‹ Traité élémentaire de matière médicale (volume 2)Chapitre 3 sur 35 · VI AVIS · texte numérisé non relu

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digestives , c'est moins sur les fibres organiques qui constituent les tissus dé réstomac et des intestins qu'il faut suivre son pouvoir, que sur les épanouissements nerveux avec lesquels il va se trouver eti contact. 1"*. Dans l'estomac, ce sont les divisions du nerf pneumo-gastrique qui transmettent son action à la moelle ' allongée : cette action peut modifier la condition actuelle de celle-ci, lui donner une puissanCfe nouvelle , une force d'innervation anormale. S^. Sur lâ surface intestinale , le médicament trouvera dés nerfs en communicsttion avec la moelle épiniëre. Le changement d'état qu*il opérera dans ces nerfs. deviendra bientôt commun au cordon .spinal , qui prendra un autre inode d'innervatidh, qui suscitera des mcfuvements remarquables sur tous les pbmts' du système animal. 3" Tout médicament, eh' arrivant dans la cavité' gastrique , toucKe des irradiatîôiîs 3iî plexus solaire : cette agression né doit pas laisser à 'ce dernier son état actuel ; il offrira une disposition nouvelle ; son influence prendra uri'caractèré différent. La modification que reçoit kjlex us' 'solaire ,s^ étend a. tous les plexus des nerfs ganglîbnaires. ToulTappareil de l'innervation, par suite de l'impression d'un agent médicinal, acquiert ainsi ùhe^Vie exceptionnelle, une activité accidentelle, dont 1 empire. s'exprime sûr toute l'économie animale, \ • ., *^ '

On voit tout de suite quelle ïmporlàncè nous* attachons à l'opération des médkameiîts sur l'es plexus

kYlB» Yli

nerveux, sur lamodleépinière^ sur la moelle aVoflgi^t Ces parties soiit:,2daQsréconomieianima|ej d^ organe biogëniques . diafcuo de ces organe crée , pa r upb .fQDÇr tion spootaBee^ les principes vivifiants ^ue ksoordoQS nerveux portent dans tous les tissus, et qui y devi^Qr nent.des principes de mouvement, de chaleur /etc* Que de produits, aprèsi*administrâ tion d'un médicar ment, doivent se rattacher à Timpression qu'il igxerce sur ces centres de l'appareil de l'innervationi

.Un degré plus élevé ou plus faible de l'action qui» dans les centres de vitalité , forme la puissance nerveuse, doit maîtriser toute l'organisation.

G)mbien de phénomènes pleins d'intérêt frappent l'attention de l'observateur quand , par suite de l'exercice du pouvoir du médicament, ces principes nerveux montrent un autre caractère, ont une qualité modifiée!

Pour juger ce qui résultera de cette manière d'étudier l'opération des médicamentssurlecorps vivant, on peut consulter les articles Tartre stibié^ Ipéca^ cuanha. Purgatifs, Alcool, Digitale pourprée^ Excitants^ etc.

II y a, pour l'application de certains médicaments, mie grande différence entre une surface qui correspond avec la moelle allongée, et une surface qui a ses communications avec la moelle épinière ; c'est ainsi que l'on voit le tartre stibié à la dose d'un à deux grains faire ordinairement vomir , quand on Tadmi-

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uistre par la bouche ; puis des doses- plus élevées, six, huit / dix grains, ne suscitent plus le vomissement quand On les fait prendre en lavement ; ou si le vomisseïnent a lieu , c^est six heures et plus après l'in^ jection du sel antimonial dans l'anus t il est le produit de l'absorption de ses molécules. En voici la raison : dans l'estomac existent des divisions.du nerf pneumogastrique, qui propagent l'impression du tartrestibié à la moelle allongée ; ces rapports n'existent plus pour la surface intestinale. Voyez la classe ÉMÉTI- QUES.

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