VITESSE DES PISTONS
du diamètre, afin d'éviter rénorme course qui résulterait de rapplication de la règle ci-dessus; il existe un grand nombre de ces machines dont les pistons ne fournissent qu'une course égale à 1,5 et même 1 fois leur diamètre. Dans les petites machines et dans celles de force moyenne, le rapport de la course au diamètre est extrêmement variable et dépend surtout du nombre de révolutions que Ton doit réaliser sur Farbre du Tolant; cette course varie alors, suivant les besoins, de 1 à 4 fois le diamètre et les constructeurs adoptent assez volontiers, aajourd'hui, les courses plus longues que le double dudiamètre» toutes les fois que la nature du travail à effectuer le comporte, afin de diminuer le nombre de ces courses et d'éviter la fatigue et les variations des efforts transmis, trop répétées, et parce que ces variations produisent des vibrations et accélèrent la détérioration des appareils. On ne rencontre jamais ces longues courses relatives dans les machines puissantes; elles y sont plus souvent intérieures au double du diamètre, parce qu'elles deviendraieût énormes si Ton adoptait le rapport de 1 à 2 ou 3.
Vitesse des pistons.
■ La vitesse moyenne des pistons, comme le rapport de leur diamètre à leur course, est assez variable. Les pistons de la plupart des machines construites par Watt avaient une vitesse moyenne d'environ 1 mètre par seconde. Cette règle a été observée pendant longtemps par les constructeurs qui sont venus après lui ; mais , depuis , on n'a pas craint d'augmenter cette vitesse dans des proportions considérables, toutes les fois que Ton a eu besoin d'un mouvement de rotation rapide. Ainsi la vitesse moyenne des pistons do machines locomotives a été parfois portée jusqu'à 4 mètres par seconde et même au-delà, sans que Ton y ait trouvé d'autre inconvénient grave qu^un accroissement notable de la contrepression et la plus grande rapidité de détérioration inséparable de tous les mouvements qui s'accomplissent avec une vitesse trop considérable. Les constructeurs modernes adoptent assez volontiers une
vitesse moyenne d'environ l"\50par seconde pour les machines
fixes puissantes, et pour les petites machines légères appliquées à des travaux qui exigent un mouvement rapide, ils vont jusqu'à 3"^, même dans le cas de courses plus petites que le doubl du diamètre du pistou. ,
L un des avantages principaux des grandes vitesses est diminuer toutes les dimensions des appareils pour la mê production de travail et, par suite, les frais d'établissement; ce qui, en Fabseuce de toutes raisons théoriques, suffirait pour expliquer la préférence que l'industrie semble accorder aujourd'hui aux machines de cette catégorie. D'un autre côté, Fadoption d'une grande vitesse a permis, dans beaucoup de circonstances, d'an^L,'menter dans d'énormes proportions et sans autres frais que ceux d'une chaudière supplémentaire, la puissance de certaines machines qui étaient devenues insuffisantes pour les besoins d'anciennes industries dont les chefs n'avaient pas prévu tout le développement lors de rétablissement des s^ppareils moteurs.
Cependant il ne faut rien exagérer dans cette voie ; nous nous rappelons qu'il y a une vingtaine d'années deux jeunes ingénieurs, MM. David et Sciauia, eurent l'idée de faire des machines à dimensions extrômemeut réduites relativement à leur puissance et ils construisirent des machines de 15 à 25 chevaux dont l'arbre moteur recevait directement du piston une vitesse de 500 révolutions par miimte. Tous les chefs d'industrie qui les employèrent furent obligés d'y renoncer au bout de peu de temps j eLlefi se dérangeaient si fréquemment et se détérioraient avec une telle rapidité qu'il aurait fallu un ouvrier mécanicien en permanence à cûté d'elles,
La question du mouvement de la vapeur à son entrée dam les cylindres et à sa sortie, dont nous nous occuperons un peu plus loin, aidera à faire comprendre TinfloencQ de la vitesse des pistons sur l'effet utile que peuvent fournir les machin motrices.
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