Orientation générale du mouvement féiérabif. — Le
inoiiviMneiil léJératii'. dajis les milieux i idiislriis el co iimerciaux lout au moins (1), comporte, niisi que nous 1 inx)ns remnrqué supra, une double forme de groupements : ^roupimients professionnels ; groupements régionaux, de patix)us el ouvners de professions diverses Nous avons vu pré éieuMneut que, dans plusieurs pays •étranj^rs, notamment en Ang'e'.ene et en Al Cinag le, le mouvement fédératii' ouvrier avait pri> pour base les «froupenien's professionnels ; en France au contraire, com'me en Belgique, c'est le sys ème des groupements régionaux qui semble devoir remporter, par suite do H prédominance des théo ri tiens du soci ilisme dans les congrès ouvriers.
Sans doute, la forme du groupement professionnel, unissant entre eux les syndicats d un môme mé ier ou des professions connexes, n'est pas inconnue en France ; il existe même, sans parler du puissant Syndicat national des chemins dte fer, plusieurs léléralions nationales iuiportiuiles : la Fédération naliona'e des mineurs, la Véàé.ration française des travailleurs du Livre, la FéJé.aliDn nalianale ou Union des métallurgistes, la Fédéraîion nationale des travailleurs de ralim.entation, des employée, elc. Toutes ces fé léralions ont leur siège social à Paris, à l'exception de la Fédcr ilion des verriers, dont le siège est à Lyon (2). Mais il iVei est pas moins vrai que loules ces fédérations réunies ne groupent qu'une faible partie de l'effectif syndicU ; il nV en a guère qu'une dizaine d importiuites, sur plus de 100 méliers diffé eats auxquels pourraient coi~rv'spondre des [fédérations professionnelles (li),
(1) Le cadre de cet ouvrage ne nous permet .pas d'étudier, avec les «iéveioppcmenls qu'il comi)orterail, le mouvement fédcralif dans l'agriculture française. — Cons. notamment sur ce point les ouvraj^es, cilcs supra, n" 378, de Coulet, de Rocquigny, Gairal, Eynard, lioutaud, Augé- Laribé, etc.; de Gailhard-Bancel, Quinze années d'action syndicale., Lesueur, Les syndicats agricoles dans le Pas-de-Calais, Ih. 1905. — Sur les syn- <licats «d ouvriers agricoles, cons. nolamment: Augé-Laribé^ (Musée soc.^ Doc, llKJl.l, et 1907.3); Hohlin, Les bûcherons du Cher et de la Niùure, leurs syndicats, 1903, et les ouvrages ou articles cités supra, n° 378.
(2) II existe également jjlusieurs fédérations patrondes de méliers. En 1919, toutes les industries ont été officiellement réparties, sous l'égide du ministre du commerce en 20 groupements fédéralifs, destinés à deve lir le noyau d'une sorte de C. G. T. patronale.
(3) Sur le mouvement fédératif français, cons. nolamment: de "Seilhac, Syndicats ouvriers, Fédérations, Bourses du travail, 1902; Pelloutier, Histoire des Bourses du travail:, P. Louis, Histoire du mouvement syndical, Facdouel, Le fédération des travailleurs du livre; Delivel, Les employcs et leurs torpnrations, 1909; Cleuct, Organisation syndicale chez les employés {Rev. social, oct. 1910); IL Lagardelle, Le syndicalisme (Doc. dii Progrès., avril 1908); G. Renard, Syndicats, trade-unions et corporations, 1909; Brouilhet, Le conflit des doctrines (liv. IV, Le syndicalisme). — Siu* la Confédération générale du trava'l, v. supra, n»» 43(i et s. , et la uoIls suivante. Cf. Leyret,'Z)e Waldeck-Rousseau à la C. G. T., 1921.