‹ Traité élémentaire de matière médicaleChapitre 14 sur 40 · DE E,V CLASSIFICATION · texte numérisé non relu

DE E,V CLASSIFICATION

se convienneut par leur organisation , par leurs facultés , par leurs caractères. 2“ On reconnaîtra de même cjuel auxiliaire la mémoire trouve pour retenir les noms imposés à ces êtres dans une combinaison méthodique ou systématique, où chacun d’eux a une place fixe , invariable : la place qu’ils occupent et les noms qu’ils portent deviennent des idées associées qui se réveillent l’une par l’autre : les distributions employées en histoire naturelle sont des sortes de mnémoniques dont chacun reconnaît Tutilité. 5“ Enfin on sait que l’élève, avec ces systèmes et ces méthodes que j’appellerais presque des nïachines métaphysiques, peut arriver de lui-même à savoir le nom de toutes les productions qu’il rencontre. Ce qu’il y a de singulier, c’est que ce sont ces productions elles-mêmes qui le conduisent à l’endroit où leur nom se trouve inscrit. Ce procédé a quelque chose de magique , et mérite assurément d’être remarqué. Ce sont là les conditions que l’on désire obtenir en histoire naturelle, des distributions méthodiques ou systématiques , et ces conditions restent sans application dans la science pharmacologique.

Des auteurs ont pris dans la chimie leurs moyens de classification. Ils ont réuni les objets qui avaient de l’analogie par leur composition intime , et qui fournissaient à l’analyse les mêmes principes. D’autres ont consulté les qualités sensibles des substances médicinales, et les ont distinguées en amères, en aromatiques, en insipides, en fétides, etc. Nous trouvons dans les ouvrages de pharmacie , les composés médicamenteux disposés dans un ordre pris de leurs formes

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phariuaceuliqucs : on examine successiveuienl les poudres, les pilules, les infusions, les décodions, les sirops , etc. Tous ces modes de distribution offrent des avantages particuliers, et méritent tour h tour la préférence. selon que celui qui s’en sert a le dessein de s’occuper des productions naturelles qui sont susceptibles de devenir des médicaments, ou de traiter. des compositions que l’art pharmaceutique produit avec elles. Mais si l’on veut étudier les effets immédiats que ces agents suscitent dans l’économie animale , ou déterminer les avantages que la thérapeutique sait tirer de leur opération , ces distributions ne peuvent plus conduire au but qu’on se propose.

11 est évident que les médicaments doiventlournir euxmêmes les caractères qui servent à les éloigner ou h les rapprocher. Or quels caractères peuvent être pour nous préférables aux effets physiologiquesque suscite chacun d’eux. C’est l’impression qu’un médicament fait sur les tissus vivants , ce sont les phénomènes auxquels il donne lieu dans le jeu , dans l’action des appareils organiques qu’il faut consulter, pour déterminer la place qu il doit occuper dans une distribution méthodique des agents médicinau.x. Une classification qui, en présentant au lecteur la masse des sujets de la pharmacologie , lui dévoilera la nature de la propriété agissante de chaque substance , ce qui indique en même temps le parti que l’art de guérir peut en retirer, reunira sans doute des conditions aussi favorables que ces sortes de méthodes le comportent.

Il est bon de se rappeler ici que les médicaments possèdent la propriété d’agir sur nos organes , que cette

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