COB
D'après cela, la décharge du petit cylindre dans le réservoir se fait au début de la course du piston, lorsque le grandie trouve au milieu de la sienne; puis, lorsque le grand piston a parcouru les 0,662 de sa course et le petit les 0,027 de la sienne, l'admission dans le grand cylindre se ferme et l'admission, dans le petit» se continue jtisqn^à ce que son piston ait parcouru les ^^ = 0,2857 de sa course et, pendant toute là période comprise entre les 0,027 et les 0,50 de la course dte ee piston, la vapeur qui s'échappe du petit cylindre s'accumule dans le réservoir qui n'a plus de communication avec le grand* A partir de cet instant, Tadmission dans le grand cylindre se rouvre puis, pendant la seconde moitié de la course da petit piston, il y a libre communication entre les deux cylindres, et la vapeur se détend de la différence entre les volumes engendrés par les deux pistons.
Lorsque le grand piston est arrivé au milieu de sa courseï
CHAPITRB HtJITîfeMB
il se fait unenouvçlle décharge du petit cyli Toir, la teBsfon se relève dans tonte la capj' les deux pistons, et une nouvelle détente m pistons par suite d'un excédant du voluni' grand piston sur le volume engendré par i que Tadmission se terme dans le grand.
principales correspondantes à une demi-n moteur, sont alors accomplies et elles se r niment dans les mêmes conditions.
irlre dans le réier-
MO comprise entre
»iroduit entre ces
1 n^endré par le
îu*tit, jusqu^à oe
* utes les phases
lution de Tarbr*
-réduisent indéâ-
le la fennetare
rechercher Ie«
s deux pistons
m, on a
course du ^^raiid ifilre s'aecumote t Ton représe&tl
du grant
En prenant pour point de départ Tinsta? de Tadmission dann le grand cylindre, p* diverses tensions qui se produisent entr pendant les difiërentes phases d'une opéi moment, comme nous Tavons déjà dit :
Tension dans le grand cylindre . . •
Tension dans le réservoir
Tension dans le petit cylindre . * . ,
A partir de ce moment jusqu*à la fin de I piston, la vapeur d'échappement du petit c} dans le réservoir dont la capacité est 2 t, par V la capacité du petit cylindre.
En vertu de cette désignation, la capaci 2,286 . V.
Dans cette recherche des variations de la deux pistons, nous nous servirons du pri* dérive de la loi de Klariotte : Zorsgu*une ma^ est comprise dans plusieurs capacités en cop feintent varier de grandeur, en faisant tarier comprise dans chacune éC elles, la somme des poduUs du volume 4$ ekaque capacité par la tension qui y rè^ne, e^^ ta mime à ckafiu imiani.
Diaprés ce principe^ la somme de ces pr uuits^ àrinstiat où r&dmission se ferme dans le grand cylind « est, iatin.^15 , t (1 — 0,027) + l*i°^sOO , 2v + t»*^t«^,86 , ^'^
Depuis ce moment jusqu'au milieu de la course du petit
T nsioQ enf i|)e suivant qtu ^ constante ie§u municatiom et pti '/ quaniiti de/û:
CALCUL DÉS MACHINES A VAPEUR. 627
piston ou jusqu'à la fin de la course du grand, la communication du réservoir au grand cylindre étant interrompue) il n'y a plus à prendre en considération que la somme des produits relatifs au petit cylindre et au réseryoir. Cette somme est au début de cette période :
1 «^^«n-ilS (1 — 0,027) « + l»t»- . 2 V, et, en désignant par P^ la tension dans le réservoir, qui doit remporter sur celle du petit cylindre de O^^'^-flS, elle est à la fin, de
En égalant ces deux sommes, il vient :
l»t"-,J5 .0,^73 .+ 2 = 0,50 . Pj + 6,076 + 2 P, ; d'où P. = l*tin.,2176.
La tension dans le petit cylindre sera, au même instant iatm.^2176 + 0*^^1.^15 « 1 atm.^3676.
En ce moment Tadmission ^ftns le graad- cylindre s'ouvre et comme nous avons admis que la tension y doit être ioCérieure à celle du réservoir, de 0",15, la tension sur le grand pistoa sera dès le début de sa course
iatiii.^2176 - 0«^^-,15 « l»tni.,0676.
On aura donc, au moment oii la course du grand piston, commence et oii le petit est au milieu de la sienne :
Pression dans le petit cylindre ou contrepression de son piston l»^-,3676.
Pression dans le réservoir !**■»•, 2176
Pression sur le grand piston l**"-,0676;
mais la masse de vapeur contenue dans le grand cylindre est . supposée nulle, puisque nous avons supposé que las espaces nuisibles pouvaient être négligés.
Pendant la première moitié de la course du grand piston ou pendant la seconde moitié de la course du petit, la masse de r vapeur comprise entre les deux pistons, est constante, et Pon a. encore pour le début de cette période,
ia^°>-,3676 . l + 1»^°-,2176 .2v.
Si Ton désigne par P, la teasion dans la réaerTQir, ihfe de U même période, on aura
et, en égalant les deax sommes,
0,6838 4- 2,4352 -- 2 P, + 1,143 P, — 0,177 ; d*où P, = i*»^,0i6.
Oq aura donc au milieu de la course da grand piston < fin de la course du petit, aTaut que la décharge du petit i ae fasse dans le réserroir :
Pression dans le petit cylindre on contrepr^aioii piston • • l»*»-,046 + 0«--,15«l*
Pression dans le réservoir 1***^,0IS;
Pression dans le grand
cyUndre H^™-,046-0*^,15-^0«
et Ton a^ pour cette position des pistons
Immédiatement après, la décharge du petit cjlindre m fait dans le réservoir et la tension dans ce réservoir el dam k grand cylindre, augmente.
Le petit cylindre, à la fin de la détente utile qui s*jr prodiil, contenait le volume 9 de vapeur à I*^<^-,2S6 qui 8*a}oiife à h masse comprise dans le réservoir et dans le grand cjliiidn Ton a, pour Tinstant qui précède le mélange
IMo. ,286 .» + l««n- ,046 . 2 » + 0«"n-,896 "^^ » .
Quand réquilibre, avec différence de tension de 0»*^.15, s'est établi entre les capacités en communicatioii, opénliMfV nous supposerons instantanée, la somme des teaaioM par lii Tolumes correspondants, sera, en désignant par P^ la taisoi dans le réservoir :
(P. + 0*^»15) ff + P, . 2 • + (P. - 0*^ ,15)
et si Ton égale les deux sommes avant et après que réquilitft s'est établi, il vient
CALCUL DES MACHINES A VAPEUR
latm.^ 286 + 2,092+1,024 =-P,+0,16+i2P,+l,U3P,-0,171; d'où P, = pt"» ,057.
AIbbi, au milieu de la coarse du grand pisian^ après que la décharge du petit cyliodre s'est effectuée, on aura :
Pression dans le petit cylindre ou contrepreseion de son
piston ... - ptm. ^057 4. QJ^tm. ^15^ latm. 207
Pression dans le réserToir* . • • . P^^^-.Oô? Pression sur le grand piston. 1*^"^|057 — O*^^"*- jl5=0*^™'»907, La course des deux ptitons se continuant, à partir de cette position^ jusqu^à la fermeture de Tadmission dans le grand cylindre, le piston du grand parcourt, dans cette période, les 0,162 de la course, le piston du petit les 0,027 de la sienne; le folume de vapeur compris entre les deux pistons, augmente et les tensions diminuent de façon à reproduire, au moment de la fermeture de Tadmifision dans la grand cylindre, les tensions que nous avons admises au commencement de cette recherche, c^est'à-dire :
Sous le petit piston. ♦ • • • • 1*^™ ,15
Dans le réservoir l*^™-,00
Sur le grand piston. . . . , . 0*^™-,85; puis toutes t^a ofiérations que nous avons analysées , se reproduisent.
En récapitulant les pressions dans le petit cylindre, qui constituent les contrepressions successives de son piston, nous trouvons :
Au début de sa course . . . . é pi*" ,207 Après qu'il a parcouru 0,027 de sa course, • 1»^^. j^q Au milieu de sa course . • . , • l*'"i ,3676 A la fin de sa course l»*»" ,196
Moyenne. • . 1*^''' ,230 Il en résulte que la contrepression moyenne de ce piston est
plus considérable que la contrepression 1 »*™-,15 que nous avons
primitivement adoptée pour calculer le volume de vapeur qui
devait être dépensée par coup de piston.
Si l'on veut bien admettre pour contrepression pendant toute
la course du petit piston , vu les faibles différences des contre*
pressions ci-dessus, leur valeur moyenne 1*^"**,230, quoique ce ne soit pas tout à fait exact, le travail transmis au petit piston en une course, au lieu d'être de 7758*^"^*, comme nous TaTODS admis précédemment (voir m], ne sera que de
12832*'"^-^P^'^ ,23 . 10333^" .0«'S4287*-7384kilogramni€tre«, Déterminons maintenant le trayail transmis^ pendant la
différentes phases d'une opération, au grand piston qui éproure
une contrepression que nous avons supposée constante et égale
à O*'"' ,2; soit 2066*^'^* par mètre carré. Nous ayons déjà trouvé plus haut que le trayait abiolt
transmis à ce piston, depuis la fermeture de l'admission jui-
qu'à la fin de sa course, était de
2346 kilogramm êtres,
et il reste à déterminer ce travail depuis le commencement de
cette course jiisqu*à son milieu, avant la décharge du petit
cylindre, et depuis ce milieu jusqu'à la fermeture de Tadmis*
fiion, après cette décharge*
Au commencement de la course^ la pression est de 1*^">* ,0676,
Au milieu "de cette course» avant la décharge du petit
cylindre, elle est de . . ♦ . . » 0**™-,896.
Pendant que la pression passait de la première Taleur a U
seconde par suite de la détente d'une masse constante de
yapour, le volume engendré par le grand piston a été de
Si on désigne par V le volume initial de vapeur à la tension l*t™ ,0676, qui produirait un abaissement de tension jus* qu'àO®*"*-,B9<j, en Fagrafidissant dé 0™\49, il vient :
V + 0"^;49 : V = l*t"*r,0676 : 0*t°^',896; d'où V ^ 2'"^55S ,
La tension initiale étant de 1«^'«*,0676, le travail potentiel qui fournirait un travail à détente égal à celui qui se produit dans le grand cylindre, pendant cette période du mouvement,
■ Le chiffre de 1m iétente sera I et le ira
CALCUL DES MACHINES A VAPEUR
2"\558 et le travail absuiii à détente aura pour valeur,
28218 - l(>g 1 , 191 , 2,3026 = 4932 kilogrammètres. Le travail al^t^ u à détente» depuis le milieu de la course du grand pistou jus. m'a riostant de la fermeture de radmissiou, se déterminera i^ir la même méthode* * «j
I Apres la déchoir ge du petit cyllodre, la teusiou est de 0at"i',907; Au moment t1(^ la fermeture de Tadmissionf elle est de . 0^^»^-,S50,
et pendant cette p^'^riode, le grand piston a engendré un volume ■ de (0,G62 — 0,50} 0'^%98 = 0"*,159.
On aura ensuite :
\' 4- 0^%159 ; \' ^ 0*^°^-,907 ; O'^t'^-,85 i d'où V = 2»' 37. Le cbifire de la détente sera
2"^^37 4- o-^sisa
et le travail absolu de cette détente aura pour valeur
P V log 1,0671 . 2,3026 = O^tm.^QQy , lo^^^^kn. , a-'.a? log 1,0671, 2,3026 = U44''"'- En récapituliuii les travaux sur le grand piston, ou trouve ; Travail alsolu depuis le commencement jusqu'au milieu de la course ........ 4932^^-.
ft Travail absolu di'puis le milieu de la course jus-
qu^à la fermeture de Tadmission , . . .
Travail absolu depuis la fermeture de Tadmission
jusqu'à la tin de la coursa
I Total Le travail de cuntrepression du piston étant de 0*t»^s2 . lOBSS^K 0"",98 -= . .
Le travail eflectif transmis au grand piston sera
de 6698»^°»-.
■ Le travail efl'ectif sur le petit piston a été trouvé
On aura donc en totalité.
C*est-à-dire .• 15517 — 14082 = 1435''™* de moinB que fil la détente avait eu lieu dans uo seul cylindre, ce qu'il faut attribuer aux chutes de pression non utilisées.
Nous avions posé primitivement^ la condition que le même travail serait produit dans chacun des deux cylindres , et d'après ce calcul, le petit piston recevrait effectivement 7384 — 6698 = 686^™- de plus que le gmnd, mais il serait facile, dans IVpplicatioB, de rétablir Tégalitè entre les deux travaux.
Il suffirait, pour cela, de fermer l'admission dans le gprand cylindre, un peu plus tôt, ce qui augmenterait d'une petite quantité la pression moyenne dans le réservoir et la contrepressioD moyenne du petit piston. Il en résulterait, évidemment, mic diminution du travail effectif transmis au petit piston et ufi accroissement du travail effectif transmis au grand. Du resté, une semblable différence entre les travaux transmis aux deux pistons, serait sans importance pratique.
Dans la machine que nous venons de calculer, le travail efleclif transmis à Tarbre moteur doit être de 9000^"°- par demirévolution, et nous trouvons» dans les hypothèses adoptéeSi que le travail transmis aux deux pistons serait de 14082**"*s la quantité de travail disponible pour surmonter toutes le» résistances passives, serait donc de
^ 0,36 du travail effectif total-
Ce chiffre n'est pas excessif, et nous le croyons nécessaire pour parer à toutes les éventualités fâcheuses, telles que le refroidissement de la vapeur dans le réservoir et les diffé* rences de tension entre les capacités successives traversées par la Tapeur, différences qui pourraient être un peu plus grandes en certains instants que celles que nous avons admises.
On diminuerait le refroidissement, ou Ton augmenterait le réchauffement dans le réservoir, en le couvrant lui même d'une seconde chemise de vapeur.
On pourrait aussi rétablir Tégalité de travail entre les deux cylindres, en diminuant un^ peu la détente dans le premier cylindre, ce qui permettrait de le faire plus petit sans changer
CALCUL BES MACHINES A VAPEUR
la capacité da grand. Daos ce cas» on augmenterait tin peu la tension moyenne dans le réserroir en diminuant Tadmission dans le grand cylindre.
Dans aucun cas, il ne faut laisser une différence considérable entre la tension dans le petit cylindre à la fin de la détente que ron y effectue et la tension moyenne dans le réservoir, afin d'éviter les chutes de pression sans travail externe, qui diminuent l'effet utile de la vapeur consommée par la machine.
La tension dans le réservoir intermédiaire entre les deux cylindres» ne variant qu'entre des limites pou écartées lorsque 8a capacité n'est pas trop faible, un grand nombre de constructeurs admettent dans le calcul de ces machines, que cette tension est invariable. Cette hypothèse simplifie considérablement le problème à résoudre, surtout quand la machine Compound est à trois cylindres dont un seul reçoit directement la vapeur de la chaudière et dont les deux autres la reçoivent du réservoir, comme la machine marine de M, Dupuy de Lôme.
Dans ce cas, les trois pistons agissent sur trois manivelles dont les projections sur un plan perpendiculaire à Taxe de^ Tarbre moteur, font des angles de 120*", afin de régulariser la transmission du travail. Le problème se réduit alors à la recherche des dimensions principales de deux machines considérées comme puisant directement leur vapeur dans des chaudières spéciales qui en peuvent fournir des quantités indéfimes sous la même tension, en posant la condition que les deux machines fourniront, chacune, la moitié du travail à effectuer et fonctionneront avec la même quantité de vapeur.
Quelques tâtonnements sur la tension qu^il faudra maintenir,. pour cela, dans la réservoir intermédiaire, conduiront assez rapidement au résultat*
La marche que nous avons suivie et les considérations générales que nous avons présentées ci-dessus, sufiirûnt pour diriger le mécanicien dans de semblables calculs.
Les erreurs que comportent cette dernière méthode sont, évidemmeut, d'autant plus faibles que le réservoir est plus
gcuud, et quand il est très grande on peut les considérer comme nulles; par exemple quand il atteint 3 ou 4 fois la capacité du petit cylindre. Quand il est très petit, elles peuvent détenir considérables et la méthode que nous avons exposée peut en donner la mesure.
En cherchant la quantité approximative de vapeur qtie consommerait, par cheval et par heure, la machine que nous venons de calculer, on trouve :
0'"'il225 par coup de piston, sans tenir compte des espaces nuisibles ni de Teau entraînée et formée par condensation pendant Tadmission.
En ajontant 2 p, % du volume du petit cylindre pour les espaces nuisibles et 15 p. "jo de la somme, pour Teau liquide mélangée à la vapeur, on trouve :
0"^,B25 + 0,02 . 3,5 . 0"S1225 + 0,15 . i 0«>^1225 + 0,02 . 3,5 . 0"%1225 } = 0«%1508 de vapeur à 4,5 atmosphères.
Pour 100 courses qui correspondent aux 50 révolutions^ données,
îô'^'^OB par minute et 900^' par heure en nombre rond*
Far cheval et par heure
'oQfïch, = ^t^ mètres cubes.
Le poids de 1"' de vapeur à 4*^™ ,5 étant, diaprés la tabl de 2*^^* ,4911, le poids de vapeur dépensée par cheval et par heure, serait de
Si Ton veut bien admettre que les chaudières fourniront gi^tî ,5 de vapeur, parkiL de houille brûlée, la consommation approximative probable de cette machine serait de
— — ^— = lïtn^,34 de houille par cheval et par heure.
Dans cette catégorie de machines, le nombre de révolutions par minute est, habituellement, assez considérable et, dans le
CALCUL I>ES MACHINES A VAPEUR. 635
B but de dimmuer la place qu'elles occupent et la vitesse moyenne des pistons, on donne à ces pistons une course assez faible I relativement à leur diamètre, au moins pour le plus grand des deux.
Ainsi en admettant que la course du grand piston, dans la machine que nous venons de calculer, sera égale à 1,25 fois son diamètre, il Tiendra, en désignant ce diamètre par D : 0,785. D* . 1,25. D -^0»\98; d^où D^ = 0,998; et D = 0™,999 ; soit 1<" en nombre rond.
La course sera de I",25*
Le diamètre du petit piston qui a la même course, sera donné par l'expression 0,785 D', l'^jSô ^ 0"',4287 volume engendré par ce piston;
d'où D = O'^^eei.
La vitesse moyenne de ces pistons, par seconde, serait de ' ^gjTjj — = 2,033 mètres.
Machine d'épuisement à traction directe*
Toutes les machines dont nous avons, jusqu'ici, calculé les dimensions principales, pour une puissance déterniinée, produisent plus ou moins directement, des mouvements de rotation continue; mais il se présente dans Tindustrie des circonstances spéciales dans lesquelles le mouvement transmis ne doit pas être rotatif et dans lesquelles la résistance utile ne se manifeste que pendant l'une des courses du piston, comme dans les machines motrices des marteaux pilons « dans certaines machines d'épuisement des mines et dans quelques autres cas d'application de la vapeur.
Le calcul des dimensions principales ainsi que des principales circonstances du mouvement de ces dernières machines, s'effectue par des méthodes analogues à celles que nous avons appliquées au calcul des machines rotatives, mais leurs conditions de fonctionnement sont assez variables et doivent être
déterminées par la nature des opérations à exocttfer. Comme exemple de Tune de ces applications spéciales de la Tapeur^ nous choiâirons une machine d'épuisement à simple effet, i traction directe, à détente et à condensation ; les considéra* tions particulières que nous appliquerons à ce genre de ma* chine, mettront sur la voie des considérations dont il faudwit tenir compte, si Ton appliquait la machine à simple effet, à d'autres usages*
Les données de la question seront :
Eau à élever, par heure, à la hauteur de 600". . « 150^;
Pression initiale de la vapeur sur le piston, • . . A^^^^W*
Détente jusqu'à quatre fois le volume initial de la vapeur, espace nuisible de 0",10 compris
La macliine sera à condensation avec 25*^^^- d*eau froide i 10* par kiL de vapeur à condenser et le vide théorique sera fait
dans le condenseur jusqu^à — d'atmosphère .
Dans les machines d^puîsement de cette catégorie, la rit du piston de Tappareil moteur doit être subordonnée à la vit que les pistons des pompes à eau peuvent recevoir sans danger pour ces dernières. Or, d'après l'expérience, les pistons à& pompes mues par ces appareils à traction directe, dans lesquels | le mouvement de la maîtresse-tige n'est ni limité ni régalarnfl par une manivelle, ne peuvent guère recevoir une vitesse™ moyenne supérieure à 1" par seconde. C^est aussi ce défaut de limites précises imposées par une communication de mouvement, à la course du piston, qui oblige à laisser un espace nuisible considérable, afin d'éviter les chocs de ce piston contre les fonds de cylindre, lorsqu'il a reçu, dans une course, un travail moteur un peu trop considérable relativement an travail de soulèvement de la maîtresse- tige.
Cette vitesse moyenne de l" par seconde est celle qui peut être réalisée pendant rascension de la ma! tresse- tige, ou pen* dant la période d'aspiration des pompes foulantes dont les pistons se rattachent d'étage en étage, à cette maitreese^tige; c'est la période de travail utile de la vapeur et de repos
CALCUL DES MACHINES A VAPEUR
Teau dans les colonnes d'asceesioii ; cette eau sera ensuite refoulée dans ces colonues par le poids de cette tige qui doit
dépasser de 77. à ^ le poids des colonnes d'eau à élever, poids
calculé d'après la pression de ces colonnes stir les pistons des pompes.
Ce refoulement de Teau dans les colonnes d'ascension» pendant la descente de la maitresse-tige, ne peut guère s^effectuer avec une vitesse moyenne supérieure à 0"^,60 ou 0*°,70 par seconde et il ne faut pas laisser à la maîtresse-tige un trop grand excès de poids qui augmente le travail à dépenser et la difficulté de ralentir la vitesse à la fin de la course descendante.
Dans le chapitre spécial consacré à rétude des moyens de régulariser la vitesse des machines, nous analyserons avec attention toutes les causes de cette limitation forcée de la vitesse, dans ces machines.
Si nous adoptons 1™ pour vitesse moyenne d'ascension et 0"*,60 pour vitesse moyenne de descente de la tige, sa vitesse moyenne pour les deux courses, sera de
= 0"^80 par seconde ,
le piston de la machine motrice ne pourra fournir plus de 0,80 . 60^' = 48'^ de course totale par minute, dont 24*" seulement correspondront aux périodes de travail utile de la machine motrice.
Dans le calcul de ces appareils, il convient d'adopter a priori une certaine longueur de course des pistons de la machine motrice et des pompes, sauf à la modifier plus tard, si elle eotraine Tobligation d'un diamètre du piston moteur, trop grand ou trop petit relativement à cette course. Dans ce dernier cas, le calcul devrait être refait sur une nouvelle course plus appropriée au diamètre*
Si, daus le cas présent, nous adoptons une course de 3^,5() vu rimportance de Tappareil, le nombre de courses par minute, sera de
52,50 secondes
fi'îl n'y a point d^intervalle de repos 6Dtre ces coorses ; fmii comme il y en a toujours no, on peut admettre que la niadill ne pourra fouroir plus de 6 coups de piston par minute* Dua ces conditions, le piston parcourrerait 12 . 3",50 ^42"pir minute, la durée réelle du mouvement, serait de 42"»
et il resterait 60'^— 52', 50 ^ 7,50 secondes à répartir eito les 12 excursions, pour les intervalles de repos qui ne soot guère un peu notables qu*au bas des courses*
D'autre part, nous avons vu que le coefficient d'effet utile d'un appareil moteur qui présente, comme celui-ci, le maxi* mum de simplicité, était d^environ 0^90 (tableau page 592), mais Toutil proprement dit, qui se compose de tout l'attirail des pompes, présente aussi ses résistances passives propres qui s'élèvent, d'après Fexpérience, à 20 ou 22 p. °U du travAil total dépensé.
Il résulte de là que les résistances passives de tout Tappaieil comprenant la machine motrice et Tattirail des pompes, atteindront 0,10 + 0,20 = 0,30 au moins du travail effectivement transmis au piston moteur. Nous adopterons 0,32 pour plaft de sécurité, ce qui portera le coefficient d'effet utile général, a 0,68.
La contrepression du piston, d'après le tableau de la page 568, serait d'environ 0^^ï"-,22, ou de 2273^"- par mètre carré.
La puissance utile correspondante à l'élévation de l\ dans les conditions que nous avons posées, serait de
150«' . 1000»^"^ . 600°" -= 90000000*™- par heure ou de 1500000^"^' par minute ou pour 6 coups de piston
Le travail utile à produire, dans chaque course, sera donc^de
et comme le travail utile nVst que les 0,68 du travail effect vement transmis au piston, celui-ci devra être de
■ Q ^^ = 367647^™- par course montante du piston ,
CALCOl, DES MACHINES A VAPEUR.
La formule de détente avec espace nuisible de 0"',10, donnera alors :
(1+ logi . 2,3026ï
S (4»"» ,5 . 10333 . 0",10 + 2273i'i'-.3,5) = 367647'<">'. d'où S = 4»«,213 et D = 2",30.
Daus cette machine, la période d'admission correspondrait à une course du piston de