tindication de hi quantité de houille^ qu'il faudra brûler pour obtenir cette vaponsation,
Modification de puissance et d'effet utile des machines.
La puissance des machines à vapeur peut varier, conime nous venons de le voir, entre des limites très écartées, suivant les quantités de vapeur que les chaudières leur fournissent et, dans ces variations, la consommation de combustible peutres» ter, approximativement, proportionnelle au travail produit ; maiSf dans un grand nombre de circonstances, il est possible d*augmenter le travail sans accroître la consommation ou, ce qui est exactement Téquivalent, de produire le même travail avec moins de combustible.
Ainsi, par des perfectionnements dans la construction des chaudières et des fourneaux, on peut produire plus de vapeur avec le même poids de combustible et augmenter le travail d*une maehioe d'une quantité correspondante à raccroissement de production de vapeur, sans rien changer à la disposition de cette maehioe.
Ainsi encore, par des simplifications dans la construction de la machine, par des dispositions propres à amoindrir les résistances passives, par la suppression des fuites autour du piston ou par les tiroirs, par rintri>dyction de la détente et de la condensation quand elles n'y ont point été appliquées à priori, et par quelques autres moyens dont il sera question plus tard, on peut augmenter considérablement la quantité de travail produite avec le mcme poids de vapeur, sans changer la disposition ni Fallure ordinaire de la chaudière.
Ces perfectionnements, dans les machines, constituent deux problèmes comt)lètement disliocts et qui sont généralement étudiés et résolus, plus ou moins avantageusement, par d inventeurs différents*