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Associations ouvrières à base confessionnelle

Ces associations sont de deux sortes : les associations exclusivement religieuses (Konfessionnclle Vcreine) iinplirpiant adhésion formelle à une confession détenriinée, telles que les Evarr/elischr Arbciferv^reine, dont les promoteurs les plus connus furent Je

(1) Cliaque Union (Ccnfralverband) se compose de l'ensemble des syndicats (Zahlslcllen ou Zweigvcreine) d'une industrie ou d'une branche d'industrie répartis sur l'enseml)le du territoire: — d'une industrie (ex. Union des tnétallurgistes, du bâtiment, etc.) ou d'une branche d'industrie dans la plupart des corps de métiers, divisés en spécialités comportant un .apprentissage différent.

(1) Au total, l'effectif des trois principaux groupements, .socialistes, clirétiens et Hirsch-Dmicker s'élevait fin 1919 au chiffre impressionnant de 8.528.721 membres. Ce chiffre est encore très inférieur à la réalité, puisque n'y sont compris ni les syndicats confessionnels, ni les syndicats indépendants, sur lesquels les statistiques récentes na fournissent aucun re;iseighemcnt précis. Si l'on tient compte de ce correctif, l'on arrive à un Chiffre global de 10 millions d'adhérents, très supérieur par .exemple à celui des Trade-Unions anglaises ou américaines. Il est vrai que la législation actuelle du Reich est un acheminement au syndicat .obligatoire (v. infra).

(2) Principales dépenses des syndicats soriaU^t'S allemands en 1919. — Secours de grèves, i5,300.049 m. : autres secours, 44 942.7^3 m. ; éducation et proi)agandc, 51.817.289 ni. ; frais d'administration, 59.318.578 m.

336 TITRK I. — RÉHI.KMKNTATION ADMINlSTRATfVE I)K L*INDU.STR!K

dans IccoiUrat du travail, dans le fonctionnement des institulions arbitrales destinées à prév^enir les conflits, dans la crén tion dVeuvres sociales, leurs encouragements au mouvement coopé ratif.

Leur action sur le tmouvement législatif, pour indirecte (|u'elle soil, n'en est pas moins certaine ; la plupart des lois sociales volées dans ces vingt dernièiTs années avaient é é discutées et étudiées à fond dans les Congrès svndicaux.

615. — Vers le syndicat obligatoire, par les Betriebsraets, et les Conseils économiques. — Dès le lendemain de la iiévoiulion allemande, lordunnaiice du 23 déc. 1918 instituait dans chaque ^entreprise des Conseils d'ouvriers et d'employés, plus ou m;)insimités du régime soviéliste. Cette innovation, qui ne tendail à rien moins qu à associer obligatoirement le personnel à la gestion, fut définitivement consacrée par la loi du 9 lévrier 1920, imposant dans toute entreprise, occupant au moins 20 ouvders ou employés, 1 institution d un Detricbsrat (Conseil d'exploitation) (1),

Ces Conseils forment l'assise de tou'.e une organisation jéi onomiquc d Empire, à base cor])orative et à tendance socialiste accentuée. Le projet soumis au Reichstag comporie en effet au 1er éiiielon, des Conseils d'exploitation ou d'entreprise ; au second échelon, des Conseils de district (Conseils ouvriers, Conseils d employeurs, et Conseil de district groupant des délégués .en nombre égal, des groupements ouvriers et patronaux) ; au troisième échelon, deux vastes Fédérations jiationales, patronales et ouvrières, et enfin, au sommet, le Conseil économique national, à base parilaire également, groupant toutes les forces éjonomi.ques du pays.

Cette vaste organisation nest encore qu'à l'état d ébauche ; les organismes intermédiaires n'ayant pu encore être conslitués, l'on s'est borné à créer un Conseil économicpie provisoire. — Sur le rôle dévolu à ce Parlement consultatif du travail, v. supra, \v^ 191.

Mais dès maintenant il apparaît clairement que, dans l'AUemagiic nouvelle comme dans le Commonweallh australien, les s\Tidicats sont devenus virtuellement obligatoires, louvrier isolé étant en (|uelquc sorte hors la loi comjnmne et « le suffrage individuel étant totalement é'iminé au profit des grandes organisations patronales, des fédérations ouvrières ou des ligues dem ployés » (2).

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