‹ Traité élémentaire de la chaleur au point de vue de son emploi comme force motrice (volume 2)Chapitre 49 sur 106 · ST · texte numérisé non relu

ST

et toute

la capacité de la pompe à air sous le piston, soit un volume [ total de

0™',175 — 0^'^%0O437 + O'^^^OdJO = 0"**,2185,

La tension des 0"*',175 + — V~ ^^ 8*^^ supposés à la tension de 0*'*,{K)84, deviendra dans ce cas,

0'^,0074 de mercure.

On voit, d'après cela, que si Tappareil de condensation que nous avons adopté était muni d'une pompe aspirante élevatoire, la tension dans le condenseur, pendantla course du piston de cette pompe qui rejette dans Tatmosphère les produits de deux condensations, s'abaisserait de 0",0684 de mercure à 0"»,0074 + 0"*,06 = 0'",0li74 et, pendant la course suivante, s'élèverait de 0™,0674 à 0"%06S4, en ne subissant, par conséquent, que des variations de 0™,Oûl de mercure. Tout excès de tension qui se produirait au-delà de ces limites, dans les instants correspondants, devrait être mis sur le campte des rentrées d'air extérieur, d'un retard dans la condensation et parfois d'une diminution momentanée de la venue d'eau froide relativement à la quantité de vapeur à condenser, ce qui amènerait, momentanément, une très haute température des vapeurs mélangées aux gaz.

Si Fon faisait Tarier la qoantitc d'eau froide appliquée à 11 coodensatioEi de chaque IdL de vapeur, dans la môme machine munie du même appareil de condensation^ la tension régulatrice à laquelle les tensions, pendant les diverses phases d'une opération, sont proportionnelles, subirait elle-même des varia- i tions dépendantes du poids d'eau froide injectée dans le con^H denseur. "

L'équation (A) résolue relativement à T et en y remplaçant^ f par sa valeur, 12% et V par sa valeur théorique^ 0"*,0479J donne :

T = r + 0,000195 (273 + 0 o,Q479-V'- Dans cette équation, on peut déterminer t* par F expression" 0^" ,35 (630^^»' — ^'J =i» (^' - 12), p représentant le poids d'eau froide appliquée à la condensa^ tion des 0*''^-,35 de vapeur.

On peut aussi employer Texpression plus simple :

630cai. ^' ^ 1^ (^' . 12*), qui donne i' =

?+ 1 p représente alors le poids d'eau froide à 12** appliqué à la condensation de chaque kil. de vapeur.

Lé volume V des eaux de condensation sera égal à celui du poids d'eau p -\- 0^^*',35, et la tension T' de la vapeur à la température ^' de ces eaux de condensation, sera donnée par la^^J table fondamentale. ^M

En calculant par ce procédé les diverses tensions régulatrices théoriques T, que l'on obtiendrait en faisant varier la quantité d'eau froide appliquée à la condensation, on arrive aux résultats consignés dans le tableau ci-contre.

On voit, d'après ce tableau, que la tension régulatrice et/ par suite, les tensions pendant les diverses pbases d'une opération, dans le condenseur, augmentent quand la quantité d'eau froide injectée n'est pas assez grande, ce qui est dû à la prédominance de la tension de la vapeur à la température trop élevéo des eaux de condensation ; que, jusqu'à 24*^"- ou 25''"* d'eau froide à 12% raccroissement du vide est assez rapide^

CAPACITÉ DE LA POMPE A AIR

Tcmpé-

rutuTïï

t' di*9 eaux

Volume V des MHZ provfniwit

Yoîume Y^V'=.

0>nS^Q479

Y' occupé

Tension T' de I& va- I>eur a la kmpera*

Tcnaion régulatrice tDtulo T.

Tcneion régulatrice l©Ule T.

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parles g»x dans la

s Sg-* .detisatioa.

densations.

pam|>o k air«

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Eu atmo-

de mercure

de mercure.

iplière.

kn.

atm.

24'Ml

mais qu'au delà il devient presque insignifiant, pour se transformer en diminution vers le poids de 50^"^ d'eau froide par ki!. de vapeur, diminution du degré de vide qui s'accentuerait de plus en plus à mesure que Ton injecterait plus dVau froide, parce qu'alors riiifluence de la tension des gaz deviendrait prédominante à son tour et croîtrait plus vite que celle delà vapeur ne diminuerait.

Dans la pratique, on ne dépasse guère le chiffre de 25^^*- à 30^"- et Ton ne descend guère au dessous de 20, à moins qu^il y ait impossibilité do se procurer une quantité d*eau froide auflisante. La pratique est donc parfaitement d'accord avec les prescriptions qui résultent des considérations que nous venons d'exposer, car il est inutile et il serait parfois onéreux, de manœuvrer de très grandes masses d'eau pour n'obtenir qu'un accroissement de vide insigniliant.

Si, tout en employant, dans cette machine, 24^"' d'eau froide à 12* pour condenser l"^'^ de vapeur, ou se contentait dVne tension régulatrice de 0***"'^12 ou de 0™,09 12 de mercure, au lieu do 0**^^-,0D que noua avons primitivement adoptée, féquation (A) donnerait pour volume théorique engendré par le pistou de la pompe à air :

que Ton au^^menterait aussi de J dans la pratique.

Dans ces nouvelles cotitlitions tliéoriquee, la tension régula trice totale T be composerait de 0"\044 do mercure provenan de la vapeur à 36^72 et de 0^,0472 provenant des gaz à même température.

Sur la capacité totale engendrée par le piston de la pomi à air, soit 0™',0216, Teau occuperait 0"'\0087 etle8gazO"'*,(

Si, dans les mêmes conditions, la condensation s'effectuait avec des quantités difierentes d'eau froide à la même température, (12^}, la valeur de k tension régulatrice, tirée de réquation (A) , serait :

Si l'on condensait avec 15^"* d'eau froide par kil, de vapeur^ on aurait, d'après le tableau précédent : T ^ 0^\0D4 de mercure,

V^ = 0"'»,0056, et l'équation ci -dessus iburnirait :

T = 0"',094 + 0"*,0367 = 0'",1297 de mercure

qui équivalent à • ' =0,170 atmosphère.

CVst 0'^^«*',170 ~ 0»^^'"',134 = Oai'ïi.^046 de plus qu'avec 24 "'^ d eau froide*

Si, dans les mêmes conditions, on condensait avec 50^^'* d*eau froide par kiL de vapeur^ on aurait encore, d'après le même tableau :

T = 0'",022 de mercure, t' -=24^1^ V'=0"'*,0178, ■et réquation ci-dessus fournirait :

T = 0'^022 + 0'",2713 ^ 0"',2933 de mercure

qui équivalent à

0,2933 0Jt5

CAPACITÉ DE LA POMPE A AIR

C'est 0**^^386 — 0^^"S001 - 0,296 atmosphère de plus qu'avec 24 »«*^* dVau froide.

Avec 30*^"' d'eau froide par kil. de vapeur, on aurait comme précédemment :

T' = 0'»,035 de mercure, t' — 3l«,î)3,

[Téquation fournirait :

T = 0^fi3b + 0«,050 = 0",0[»4 de mercure, 0,094

Uquivalent à

= 0,124 atmosphère.

^t 0^^^'"',124 — 0"'^-,OaO = 0«t»TL^o:U de plus qu'avec 24*^»'* i froide, à cause de l'influence croissante des produits ax. à mesure que la capacité de la pompe devient plua

as toutes ces hypothèses théoriques, on pourrait déter- K par la méthode que nous avons employée dans la pre- 1 application numérique, les variationB de la tension dans |denseur, au-dessus ou au-dessous de la tension régula* suivant la capacité de ce condenseur et suivant que la est du système aspirant et foulant ou du système aspillévatoire.

voit encore, par toutes ces applications, que plus le le engendré par le piston de la pompe à air, est faible jvement au volume des eaux de condensation, plus la ten- ^régulatrice est élevée, et plus il faut craindre de s'écarter boids de 24 à 25'*"^ dVau froide par kih de vapeur à courser ; surtout dans le sens d'un grand excès d'eau froide, irce qu'alors le volume que peuvent occuper les gaz perma- Fnents devient, tri s rapidement, trop faible et que ces gaz y établissent une tension trop considérable qui se reproduit, avec aggravation, dans le condenseur, lorsque l'eau s'élève plus

dans la pompe que daûs celaî-ci à la fiu de la période d'ad^

mission.

Si Jes eaux froides contenaient plus ou moins de gaz que nous ne Pavons supposé { ^ du volume de Tean employée ), il serait facile de refaire tous, nos calculs pour ces nouvelles quantités de gaz constatées par expérience ; maïs on arriverait à peu près aux mêmes conséquences, à moins que ces nouvelle^! quantités proportionnelles de gaz, ne fussent bien différente^! de celle que nous avons adoptée et qui peut être admise ^i priori sans qu'il puisse en résulter de graves mécomptes dans les applications. C'est à la suite d'une longue expérience que les praticiens ont adopté le chiffre moyen de 24 à 25^*^- d'eau froide à la température moyenne de notre climat, par kil, do vapeur à condenser, comme le plus favorable à l'abaissement de la tension dans les appareils ordinaires de condensation par injection.

Dana la pratique, on possède un moyen excellent de déterminer la quantité d*eau froide qu'il faut injecter dims un appareil de condensation établi, pour obtenir le plus graad abaissement possible de tension dans le condenseur. On fa varier, par tâtonnement, Pou ver tu re du robinet d^injectioii t»^ par suite, la quantité d*eau injectée, jusqu'à ce que Ton arrive pendant la marche normale de la machine, à ce minimum de tension que Ton constate à raide d'un manomètre. La proportion d*eau froide étant ainsi déterminée, on marque le degré d'ouverture du robinet qui l'a fournie et Ton ramène celui-ci dans cette position, chaque fois que Ton remet la machine en marche. Cette méthode a, sur la méthode théorique, l'avantage de tenir implicitement compte des retards de condensation et de toutes les causes perturbatrices qui peuvent influer sur le résultat final. La métbode théorique ne peut prendre en considération toutes ces causes de perturbation, d'une manière bien rationnelle, parce qu'elles sont fort difficiles à apprécier.

En examinant attentivement un grand nombre d'appareils de condensation, nous avons trouvé qu'en général ils sont construits pour abaisser la tension régulatrice dans le condenseur» jusqu'à une limite qui varie de j^ à ji d'atmosphère, quand on

CAPACITÉ DE LA POMPE

suppose rîQJection de 22 à 30'^'^- d'eau froide à lO* ou 12° par kîL de vapeur ; mais on n'obtient jamais bien ejcactement la tension pour laquelle ils ont été calculés, parce que la quantité de gaz permanent contenue dans les eanx d'alimentation n'est pas toujours égale à^ du volume des eaux de condensation ; parce qu'il y a toujours des rentrées d'air extérieur plus ou ^ moins considérables dans le condenseur, rentrées que démontre la rapidité plus ou moins grande avec laquelle la vide disparaît quand la macbine s'arrête ; parce que les vapeurs à condenser apportent toujours avec elles beaucoup d'eau liquide à haute température, ce qui relève la température calculée des eaux de condensation et la tension correspondante de leur vapeur, et parce qu'il y a des fuites plus ou moins importantes, autour du piston à vapeur et autour du pistou de la pompe à air* Toutes ces causes perturbatrices des effets présumés, combinées avec les retards de condensation, sont fort difficiles à apprécier a priori et très variables suivant les macbines, mais quand les dimensions des appareils de condensation ont été calculées pour faire le vide jusqu'à |^ou ~ d'atmosphère à la fin de la période d'admission dans la pompe à air» avec 25*^*^* d'eau froide à 10 ou 12" centigrades pur kil, de vapeur, et que ces appareils sont convenablement entretenus» on peut compter sur une température d'eau de condensation de 40° au maximum, sur une tension régulatrice de j^ d'atmosphère au plus, sans accroissement de la capacité tliéorique de la pompe à air* Cependant on ne l'obtient pas toujours, parce qu'il y a des appareils mal organisés, et parfois des vapeurs à condenser, trop chargées d'eau liquide ; c'est surtout lorsque les machines fonctionnent avec une très grande vitesse^ que la perte de vide se manifeste le plus, même quand les appareils sont bien construits. Lorsque la détente est poussée très loin et que la tension de la vapeur dans le cylindre, est très faible à la fin de la course du piston, il peut être avanta^^eiix de calculer la pompe à air pour produire une tension régulatrice un peu intérieure à j^ d'atmosphère, par exemple de y^ d'atmosphère.

U est généralement inutile d'aller au delà, parce que les dimensions des pompes à air deviennent trop grandes, ce qui

augmente le travail qu'elles consomment, et parce qtie, ao dessous de ces limites, ra^raDdissemeDt de ces pompes n^accroît plus le degré de vide, que de quantités insignifiantes, la part de la tension régulatrice due à la Tapeur n'épronfant aucune diminution quand on agrandit la pompe. Dans ces dernières conditions, on peut se dispenser dans la pratique d'accroître le volume théorique des pompes, le degré de vide obtenu est suffisant.

iffe la 1

Lorsque, dans les machines à condensation, ou surchauffe la vapeur et que Ton continue à marcher dans les mêmes condi* tions de vitesse, de tension de vapeur dans le cylindre, dô détente, et à injecter la môme quantité d*eau froide dans le condenseur que dans la marche avec vapeur saturée, on peut observer deux phénomènes remarquables dans le condenseur :

La tension régulatrice, et par suite, la tension moyenne, y baisse ainsi que la température des eaux de condensation et* en même temps^ la température marquée par un thermomètre placé à la partie supérieure de ce condenseur, s'élève. Voici l'explication de ces deux résultats qui, au premier abord, paraissent contradictoires.

Supposons, par exemple, qu'une machine qui fonctionne ordinairement avec de la vapeur saturée à 4*^"^-, soit pourvue d'un appareil de surchauffe et fonctionne avec de la vapeur à 240* quand on se sert de cet appareil, sans qu'il y ait rien de changé aux autres conditions de marche.

D'après la table, la chaleur totale de 1'^*^- de vapeur satun à 4**™"^ est de 650,42 calories, son volume de 0'"\4474 et température de 144*^ centigrades.

D'après M. Régnault, la capacité calorifique de la vapeu sans tension constante, est de 0*^«'-,48, et lo coefficient de dilatations, d'après M. Zeuner, d'environ 0,0042 quand la vapeur n'est pas dans un état de dilatation extrême relativement à sa tension.

D'après ces données, le kil. de vapeur h 4*^*"- exigera pour être porté à 240" sous tension constante, une quantité de chaleur égale à

CAPACITÉ DE LA POMPE A AIR

0^'*'-,48 (240 — U4) = 4fî,08 calories, qui ajoutées à sa chaleur totale 650<^»'-,42, feront un total de 696,50 calories.

Mais, d'autre part, son volume sera devenu : + 0.0042,240*'^

-h 0,0042.1 44« Le volume égal de vapeur saturée sous la même tension» raît exigé une dépense de chaleur de

650'"-,42 ^^ = 813,82 calories.

Il est clair que la machine fonctionnant avec la vapeur surchauffée doit fournir le même nombre de courses, toutes choses égales d'ailleurs, avec 0"'^4474 de cefte vapeur qu'avec le kiL de vapeur saturée qui a exigé une dépense de 650,42 calories.

Or, le kil* de vapeur surchauffée occupant un volume de 0"*\5598 n'a exigé que 69C^^'-,50, donc un volume de cette

vapeur égal à 0'«',4474, et qui pèse 1»^'!* MiZ| Oï'"^7092,

n 4474 O,ot)yo

n'exige que %m^^^5 t—^ =^56,6 calories.

U,00 Jo

Ces quantités de chaleur comprennent celle qui correspond aux travaux externes, et qui peut n'ctre pas reproduite toute entière par le travail de contre-pression du piston.

A 4^^™v, la partie de la chaleur totale qui représente la chaleur consommée par le travail externe de vaporisation est égale à 43*^*'s614 d'après la table. Si l'on veut bien admettre que la moitié seulement de cette chaleur, soit 22^^*^'' en nombre rond, De soit pas reproduite par le travail do contrepression du piston moteur, pour le kil de vapeur saturée, et que la quantité de chaleur externe correspondante à la vaporisation et à la dilatation des O'^"-7092 de vapeur surchauffée ne soit reproduite, non plus, qu'en partie et avec la mémo perte de 22 calories, la quantité de clialeur que l'eau froide devra enlever, d'une part, au kit de vapeur saturée, d'autre part, aux O*^'^- ,7992 de vapeur surchauffée, pour les réduire à 0", sera : Pour la vapeur saturée . , , 650,5 — 22 = 628,5 calories, Pour la vapeur surchauffée. . 556,6 — 22 = 534,6 calories.

Si l'on emploie» dans les deux cas, 24*^"* d'eau froide à 12% pour produire la coodeûsation de ces deux quantités de vapeur équivalentes au point de vos du travail, au moins approximativement, la température des eaux de condensation sera : Pour la vapeur saturée . . 628'^^''5 — <' -^ 24'^^^- (<' — 12)

d'où V = m\m.

Pour la vapeur surchauffée, 534,6 — O^^'^- ,7092 . ^^ = 24 (i'— 12) d'où r = 33%18.

Or, à 36^,67, la tension de la vapeur est de 0"\046 de mercure,

et à 33^,18, elle est de 0'",038 de mercure ;

il y a donc, du fait seul de la tension de la vapeur, un abalssen

ment de tensiuii de 0'",01G — 0"',038 = 0«',00S de mercure, dans

le condenseur, quand on fonctionne avec la vapeur surchauffée.

Comme il n'est pas entré plus de gaz dans le condenseur, par le fait de la Burchautfe. plutôt un peu moins puisque le poids de vapeur condensée est moindre, la tension régulatrice doit donc y être abaissée d'un peu plus de 0"',008 de mercure, par suite de cette surchauffe*

Quant à Taccroissement de température indiqué par le thermomètre place dans la région supérieure du condenseur, il tient probablement aux courses suivantes ; i

Lorsque la vapeur se précipite dans un condenseur, elle ne s^H condense pas instantanément et elle peut échauffer la boulê^^ d'un thermomètre, qui se refroidit ensuite à mesure que la condensation se complète ; mais comme les indications du thermomètre ne sont pas instantanées et que les alternatives de haute et de basse température se succèdent très rapidement, ces indications ne constatent ni la plus haute ni ta plus basse, mais oscillent légèrement de part et d'autre d^une température moyenne qui dépend de la température des vapeurs atlluentes, de celle des eaux de condensation et de la durée relative de ces températures.

La haute température des vapeurs surchauffées explique donc suflisamment felévation de la température moyenne autour de laquelle oscille le thermomètre.

CAPACITÉ DE LA POMPE A AIR

Lorsque la tension vient à s'élever accidentellement dans le condenseur d'une machine pendant qu'elle fonctionne, la vitesse de cette machine diminue par suite de raccroissement de résistance au mouvement de son piston. Dans ce caa, rinconvénient peut tenir à trois causes différentes qui engendrent finalement le même effet.

P Une obstruction partielle ou totale du tujau d'injection de Teau froide dans lo condenseur. Si l'obstruction est totale, la condensation ne se fait plus ou ne se fuit que d'une façon très incomplète ; si elle n'est que partielle, elle se constate par la diminution du volume des eaux de condensation et par Taccroissement de leur température.

2<* Le dérangement de la garniture du piston moteur qui ne tient plus suffisamment la vapeur et la laisse passer en trop grande quantité dans le condenseur, pendant la période d'admission, et qui laisse la tension baisser trop rapidement pendant la détente» ou un dérangement des tiroirs de distribution qui laissent passer la vapeur de la cbaudière au condenseur sans traverser le cylindre, comme cela arrive assez fréquemment avec certaines dispositions d'appareils distributeurs. Il arrive alors trop do vapeur pour la quantité d'eau froide injectée et la partie de la tension générale qui dépend de la vapeur, s'élève. Ce genre d'accident peut être constaté par Taccroissement de température des eaux de condensation expulsées par la pompe à air, lorsque le volume de ces eaux n'est point diminué.

3*" Le dérangement de la garniture du piston de la pompe à air, laquelle, pendant la période d'expulsion, laisse passer une certaine quantité d eau entr'elle et les parois de la pompe ; nous avons vu précédemment que cet accident produisait exactement l'effet d'une diminution du volume engendré par ce piston, égal au volume de Teau qui passe ainsi d'un coté à l'autre de celuici, pendant sa course d'expulsion; c'est-à-dire qu'il en résultait un accroissement de tension occasionné par l'accumulation des gaz permanents dans un plus petit espace, sans qu'il y ait de modification dans la partie de la tension générale^ due à la vapeur.

Ce genre de dérangement est accusé par un accroissement

de tension dans le condenseur, sans qu'il y ait d'augmentation dans la température des eaux de condensation, ni de dimioutioD dans le volume de ces eaux expulsées par la pompe à aîr.

Travail consommé par la pompe à air,

La portion du travail de la force motrice qu'il faut sacrifier pour mettre en mouvement le piston d'une pompe à air» quel que soit son système, se compose :

î*> Du travail consomma par le frottement du piston et de sa tigre, si elle traverse une boîte à étoupes.

2* Du travail nécessaire pour comprimer le mélange de gaz et de vapeur jtïsqu'à ce qu'il atteigne la tension sous laquelle il soulève la soupape de décharge pour passer dans Fatmosplière, plus le travail nécessaire pour ^expulser sous cette dei nière tension qui peut être supposée constante,

S** Du travail nécessaire pour élever l'eau de condensatioft jusqu'à la hauteur du niveau dans la bâche qui la reçoit à s^j sortie de la pompe. ^H

4" Du travail nécessaire pour surmonter la pression atmos^^ phérique, pendant l'expulsion de cette eau. ^y

De la somme de ces travaux, il faut diminuer le travail qiÉ^H produit dans le sens du mouvement du piston, la tension d^^ mélange de vapeur et de gaz qui passe du condenseur dans [ pompe pendant la course d'expulsion.

Supposons, par exemple, que la pompe soît à simple effet'7 qu'elle ait la forme aspirante élévatoire représentée par 1^^ ffig. 24) et que le piston coramence sa course montante. ^H

La face supérieure de ce piston, en soulevant l'eau de con" densation, comprimera le mélange d'air et de vapeur compris entre la surface de cette eau et les clapets de décharge. Quand sa tension sera devenue suffisante, les clapets se soulèveront et le laisseront passer sous une tensicm qui demeurera, à peu près, invariable : la surface de l'eau arrivera, à son tour, au niveau des clapets et, pendant tout le reste de la course, le piston devra soutenir la pression atmosphérique , en même temps qu'i

TRAVAIL CONSOMME PAR LA PôMrE A AIR.

Epuisera l'eau de condensation ; toute cette eau sera élevée jusqu'au niveau de la surface du liquide dans la bâche de décharge au fond de laquelle ou a placé ces clapets, pour qu'ils ne laissent point rentn^r d'air atmosphérique.

Pendant que le piston surmontait ces résistances par sa face supérieure, sa face inférieure était poussée par le mélange de vapeur et de gaz arrivant du condenseur, et ce travail vient en aide à la force motrice qui soulève le piston.

Pendant la course descendante,, les clapets du piston restent ouverts, et s'ils sont disposés convenablement ou équilibrés, on peut admettre -qu'il y a équilibre de tension entre les deux faces du piston. Quand ces clapets se soulèvent difficilement, c'est un vice de construction et il en résulte, comme nous l'avons vu, une perte de vide, dans le condenseur, équivalente [ à la colonne d'eau qui représente Teflet nécessaire pour les soulever et les tenir ouverts.

Nous supposerons qu*ils se soulèvent sous un effort assez faible pour qu'il ne soit pas indispensable d'en tenir compte.

Si la pompe avait la forme aspirante et foulante représentée par la (fig. 27), le travail de la pression atmosphérique sur la face supérieure du piston, serait le même pendant les deux courses et ces deux travaux égaux, dont Tun est moteur et l'autre résistant, se compensent exactement et peuvent être négligés. Cette intervention de la pression atmosphérique sur la face supérieure du piston, étant écartée, il est clair que le travail nécessaire pour comprimer le mélange de gaz et vapeur jusqu'à la limite à laquelle il soulève la soupape de décharge pour être expulsé sous tension constante, pour vaincre la pression atmosphérique pendant la sortie des eaux de condensation, et pour soulever le liquide jusqu'à la hauteur du niveau dans la bâche de décharge quand elle est placée comme dans la (lig, 33) par exemple, est exactement le même que lorsque la pompe est du système aspirant élévatoirc. Quant au travail moteur contre la face inférieure du piston, qui vient en déduction du travail précédent, il se produit pendant la remonte de ce piston et il est un peu plus considérable que dans la pompe aspirante clévatoire, parce que la tension qui le produit est une moyenne

entre la tension réguL>trice et la tension maxima, tandis qu^ celle qui produit ce travail moteur dans la pompe aspirante élévafoîre, est une moyenne entre la tension régulatrice et 1& tension minima dans le condenseur.

Pour la même tension régulatrice ou pour le même volume engendré par le piston, le travail total à transmettre au piston de la pompe à air, est donc un peu plus faible quand la pompe est foulante que quand elle est élévatoire, mais aussi le vie moyen dans le condenseur, y est un peu moindre.

Lorsque la pompe est à double effet (fig. 36), le travail transmettre au piston reste encore le même que lorsqu'elle est à simple effet, sauf que la partie de ce travail consommée par le frottement ne correspond qu'à une course par opération d'expulsion des produits de la condensation, tandis que dac la pompe à simple effet, le travail d'une expulsion comprei celui que le frott émeut consomme dans deux courses consécutives de ce piston.

Ces considt5rationg sont encore applicables aux pompes rotatives de tous les systf^raes. Dans toutes ces pompes, Tobturateur mobile qui fait office de piston doit enj^endrer, pendaii| chaque course du piston moteur, un volume égal à celui qi devrait engendrer le piston d'une pompe ordinaire, pour coni tenir les produits d'une condensation sous une tension régulatrice assignée d'^avance. Ces produits sont ensuite expulsés comme dans les autres pompes, apn^s la même compression exercée sur le mélange de gaz et de vapeur, en un mot avec la même dépense de travail. ■

On peut donc poser le principe suivant : Pour extraire d'uW condenseur une quantité déterminée de produiis liquides et gazeur qui 9*y trouvent à une tendon également déterminée, il faut toujours, au moins théoriquement , dépenser la même quantité de travail, quel que soit le système de pompe employé.

Application numérique. Déterminer la quantité de travail consommée pour deux courses soccesBives du pistou d'une pompe à air ayant la forme aspirante élévatoire représenté^ par la figure ( 24 ), dans les conditions suivantes :

Tension régulatrice dans la pompe • 0^",076 de mercur

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