‹ Traité élémentaire de matière médicale (volume 2)Chapitre 9 sur 35 · XXII 4V1S · texte numérisé non relu

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vie et trouvées «près lu mort qu*i^EpôiD0ni les iapt» ^rébronijélo-pleuro-hépalô-gaslro, etc., ay ec hyper trophied'uopr^ gane^ iodoration, dégéaérescence d*unautre).etC9elc.

Je fais des vœut pour qu'un autre Liiuié yîenne enrichir la nosologie d'un inode de nomentilatuf e qui soit assez industrieux pour faire connaître toutes les lésions importantes que renferme un corps malade ^ pour signaler celle qui sera protopathique^ celles qui auront une prédominance sur les autres. On pourra faire concourir à ce hutles combinaisons diverses et la terminaison des mots dont se formeront les noms des maladies. Nous ayons pour guide la nomenclature botani^que et la nomenclature chimique ; nous ayons pour espoir les immenses ayantages qu'eti retirent les deux sciences auxquelles elles appartiennent.

Nous ferons remarquer que nous ne voulons pas introduire en médecine autre chose que ce qui se pratique en chirurgie» Voit-on le chirurgien demander, en s'approchant d'un malade^ quelle est la maladie qu'il a^ou s'occuper du nom qu'il lui donnera ; il cherche od est cette maladie , il examine quelles lésions la constituent : il étudie ces lésions; il en apprécie la nature ; il en mesure retendue, il en calcule l'importance. Il ne s'occupe pas de créer des maladies avec des s^ymptômès ; ceux-ci ne servent qu'à le Conduire aux lésions pathogéuèscs.

On sait toute la puissance qu'exerce sur Tesprit du praticien le nom qu'il impose aux troubles morbides qu'il est appelé à traiter. Quand il a décidé que c'est telle maladie qu'il rencon* tre, il semble avoir aperçu dans le corps malade un être nouveau, l'en avoir détaché, lui avoir donné un corps, une figure. C'est cet être qu'il combat; il en suit le développement, les évolutions, il ne le perd plus de vue, il lui subordonne tout' ce qui se présente de uouyeau : sa pejQsée reste fixée sur l'objet qu'il vient de créer , elle ne va pas au-delà. Aussi... quand fexamîne un mabdt, et que jt dois rendre compte de

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eeque je découvre, }• oe dis pas : c'est une péripDcuiiioiûe i t'est une arachnetditey c'est une hypertrophie du cceur ^ etc. Haïs je dis : il y a péripneamonie 9 il y a arachnoidite 9 il y a hypertrophie du ôosur, etc. J'éaumère ainsi tontes les lésions pathogénèses qne )e parviens à découTrir dans le corps malade; je les place dans nn ordre qni signale la lésion protopathiqne, qui donne TéTeil sur celle qui , moins menaçante encore , |>onrrait bientôt doTenir plus sérieuse , etc. C'est ainsi que la maladie Tient se présenter à l'esprit au-dessous y en qnelque sorte, des lésions par lesquelles elle existe, et toujours dominée par ces dernières.

Pîtcairn a?ait proposé ce problème : une maladie étant donnée, trouver le remède. Pinel y substitua le suivant : une maladie étant donnée, déterminer son vrai caractère» et le rang qu'elle doit occuper dans un tableau nosologique. Nous adopterions celuiHsi* Une maladie étant donnée, délenniner les lésions d'où elle dépend, signaler celle» dont le praticien' doit surtout s'occuper, et montrer les remèdes qu'elles réclament.

Ce n'est pas ici le lieu de discuter plusieurs objections qui peuvent être laites contre la méthode nosolo^qne que nous proposons. On dit qu'il y a bien des maladies dont lessyikiptomes annonçaient de grandes altérations organiques, et après lesquelles cependant on ne trouve rien sur les cadavres. On oublie ici qu'il y a des lésions qui ne laissent aucune trace de leur existence après lo-mort, que, par exemple, des surexcitations ou irritations pathogénèses asses fortes pour aitréter le coursée la vie, quand elles saisissent les organes les plu$ importants^ du corps, ne changent pas les caractères anatomiques, respect naturel des parties quVUes ont occupées.

On dit qu'un grand nombre de lérions que l'on découvre sur les cadavres, sont des produits de la maladie. Sans doute iansle cours d'une fièvre, d'une phlegroasie» des organes de-

xxir AVIS.

Tiennent malades qui d'abord ne Tétaient pas ; ces dernières lésions peuvent même être provoquées par les lésions primitives ; màish'est-il pas vrai que les lésions que vous appeler consécutives ont pris une grande part 4 la maladie? c'est quand elles se sont formées que le caractère de celle-ci a changé^ qu'il s'est manifesté de nouveaux accidents , queje danger est devenu plus grand. Cette maladie se composait de toutes les lésions qui ont existé, qu'elles aient été primitives, ou qu'elles se soient seulement montrées dans son cours, etc., etCt La médecine des lésions a l'avantage de s'allier facilement à la médecine hippocratique, de proGterdes observations des praticiens de tous les temps, d'admettre leurs précieuses remarques sur le pronostic , sur les opérations critiques, sur les mouvements synergiques qui sepasscut dans les corps vi-* vaûts,etc.

J'éprouve comme le besoin de faire , en terminant, une profession de foi. La médecine des lésions est aujourd'hui la seule que ma conscience me permette d'exercer. J'ai vu la pratique des humoristes; j'ai vu celle des solidistes; j'ai suivi des médecins dogmatiques , des médecins vitalistes , des médecins éclectiques, etc. ; j'ai connu des admirateurs de Sj^ denham, de Stalh, de Boerhaave, de Stoll, etc., etc. J'ai éprouvé en adoptant la médecine deslèsions une assurance , un calme , une sorte de bonheur , que je n'avais jamais ressentis. Quand j'ai exploré avec soin le corps d'un malade , quand je suis parvenu à trouver les lésions pathogénèses qu'il renferme, à reconnaître la nature de chacune d'elles, etc., j'ai la conviction que je remplis comme il convient toutes les obligations de mon ministère. Les indications thérapeutiques se montrent plus clairement : je ne puis plus nuire; j'ai la persuasion que je fais tout le bien qu'il est possible de faire. Ma conscience est tranquille.

Amiens, ce 9 mai i83o*

AVIS

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