‹ Traité élémentaire de matière médicale (volume 2)Chapitre 4 sur 35 · SUR LA TROISIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

SUR LA TROISIÈME ÉDITION

La matière médicale est intimement liée à plusieurs autres sciences : elle entretient des relations directes arec l'histoire naturelle , avec la chimie, arec la physiologie , arec la thérapeutique. Chacun des progrès que font ces sciences imprime nécessairement un mouvement ù celle qui nous occupe ici : de là le besoio de retoucher toujours les ouvrages qui traitent des médicaments.

Les personnes qui voudront bien comparer cette édition avec la précédente verront qu*il n*est pas une page de ce traité de matière médicale où ne se fusse remarquer quelque changement. Nous avons cru ne pouvoir mieux répondre ù la bienveillance du public qu'en nous efibrçant de rendre notre travail de plus en plus digne de la faveur qu'on lui a accordée*

Il est des productions naturelles dont le^ périlleuse^ recherches des naturalistes voyageurs ont mieux fait connaître l'origine ; nous avons profité de leurs découvertes. Mous aVons inscrit dans cet ouvrage un certain nombre de substances médicinale.« , que nous avions néglige de mettre dans les éditions précédentes. Nous n'avons pas cru de?oir donner, quoiqu'on nous en ait fait un reproche « la description 'des êtres qui fournissent des médicaments : dès que nous mettons le nom botanique d'nne plante, elle est bfen connue ; elle ne peut plus être confondue avec les espèces qui sont ses congénères. A quoi sert de décrire toutes les parties d'un végétal qui ne fournit à la médecine que sa racine , ou ses feuilles,

AVIS

OU ses pétales, ou son péricarpe^ etc.? Cette Ibo^ue description, que l'on ne lit pas , peut-elle servir pour reconnaître les substances végétales desséchées , brisées , devenues presque méconnaissables, que fournissent les pharmaciens, les droguistes, ^es herboristes ? C'eût été allonger inutilement cet ouvrage ; c'eût été surtout ne pas respecter le caractère propre de chaque science, et mêler sans profit la botanique, la zoologie, à la pharmacologie.

Nous avons toujours rapporté, dan« Fhistoire Je chaque substance médicinale, son analyse chimique. On sent assek qu'il n'estpas de moyen plus sûr défaire juger la valeur d'uiie production naturelle • comme agent médicinal , que de mettre sojis les yeux du lecteur le nombre, la nature^ les proportions respectfves des matériaux qui la composent. N'eus n'avons pas dû parler toujours des procédés à l'aide desquels on sépare , on isole ces matériaux : ces détails appartiennent à la science chimique. Nous lui empruntons seulement le rpsul^çit de ses analyses, qui nous montrent les parties, actives de chaque substance; qui nous apprennent si l'eau, Je vin • l'alcool, l'éther, les huiles, peuvent s'en emparer;, q^ui poiiis. conduisent à apprécier les diverses compositions gue Von en forme,K

,Le m^de d'administration des substances médicinale^^,.e3.t indjiqjué avec pli^s de détail dans cette édition que .daiQ;9.]e^ pféc.édentes. Les doses auxquelles chaque médicamept ^oit ^tre,')pre«crlt n'étaient pas toujours exactement no.tée,9.^|:«iJ^r .l'ob^eif^vation qui nous en a été faite, novis. avons réparé|PY^ec

.gr^«i4'^^^<^.^^^^ omission. . . ^

NpMS nou3 sommes attaché à rendre aussi con^plète, apasi

exacte qqe possible , l'expositipn dç l'opération de chaque : su];)stanjce m^di^înale sur Iç corps ie l'homme, pans ^notre

clinique à l'Hâtel-Dieu d.'Anriiçjîs, .noMa.nous^ occupons Î^Y^"

n«llem0fit de recueillir les effiHs imméiiiau qoe saBeiteot les médicMneots ancienoement connus : nous sonoMiltims àmn ezaiaen sciTÎ etméthodtque les agents que l*on a réeemmnit introdolts dans la pratique de la médecine. Nous a?OBs ooi^*' signé dans cet: ootmge les résultats de nos recherches et -dé nos expériences. • . k

Nous aYons pensé que nous ferions mieux juger le po«T«llr àtB agents médicinaux sur Tappareil cérébro-spinal ^ sr muis Miirions son exercice sur chacun des centres dont il soeof»? pose^ si nous rattaeMens successirement tous les pfaéqomt^ nés qui en dépendent $ux hémisphères cérébraux, à la DMHtUe épiaière , aux cordom' nerveux, aux plexus des aerfs gan4> çlionaires. Nous prierons le lecteur de s'arrêter aux artidies Alooo<4« Opium ^ Josquiame, Belladone, Noix Vomîqhe, Oi^aie, eCc;»

Les ellcis primitifs ou physiologiques dés médicaments st^t toa)oui9 ce que leur étude offre de plus important : le pMi^ ciendoit les connaître pour Osire uu sage eihpluif'âeces Qgoi^ Méis oee elsts ne sont pas tous éTfdentSf tous ostenribles^f II est des modiâcatioDS sécrétés que les molécules médkMaeu^ teuses. font éprouver aux tissus orgaoiqoes,quand car emploie ie.pême médicament pendant ilong*4«mpa>; loimédenta :aie psntpas-les constater directenkéotv et cependant o!«iftj|(elbls qoedépendent souvent les avanlages'queprocu^e lîesytoide oe^mèdicoment; tous ses autres etfits •^ontBfodurjauouneeni riœ. On volt aussi' journellement -que 5' dans renSemUk'jdiss .effets que les médioanàents produisent, 'quelques-uns seuke ment deviennent salutaivei > combattent dqs accidents moifct« des : le plus grand notnhrè de^eestnouvuments, de oeeehhugements (M^ganiques, produit de Taetion des médieamenle sur réconomie animale , restent - des opératibns inutiles ou superflues.

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