TRAITÉ ÉIÆMENTAIRE
L’hydrophane paraît être une opale altérée, qui reprend son éclat chatoyant et sa translucidité dans l’eau.
BÉSINÎTE- Pecten. Matières presque opaques, présentant diverses couleurs : résinite blanche (Champigny, bords de la Seine près Saint-Ouen)j résinite jaunâtre ( Saint - Ouen ) 5 résinite verdâtre et jaune-pâle ( Hongrie); résinite brune ( Hongrie; Gergovia, Auvergne ) ; résinite rose ( dans un calcaire de formation d’eau douce du département du Cher) ; résinite rouge foncé ( Guadeloupe, île des Singes ) ; résinite grise , rousse ( Moravie).
Cette variété ne se trouve habituellement que dans des terrains calcaires , renfermant quelquefois des débris d’animaux et jamais de corps marins.
BIÉNILITE- Opaque, brune, hépatique; en nodules, en rognons ou en plaques mamelonnées ( Ménilmontant , près Paris). On en trouve de grisâtre à Yillejuif. La résinite blanche ou grisâtre de Saint- Ouen paraît n’être rien autre chose que de la ménilite altérée. Il faut à ces variétés joindre au moins celle qui est semi-gélatineuse, plus hydratée, et qui a été découverte en Hongrie par M. Beudant.
Hydrates d’alumine. Substances infusibles , qui deviennent bleues lorsqu’on les chauffe avec du nitrate de cobalt.
Diaspore. Alumine hydratée. O^ Al* OH*. Substance dont la couleur varie du blanchâtre au brunâtre, plus dure que le verre, moins dure que le corindon, trouvée à Odonchélon.
Alumine des Baux (près d’Arles ). Alumine bi-hydratée. 2 OH* -|- O^ Al*? ( Cette matière contient une cjuantité considérable d’oxide de fer qui ne permet pas d’accorder grande confiance à cette formule.) Substance rougeâtre.
Gibsite. Alumine tri-hydratée. 3 (O H*) '|“0^ Al*. Substance blanchâtre ou verdâtre, rayant le calcaire, pesant 2,4o, attaquable par l’acide nitrique. En petites concrétions stalactitiformes, dans une mine de manganèse de Richemont, dans le Massachusetts.
lÎRUciTE. Magnésie hydratée, hydrate de magnésie. OH* OMa. Substance blanchâtre, translucide, lamelleuse, nacrée, qui est rayée par le calcaire, et dont la pesanteur spécifique — 2,336. Par la calcination, elle laisse un résidu blanc, infusible, qui rougit le papier de curcuma humide. Chaufïée avec le nitrate de cobalt, elle prend une teinte rosâtre. On l’a trouvée à New- Jersey et dans l’île d’Ünst, dans des veines de serpentine.
PHOSPHATES. Tous les phosphates naturels sont insolubles dans l’eau. Réduits en poudre, mêlés avec de l’acide borique et fortement
d’histoire naturelle.
chaufies au chalumeau , ils (louncnt un globule 5 si on y introduit un très petit morceau de fil de fer ( corde de piano ), par l’action de la chaleur, il s’opère une réaction dans laquelle l’acide phosphoricpie se re'duit par une partie du fer, tandis que le phosphore se combine avec l’autre partie, pour former un globule qui est attirable à l’aimant et l)lus ou moins cassant, suivant la quantité' de phosphore qu’il contient. Cette dernière partie de l’ope'ration doit être obtenue à feu de réduction.
Calcinés avec le sel de soude , ils donnent du phosphate de soude : ce phosphate, dissous dans l’eau, donne, lorsqu’il est neutralisé , des précipités par les sels de baryte et de plomb, qui sont solubles dans les acides. Le précipité obtenu par un sel de plomb , étant recueilli , desséché et chauffé au chalumeau, fond et donne un globule blanc qui cristallise par le refroidissement.
Le phosphate de soude, obtenu comme il vient d’être dit, donne, par le nitrate d’argent, des précipités qui varient du blanc au jaunâtre. Si le phosphate contenait de l’arsenic, ce précipité prendrait une couleur rouge de brique, d’autant plus foncée qu’il en contiendrait davantage.
Triplite. Phosphate hihasique de fei' et de manganèse , manganèse et J er sou s -phosphaté s , manganèse phosphaté fer rij ère. O® P®
-j- 4 O < Substance d’une couleur brunâtre ou noirâtre. En
masses clivables parallèlement aux faces d’un prisme rectangulaire. Son poids spécifique est de 3,43 à 3,9. Elle raie la fluorine et est rayée par le feldspath. Elle fond facilement au chalumeau et donne un globule noir, métalloïde, magnétique. Elle est soluble dans l’acide nitrique, et donne, d’ailleurs, les réactions du fer et du manganèse. {Voy, ces deux genres. )
Elle se trouve en nids ou en filons dans les granités. (Colline de Carat, près Ifimoges. )
ÏÏUREAULITE. Phosphate un et un quart basique, de fer et de manganèse,
surhydrate. 4 (O® P^) -1- lo O 4“ Substance jaune-
rougeâtre, à cassure vitreuse, cristallisant en prismes rhomboïdaux de 1 17° 30', inclinés sur l’arête aiguë, base faisant avec les faces latérales des angles de 101° i3'.
Pesanteur spécifique, 2 ,27.
Elle raie le calcaire et est rayée par la fluorine. L’hurcaulite fond facilement au chalumeau et possède les caractères chimiques de l’espèce précédente.
On trouve i’hureaulite cristallise'e en très petits prismes rhomboilîaux , simples ou diversement modifîe's.
Elle existe en petits nids dans les pegmatites des environs de Limoges.
llÉTÉROSiTE. Phosphate un et un quart basique, de fer et de manganèse, hydraté. 6 O® | 4“ ^ ^ K’* Substance gris-
bleuâtre, d’un e'clat gras, violette et terne dans quelques parties, clivable en prisme rhomboïdal, oblique, d’environ ioo°. Sa pesanteur spècifi([ue = 3,02 dans les parties non altérées, et 8,89 dans celles (|ui l’ont été ( Beudantj. Elle est rayée par une pointe d’acier et raie difficilement le verre.
L’hétérosite possède tous les caractères chimiques des espèces précédentes, et se trouve dans la même localité.
Phosphates de fer. Substances blanches, bleues ou vertes, amorphes ou cristallines, qui donnent de l’eau lorsqu’on les chauffe dans un tube ; elles présentent, d’ailleurs , les caractères chimiques des phosphates et ceux du fer. ( T^oy. genre Fer. )
La composition des espèces minérales qui suivent n’est pas assez bien établie pour que l’on puisse donner autre chose que des for mules approximatives pour les représenter.
Phosphate blamc de fer. Phosphate de fer sesquibasique , hydrate. O® P^, 3 O Fe -f- G O H^. Substance amorphe, blanchâtre, devenant bleue par le contact de l’air. Cette espèce minérale se trouve à Eckartsberg, en Thuringe, et à New-Jersey.
ViviAiviTE. Phosphate bibasique de quadroxide triferrique, hydraté ; fer azuré; bleu de Prusse natif; schorl bleu ; fer phosphaté.
P^, Fe^ -f- 6 OH'^ (i). Une autre espèce de même couleur paraît renfermer une fois plus d’eau.
Substance bleue, cristallisée en prismes obliques, à bases rectangulaires, ou sous forme terreuse. Sa pesanteur spécifique = 2,66, et elle est rayée par le calcaire. La vi\ianite paraît due à l’oxigénation de l’espèce précédente, et se trouve dans les mêmes localités ( Bo dennais, Hillentrup, Alleyras ).
Defrénite. Fer phosphaté bibasique. 2 0^ P’, 4 (O Fe ) -f" 5 011®. Substance vert glauque, en nodules compactes, fibreux ou radiés, très fusibles au chalumeau (Anglar, près Limoges ). Un autre phos-
(1) Cette formule me paraît la plus probable de toutes celles qui ont été publiées ; elle ne difière de la précédente que par un atome d’oxigène , corps qui paraît nécessaire pour transformer l’espèce blanche en viviauite.
d’histoire naturelle.
phate vert, qui contient une fois moins d’eau, se trouve à Saynn, sur les bords du Rhin, parmi des minerais de fer et de manganèse.
Les fers phosphate's sont de formation moderne.
Uranite. Urane et chaux sous-phosphatés , hydratés ; oxide d’urane. 3 (O^P’), 2 (O^U^), 3 ( O Ga ) 24 OHL Substance d’un jaune
dore', cristallisant en prismes à bases carre'es, pesaut 3, 12 et se laissant rayer par le calcaire, donnant de l’eau lorsqu’on la chauffe , fondant au chalumeau, soluble dans l’acide nitrique, donnant par l’ammoniaque un prèeipite' d’oxide d’urane , et un précipite' rougebrun par le cyanoferbydrate de potasse. La liqueur ammoniacale est incolore et contient de la eliaux qui donne un pre'cipite' blanc d’oxalate de chaux par l’acide oxalique.
On trouve de l’uranite cristallisée en lames carrées et de l’uranite terreuse. En petits nids , dans les pegmatites saines et décomposées ( Saint-Symphorien de «Marmagne, prèsd’Autun; Saint- Yrieix, près Limoges) : on la trouve aussi dans le granité (Ghessy, près Lyon).
Chalkolite. Urane et cuirre sous-phosphatés , hydratés ; oxide d’urane. 3(0® P^), 2 (O® U^), 3 (O Gu) 2^ OH^. Substance verte, appartenant au système prismatique à bases carrées, pesant 3,33, rayée par le calcaire, présentant les caractères chimiques de l’espèce précédente, si ce n’est que la liqueur ammoniacale est d’un beau bleu.
On connaît la chalkolite en cristaux prismatiques ou octaédric[ues , et en lamelles ( mines d’étain et de cuivre de Gornwall; mines d’argent de Schnéeberg, en Saxe, etc. ).
Aphérèse. Cuirre phosphaté hihasique, hydraté. O® P^, 4 O Gu -j- 2 OH®. Substance verte, foncée, pesant 3,6, rayant le calcaire, donnant de l’eau lorsc[u’on la chauffe, laissant des globules de cuivre lorsqu’on la traite par la soude au feu de réduction. La dissolution nitrique donne l’indice du cuivre sur un fil de fer, et prend une belle couleur bleue par un excès d’ammoniaque.
On connaît l’aphérèse en petits cristaux octaédriques, rectangulaires, dont les faces sont inclinées sur la base de 47° 38' et de 60° 38', et présentant quelques modifications sur les arêtes et les angles ; on en connaît aussi de fibreuse et de compacte dans le quarz et le micaschiste ( Libethen^en Hongrie ).
Ypoleime. Phosphate de cuivre éejuibasique hydraté (i). O® P®, 5 O Cu -f- 0 OH®. Autre phosphate de cuivre, présentant la même couleur et les mêmes caractères chimiques que l’aphérèse, mais qui cristallise en prismes rhomboïdaux de i4i°, inclinés sur la base d’environ 112° 3o'. Son poids spécifique m 4,2 et elle raie la fluorine.
(1) Eejuibasique , dout la base contient aiitant eVoxigène que l’acide. GOUPS AXORG.
L’ypoleime a éte^ trouvée cristallisée, cylindroicle , fibreuse et terreuse , dans le quarz et les filons qui traversent les dépôts de grauwacke ( Yirneberg, Prusse rhénane).
Pyi lOMORPniTE. Plomb phosphaté sesquibasique, fi uo- chloruré ; plomb phosphaté ; plomb 'vert, 3 (O® P^, 3 OPb) Gk® Pb. Dans ce minéral, une partie de l’acide phos[ borique est souvent remplacée par de l’acide arsénique.
Substance presque constamment verte, quelquefois d’une couleur très pâle, fragile, pesant 7,0g, ayant à peu près la dureté du calcaire, fusible en un globule qui cristallise par le refroidissement. Solution nitrique abandonnant des lamelles de plomb sur un barreau de zinc, et donnant un précipité blanc par le nitrate d’argent.
La pyromorphite cristallise en prismes hexaèdres, dont la hauteur est à l’apothème environ : ; G6 : 37, qui sont différemment modifiés, et en dodécaèdres isocèles : on en connaît di aciculaire, de bacillaire, de mamelonnée, de stalactitique et de pulvérulente. Elle se trouve dans les mines de plomb. (^V^oy. genre plomb.) On connaît de la galène pseudomorphique ayant la forme de la pyromorphite. Xeivotime (i). Phosphate sesquibasique d'’yttria, Yttria phosphatée. P®, ' 3 O Y ? Substance jaune-brunâtre, pesant 4,65 , rayant la fluorine et rayée par l’acier, infusible au chalumeau, inattaquable par l’acide nitrique, donnant une scorie infusible par le sel de soude.
Substance très rare, cristallisant en octaèdres à bases carrées, très surbaissés, trouvée près de Lindenaes, en Norwège, dans une pegmatite.
Wagxérite. Phosphate sesquibasique de magnésie, fluoré -, pmgnésie phosphatée. P^, 3 (O Ma) -f- Fh Ma. Substance blanche , pesant 3,1 5, rayant le verre blanc, rayée par le feldspath, presque iofusible au chalumeau. Solution nitrique ne donnant point immédiatement de’précipité par le bicarbonate de soude, mais en donnant un blanc lorsqu’on la chauffe.
La Avagnérite existe en prisme rhomboïdal de g5°, dont les pans sont inclinés sur la base de 109° 20' • on en connaît aussi de laminaire. On l’a trouvée dans le quarz qui existe dans le schiste à Hoellgraben, dans le Salzburg, et aux États-Unis d’Amérique.
K EAPROTHiiVË. Phosphate équibasique de magnésie et d’ alumine ( hydraté ? ), lazulite, azurite, feldspath bleu. Substance bleue, pesant 3,024, rayant l’apatite, rayée par le quarz; donnant de l’eau par la chaleur, perdant s^a couleur par la calcination et donnant une scorie.
(1) C’c»t avec regret que j’ai conservé ce nom créé par M. Beudant, qui rappelle reur commise par l’un des plus célcl're.s cliimistes dont le monde puisse s’honorer.
une er-
D HISTOIRE NATURELLE
QO
La klaprothine cristallise en prismes à angles droits j on la trouve •plus constamment à Fe'tat amorphe. Schistes argileux , micaschistes et granité ( Salzburg, Styrie^ Autriche).
Phosphorite. Phosphate de chaux sesquihasique, fluo-chloruré ; aputite; chaux phosphatée; moroxite ; béryl de Saxe. 3 (O^ 3 O Ca)
-f" { Q P } Ca. Substance transparente ou opaque et terne, présentant
des couleurs variées; mais le plus souvent incolore, blanche, verdâtre et bleuâtre; cristallisant en prisme à base hexagonale, régulier, dont la hauteur est à l'apothême environ ; : 39 : 46. Sa pesanteur spécifique varie de 3, 166 à 3,285. Elle raie la fluorine et raie le feldspath. {Koy. p. 43.)
La phosphorite est presque infusible au chalumeau. Sa dissolution nitrique donne un précipité blanc abondant par l’oxalate d’ammoniaque. Cette espèce minérale est assez répandue dans la nature, où elle forme quelquefois des masses considérables. On en trouve de cristallisée en prismes hexagones difleremment modifiés, dans les terrains cristallisés (Nantes; Ghanteloube, près Limoges ; Saint- Gothard; Tyrol , etc.). A l’état terreux, elle se rencontre dans des terrains généralement plus modernes ; elle y existe en couches ou en filons, dans des roches quarzeuses ( Logrosso , Estramadure); en rognons dans les argiles des terrains houiliiers (Fins, Allier); enfin, dans des terrains plus récens encore (Côte-d’Or, Pas-de-Calais ).
Wavvellite. Phosphate hibasiqiie d’alumine , hydraté et jluoruré ; alumine phosphatée, hydrate d’alumine. 3 (O® P^), 4 0^ Ab *4- 18 OH^ 4“ FF Al? Substance blanche ou verdâtre, pesant 2,33, rayant le calcaire et rayée par le feldspath. Chauffée dans un tube, elle donne une eau qui corrode le verre ; elle se gonfle lorsqu’on la chauffe sur un charbon et devient d’un blanc de neige ( V. le genre Aluminium ).
La wawellite se trouve en cristaux dérivant d’un prisme l’homboïdal de 122° lô', dont la hauteur est à la moitié de la grande diagonale ; ; 11 : i5, et qui est susceptible de clivage parallèlement à ses pans : on la trouve aussi en cristaux mamelonnés ou radiés.
La wawellite se trouve dans des schistes argileux, la dolomie, les mines d’étain et le fer hématite ( Devonshire, Irlande, Cornwal, Anaberg, etc. ).
Calaite. Turquoise , turquoise de viedle 7'oche , agaphite , johnite. Substance renfermant de l’acide phosphorique, de l’alumine, environ 0,73 de la chaux, du fer environ o,o4, du cuivre, de l’eau, mais dont la composition quantitative n’est pas établie. M. Beudant la place clans un appendice à la suite de la klaprothine. Elle est
I oo
bleu clair, quelquefois verdâtre , opaque ; elle raie le verre et est raye'e par le qnarz ; sou poids spe'cifîque varie de 2,86 à 3, Go. Au feu, elle abandonne de Feau, decre'pite, noircit et ne fond pas. Elle est inattaquable j:>ar les acides.
La turquoise existe à Fëtat terreux ou compacte, remplissant des fissures, ou en rognons ( Nichabour, en Perse ).
Elle est taillëe comme pierre d’ornement.
Amblygovite. Phosphate hibasique d’alumine et de lithine. 3 (O® P^), 4 (O^ AF) -j" O® P*, 4 O L. Substance vitreuse, verte, cristallisant en prisme rhomboïdal, droit, de io6° 10', pesant environ 3, raye'e par le qnarz et rayant la phosphorite.
L’amblygonite peut fondre, sur le charbon, en un verre clair, qui prend de l’opacité' par le refroidissement ; si on la chauffe avec de la soude sur une feuille de platine, cette dernière est attaque'e.
L’amblygonite est très rare et n’a ëte' trouve'e qu’en petits cristaux ou en petites masses à texture cristalline, dans le granité, en Saxe et en Norwège.
ARSÉlVIATES. Les arse'niates, cbauffe's au feu de re'diiction avec de l’acide borique, qui n’est pas toujours indispensable, et du charbon en poudre, donnent de l’arsenic en vapeur dont l’odeur est reconnaissable. Calcine's avec la soude , ils sont de'compose's et donnent naissance à de l’arse'niate de soude soluble dans l’eau, et dont la dissolution donne un précipite rouge de brique par le nitrate d’argent, et un pre'cipitë blanc par le nitrate de plomb j ce précipite', recueilli, desséché et chauffé au feu de réduction, donne des vapeurs d’arsenic et iin globule de plomb; ou mêlé avec du charbon, et chauffé dans un tube étroit et fermé par une extrémité, il donne un enduit annulaire, noir, miroitant, d’arsenic métallique. Si l’arséniate contenait un phosphate, le précipité de plomb ne serait pas entièrement réduit par le chalumeau, et laisserait un globule de phosphate de plomb qui cristalliserait par le refroidissement.
PnxRMACOSiDÉRiTE. udvséniate sesquihasique de proto et ,de sesquioxide de for, hydraté ; fer arséniaté de Coimwal. 3 (O^ As^), 2 (03 Fe^), 3 (O Fe) 18 0H“, Substance d’un vert foncé, appartenant au système cubique, pesant 2,99, rayant le calcaire. Dissoute dans l’acide chlorhydrique, elle donne un précipité bleu, abondant, par le cyanoferhydrate de potasse. Elle a été trouvée dans les gîtes métallifères des terrains anciens (environs de Limoges, Saxe, etc.) .
Neoctèse. .Arséniaté unitrientibasique (t) de protoxide et de sesqui-
(1) Unilrienti , pour un et un tiers.
d’histoire naturelle.
oxide de Je)\ hydralé ; J’er arséiiialé du Jli'ésil. 3 (O^ AS^), 2 (0^ Fe^, OFe) <-{«12 OH^ ? Substance d’im vert clair,' qui j)arait appartenir au système cristallin rectangul^re , droit, et présente les mêmes caractères chimiques que la pharmacosidérite.
La ne'octèse se trouve au Bre'sil, près de Yilla-Rica, dans une espèce de limonite compacte.
ScoRODiTE. ArséniciLe de fer éc/uihasu/ue , hydraté; fer arséniate.
1 (0^ As^), lo (0 Fe) i5 OH*. Substance vert bleuâtre , pesant 3,2, rayant le calcaire et rayée par la fluorine ; donnant, par la chaleur, de l’eau dans un tube fermé et laissant un résidu blanc sale. Solution nitrique faite à chaud , donnant un précipité bleu par le cyanoferhydrate de potasse 5 la solution chlorhydrique donne un précipité blanc sale par le même réactif.
La scorodite a été trouvée en cristaux octaédriques rectangulaires, plus ou moins modifiés , dérivant d’un prisme rhomboïdal de 120'’ 10' (gîtes cobaltifères et stannifères de Saint-Léonard et de Vaury, en Limousin 5 Schneeberg, en Saxe, etc. ).
SiDÉRiTiNE. ^IrsénialQ- sulfate de fer basique, hydraté; pittizite; fer oxidé ; résinite. Mélanges en proportions variables d’arséniate et de sulfate de sesqui-oxide de fer, comme cela semble résulter d’analyses (pu ne s’accordent pas, et comme on peut l’admettre , puisqu’elle n’a point été analysée à l’état cristallin. — Substance d’apparence résineuse , brune et translucide, ou jaune de rouille et opaque, donnant une eau acide par l’action de la chaleur; solution chlorhydri- <[ue, acide, précipitant en blanc par le nitrate de baryte, et donnant un précipité bleu par le cyanoferhydrate de potasse. Cette substance se trouve j^lans les mines qui contiennent des sulfo-arséniures, où elle paraît se former par l’action de l’air humide sur ces substances ( Schneeberg, Saxe).
Erythrîxe. Jlrséniale sesquibasiqiie de cobalt, hydraté? cobalt arséniaté. As'^ 3 (O Co) gOIP. Substance rose (fleur de pêcher) ou violâtre; cristallisant en prisme oblique à bases rectangulaires, se clivant parallèlement à ses pans; pesant 2,9 à 3,o ; rayée parle calcaire; donnant de l’eau par l’action de la chaleur; colorant le verre de borax en bleu.
On connaît de l’érythrine cristallisée, aciculaire, mameloiinee, en lames radiées, et de l’érythrine terreuse : on la trouve dans les mines cobaltifères. Voy . genre Cobalt.
Nickeeocre. Arséniate sesqiiibasique de nickel, hydraté ; nickel arséniaié ; nickel oxidé. As'’, 3 (O Ni) ■*}- 9 OIP. Substance filamenteuse ou terreuse, de couleur verte tendre, ou blanclsutre, donnant
de l’eau par calcination, et laissant un globule me'talioïde cassant lorsqu’on le chaufFS^ sur un charbon. Le résidu du grillage ne colore pas le verre en bleu comme l’^^ythrine, mais en couleur rougeâtre à chaud, et jaunâtre après le refroidissement, La solution nitrique devient d’un bleu violet par l’addition de l’ammoniaque.
Le nickelocre se trouve à la surface des minerais de nickel arsenical, ou dans les matières terreuses qui accompagnent les minerais de nickel. genre Nickel.)
Arséniaies de cuivre. Substances vertes ou bleues, cristallisées ou amorphes, donnant de l’eau ou n’en donnant pas par la chaleur ; re'ductibles au chalumeau en un globule blanchâtre, d’aspect métallique ; attaquables par l’acide nitrique; solution donnant l’indice du cuivre sur un barreau de fer, devenant bleue par un excès d’ammoniaque, et donnant un précipité marron foncé par le cjanoferhydrate de potasse.
Olivenite. yirséniate de cuivre équihasique ; cuwre arsérdaté. O® As^^ 5 O Cu. Substance d’un vert noirâtre, pesant 4,28, rayant la fluorine, ne donnant pas d’eau par la chaleur.
On connaît l’olivenite en prismes rhornboïdaux de iio'’.5o'. Les espèces fibreuses et mamelonnées qui ne contiennent point d’eau, mais qui ne présentent pas cette forme, semblent avoir une autre composition (Gornwall, Chessy).
Küchroite. Substance vert glauque, cristallisant en prisme rhomboïdal de 117® 3o', pesant 3,389, donnant de l’eau parla chaleur. Elle con-
1 acide arsénique 33,02
tient en centièmes < oxide de cuivre 47,66
t eau 18,80.
On pense qu’elle provient de Liebethen, en Hongrie.
Aphanèse. Arséniate de cuwre équihasique, trihjdvaté ; cuivre arsé~ niaté , prismatique , triangulaire. 2(0^ As^, 5 O Cu) -p i5 OH^? Substance d’un vert glauque ou bleuâtre, souvent altérée à sa surface, cristallisant en prisme rhomboïdal de 124'’, dont la base est inclinée sur les pans de 96°? Cette matière donne de l’eau parla chaleur, et présente les réactions de l’acide phosphorique.
L’aphanèse se trouve : en cristaux prismatiques incomplets, qui paraissent triangulaires; à l’état capïZZuïre , Jibreux , amiantoïde , hématitique , etc. Ces variétés sont moins pures que l’espèce cristallisée, et renferment souvent du fer (Cornwall).
Eriivite . Arséniate de cuivre équihasique , trienthydraté. 3 (O® As^, 5 0 Cu) 4- 5 O fH ? Substance d’un vert d’éméraude , appartenant au système de cristallisation rhomboédrique, pesant 4,o43, plus dure que le calcaire, et presque aussi dure que la fluorine, donnant
d’histoire naturelle. io5
de l’eau par la chaleur. On a rencontré de Térinite lamellaire (Corn Wall , Irlande? Hongrie).
Ijïrocoxite. de cidvre quinqiiehasique, hydraté; cuiure ar-
séniaté en octaèdre obtus. Substance bleue, ci’istallisant en octaèdre obtus, dont les faces sont inclinées sur la base de Co" ^d , et de 72° 20'. Sa pesanteur spécifique est de 2,88; elle raie le carbonate de chaux rhomboédrique. Cette substance est hydratée, et paraît être tribasique. Sa formule se rapproche de : As^ O® 4~ >o O Cu -y- G O On en connaît de cristallisée, àe mamelonnée et de lenticulaire. Trouvée en Cornwall.
^l.\utTi.SE. ylrsénio-phospliate de plomb équihasique ; plomb arséniaté; plomb phosphaté arsénijere . Substance c[uc l’on a rencontrée sous forme de prisme hexagone, dont la hauteur ; l’apothème : : 5 : 3 ? Elle est environ six fois plus dense que l’eau; elle est peu cohérente,
A.s^ Il
05 p2 j + ^ O Pb 4"'
Ch^ Pb. Elle est peu fusible, réductible, et donne, par l’acide nitrique, une dissolution qui abandonne des lamelles de plomb sur du zinc. On en connaît de àe jibreuse et âe mamelonnée.
(Champallement, près Nevers; Cornwall ; Georgenstadt, en Saxe.)
On a trouvé, à Saint-Prix-sous-Beuvray , à la Harpie en France , dans le Brisgaw, l’Andalousie, le Cornwall et la Sibérie, nxv^arséniate de plomb jibreux, qui ne renferme j)as de chlore, et dont la comi^osition paraît s’éloigner des rapports qui constituent l’espece précédente,
^ Les trois arséniates suivans sont à base de chaux 5 ils sont tous solubles dans l’acide nitric[ue, et donnent un précipité blanc par l’ammoniaque et par le bicarbonate de soude.
Pharmacolite. Substance blanche ou légèrement colorée en rose par le cobalt, appartenant au système rhomboédrique, pesant 2,G4 , rayant la fluorine , ayant pour formule ; As^ 4" ^ O Ca 4“ 4 O H^. Par la chaleur, elle abandonne de l’eau et fond en produisant un émail blanc.
Elle est en cristaux prismatiques à six pans, ou en dodécaèdres scalènes alongés , ou aciculaires. On l’a rencontrée à Andreasberg, au Hartz ; à Joachimstal, en Bohême, etc.
Haidingérite. Arséniaté de chaux hydraté. Cette substance contient une fois moins d’eau que la pharmacolite pour les mêmes quantités d’acide arsénique et de chaux; elle cristallise en dodécaèdres scalènes, et pèse spécifiquement 2,848.
Arsénicite. Chaux arséniatée , pharmacolite. Blanche ou rosée, pulvérulente ou fibreuse, pesant 2,3, rayée parla fluorine. Cette substance contient quelquefois un peu de magnésie, et paraît avoir pour for-
mule : 2 (0® As^) -j- 5 O Ca -f’ ï5 O Trouve'e à Andreasberg, au Hartz , et à Riegclsdorf, Hesse.
La rosélite est un arse'niate de chaux rnagne'sifère et cobaltifère , qui cristallise en prismes rliomboïdaux de 182° 48'. Elle est plus dure que le gypse, et a e'te' trouve'e à Schne'eberg, en Saxe.
Annexes du genre arse'niate : Genre arsenic, mispikel, cohalline, smahine, disomose, nikeline, tennanlite, prousLiie, arsénites.
AHSEîVITES. Substances donnant la re'action de l’arse'nic, comme les arse'niatesj et, traite'es à chaud par une dissolution de potasse caustique, elles donnent une liqueur qui forme un pre'cipite' vert pomme avec le sulfate de cuivre, et un pre'cipite' jaune-pâle avec le nitrate d’argent, après avoir e'te' sature'espar l’acide nitrique.
M noDOisE. ylrsénite de cohaÏL ^ cobalt arséniaté terreux , cobalt merde tZ'oie. Substance rose bleuâtre, pulve'rulente, donnant d’abord de l’eau, puis de l’acide arsénieux par la calcination. Avec le borax, elle donne un verre bleu. On l’a trouvée en enduit sur des échantillons cobaltifères d’Âllemont, en Dauphiné.
Néope ASE. Arséniie basique de nickel; nickel oxidé noir. Substance d’une couleur noire ou brune, donnant de l’eau et de l’acide arsénieux par la chaleur ; attaquable par l’acide nitrique 5 dissolution 4evenact violette par l’ammoniaque , et ne donnant point de cuivre par le fer. Trouvée dans un schiste bitumineux, à Friedericli-Willielm, en Hesse,
Arsévite be peomb. Substance jaune, terreuse ou pulvérulente, trouvée en petite quantité sur des minerais de phosphate de plomb de Poullaoen.
Annexes. {P^oy. ci-dessüs Arséniates.')
NITHATES. Substances solubles dans Ves.w, fusant sur les charbons ardens. Mises en contact avec du cuivre en limaille et de l’acide sulfurique moyennement concentré, elles donnent naissance à des vapeurs rouges d’acide hyponitrique.
Nitrate de potasse. Nitre, salpêtre. O® »-|-* O R. Substance incolore, cristallisable en longs prismes striés , dérivant d’un prisme rhomboïdal d’environ 60 et 120”, dont la hauteur : la petite diagonale : : 82 : 47. Sa densité est de 1,98. Sa dissolution donne un précipité jaune par le chlorure de platine.
Le nitrate de potasse est très répandu dans la nature ; on le trouve habituellement en efflorescence sur les murailles des lieux humides habités par des animaux domestiques; mais on le rencontre très souvent encore en efflorescence sur les flancs des montagnes crayeuses, dans des plaines de sable, dans des cavernes feldspathiques, etc. Nitrate de soude. Witre qiuidr angulaire, nitre prismatique. 'j-’
d’histoire naturelle. io5
O Na. Substance incolore ou légèrement colore'e en roux, cristallisant en rhomboèdres de 106 et 74°, pesant 2,096.
La solution de cette substance ne pre'cipite ni par le carbonate de potasse, ni par le chlorure de platine.
Trouvé en couches d’une très grande étendue, dans les environs de Taracapa et d’Atacama , au Pérou , par M. Mariano de Piivero. Il existe aujourd’hui en grande abondance dans le commerce. On l’emploie, au lieu de nitrate de potasse, dans la préparation de l’acide sulfurique et de l’acide nitrique.
Dfitrale de chaux et nilr aie de magnésie. Sels déliq uescens , qui accompagnent le nitrate de potasse dans les écuries, les étables, etc. Le premier de ces sels précipite à froid parle bicarbonate de potasse, et le second ne précipite, par ce réactif, qu’à l’aide de l’ébullition.
SULFATES. Substances sans éclat métallique, solubles ou insolubles. Celles qui se dissolvent dans l’eau donnent, par une dissolution d’un sel de baryum, un précipité blanc , insoluble dans l’acide nitrique. Celles qui sont insolubles donnent, lorsqu’on les calcine avec du charbon, un résidu de sulfure, c|ui dégage de l’acide sulfbydrique par l’addition de l’acide chlorhydrique.
3IÉLAKTÉR1E. V^itviol xerî, couperose verie , sulfate de fer hydraté. Substance soluble, d’un vert d’émeraude, cristallisant en prisme oblique rhomboïdal de 99° 3o', dont la base est inclinée sur les faces d’environ 108° et 82°. Sa densité varie de î,8i à 1,97 . Sa dissolution, bouillie avec un peu d’acide nitrique, donne un précipité bleu par le cyanure jaune de potassium et de fer.
Cette substance provient de la décorapo&ition de la sperhise , et se trouve dans les memes localités. (V. Sperkise.)
Aéoplase. l^er sulfaté rouge ; mélange de sulfite, de protoxide et de sesqui-oxide de fer. Substance rouge, soluble, ayant une saveur d’encre, et donnant immédiatement un précipité bleu par le cyanure jaune de potassium et de fer. Se produit journellement dans les mines en exploitation (Fahlun, Frcyberg).
PiTTiziTE. I^er sulfaté ocreux ou résinite. S -J- 2 (Fe^ O^) 6 O
Substance de couleur brune, insoluble dans l’eau, soluble dans les acides, et donnant alors un précipité bleu par le cyanure jaune de potassium et de fer.
Se forme dans les raines en exploitation, et se trouve ordinairement déposé p^aiTes eaux.
Uhod ALOSE. Sulfite de cobalt hydraté. Il existe plusieurs espèces de ces substances, qui sont roses, solubles dans l’eau, et donnent un précipité bleu par la potasse.
Cyanose, i^ilriol bleu, couperose bleue , sulfate de cuiarc hydraté.
lOÔ
S -f- O Cu G O Substance bleue, soluble, d’une saveur métallique, cristallisant en prismes obliques, à bases de parallélogrammes obüquangles d’environ i24°, et incline's sur la base de 109° 3o', et 128° 3o', pesant 2,19.
Solution donnant par l’ammoniaque un pre'cipite' bleu, qui se redissout dans un excès du réactif, en produisant une liqueur d’un beau bleu 5 elle de'pose du cuivre sur un morceau de fer de'cape'.
La cyanose provient de la décomposition des pyrites cuivreuses par l’action de l’air humide, et se trouve dans les mines de cuivre.
La hrochanüte est un sous-sulfate de cuivre verdâtre et insoluble.
Akglésite. Plovib sulfaté. S, O Pb. Substance insoluble, pre'sentant l’e'clat diamantaire, dont les cristaux de'rivent d’un prisme droit rhomboïdal de io3°42', et dont le poids spe'cifîque varie de G, 2 à G, 3. A l’aide de carbonate de soude, l’angle'site est réduite par la flamme interne du chalumeau, et donne un globule de plomb métallique.
Cette substance , assez raie, se lYonye cristallisée, mamelonnée, compacte et terreuse, dans les gîtes de galène.
GrALLiznviTE. J^itriol hlanc, couperose blanche , sulfate de zinc. S, O Zn G OH^ . Substance blanche, cristallisable en prismes rhomhoïdaux de 91“^ 7', pesant 2. Solution donnant par l’ammoniaque un précipité gélatineux, qui se redissout dans un excès de réactif. Précipité jaune orangé par le cyanure rouge de potassium et de fer.
On trouve cette substance à l’état aciculaire, ou mamelonnée , dans les mines zincifères abandonnées.
Kpsomite. Sel d’Epsom, sel de Sedlitz, sulfate de magnésie hydraté. 03 S -f O Ma G O I{^ Substance incolore, soluble dans l’eau, très amère, cristallisant en prismes rhomboïdaux de po*’ 3o^, pesant spécifiquement i,GG. Ne précipitant point à froid par une dissolution de bicarbonate de potasse, mais donnant un précipité blanc à l’aide de la chaleur. Trouvée en petits cristaux plus' ou moins apparens, sur des schistes alumineux, dans des houillères embrasées, et surtout en dissolution dans l’eau. (Sedlitz.)
Gypse. Sélénite, pierre a plâtre, pierre a Jésus, miroir d'^âne, siilfate de chaux hydraté . 03 S, O Ca -{- 2 O H^. Substance donnant de l’eau par la chaleur, peu soluble 5 solution précipitant par l’oxalate d’ammoniaque; dérivant d’un prisme rectangulaire oblique, dont la base est inclinée à l’axe d’environ 1 13°, pesanteur spe'cifique=:2,33, rayée par l’on'gle.
On trouve le gypse cristallisé sous un grand nombre de formes ^ il en est en outre d’ aciculaire, de cylindroïde, de lenticulaire, de mamelonné , de lamellaire , de fibreux , de compacte ( albâtre), de niri forme, etc,, etc.
d’histoire naturelle.
loy
Le gypse est très répandu. On le rencontre depuis les terrains de cristallisation jusque dans les parties les plus e'ievëes des terrains de se'dimens supe'rieurs (Montmartre, près Paris).
Le gypse perd son eau par’la chaleur et devient plâtre. C’est à la facilité qu’il possède de se recombiner rapidement avec l’eau que l’on y ajoute et de la solidifier, que le plâtre doit d’être employé ' dans les constructions. '
lltARSTÉNiTE . Chaux siilfcitée, anhydre. S, OCa. Substance à peine soluble dans l’eau, rarement cristallisée, clivable en prisme rhomboï- I dal droit, pesant 2,5 à 2,9, rayant le calcaire et rayée par la fluorine. La karsténite ne donne point d’eau par la chaleur. Le résidu de la calcination avec du charbon, dissous dans un acide, donne un précipité blanc, abondant, par l’oxalate d’ammoniaque.
La karsténite aflécte'plusieurs couleurs qui sont le blanc, le bleuâtre, le rougeâtre et le grisâtre. On la trouve rarement cristallisée, elle est plus souvent laminaire, lamellaire , fibreuse , compacte, ter relise, etc.
lia karsténite se trouve pi incipalement à la partie inférieure des terrains de sédimens. Elle accompagne surtout le sel gemme, A Vul* pino, on la taille, pour l’ornement.
dÉLESTiNE. Sulfate de strontiane . S, O Sr. Substance incolore, cristallisant en prisme droit rhomboïdal de loâ'^, 3o', rayant la chaux carbonatée rhomboédrique 5 son poids spécifique est de 2,96. La célestine est presque insoluble, ne donne point d’eau par la chaleur, et fond facilement en émail blanc à l’aide du chalumeau. Le produit de la calcination avec le charbon est soluble dans l’acide chlorhydrique, et donne une liqueur qui précipite par le sulfate de chaux, et ne précipite point le sulfate de strontiane.
La célestine a été trouvée cristallisée en prismes rhomboidaux, modifiés de diflérentes manières ; il en est d’aciculaire, de bacillaire, de fibreuse , de mamelonnée , de pseudommyhique , de compacte , de terreuse, etc. Les plus beaux échantillons viennent de la Sicile. On la trouve dans des dépôts de soufre, dont les cristaux l’accompagnent presque constamment. On l’a vue dans la craie (’Meudon ). On la trouve en rognons énormes dans les marnes de gypse. (Montmartre, près Paris).
Darytike. Spath pesant, pierre de Bologne, bary te sulfatée, sulfate de baryte, O^ S, O Ba . La barytine est limpide ou opaque; elle est incolore ou rousse. Elle se trouve souvent en cristaux qui dérivent d’un prisme droit rhomboïdal, de joi° 42^, clivable en octaè dres. Son poids spécifique, très considérable, = 4,7. Elle est tout à fait insoluble dans l’eau , décrépite au feu , et fond difficilement
io8
au chalumeau. Le produit de sa calcination avec le charbon, dissous dans un acide, donne un précipité par le sulfate de strontiane en dissolution .
La barytine a été trouvée en cristaux prismatiques ou tabulaires, etc., en cristaux dits en crête de coq , ou lamellaire, hacillaire, fibreuse , mamelonnée , compacte , etc. Elle est très répandue dans la nature. On la rencontre le plus souvent dans les filons plorabifères, argentifères, etc., oii elle est accompagnée- par la pyrite cubique.
ExAjvriiALOSE. de/ Glauber, sulfate de soude. S, O Na-|- 2
Substance incolore, cristallisant habituellement en prismes hexaèdres, dérivant d’un prisme rhomboïdal. L’exanthalose donne de l’eau par la chaleur, possède une saveur salée et se dissout dans l’eau \ sa dissolution ne précipite ni par le carbonate de potasse, ni par le chlorure de platine. On la trouve en efflorescence sur des laves du Yésuve, et daiis les eaux de plusieurs lacs et de plusieurs sources.
Tiiénaudite. Sulfate de soude anhydre. O^ S, O Na. Substance crisiallisable en octaèdres rhomboïdaux, dérivant d’un prisme rhomboïdal d’environ 126°. La thénardite ne donne point d’eau par la chaleur. Sa dissolution jouit des mêmes propriétés que celle de i’exanthalose. Trouvée dans les salines d’Espartines , près Madrid, où elle se forme journellement.
OcAUBÉRiTE . Suljate de soude et de chaux. O^ S, O Na -p O^ S, O Ca . Substance grisâtre, cristallisant en prismes obliques de 83*’ 20', dont la base est inclinée sur les faces de loA” i5', clivable parallèlement aux bases, pesant 2,78. Moins soluble dans l’eau que les espèces précédentes, et laissant un dépôt de sidfate de chaux 5 liqueur donnant des cristaux de sulfate de soude par évaporisation.
Cette substance a été trouvée disséminée dans le sel gemme (Vie, département de la Meurthe, etc.).
l’otYHAEYTE. Sulfate de soude, de chaux et de magnésie. O^ S, O Na O^ S (O Ca, O Ma). Substance attaquable par l’eau, liqueur limpide, précipitant légèrement à froid par le bicarbonate de potasse, et précipitant beaucoup plus à chaud.
Espèce confondue avec la précédente. Trouvée à Yic.
/VpnTHAEOSE. Sel de Duobus, sidfate de potasse. S, O K. Substance incolore, cristallisable en prismes rhomboïdaux de i iS*" 8' 5 pesant 2,4. Non efflorescente , décrépitant par la chaleur, ne donnant point d’eau, soluble ; dissolution donnant un précipité jaune par le chlorure de platine. Substance commune dans les officines des pharmaciens, et rare dans la nature. Trouvée sur des laves.
(1) C’est à rèlal d’cfilovcscence que l’exanthalosc ne contient que deux molécules cliiiniques d’eau ; à l’état limpide , elle en contient dix.
d’histoire naturelle. log
M. Brougiiiart donne le nom de reussine à un sidfate double de potasse et de soude. M. Beudant applique ce nom à un sulfate de soude et de magne'sie.
I iIIascagnine. [Sulfate d’ ammoniaque. S, 2 (IP Az-j-O H^). Substance j soluble, posse'dant une saveur très piquante, ne laissant point de re'sidu par la chaleur, donnant l’odeur d’ammoniaque par la potasse, j et un précipité jaune par le chlorure de platine. Trouvée en efflores-
I cence sur les laves (Etna, Vésuve}, dans les houillères embrasées
(Aveyron).
i A.LUN. Sulfate d’alumine et de potasse, 4 (O^ S ) -|- O K -j- 0^ Ab ~\- I 24 (O Ib). Substance incolore, de saveur styptique, cristallisant en I octaèdres réguliers, pesant 1,71, soluble dans l’eau. Solution précipi- ! tant en jaune par le chlorure de platine, et donnant un précipité gélatineux par l’ammoniacfue ^ donnant de l’eau jiar la chaleur et se I tuméfiant beaucoup. L’alun, très commun dans le commerce, se
I trouve assez rarement dans la nature 5 ou le rencontre quelquefois
en efflorescence sur les schistes argileux, dans les cendrières, dans les houillères embrasées, etc.
i Ammonaluiv. Alun a base d’ ammoniaque . Memes caractères que l’espèce ! précédente, mais donnant l’odeur de l’ammoniaque par la potasse. Trouvé dans les depots de lignite de-Tschennig (Hongrie).
On a aussi trouvé l’plun à base de soude dans l’île de Milo de l’archipel grec.
I W^EBSTÉRiTE. Aluiuiniie , alumine sous -sulfatée, sulfate d’alumine tvi- \ basique non hydraté. S, Ab -[-9 O ïb. Substance blanche, compacte, happant à la langue, insoluble, donnant de l’acide sulfurique par la chaleur, et laissant de l’alumine pour résidu. La webstérite est attaquable par l’acide nitrique. Sa dissolution donne, par la potasse, un précipité gélatineux , qu’elle peut redissoudre quand on l’ajoute en excès . Substance amorphe, trouvée dans l’argile plastique.
I Aluisogène, Sulfate d’alumine hydraté. S, Ab -[“3 0 Hb Substance soluble dans l’eau, dont la solution jouit des propriétés de l’espèce précédente. On en a trouvé de fibreuse et éé écailleuse dans les solfatares de la Guadeloupe.
Selon M. Berthier, l’alun déplumé contient du protoxide de fer, indépendamment des élémens de l’espèce précédente. M. Beudant signale aussi des sulfates doubles d’alumine et de manganèse, d’alumine et de cuivre, et de plus compliqués encore.
Aluaite. Sous-sulfate d’alumine et de potasse hydraté. ( Formule incertaine.) Substance cristallisant en rhomboèdres de 920 5o', pesant 2,69, à peu près aussi dure que le verre, insoluble dans l’eau,
î lO
mais pouvant être dissoute après la calcination. Sa dissolution iouit des mêmes proprie'te's que celle deFalun. On en a trouve de Jjbj’euse, de compacte et de terreuse. Terrains trachytiques ( Tolfa, Etats romains).
CilROMATE. Les chromâtes, mêle's avec du carbonate de soude et chauffes au chalumeau, donnent une matière orange'e, qui se dissout en partie dans l’eau. La dissolution, après avoir e'te' saturée par l’acide nitrique, fait naître un précipité d’un beau rouge vif, dans les sels de protoxide de mercure 5 un précipité rouge foncé , dans ceux d’argent^ un précipité jaune, dans ceux de plomb.
Crocoïse . Plomb l'ouge, plomb chromatéj chromate de plomb. Cr, O Pb. Substance d’un rouge vif, cristallisant en prismes à bases rhomboïdales de 90° 3o', dont une des bases est inclinée sur deux des pans, de 99® lo^^ Son poids spécifique est de 6,6. Lorsqu’on essaie la crocoïse au chalumeau avec la soude, on obtient des grains de plomb au feu de réduction. Elle se dissout dans l’acide nitrique : sa dissosolution ne donne pas l’indice du cuivre sur un fil de fer décapé 5 mais elle donne des lamelles de plomb sur un fil de zinc, ou un précipité blanc par l’acide sulfurique après les lavages.
La crocoïse a été trouvée en cristaux j elle est plus souvent flabelliforme, cyUndroïde eZ Zerreus'e ( Berezof, en Sibérie; Brésil).
C’est en faisant l’analyse de cette substance, que Vauqueliu a découvert le chrome qui, dans différons états de combinaison, est actuellement employé en peinture, en teinture, dans la préparation des vitres colorées , etc.
La mauquelinite 6 (O^ Cr^) -|-6 (O Pb) -j- 3 (O Cu), se distingue de l’espèce précédente par sa couleur verte et par sa dissolution nitri que qui donne l’indice du cuivre sur un fil de fer décapé. Elle a été trouvée dans les mêmes localités que la crocoïse.
Eisexchrome. Substance d’un gris - noirâtre , plus dure que le verre, ayant une densité de 4.5 environ. Elle est infusible au chalumeau et inattaquable par l’acide nitrique, mais elle est attaquée par le nitrate de potasse à une température rouge. Le produit de la réaction est en partie soluble dans l’eau et possède les propriétés du genre chromate. Le résidu , traité par l’acide chlorhydrique, s’y dissout et donne un précipité bleu abondant par le cyanure double de potassium et de fer.
C’est de l’eisenchrôme que l’on extrait tous les produits d 1 chrome qui sont employés dans les arts. Il est en petits cristaux sous forme de sable , ou en amas plus ou moins volumineux dans des roches de serpentine ( Bastide-la-Carrade , département du Var). C’est cette localité qui a fourni tout reisenchrôme qui a été employé en France
d’histoire naturelle.
pendant long-temps 5 maintenant on le tire d’Âm<e'riqae , où on le trouve dans une roche talqueuse (i).
VANADATE. Ce genre ne renferme qu’une seule espèce, qui a pour formule ; 3 Y ^ ^ 4“ ^ trouve'e à Zimapan
(Mexique). C’est en l’analysant que Del Rio découvrit le vanadium, qu’il appela alors erfthroniurn.
MOLYBDATE.
Mélivose. Plomh jaune, plomb moly bdaté . Mo, O Pb. Substance jaunâtre, en cristaux qui de'rivent d’un prisme à bases carre'es, dont la hauteur est environ à l’un des côtés des bases : ; 82 : 4i ; Son poids spécifique est de 6,7. — Chauffée au feu de réduction, elle donne des globules de plomb. L’acide nitrique l’attaque sans la dissoudre entièrement 5 le résidu, qui est blanc, étant déposé sur une lame de zinc, prend lentement une couleur bleue.
La mélinose est très souvent en petits cristaux isolés ou en lamelles.
On la rencontre dans les mines de plomb (Bleiberg, en Carinthie, Poullaoen, en Basse-Bretagne).
M. Bo ussingault a trouvé, à Pamplona, en Amérique, un autre molybdaté de plomb, renfermant beaucoup de substances qui lui sont étrangères .
TÜJVGSTATES. Substances attaquables par l’acide nitrique, et laissant pour résidu une poudre juime ou jaunissant par l’ébullition, qui bleuit lorsqu’on la dépose sur une lame de zinc ; ou bien attaquable par le carbonate de soude au feu du chalumeau, et donnant un produit qui laisse un résidu pulvérulent et jaune par l’ébullition.
YY" OEFRAM. Schélinjermiqiné, tungstate de jeret de manganèse . O^W-j- (O Fe, O Mn). Substance d’un noir brunâtre, brillante, cristallisant en prisme rectangulaire oblique, dont la base est inclinée sur l’axe de 1 17° 22' . Ce prisme est susceptible de clivage parallèlement à ses faces et ses diagonales. Le wolfram raie la fluorine^ son poids spécifique est de 7,3.
(1) Cette espèce minérale est essentiellement formée d’oxide de chrome 03 Cr2 et de ses- <{ui-oxide de fer 03 Fe^ , qui sont Isomorphes et mélangés en proportions indéterminées. Elle renferme aussi très souvent de l’alumine et de la silice , qui sont aussi isomorphes avec les espèces précédentes. On aui'ait pu douter de cela, parce que l’cxide de chrome et le sesqui-oxide de fer cristallisent dans le système rhomhoédrique , et que l’eiseuchrôme a été rencontré en octaèdres Iréguliers ; mais depuis, on a vu que l’oxide de fer précité affectait cette dernière forme. La j|formule X3 ^2 peut donc aussi q lelquefois donner des cristaux de deux formes essentiellement jlidiflerentes , le rhomboèdre, l’octaèdre régulier, comme cela était rendu évident par l’examen de l| l’acide arsénieux , 03 As^ , qui affecte cette dernière forme.
|i L’eisenchrôrae aurait pu être placé à côté du chrome oxidé , ou bien à côté de l’oligiste ; mais li'BOus l’avons mis ici, parce qu’il passe encore pour un chrômlte , après avoir long-temps été pris ipour un chrômate.
I M. G. Rose adopte celte formule pour 1’
! de l’aimant et de la franklinite-
eisenchrôme
Cr"* »
Al a 1
JL.
O Fe O Mn
et le rapproche
La dissolution nitrique de wolfram donne un prëcijnte' bleu par le cyanure de potassium et de fer.
Le wolfram existe en cristaux ou en masses laminaires^ à faces courbes, souvent susceptibles de clivage. Terrains cristallise's parmi les gneiss et les pegmatites (environs de Limoges en France, Ecosse, Bohême , etc.).
ScnÉELiTE. Jf^olfram blanc ^ schelin calcaire, tungstate de chaux.
W, O Ca. Substance blanche ou jaunâtre, cristallisant en octaèdres à bases carre'es, se clivant parallèlement à leurs faces. Elle est moins dure que le verre et plus dure que la fluorine 5 son poids spé cifique est de 6,076.
La solution nitrique de schéelite donne un pre'cipite' blanc par Foxalate d’ammoniaque.
Onia trouve dans les pegmatites (Puy-les-Vignes, Haute-Vienne) ; dans les de'pôts stannifères, etc.
ScHÉECîTixE. Tungstate de plomb. W, O Pb. La schëelitine est d’im blanc sale; elle cristallise en octaèdre aigu à base carrée; son poids spécifique est de 8. Au feu de réduction, elle donne des globules de plomb avec la soude. On l’a trouvée à Zinwalden, en Bohême.
TÏT'ANATES. Les titanates ne sont bien attaqués que par les' alcalis caustiques ou par le carbonate de soude, à une température rouge. Le produit de la réaction est insoluble dans l’eau; mais il se dissout à froid dans l’acide chlorhydrique. Sa dissolution, étendue d’eau, donne, par l’ébullition, un précipité blanc d’acide titanique, qui est presque insoluble dans tous les acides. Ce précipité prend une couleur bleue, si on le dépose encore humide sur une lame de zinc. Le même précipité, * chauffé à la flamme interne du chalumeau avec le sel de phosphore et une parcelle d’étain, donne une perle d’un bleu violet.
TVigr IXE. Fer titané, isérine, galUzinite , titanate de fer. Ti, O Fe ou
3 (O^ Ti) 4 (O Fe)? (1). Substance noire, à cassure inégale et luisante, cristallisant en octaèdres réguliers, attirable à l’aimant, à peu près aussi dure que le verre, pesant spécifiquement 4, environ. On a aussi vu de la nigrine cristallisée en prismes rectangulaires et en rhomboèdres obtus.
La nigrine est souvent sous forme d’un sable, que l’on peut rencontrer en assez grande quantité pour l’exploiter comme minerai de 1er. Sous cet état, elle existe dans un très grand nombre de localités des deux mondes. On la trouve en nids dans des roches de granité (Gallizinite, Franconie) ; dans des roches de talc (Saint -Marcel, en
(1) La nigrine comprend à elle seule , sans doute , plusieurs espèces (jue Ton pourra séparer
lorsqu’on la connaîtra mieux..
d’histoike naturelle. ii5
Piémont) j Jans des roches calcaires d’ancienne formation (île Scbetîand).
CIhrichtonite . Substan.ce minérale, cristallisant en rhomboèdre aigu de Bi” 20', non attirable àl’aimant^ mais jouissant, du reste, des pi’opriétés physiques et chimiques de la nigrine. La chrichtonite est rare; on l’a rencontrée dans des roches cristallines, à Saint-Christophe, en Oisans.
La PoLYMiGNiTE ct l’aclimite sont des titanates de zircone de fer, de cérium, etc. Mais la polymignite renferme de l’yttria qui n’a point été trouvée dans l’achmite.
La pyrochlore est un titanate qui contient de la chaux, des oxydes de fer, de manganèse, d’urane, de cérium, ete.
SILICO-TIT Aï\ ATE .
Sphène. Titane silicéo- calcaire, 2 (O^ Si*) 3 (O* Ti)-}-^
Substance transparente et translucide , pouvant offrir des couleurs très variables; ses cristaux dérivent d’un prisme oblique, à base rhomboïdale de i33® 3o', dont les pans sont inclinés sur la base d’environ i2i°5o'. Elle est moins dure que le feldspath potassique, et plus dure que le verre. Son poids spécifique est de 5 environ. Le sphènc est attaquable à froid par l’acide chlorhydrique. La solution donne un précipité rouge par l’infusion de noix de galle, et un précipité blanc par l’ammoniaque. Après cette dernière précipitation, l’acide oxalique fait naître un nouveau précipité blanc d’oxalate de chaux.
Le sphène, quoique assez rare, se trouve dans vm grand nombre de localités ; on le rencontre dans les terrains ci’istallisés ou d’origine ignée.
CARBOINATES. Substances faisant effervescence lorsqu’on les met en contact avec l’acide nitrique. Quelques unes d’elles ont besoin d’ètre réduites en poudre très fine et d’être traitées à chaud, pour donner un résultat sensible, tel que le carbonate de fer cristallisé. Il est bon de remarquer que les carbonates rhomboédriques, de chaux, de magnésie, de fer et de manganèse sont très souvent mélangés, à tel point qu’il est rare de les trouver purs. Cela n’altère point leurs formes, car tous ces compo.sés sont isomorphes.
Bialeogite. Chaux carhonatée, manganésifère; carbonate de manganèse . O* C, O Mn. Substance presque toujours de couleur rose, cristallisant en rhomboèdres d’environ loS". Son poids spécifique est de 3,2 à 3,6. Elle donne une fritte verte avec le carbonate de soude sur la lame de platine. On en a trouvé de cristallisée, de lamellaire et àe compacte. Elle est assez rare et se rencontre dans les filons. (Freyberg, en Saxe; Nagy-ag,en Transylvanie.)
Fer spathique, chaux carhonatée ferrifère, carbonate de fer
Corps ànorg. 8
rhomhoédrique. O’ C, O Fe. Substance souvent colore'e en brun jaunâtre, aflectant souvent la forme de rhomboèdre ou de cristaux dérivant d’un rhomboèdre de 107®, que donne aussi le clivage. Son poids spécifique varie de 3 à 3, G. Cette substance raie la chaux carbonatée rhomboédrique et est rayée par l’arragonite. La dissolution nitrique, qui ne se fait bien qu’à chaud, donne un précipité bleu, abondant, par le cyanure jaune de potassium et de fer.
La sidérose existe en cristaux rhomboédriques semblables à ceux que donne le clivage, on en rhomboèdres très obtus, presque lenticulaires. Il en est de lamellaire , de granulaire., d’oolitiquc, de compacte, de terreuse, de phytoïde, etc. Les variétés cristallisées appartiennent aux terrains cristallisés, et particulièrement aux filons. Les variétés compactes se rencontrent principalement dans les terrains houilliers, où on les exploite pour faire du fer et de bon acier, d’où vient le nom de mine d’acier, que l’on a donné à ce minerai. Dans ce dernier cas, le minerai est souvent mélangé avec de l’oxyde de fer et des matières bitumineuses.
JuNîvÉRiTE. Carbonate de fer prismatique. Substance d’un gris jaunâtre, cristallisant en octaèdres rectangulaires, à faces courbes, donnant parle clivage un prisme rhomboïdal droit de 108'’ 26'. Elle raie le calcaire rhomboïdal, et est rayée par l’apatite. Son poids spécifique est de 3,8i5.
Cette substance tapisse de petites veines quartzeuses, qui traversent la granwacke, à Poullaouen.
Même composition et mêmes propriétés chimiques que la sidérose.
La junkérite est une substance très curieuse, en ce qu’elle donne encore un exemple, avec celui de la chaux carbonatée, d’un carbonate simple, affectant deux formes , le rhomboèdre et le prisme droit rhomboïdal.
Smithsonite. Zinc oxydé, calamine, carbonate de zinc. O’ C, O Zn. Substance d’un gris jaunâtre, dont les cristaux donnent, par le clivage, un rhomboèdre obtus de 1070 4o'. Son poids spécifique varie de 3,6 à 4,4- elle raie l’arragonite, et est rayée par l’apatite. Au chalumeau, la smithsonite donne une fumée blanche qui se dépose sur le charbon. Sa dissolution nitrique donne, par l’ammoniaque, un précipité qui se redissout dans un excès de ce réactif.
La smithsonite est rarement pure; elle est souvent mélangée avec d’autres carbonates, de la calamine ou de Fargile.
On en connaît de cristallisée en rhomboèdres aigus et en dodécaèdres scalènes, de stalactitiqiie, de lamellaire , de fibreuse et de compacte. Les variétés cristallines appartiennent aux terrains anciens.
d’hîstoire naturelle. I i5
Ses variétés compactes et terreuses se trouvent dans des terrains secondaires.
La ZiNCOiviTE est un carbonate basique de zinc hydraté. Son aspect est terreux^ elle donne de l’eau par la chaleur et jouit, du reste, des mêmes propriétés chimiques que la smithsonite. On l’a trouvée dans les mines de plomb de Bleiberg, en Carinthie.
lIvsoKiîVE, carbonate hi-hasique de cuivre, anhydre. Substance brune, presque noire, compacte, dont le poids spécifique est de 2,62. Elle ne donne point d’eau par la calcination , se dissout dans l’acide azotique et dans une liqueur qui abandonne du cuivre sur un barreau de fer décapé.
Trouvée près des frontières de Mysore, dans l’Indostan.
Azurite. Bleu de montagne ; cuivre azuré, cuivre carbonaté bleu ; carbonate de cuivre sesqui basique hydraté. 2 (O^ C) 3 (O Gu) -1- O H*. Substance bleue, cristallisant en prismes rbomboidaux, obliques, de 98° 5o', dont les pans sont inclinés sur la base de 91® 3o'. Son poids spécifique est de 3 à 3, 80. Cette substance donne de l’eau par la chaleur, se dissout dans l’acide nitrique, et jouit alors des mêmes caractères chimiques que la mysorine.
L’azurite est connue à l’état cristallin, à l’état fibreux, compacte et terreux ; elle existe dans les dépôts métallifères (Sibérie). Les plus beaux échantillons ont été trouvés dans le grès rouge, à Chessy, prés de Lyon. Elle est exploitée comme minerai de cuivre.
3Ialachite. P^ert de montagne; cuivre carbonaté vert; carbonate de cuivre bi-basique , hydraté. G, 2 O Gu O H*. Substance d’un vert d'herbe ou vert blanchâtre, cristallisant en prismes rhomboïdaux de loS'J. Son poids spécifique est de 3,5. Elle jouit des mêmes caractères chimiques que l’azurite et se trouve dans les mêmes localités. On en connaît de cristallisée {rd^ve), d’aciculaire, de fibreuse, de soyeuse, de mamelonnée, de stalactitique, de compacte et de tei'reuse.
Souvent la malachite est veinée de vert très pâle, presque blanc, sur un fond vert foncé j on la taille alors comme pierre d’ornement pour bracelets, colliers, etc.
Çéruse. Plomb blanc, plomb carbonaté, carbonate de plomb. O’ G, O Pb. Substance souvent limpide ou blanchâtre, présentant l’éclat diamantin, cristallisant en prismes rectangulaires, différemment modifiés, qui dérivent d’un prisme droit rhomboidal de 1170. Son poids spécifique est de 6,7. Elle donne les indices du plomb par l’action du chalumeau. (V. genre Plomb.') La solution nitrique donne des lamelles de plomb sur un barreau de zinc, un précipité noir par les sulfhydrates, et un précipité blanc par l’acide sulfuricjue.
La céruse existe cristallisée, bacillaire, aciculaire, radiée, fibreuse, mamelonnée, compacte, etc . On la rencontre dans les dépôts de galène, mais elle est beaucoup moins abondante que celle-ci.
La Léadhilite : S, 3 (O’ G), 4 O Pb, et la Laivaukite : S, O’ C, 2
(0 Pb), sont, comme les formules l’indiquent, des sutfocarbonates de plomb. La première cristallise en rhomboèdre et la seconde en prisme rhomboïdal. Elles ne sont point entièrement çolubles dans l’acide nitrique. Le résidu est du sulfate de plomb. Y. genre Sulfate, genre Plomb et Céruse.
La Caeédokiïe. 3 (O^ S, C)-r ô (O Pb) O Gu. Gristallise en prisme rhomboïdal de 960. Elle n’est point entièrement soluble dans l’acide nitrique; la liqueur, après avoir été précipitée par l’acide sulfurique, donne du cuivre sur un barreau de fer.
Ces trois dernières substances ont été trouvées à Léadhilles, dans le comté de Lanark, en Ecosse.
On a encore signalé la carbocérine ou carbonate de cérium, un carbonate d’argent contenant de l’oxyde ^d’antimoine , et un carbonate de bismuth. Ces espèces minérales sont à peine connues.
Giobertite. Magnésite , magnésie carbonatée , dolomie, carbonate de magnésie. O* C, O Ma. Substance donnant des cristaux clivables en rhomboèdre de 107® 26', dont le poids spécifique est de 2,56 à 2,88.
Cette substance est lentement soluble dans l’acide nitrique et ne donne point ou presque point, à froid, de précipité par le bicarbonate de soucie, mais elle en donne pari la chaleur.
La giobertite a quelquefois été confondue avec la dolomie. On en connaît de cristallisée en rhomboèdres, de lamellaire, de compacte et de terreuse. Elle se trouve dans les roches talqueuses ou serpentineuses .
Doeomie. Spath perlé; chaux carbonatée magnésijere, carbonate de chaux et de magnésie. 2 (O^ C)j O Ca, O Ma. Substance blanche, nacrée, cristallisant en rhomboèdres clivables de loGo i5'. Son poids spécificjue varie de 9,85 à 2,87. La dolomie se dissout lentement dans l’acide nitrique; la solution donne, par un excès de bicarbonate de soude, un précipité de carbonate de chaux, et la liqueur filtrée donne, par la chaleur, un précipité de carbônate de magnésie.
La dolomie a été trouvée cristallisée, mamelonnée, stalactitique, globulaire, lamellaire, saccharoïde, granulaire, compacte et pulrérulente .
La dolomie est assez répandue dans la nature pour constituer quelquefois des roches à elle seule. La dolomie cristallisée appartient généralement aux terrains anciens; la granulaire existe en bancs assez puissans dans ces mêmes terrains, dans les terrains de sé-
d’histoire naturelle. 117
tîimens inferieurs, et moyens jurassiques 5 la dolomie compacte est en bancs ou en amas dans les terrains jurassiques. On rencontre aussi la dolomie dans les terrains volcaniques, où elle peut se former journellement.
ALCAïRE. Spath calcaire, spath cV Islande y chaux carhonatée, carbo^ nate de chaux rhomboédriquc . C, O Ca. Substance souvent incolore, limpide et cristallise'e 5 elle est souvent encore blanche, compacte, ou présente difl’érentes couleurs. Elle offre une multitude de formes appartenant au système rliomboédrique, et chacune d’elles donne constamment, par le clivage, un rhomboèdre obtus de loù® 5'. Ses cristaux jouissent de la double re'fraction, à un seul axe répulsif, d’une manière très remarquable. Elle s’électrise vitreusement parla simple pression. Elle raie le gypse et est rayée par l’espèce suivante. Son poids spécifique estde2,72. '
Sa dissolution est entièrement précipitée par l’oxalate d’ammoniaque et par un bicarbonate soluble; elle n’est précipitée ni par le zinc, ni par un hydrosulfate très étendu, ni par une dissolution de sulSate de chaux.
Le calcaire offre toutes les formes qui peuvent être' dérivées d'un rhomboèdre. Il peut être bacillaire, aciculaire, soy eux, laminaire, lamellaire, saccharoïde , compacte, terreux, etc., etc. Il est excessivement répandu dans la nature et se rencontre sous des aspects différens, depuis les terrains les plus anciens jusque dans les plus modernes. Tantôt il est cristallin, lamellaire, et constitue le marbre statuaire de Paros; tantôt il est saccharoïde comme le marbre statuaire de Carrare qui se trouvent tous deux dans les terrains primordiaux. D’autres fois, plus compacte, il constitue différens marbres qui offrent une foule de variétés de couleurs, et se rencontrent dans les terrains anciens et à la partie la plus inférieure des terrains de sédimens. Tantôt c'est le calcaire compacte, dont une variété fouimit la piei’re à lithographier, qui se trouve depuis la partie inférieure des terrains de sédimens jusque dans les terrains de sédimens moyens. Le calcaire oolithique, formé de grains dont le volume varie depuis celui du millet jusqu’à celui d’un œuf, que l’on rencontre en bancs considérables dans la formation jurassique. C’est la craie, ou pierre à chaux, qui forme des couches immenses par leur épaisseur et leur étendue, à la partie supérieure des terrains de sédimens moyens; ymisie calcaire grossier, et ses nombreuses variétés, qui existent dans les terrains de sédimens supérieurs, et forment la majeure partie «les pierres à bâtir des environs de Paris. Le calcaire siliceux, qui existe en assez grande abondance dans les terrains de sédimens supérieurs. Le calcaire concrétionné ou travertin, qui se forme dans
Il8 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
les terrains lacustres et se forme encore tous les jours sous nos yeux. Le calcaire marneux, qui existe aussi dans les formations lacustres des terrains supérieurs. On connaît encore le calcaire fétide , ou calcaire lucuUite des terrains primordiaux et de la partie infe'rieure des terrains de se'dimens; et le calcaire bitumineux, qui se rencontre dans les terrains inférieurs et dans les terrains de sédimens moyens.
Auragoivite. Carbonate de chaux prismatique. Même composition et mêmes propriétés chimiques que le calcaire ; mais l’arragonite cristallise en prismes rhombordaux de i i6o o , non susceptibles de cli- • vage. Elle raie facilement le calcaire et est plus dense que lui. Son poids spécifique est de 2,94.
L’arragonite et le calcaire ont fourni le premier exemple bien constaté d’cm seul et même composé chimique affectant deux formes dérivant de types géométriques différens.
L’arragonite existe en prismes rbomboïdaux, qui sont souvent réunis de manière à former un prisme hexaèdre irrégulier. lien est d’aciculaire , de bacillaire, de fibreuse, de compacte eî de coralloïde . Elle est beaucoup moins abondante que le calcaire ; on la rencontre le plus souvent avec les minérais de fer (Vosges, Isère, etc.); souvent'^encore, sous forme de prismes hexaèdres, elle se trouve dans les argiles du gypse. (Molina, en Arragon 5 Basthène, près Dax.) Elle se trouve dans les basaltes. (Verlaison, en Auvergne, etc.)
Strontiaivite. Carbonate de strontiane : O* C, O Sr. Substance assez rare , cristallisant en prismes rectangulaires , qui dérivent d’un prisme rbomboïdai de 117032^ Son poids spécifique est de 3,65. Elle raie le calcaire rbomboédrique. Sa dissolution nitrique donne un précipité parle sulfate de chaux, et n’en donne pas par le sulfate de strontiane .
Cette substance a été trouvée dans les filons de Stronlhian , en Ecosse. i
•On a signalé une strontianite renfermant une molécule chimique de sulfate de baryte ;^ar quatre molécules de carbonate de strontiane.
WiTHÉRiTE. Spath pesant aéré, baroliie, carbonate de baryte. C, O Ba. Substance cristallisant en prismes rectangulaires, qui dérivent d’un prisme rbomboïdai droit de 118067'. Son poids spécifique est de 4,29; elle raie le calcaire. Sa dissolution nitrique précipite par une dissolution de sulfate de strontiane, ne noircit point les sullhydrates dissous, ou ne donne point de lamelles de plomb sur un fil de zinc.
La withérile est rarement cristallisée. On en connaît d'aciculaire, de fibreuse ; la variété compacte est la plus commune ; on la trouve
' d’histoire naturelle. 119
dans les liions, surtout dans ceux qui sont plombifères. C’est en Angleterre qu’elle est la plus commune.
Barytocaixite. Carbonate de bary te et de chaux, 2 (O’ C) { O Ba, O Ca. Subslance rare, cristallisant en prismes obliques, à bases rhombes de 106^ 54', dont les pans sont incline's sur les bases de 1020 54'. Son poids spe'cifîque est de 3,66. Sa dissolution nitrique, ëteudue, donne immédiatement un ])récipité d’oxalate de chaux par un excès d’acide oxalique 5 la liqueur filtrée donne, par l’ammoniaque, un précipité d’oxalate de baryte .
Trouvée à Alstone Moor, dans le comté de Durham.
La Stromivite paraît être un composé qui renferme les élémens du carbonate de strontiane et du sulfate de baryte : 4 (O* C, O Sr) -|-
S, O Ba. Elle est incomplètement soluble dans l’acide nitrique. La liqueur est la même que celle qui provient du traitement de la strontianite par l’acide nitrique, et le résidu est du sulfate de baryte .
Natron, Carbonate de soude hydraté. O® C , O Na -|- O FP. Substance terreuse, blanchâtre, d’une saveur ammoniacale, soluble dans l’eau, ne précipitant point par le carbonate de potasse. La solution évaporée donne des cristaux en octaèdres rhomboidaux tronqués aux deux bases.
Le natron se trouve dans les environs de certains lacs qui le tiennent en dissolution. (Egypte, Arabie, Inde.)
Prao. Sesqui-carbonate de soude hydraté, 3 (O^ C)-|-2 (O Na) *4” 4 O
Substance cristallisable en prisnies rectangulaires, et jouissant, d’ail-
leurs, des mêmes propriétés chimiques que le natron.
L’urao existe en assez grande quantité en Colombie, dans les en-virons de Lagunilla .
Gay-lussite. Carbonate de soude et de chaux . 2 (O^ C) O Na -f- O Ca. Substance cristallisant en prismes rhomboidaux obliques de 109030' à peu près. Son poids spécifique est de 1,92 à i,g5. Elle raie le gypse et est rayée par le calcaire .
La gay-lussite est insoluble dans l’eau 5 sa dissolution nitrique précipite par l’oxalate d’ammoniaque. Après la calcination, le gaylussite abandonne à l’eau du carbonate de soude, qui, après que l’on a soufflé au travers avec un tube, pour précipiter toute la chaux, est encore très alcalin, et peut cristalliser par concentration et refroidissement .
La gay-lussite a été trouvée dans les mêmes localités que l’urao,
OXALATE. Ce genre ne renferme qu’une seule espèce qui est la suivante ;
Humboedtite. Oxalite, oxalale de jet\ C^, O Fe. Substance jaunâtre,
insoluble dans l’eau, soluble daps l’aeide nitrique ^ solution pre'cipitant par le chlorure de calcium, et donnant l’indice de fer par le cyanoferrure jaune de potassium.
L’humboldtite est en masses cristallines ou terreuses. Elle est rare et a eTé trouve'e dans des lignites. (Kolovserux, en Bohême^ Postchapel, près Dresde ^ Gross Almerode, eu Hesse.)
MELLITATE. Ce genre ne renferme qu’une seule espèce, comme le pre'cc'dent.
Mei-litë. Honigstein; pierre de miel ; mellitate d’alumine, hydraté. 3 (O^ C'*) -j- Ah 17 O fh. Substance jaune, ordinairement lim pide, cristallisant en octaèdres à bases carre'es, dont les faces sont incline'es entre elles de chaque côte', de bases de 980. Son poids est de 1,5 1 . Elle est fragile et moins dure que l’acier.
La mellite donne de l’eau quand on la chauffe dans un tube. Calcinée au contact de l’air, elle laisse un re'sidu d’alumine, qui bleuit au chalumeau par l’addition du nitrate de cobalt.
Cette substance est rare; on l’a rencontre'e dans un dépôt de lignite, à Artern, en Thuringe.
Si le genre UHATE méritait d’être conservé parmi les espèces minérales, il aurait dû être placé ici; mais le guano, seule espèce qu’on lui attribue, a une composition très compliquée et une origine qui ne permettent réellement point d’en faire une espèce minérale. Cette substance existe en couches de 5o à 60 pieds d’épais scur, qui paraissent proA'enir de l’accumulation de? excrémens des oiseaux de rivages qui habitent des îles voisines du Pérou.
COLUMBATES. Les columbates, attaqués à la chaleur rouge par la potasse caustique , donnent un produit soluble dans l’eau, qui abandonne un précipité blanc d’acide colombique par l’addition de l’acide chlorhydrique. Ce précipité est insoluble dans un excès d’acide, et dorme un verre incolore avec le sel de phospliore, lorsqu’on les chaufl’e ensemble au chalumeau.
Ce genre ne renferme que trois espèces qui sont fort rares :
La CoLOMuiTE, ou tantalite de Suède. (0^ Ta’ j q | , dont les cristaux paraissent dériver d’un prisme oblique; la Baiéiune, ou tanlalite de Bavière (2 Ta’ -f* ^ | O Mn ■ ’ cristallise en prisme rectangulaire droit; I’Yttrotantale, dont la formule n’est pas bien établie, contient tout à la fois de l’acide tantalique et de l’yttria, comme sou nom l’indique; mais elle renferme, en outre, des oxydes d’urane, de fer, et même des acides tungstique et stannique. Ses cristaux, très rares, dérivent d’un prisme rectangulaire.
d’histoire naturelle.
ALÜ3IIi\ATES . Les aluminates, re'duits en poudre très te'nne et chauffée fortement avec de la potasse, donnent un produit soluble dans l’eau. Quand il est dissous, et qu’on y ajoute de l’acide sulfurique, que l’on hltre, s’il le faut, et que l’on évapore à siccité, si l’on reprend ce dernier produit par une petite quantité d’eau acidulée, tout ou presque tout se dissout. La nouvelle liqueur donne, par l’ammoniaque ajoutée en excès, un précipité gélatineux, qui, après avoir été desséché, prend une belle couleur bleue, lorsqu’on le chauffe sur un charbon avec une goutte de dissolution de nitrate de cobalt. Les aluminates jouissent même de cette dernière propriété, lorsqu’ils ont été pulvérisés et calcinés. Dans la plupart des analyses anciennes des aluminates, l’alumine est mal dosée, elle est en trop grande quantité. La composition ne devient normale, dans la plupart des cas, qu’en admettant que la silice est isomorphe avec l’alumine.
On ne connaît que trois aluminates anhydres qui affectent tous la forme d’un octaèdre régulier et peuvent être représentés par la formule générale 2 (O^ X^) O D. Ils sont tous très durs et ne peuvent être raj^és que par le corindon et le diamant j ils sont infusibles au chalumeau .
Spixelle . Rubis balais^ ceylanite, pléonaste, aluminate de magnésie.
^ Si^ ^ )o ^ ^ trouvé de l’acide chromi-
que dans le rubis spin elle , mais cet acide ne pourrait y exister pour o,oG, comme il l’a indiqué, sans modifier la forme et la formule de ce minéral ; c’était sans doute de l’oxyde de chrome auquel on
a reconnu la propriété de colorer en rouge dans certaines circonstances.
Le rubis spinelle est rouge et se taille comme pierre précieuse, quand il est d’une belle teinte. Sa valeur est assez considérable. Son poids spécifique varie de 3,64 à 3,76. Attaqué par la potasse, repris par un acide et précipité à froid par le bicarbonate de soude, le spinelle donne un précipité blanc du carbonate de magnésie par l’ébullition.
Le spinelle existe dans les terrains cristallisés, dans les roches micacées, les dolomies, etc. On le trouve aussi dans des sables d’alluvion. (Geylan, Pégu.)
PeÉonaste. Caudite, spinelle noir. | q3 pgj | 4“ | O F
pèce ne semble différer de la précédente que par la quantité de fer qui est plus considérable. Sa couleur est noire, et son poids spéci fique varie de 3,6 à 8,7. Ses caractères chimiques sont les mômes que ceux du spinelle.
C’est au pleouaste amorphe que le nom de candite appartient ex* clusivement,
Le plëonaste a ëte' trouve' dans des de'bris de basaltes et de trachytes. Le plus commun se rencontre dans les roches chloriteuscs de la Somma, au Yësuve. Il accompagne aussi le spinelle dans les terrains meubles.
CsrAHMTE. Spinelle zincijère, automaUte^ aluminate de zinc. Aî^, O Zn,
1 Ai= 1 ( O Zn 1
ou plutôt : < Si^ / -f- ? >. La couleur de la gahnite varie du
(o^Fe-» fOFe)
verdâtre au grisâtre ; sa densitë est de 4,23 à 4,7. Re'duite en poudre fine et calcine'e avec la soude, elle laisse sur le charbon un cercle blanc d’oxyde de zinc.
La gahnite est rare. On la rencontre dans des schistes talque ux ou chloriteux. (Ericmann, prés de Fahlunj Franklin, dans le New- Jersey).
PeoNGOMME. Plomb gomme , aluminate de plomb hydraté. O^Ah^OPh-j- 6 O Substance amorphe , ressemblant à des morceaux de gomme par la forme et la couleur. Lorsqu’on la chauffe dans un tube de verre, elle donne de l’eau. Sa poudre, chaufïe'e sur un charbon avec du carbonate de soude, donne un globule de plomb ou un anneau jaune, suivant qu’on la chauffe au feu de re'duction ou au feu d’oxydation.
Le plongornme se trouve à Huelgoat, dans le departement du Fi nistère.
BORATE. Ce genre ne renferme que deux espèces; il est établi sur la présence de l’acide borique.
Borax. Tinkal, chrysocolle, borate de soude hydraté. 2 (O^ B'), O Na-|“ 10 O H*. Substance incolore, limpide ou blanche, quand elle est effleurie ou gris jaunâtre, cristallisant en prismes obliques rectangulaires, inclinés sur les bases de 1060 3o'. Son poids spécifique est de 1,74. Le borax est soluble dans l’eau; sa dissolution, concentrée, donne un précipité nacré , incolore , borique, par l’acide ni -
trique, et ne précipite point par le carbonate de potasse. Chauffé au chalumeau , le borax se boursoufle considérablement et finit par donner une perle vitreuse, transparente.
Le borax existe en dissolution dans des lacs de l’Inde, de la Perse, de la Chine, etc. On le trouve aussi à l’état solide, en cristaux isolés et entourés d’une matière grasse d’apparence savonneuse.
Le borax est employé pour souder les métaux : en fondant, il les recouv^re d’uidenduit vitreux, qui en empêche l’oxydation et favorise l’écoulement et la soudure devenue liquide par l’action de la chaleur.
d’histoire naturelle. 125
BoRACiTE . Magnésie horatée , borate de magnésie. 4 (O^ R’), 3 O Ma . Substance blanche ou limpide, cristallisant en cnbes à modifications irre'gulières, ou en rhomboèdres très voisins du cube. Elle est pyroclectrique , et cela permet d’admettre qu’elle appartient au système cubique, quoiqu’elle pre'sente des modifications irre'gulières; mais, selon M. Brewster, elle jouit de la double re'fraction qui ne s’observe pas ordinairement dans les cristaux cubiques. De nouvelles observations sont indispensables pour lever les doutes qui existent à cete'gardj car il n’est peut-être pas impossible que des cristaux cubiques, formes de molécules rendues asymétriques par la nature des atomes qui les constituent, quoique leur groupement soit régulier, présentent la double réfraction.
La boracite a un poids spécifique de 2,56, et est assez dure pour rayer le verre.
Cette espèce minérale, qui mérite le plus grand intérêt de la part du physicien, est malheureusement assez rare. Elle a été trouvée dans une espèce de gypse, dans le Brunswick et le Holstein.
M. Beudant cite un borate de chaux et un borate de fer qui sont très peu connus.
BOROSÎLICATE. Genre très difficile à caractériser. Le petit nombre d’espèces qui le composent étant réduites en poudre, calcinées avec la soude et dissoutes dans l’acide nitrique, donnent, après l’évaporation jusqu’à siccité, un résidu de silice insoluble dans l’eau acidulée. Les eaux des lavages, après avoir été précipitées par le carbonate de soude, décantées ou filtrées, et concentrées, donnent, par l’acide nitrique, un précipité d’acide borique incolore et nacré, qui communique à l’alcool la propriété de brûler avec une flamme verte.
Nous ferons observer ici que la silice paraît être isomorphe avec l’acide borique, et qu’ils peuvent se remplacer mutuellement. Cela per met de comprendre plusieurs analyses et de simplifier quelques formules.
Datholite. Borosilicate de chaux hydraté. Substance h3mloïdc ou blanchâtre, cristallisant en prismes rhomboïdaux de io3o 4?/. Son poids spécifique est de 2,98. Par la chaleur, elle donne de l’eau, sc boursoufle et fond en donnant une perle vitreuse. Elle sc dissout incomplètement dans l’acide nitrique. La liqueur donne un précipité blanc par l’oxalate d’ammoniaque. La composition de la datliolite n’est pas très bien établie, elle paraît avoir pour formule : 4 ( Si’ ) -f' 3 (O^ B’ -f- 2 O Co -j- O H’). Trouvée dans les minerais de fer magnétique de Nodebro, près d’Arendal, en Norwége.
î/a lîoTRYOLiTE cst Un auti'e borosilicate de chaux hydraté, qui paraît
avoir po\ir formule ; 2 (O^ Si^) E"" + 'i (O Ca) -f- 2 O H’. Ses
caractères chimiques et son gisement sont les mêmes que ceux de la datholite.
ToüKMAtiWE. Scliorl électrique, indicolite , ruheUite, sibérite.
La formule de la tourmaline peut être e'tablie ainsi qu’il suit ; j
/O K N lO Na j
jo Li r
-j- s O Ma > ou d’une manière plus simple et plus j O Ca 1 fo Fe \
\0 Mn/
ge'nërale : 4 (O* X^) 4~ C D. Cette substance est très connue à cause de la propriété' pyro-êlectrique dont elle jouit au plus haut degré j il en a été parlé page 45. Les variétés de cristallisation que présente la tourmaline peuvent dériver d’un rhomboèdre obtus de i34o environ; mais sa forme dominante est le prisme triangulaire équilatéral. Elle se présente encore souvent sous forme de prismes cylindroïdes, à cause du grand nombre de faces qui les entourent. Lorsqu’elle pos- * sède des sommets cristallisés, ce qui est fort rare, ils présentent des défauts de symétrie, comme on en voit un exemple dans la fig. 1 1 de la planche vm.
La tourmaline n’est pas moins remarquable par ses propriétés optiques que par sa propriété pyro-électrique . Des plaques de tourmaline, taillées parallèlement à l’axe d’un prisme naturel, laissent passer la lumière, si on les pose l’une sur l’autre, en conservent le parallélisme des axes ; mais elles l’interceptent aussitôt qu’on vient à les croiser. Le passage de la lumière peut être rétabli, en plaçant entre elles des lames minces de différentes substances , telles que le gypse, etc. ^
La tourmaline, exposée au feu du chalumeau, fond difficilement et se boursoufle un peu.
Elle offre des variétés de couleurs qui correspondent à quelques différences de composition dues au remplacement plus ou moins complet de bases isomorphes les unes par les autres. C’est sur cela que M. Brongniart a établi les trois variétés suivantes : le schorl en prismes vitreux , transparens ou opaques , présentant la couleur brune (Castille), la couleur noire (Groenland, France, Rrésil, etc.), qui contient beaucoup de fer et peu d’oxyde de manganèse; la Brésilienne \erX,G, ou bleuâtre (Etats-Unis d’Amérique, Saint-Gothard), qui renferme plus de potasse, de soude ou de lithine que la précédente, et moins d’oxyde de fer; la RuhêlUte , de couleur rose, rouge ou violette (Moravie, Inde, Pégu, Ceylan, Etats-Unis d’Amérique), qui contient plus d’oxyde de manganèse et de la lithine.
d’histoire naturelle.
Les tourmalines se trouvent dans les terrains primitifs ; elles y sont presque constamment disséminées et très rarement implante'es. Les roches dans lesquelles on les rencontre le plus souvent sont le granit, le feldspath, les micaschistes, la dolomie, les roches talqueuses.
AxiNiTES. Schorl 'violet; janalite. La formule de l’axinite est douteuse. En réunissant la silice, l’acide borique et l’alumine, et en admettant que celle-ci a été, dosée un peu trop haut, à cause de la difficulté que l’on éprouve pour la laver dans les analvses, on trouve
03 SiM / O Ca
03 I . J O Fe
03 Ah 1 ^ J O Mn
) 10 Ma
parente et colorée en violet, ou en brun, ou en vert de bouteille peu foncé. Ses cristaux sont très aplatis et présentent, des faces inclinées qui les rendent tranchans. Ils dérivent d’un prisme oblique à base de parallélogramme ohliquangle de i35° lo', incliné de 134® 4o^ et de i i5o 17^ Ils raient le feldspath, et leur poids spécifique est de 3,21 .
L’axinite fond au chalumeau en se boursouflant, et donne un produit vitreux de couleur foncée.
C’est dans les terrains de cristallisation que l’on trouve i’axinite: elle accompagne tantôt des protogynes (Dauphiné, Baréges, etc.) 5 tantôt des roches qui contiennent de l’amphibole (Schneeberg, en Saxe).
Cette substance esttrans-
qu’elle peut être
FLUOSILICATES. Les fluosilicates pourraient bien ne point contenir d’oxygène, et n’être que des fluosiliciures. Cela devient excessivement probable, si l’on considère que, malgré l’habileté des chimistes qui les ont analysés, l’alumine et l’acide hydrofluorique ont dû être évalués à une dose trop basse. Dans cette dernière hypothèse, le genre fluosiliciure aurait dû être supprimé : la topaze et la picnite auraient été rangées dans le genre aluminium, et la condroditc l’aurait été dans le genre magnésium. Quoi qu’il en soit, les fluosilicates sont infusibles, ou à peine fusibles au chalumeau 5 ils sont inattaquables par les acides et se reconnaissent à ce que, après avoir été pulvérisés et chauflés assez longtemps avec le carbonate de soude en grand excès, ils donnent, par l’acide sulfurique concentré, des vapeurs qui corrodent une lame de verre que l’on y expose. Cela est rendu très sensible quand la lame de verre a été enduite d’un peu de cire, et que l’on y a tracé des caractères avec une épingle. Ces caractères deviennent visibles après que l’on a enlevé la cire. Le résidu sur lequel l’acide sulfurique a opéré son action, après avoir été desséché, puis traité par l’eau, laisse de la silice. V. les caractères génériques des Silicates.
Topaze. Pyrophysalite , rubis du Brésil^ Jîuo silicate d’alumine y ou fluosiliciure d’aluminium. Composée en centièmes, de silice, 34,3; d’acide fluorique 7,7, d’alumine, 58, o. En transformant par le calcul toute la silice et toute l’alumine en silicium et en aluminium, et, en admettant que ce qui manque pour compléter les 100 parties est du fluoré, on arrive assez exactement à cette formule, qui est très simple ; FP Si, Al.
La topaze est ordinairement limpide , incolore , ou jaune , ou bleuâtre; sa dureté ne le cède qu’au corindon. Sa densité est’de 3,5 environ. Elle jouit de la propriété cle s’électriser par le frottement, par la pression et par la chaleur. Sa forme dominante est un prisme droit rliomboïdal de i24o 3o', qui présente un clivage très net perpendiculairement à son axe principal.
La topaze est infusible au chalumeau; le liquide provenant du lavage du résidu du traitement de la topaze par la soude et l’acide sulfurique, étant évaporé à siccité, se colore en beau bleu par le nitrate de cobalt au feu du chalumeau.
La topaze existe parmi les terrains cristallisés , dans des roches variables, telles que le granité, la pegmatite, le gneiss, le micaschiste, où elle se trouve implantée ou disséminée. Tantôt elle est même comme par tie constituante dans une roche, que l’on a nommée topazozème ; tantôt elle est roulée et arrondie sur tous ses angles; dans ce cas, elle présente toujours un clivage net qui permet de la distinguer du quartz.
Les principales localités qui fournissent les topazes sont la Sibérie, le Brésil, la Saxe. Ces dernières ne s’électrisent par la chaleur qu’autant qu’elles sont isolées, et, lorsqu’on les chauffe, elles ne se colorent point en rouge, comme celles des premières localités, qui portent le nom de faux rubis balais. Chacun sait que les topazes se taillent pour la bijouterie. Il faut les distinguer dp la topaze orientale , qui est un corindon. P~. p. 88. Le quartz jaune taillé porte aussi le nom de topaze ; mais il est moins dur qu’elle et n’a pas la même valeur.
riCNITE. Schorl blanc, prismatique, leucoUte cV jiltenberg, topaze bacillaire ou cjlindroide . Comme Haüy et M. Brongniart, je pense que la picnite n’est qu’une variété de la topaze, et qu’elle doit être représentée par la même formule. M. Beudant pense, au contraire, que la composition de la picnite diffère de celle de la topaze : elle est en morceaux cyiindroïdes striés longitudinalement. Du reste, ses principales propriétés sont les mêmes que celles de la topaze, si ce n’est qu’elle s’élefctrise beaucoup plus difficilement. Cette petite différence tient sans doute à ce qu’elle est moins homogène. On la rencontre principalement à Alteflberg, en Saxe , parmi des minerais
d’histoire naturelle.
tl’étain. Elle est souvent dissëmine'e clans une roche forme'e de mica, de talc et d’une petite cpiantitë de feldspath.
CoivDRODiTE. Maclurite , hrucite, Jîuosilicate de magnésie y ou plutôt fluosiliciure de mognésium. FP Si, Ma^. La condrodite cristallise dans le système du prisme oblicjue à bases rectangulaires ; elle raie le feldspath, mais elle est rayée par le quartz. Le feu du chalumeau suffît à peine pour la fondre. Après c^u’on l’a calcine'e avec la soude, qu’elle a subi l’action de l’acide sulfurique, si l’on dessèche le résidu, et si on le reprend par un acide dilué, il dissout la magnésie, qui n’est point précipitée à froid par le bicarbonate de soude, mais qui l’est à chaud.
La condrodite est assez rare ; on l’a trouvée à Sparta, dans le New- Jersey; en Finlande, dans les roches de calcaire grenu.
SILIC ATES. Les silicates sont très nombreux ; ils forment à eux seuls les deux cinquièmes des espèces minérales connues. On les distingue en isolant l’acide silicique qu’ils renferment. Pour cela , il faut les réduire en poudre très fine, les mêler, à cinq fois leur poids, de carbonate de soude , et les chauffer fortement. Le produit de la réaction doit être entièrement soluble dans l’acide nitrique étendu d’eau. Par l’évaporation , il se prend en gelée , se desséche entièrement , et laisse une matière que les acides ne peuvent redissoudre quen partie : le résidu est l’acide silicique, blanc et pulvérulent, qui doit être infusible et irréductible au chalumeau, mais qui doit donner une perle vitreuse, transparente, avec le sel de soude , et une perle opaque avec le sel phosphore.
L’essai précédent est souvent inutile. Quand on a l’habitude de voir des minéraux, on distingue facilement les silicates , qui jouissent , dans la plupart des cas, d’une assez grande dureté , et sont souvent doués de transparence. Le doute ne portant que sur un pelit nombre d’espèces, on les distingue par quelques caractères, tels que l’infusibilité, la fusibilité, la présence ou l’absence de l’eau par la chaleur; l’action des acides, qui est nulle ou qui les transforme en gelée, etc.
Si nous n’avions rapporté ici tous les silicates que M. Brongniart a placés parmi les autopsides , il aurait été impossible d’établir ce groupe sur des caractères exclusifs et tranchés.
La multiplicité des silicates exige que l’on établisse quelques coupes parmi eux. Elles sont fondées sur le nombre des bases ou sur leur nature , et sur la présence ou l’absence de l’eau, ainsi que cela est indiqué par le tableau suivant :
de bases isomorphes.
Silicates./
de ses isomorphes, d’alumine et de glucyne.
de zircone.
\ de thorine.
' alumineux.
ti
l d’yttria.
tt
1 calcaires.
ttt
1 magnésien s.
tttt
/ manganésiens.*j''}"|''|''|"
1 ferreux.
tttttt
1 cériques.
ttttttt
f zinciques.
tttttttt
' cupriques.
ttttttttt
j anhydres.
\ hydratés.
tt
Silicates anhydres ou hydratés , ne renfermant qu’une seule hase ou qu'une seule sorte de bases isomorphes.
•f Silicates alumineux.
Liqueur provenant du traitement du silicate par la soude, l’eau acidule'e, etc., donnant par l’ammoniaque un pre'cipite gélatineux, abondant, incolore ou colore' par des matières étrangères. La poudre de ces silicates devient bleue au feu d’oxydation par l’addition d’un peu de nitrate de cobalt.
DISTHÈN.E. Cyanite, sappare, schorl bleu (O^ Si*, 2 0^ Al*). Subsstance en cristaux prismatiques dérivant d’un prisme oblique à bases de parqllélograrame obliquangle de 106® i5', incliné de ioü°5o' et de 98° 1 5' ?
Le distbène peut être incolore ou blanc , mais il est le plus ordinairement bleu 5 on en rencontre de jaune, de rougeâtre, de noir^ etc. Sa densité est de 3,3 ; il est moins dur que l’acier.
Le distbène est tout à fait infusible au feu du chalumeau ordinaire. Le; disthène se trouve, dans un grand nombre de localités, dans le micaschiste , la pegmatite , etc. , avec du grenat , de la staurotide, etc. M. Beudant rapporte la picnite de Saxe au disthène j mais la grande
d’histoire naturelle.
quantité de fer qu’elle contient ^ et dont il n’a pas tenu compte, paraît l’en e'ioigner.
Elle est en prismes indéterminables, feuillete's, d’une couleur foncée. (Schnéeberg , Saxe.)
SiLLiMAivïTE . Cette substance a pour formule Si % Al Elle cristallise en prismes rbomboïdaux obliques de 106» 3o', dont l’axe es incliné sur la base de ii3o, qui peuvent se cliver parallèlement à sa grande diagonale. Sa densité est de 3, 4i • sa couleur est brune. Elle raye le quarz et ne fond point au chalumeau. Elle a e'té trouvée, à Saybroock, dans le Connecticut , dans une veine de quartz traversant le gneiss.
hà Bucholziie et la /.ee/d/jc viennent après cette substance , par leur composition.
Staukotide. Grcifiatite ^
mule 03 Si’ j
\ 03 Fe’
piej're de croix. Cette substance a pour forc , Sa forme cristalline est un prisme rhom-
boidal de 129 20'. La hauteur de ce prisme est au côté de la base
comme 4 est à 3. La densité varie de 3,2 àd,^. La staurotide est ordinairement de couleur brune noirâtre et opaque , quelquefois rouge et translucide. Elle raye le quarz , mais est moins dure que la topaze. Elle fond très difficilement au chalumeau, en scorie noire. La solution pure de la silice donne un abondant précipité de bleu de Prusse , par le cyanure jaune.
Ce minéral, toujours accompagné de grenat, se trouve principalement en Bretagne , dans les Etats-Unis, au Saint-Gotbard, etc.
Tiuclasite. La triclasite a pour formule 2 (O^ Si’), O^ Al*, 3 O H*. Elle cristallise en prismes rbomboïdaux de 109® 3o' , dont la base est inclinée sur l’axe, de 1010 3o'. Elle aune densité de 2,62; sa couleur tire sur le jaune ou le brun. Elle est rayée par une pointe d’acier, perd de beau parla chaleur, et ne fond point au chalumeau. Trouvée à Fablun, en Suède, dans du talc.
Les espèces cymolite et sévérité se rapprochent de la précédente , par une composition analogue.
iVoivTROiviTE. Cette substance a une formule semblable à la précédente, mais l’alumine se trouve remplacée par le sesqui-oxide de fer 3 ( 03 Si*), 03 Fe*, 3 O H*. Sa couleur est jaunâtre; elle se laisse entamer par l’ongle , et est attaquée par l’acide chlorhydrique en donnant une gelée siliceuse. Sa dissolution contient du fer qui précipite en bleu par le cyano -ferrure de potassium. Elle est en rognons dans une masse de peroxide de manganèse à Saint-Parrioux.
CORCS ANORGAN. MiNF.RAr,.
l5o TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
CoLLYRiTE. Substance n’ayant aucun aspect cristallin , ressemblant à une gelee presque solide, tendre, et tombant en poussière par son ex)>osition à l’air. La quantité' d’eau qu’elle renferme paraît variable ; cela peut tenir à ce qu’elle n’est qu’en partie combine'e. O^Si^, 3 Al^. (Hongrie, Pyre'nèes.)
La collyrite peut former un genre qui renfermerait la pholerite et la lenzinite.
/Illophaive. Substance amorphe, translucide , opaline, à cassure conchoïdale, pesant spéc. i, 88 cà i, q : raye'e par le spath fluor et rayant le gypse. Abandonnant de l’eau quand on la chauffe et ne fondant point. Sa composition peut être repre'sente'e par 2(0^ Sff ), 3 (O^ Ah) 18 OH^ (Schne'eberg , en Saxe.)
SIalloysite. 4(0^ Si^),3 (O^ Ah), 6 OH^. Substance blanche translucide ou brune et opaque, se taillant avec un couteau et pre'sentant une coupure lisse. La chaleur en chasse de l’eau , et les acides la dissolvent en formant une gelée siliceuse. L’halloysite a été trouvée dans les environs de Liège et de Namur. M. Viot l’a aussi rencontrée dans le calcaire grossier des environs de Mantes.
Silicate d’yttria
Gadoluvite. Yttrite. Sa formule est Si’, Y’. Les cristaux très rares de cette substance sont des prismes obliques rhomboïdaux d’environ 1 15°. Sa densité est de 4 , 28. Elle a une couleur noire brunâtre ou jaunâtre , une structure granulaire 5 quelquefois elle est vitreuse. Rayant facilement le verre j fond au chalumeau, en verre opaque. Les acides l’attaquent en donnant une liqueur précipitable parles alcalis, qui ne peuvent redissoudre le précipité formé. Ce précipité est , en partie , soluble dans le carbonate d’ammoniaque, La liqueur précipite aussi par l’acidc oxalique et le cyano-ferrure jaune de potassium.
Cette substance a été rencontrée peu souvent dans quelques localités de la Suède , parmi les dépôts de pegmatites.
Silicates de chaux 'fi'i**
WoEEASTONirE. Spath en table. 2 (O^ Sh), 3 Ca O. La wollastonite paraît dériver d’un prisme rhomboïdal de 960 20'. Elle est blanche , nacrée ; sa dureté est un peu plus grande que celle du verre. Sa densité est de 2, 8G. Elle fond difficilement et donne un émail blanc. La liqueur provenant du traitement par les alcalis et un acide , etc., donne un précipité blanc abondant d’oxalate de chaux par l’oxalate d’a minoniaquc.
La wollastonite se trouve dans les dolérites et un calcaire lamelîaire ( Castle-lîill , Écosse; Massachussets, en Pens)dvanie).
d’histoire naturelle. l3l
V Edelforse est un trisilicate de chaux qui doit être plac^ auprès de la wollastonite.
Silicates magnésiens
La liqueur provenant du traitement du silicate , après en avoir se'paré la silice, ne donne que peu ou point de pre'cipité par l’acide sulfurique , et en donne un abondant de carbonate de magnésie par le bicarbonate de soude ou le sesqui-carbonate d’ammoniaque, à l’aide de l’éhullition.
Talc, Craie de Briançon, Si’, O Ma, O H’. Substance douce au toucher, rayée par l’ongle, blanche ou verdâtre , possédant quelquefois l’éclat nacré, donnant de l’eau par la chaleur, et laissant un résidu infusible au chalumeau.
L’espèce nommée pyrallolite paraît se rapporter au talc , selon M. Beudant 5 elle cristallise en prismes rhomboïdaux de i4o® 49', et se trouve dans la paroisse de Pargas , eu Finlande.
Stéatite. Craie d’ Espagne. 2(0^ Si’, O Ma), O H’. La stéatite paraît moins douce au toucher que le talc ; elle est généralement compacte et possède une faible dureté. Sa densité varie de a, 6 à 2,8. Elle possède les caractères chimiques du talc.
Marmolite. Si’, 3 (O Ma , OH’)? Cette substance est difficile à distinguer par ses caractères extérieurs de plusieurs variétés de talc et de serpentine. Elle est laminaire et possède un éclat nacré; la disposition des joints des lames paraît indiquer un prisme à quatre pans. Sa densité est de 2,47.
i OCal
Serpentine. 4(0^ Si’)^0 Ma! 6 H’ O. La serpentine est plus corn-
) O Fe j
pacte et plus dure que les espèces précédentes. Elle présente diverses couleurs, qui sont principalement le vert, le jaune, le brun et le gris; souvent les couleurs sont mélangées. Elle peut se tailler facilement et se polir. Sa densité est de 2,64. Ses caractères chimiques sont les mêmes que ceux des espèces précédentes.
La serpentine se tourne pour faire des mortiers et autres vases, etc.
Le talc, la stéatite et la serpentine se trouvent tous dans les terrains intermédiaires, à la base des schistes.
Magnésite. Ecume de mer. O’ Si’, O Ma, 2 O H’. Substance blanche , rude au toucher, facilement entamée par l’acier, dont le poids spécifique est de 2,6 à 3,4. Elle donne de l’eau par la chaleur et possède les caractères chimiques des espèces précédentes.
La magnesite ne forme point de couches à elle seule, elle est en veines ou en rognons dans les gîtes des espèces pre'ce'dentes. On en trouve aussi dans des calcaires infe'rieurs au gypse, à Montmartre et à Saint 'Ouen , près Paris.
La magnesite du levant est taillée pour faire des pipes.
La quincjte est une variété' de magnésife dans laquelle la magnésie se trouve, en partie, remplacée par le protoxide de fer. Le gisement de cette substance est le même que celui de la magnésite, (Quincy , département du Cher.)
La picrosmine est aussi un silicate de magnésie hydraté qui affecte la forme du prisme rectangulaire. On l’a trouvée à Presniz , en Bohême.
Diallage. Sous le nom de diallage on réunit plusieurs substances verdâtres ou brunâtres, à cassure donnant des indices de cristallisation qui conduisent à un prisme rectangulaire incliné de 109°. Le diallage est, rayé par une pointe d’acier, donne de l’eau par calcination, fond au chalumeau en verre blanc et se dissout peu dans les acides. Sa formule est douteuse. Par l’analyse on en retire de la silice, de la magnésie et de l’eau. Cette substance se rencontre principalement dans les dépôts serpentineux.
Le diallage métalloïde et la chatoyante forment des sous espèces dont la composition n’est pas mieux déterminée.
La Condrodite et plusieurs silicates doubles sont annexes de ce groupe.
Pyroxènes. Sous ce nom l’on réunit plusieurs espèces dont la composition chimique, considérée sous le point de vue de la nature des éléments qui la constituent , est très variable, mais qui sont surtout caractérisées par leur formule générale de composition et par leur forme, qui sont invariables. Les élémens chimiques qui varient sont tous isomorphes, et peuvent se substituer les uns aux autres sans apporter de grands changemens dans les propriétés physiques de ces
(OCal
corps. La formule générale est 2 Si’, ^ q La forme est un
I O Mn)
prisme rectangulaire oblique, dont l’inclinaison varie fort peu dans les espèces connues.
(i) Peut-être existe- t-il des sesqui-oxides dans les pvroxènes. Dans ce cas, ils seraient en remplacement de la silice.
D HISTOIRE NATURELLE
DWFSIDE. Pyroxène blanc, Sahlite , Fassaïte , Malakolile^, Ma-
I O Ca )
cliirile (O^ Si ^), 3 s q Ç .Cette substance est incolore, enfumëe,
verdâtre, transparente ou translucide. Elle se clive parallèlement aux pans d’un prisme rectangulaire oblique ou d’un prisme rhom* bo’idal de 9-2® 55’. La base est incline'e à l’axe de 1060 25’. Son poids spécifique varie de 3,25 à 3,34. Elle peut rayer le verre et est entamée par le quarz, Elle fond au clialumeau en un verre incolore , n’est pas altérée par les acides, et présente les réactions de la chaux et de la magnésie lorsqu’elle est dissoute.
Cette matière est recherchée par les physiciens à cause des propriétés particulières dont elle jouit sous le rapport de l’optique.
HEDENBERGITE. Pyroxène noir, jlugiic , Jeffersoniie. Ce minéral, qui a la même composition que l’espèce précédente , à cela près que le protoxide de fer remplace la magnésie, est de couleur verte tirant sur le noir ou bien entièrement noir. Il peut rayer le verre, et a une densité de 3, 10 à 3,i5. L’hedenbergite est facilement clivable parallèlement aux pans d’un prisme rhornboïdal dont l’axe serait incliné sur la base de 106° 12’. Cette forme a été donnée, pl. 8, fig. 10. Par l’action du chalumeau, on peut le fondre en verre noir. On reconnaît facilement la présence de la chaux et du protoxide de fer dans cette
substance qui a pour formule (0^ Si^), ^ | q | •
(OFe)
HYPEBSTÈNE. Pauüte (O^ ^^i ’ )? 3 S c . Cette substance cristallise en prismes rhomboïdaux de 980 ^ elle est noir bronzé, d’une densité de 3,38 et raye à peine le verre. Les acides n’agissent pas sur elle; le chalumeau la réduit en verre noir. Elle a été trouvée au Labrador, à l’île Saint-Paul et dans c[uelques autres localités.
L’hyperstène se taille pour pierre d’ornement.
Rothbraunsteinerz. Ce minéral est un véritable pyroxène dont la base est du protoxide de manganèse. Est-ce le rhodonite de M. Beudant?
Amphibole. Ce genre renferme plusieurs espèces réunies, à cause de leur même formule, qui est un bisilicate d’une des bases isomorphes
j O Ca \
avec la chaux. 2 (O^ Si^), 3
j O Fe i O Mn
Ces substances cristallisent en
prismes rectangulaires obliques qui se clivent parallèlement aux pans tl’un prisme rhomboidal de 1 24“ 3i’, ayant la base inclinée à l’axe de iofi°. V. pl. 8, fig. 9.
Les amphiboles se trouvent dans les terrains d ; cristallisation, au milieu des gneiss. Elles sont plus gëne'ralement disséminées dans la dolomie, les roches talqueuses, le quarz, etc.
TBÉMOLITE. Grammatite, amiante. La trémolite est à bases de chaux et de magnésie. Elle cristallise en prismes obliques rhomboïdaux de i26oà 127°. Elle est blanche ou verdâtre, et ordinairement peu colorée. Sa densité est de 2,93 3,i5. Elle raye très difficilement le verre, n’abandonne pas d’eau par calcination; fond au chalumeau , en verre blanc translucide ou opaque. L’oxalate d’ammoniaque , et ensuite le carbonate de soude, produisent des précipités abondans d’oxalate de chaux et de carbonate de magnésie dans la solution de cette substance.
La trémolite se trouve, tantôt blanche et translucide, à Guilsjo; tantôt jaunâtre, à Fahlun ; quelquefois d’un gris brunâtre, ce qui in dique qu’elle est impure.
L’espèce nommée humboldtilite se trouve placée ici après la trémolite, à cause de sa composition, qui la rapproche beaucoup de cette dernière. Elle cristallise en prismes droits à base carrée , raye le verre, a une densité de 3,io4, et donne de la silice en gelée par les acides. Elle se trouve aux environs du Vésuve.
ACTINOTE. Schorl vert, amphibolite, asbeste. Cette substance, d’une couleur vert noirâtre, plus ou moins intense, est à bases de chaux et de protoxide de fer. Elle cristallise en prismes obliques rhomboïdaux de 124° 3o'. Elle raye le verre; son poids spécifique varie de 3 à 3,55. L’actinote est difficilement attaquée par les acides ; fusible au chalumeau, en verre noirâtre. Le cyano-ferrure jaune de potassium donne naissance à un précipité bleu dans la solution de cette substance. On y reconnaît la présence de la chaux par l’oxalate d’ammoniaque .
On donne le nom d’amiante à diverses substances minérales , en prismes très déliés imitant quelquefois des fils de matières organiques, et pouvant même être filés et tissés en les mêlant avec du coton que l’on brûle quand l’opération est terminée. L’amiante résiste au feu et le tissu conserve ses propriétés. Ces substances appartiennent , dans la plupart des cas , à l’amphibole ; mais on en trouve aussi dans les pyroxènes , etc.
Silicates mangané siens ■fT'fi’i'o
Ces silicates , fondus avec de la potasse , donnent une coloration verte très apparente. Chauffés au chalumeau avec du borax , ils le colorent en violet au feu d’oxidation. Enfin la liqueur qui provient du
d’histoire naturelle O î55
traitement du silicate par la sonde, etc., donne, avec le sulfh ydrate d’ammoniaque, im précipité rose de sulfure de manganèse.
Rhodonite. Hydropile , manganèse rose. Ce silicate est représenté par 2 Si’, 3 O Mil. (V. pyroxène , Rothhrannsteincrz ). Il est toujours de couleur rose violacé, à structure compacte et granulaire, très rarement cristallisé eu prismes rhomboïdaux inclinés de 87'’ 5'. Sa den sité est de 3,6 à 3,9.
Cette substance raye fortement le verre et esb assez dure pour faire feu sous le briquet. Elle fond, au feu de réduction , en émail rose , et donne , par la potasse , la couleur verte qui caractérise le manganèse.
Le rhodonite, qui se présente cristallisé, lamellaire, granulaire ou compacte, se trouve, en Suède, au milieu de l’oxide de fer magnétique, ou avec du plomb argentifère (Kapnik, Nagy-ag, en Transylvanie). Les belles variétés compactes de cette substance sont employées pour faire des boîtes et d’autres objets.
La torrélite est une substance qui paraît se rapprocher beaucoup du rhodonite. Elle en diffère cependant en ce qu’elle est infusible au chalumeau, qu’elle contient de la ehaux , de l’oxide de manganèse et peut-être du cérium.
Elle a été rencontrée dans le New-Jersey, parmi des minejais de fer.
Ma KCELiiVE. Manganèse de Piémont, hn marceline est un silicate de sesqui-oxide de manganèse; elle a pour formule Si’, 0^ Mn’. De couleur noirâtre, elle a un faible éclat métalloïdique ; elle cristallise en octaèdre à base carrée. Sa densité égale 3 , 8. Elle peut fondre au chalumeau sans changer de couleur, et donne du chlore gazeux par l’aeide chlorhydrique.
Cette substance n’a encore été trouvée qu’à Saint-Marcel, en Piémont, où elle est en assez grande quantité parmi les micaschistes.
Opsimose. Cette substance est amorphe , noire , et donne une poudre brun jaunâtre ; la chaleur en dégage de l’eau, la rend d’une couleur gris clair, et peut ensuite la fondre en verre vert ou noir, suivant qu’on cherche à la réduire ou à l’oxider. Elle est attaquée par les acides, et la solution précipite en rose par les sulfures alcalins.
L’opsimose est eomposée de O^Si’, 3(0 Mn), -j- 3 0 M’. On ne l’a encore j’encontrée ({u’à Klaperude , en Dalécarlie.
Photizite. Le photizite est de couleur rose, jaunâtre, grise, etc. ; compacte et panaché. Il raye le rhodonite; sa densité est 2,8. Il donne de l’eau par la chaleur et ne fond que très difficilement. Sa composition n’est point parfaitement déterminée ; on sait seulement que c’est un silicate de manganèse, contenant souvent du carbonate (jui s’y trouve mélangé.
Vallagite est encore un silicate de manganèse mélange de carbonate du même oxide. Cette substance, qui est verte ou brune rougeâtre, est compacte et quelquefois fibreuse. Elle ne donne pas d’eau par calcination.
Bustamite. Cette espèce est un silicate où une partie du protoxide de manganèse est remplacée par de la chaux.
s Si’-, 3
O Mn ) O Ca )
. Elle se trouve en globules , dont l’intérieur pré-
sente une structure radiée; les globules sont opaques et de couleur gris pâle , tirant sur le rose ou le vert. Cette matière raye le feldspath. Sa densité est 3,i2 à 3,23.
La Bustamite a été trouvée dans l’intendance de Puebla , au Mexique. Jusqu’ici on ignore son gisement.
Pyrodmalite. Cette substance est un silicate de fer et de manganèse , où se trouve de plus une certaine quantité de chlorure de fer, 2 0^
a ^ ^ , plus le chlorure. Elle est de couleur brun verdâtre
’ ) O Fe r
cristallisant en prismes obliques à six pans, et pouvant se cliver facilement. Sa pesanteur spécifique est 3, 08. Elle est entamée très fortement par le verre ; quand on le chauffe, elle donne d’abord un peu d’eau, puis une matière jaune odorante, qui est le chlorure de fer; si on la fond au chalumeau, on obtient un globule noir, qui, avec la soude , fournit la réaction de l’oxide de manganèse.
Cette espèce se trouve dans des masses de fer magnétiques, à Bjelke, en Vermeland.
La knébéUie Si’, 3
vient se placer ici naturellement.
Elle est compacte, d’un gris verdâtre, et fusible au chalumeau.
Silicates ferreux 'f’t'i’i'i'i*-
Ces substances, en partie solubles dans l’acide chlorhydrique, donnent une liqueur qui précipite abondamment en bleu par le cyanure jaune de potassium et de fer.
Crokstedtite. Chloromélane. Silicate de fer hydraté Si^, O Fe-j- Aq, cristallisant en petits prismes à six pans, noirs, solubles en gelée dans l’acide chlorhydrique. Densité = 3,348. Ce silicate se trouve aux environs de Pzibram, en Bohême, et dans le Cornwall.
La cJiloropale a une composition qui peut être représentée par Si’, O Fe -f- 3 Aq. Elle est compacte, de belle couleur verte ; fond, au chalumeau , eu verre noir, et se trouve à Unghar.
La thranlite est un silicate de peroxide et de protoxide de fer, so-
d’histoire naturelle. ï57
îuble dans l’acide chlorhydrique. On la rencontre, mêlée de sulfure de fer, à Bodennais, en Bavière.
Ilvaite. J^énite. liéurite. Si^, 3<^ ï . Cette substance , de cou-
f O Ca ^
leur noire, cristallise en prismes rhomboïdaux de iiC 3o'. Elle est rayée par le quarz , raye le verre; a une densité de 3,82 à 4,o6 ; fond, au chalumeau , en masse noire. Cette matière, attaquée par les acides, donne une solution oèi il se forme un abondant précipité d’oxalate de diaux par l’oxalate d’ammoniaque , et un précipité de bleu de Prusse par le cyanure jaune.
L’ilvaïte se présente en cristaux, ou fibreuse, bacillaire , compacte, etc. Sa principale localité est à l’île d’Elbe; elle est au milieu de roches micacées et talqueuses.
Péridot. Chrysolite , olwine , liyalo-sidérite. Même composition que l’ilvaïte , à cela près que la magnésie remplace la chaux. Si%
3 I . Cette substance se trouve en cristaux vitreux, d’un
i O Fe )
vert foncé, dont la forme est un prisme à base triangulaire ; elle est presque aussi dure que le quarz. Sa densité est 3,3 à 3,4. Aucun acide ne peut la dissoudre et elle résisteaufeu du chalumeau.
Le péridot se trouve dans les laves du Vésuve, et surtout parmi les basaltes ( Auvergne, bords du Fdiin , Saxe, Irlande , etc.) On le rencontre encore dans les géodes de fer météorique de Sibérie.
La bronzite de Siyrie est encore un silicate de magnésie et de fer.
Silicates cériques ttttttt-
Cérêrite. C évite, oclir dite. Cette espèce est un silicate de cérium, hydraté. 03 Si% 3 ( O Ce) 4- 3 O H". Elle est de couleur rose , violâtre , brunâtre ; d’une densité de 4, 98 , donnant de l’eau par calcination , infusible, rayant à peine le verre, et soluble dans les acides. Sa solution donne, par l’oxalate d’ammoniaque, un précipité qui devient rouge brique par calcination. Le cérérite se trouve avec la cérine dans les mines de Saint-Gorans , en Suède.
Cérixe. Cérérine. Ce minéral compacte , noir brunâtre, opaque, d’une densité de 8,77 à 3,8, raye le verre, ne donne pas d’eau par la chaleur, est infusible; soluble en partie dans les acides. La solution présente les mêmes caractères que celle de la cérérite. La cérine est composée de silice, d’alumine, d’oxides de cérium , de fer et de calcium.
Elle se trouve , accompagnant la cérérite , au milieu des ainpîuboles et des miras , dans les mines de cuivre de Saint-Gorans, .à Bid darhytia.
î58 TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
Vallanile est une substance qui se rapproche de la cërine par sa composition , mais elle ne contient point de chaux. Sa forme cristalline paraît se rapporter à un prisme à base carrëe. Elle est vitreuse, noire, rayant le verre, peu fusible au chalumeau, attaquable par les acides. La solution jouit des caractères propres aux sels de cérium. V. CérériiCy p. 187.
Cette substance se trouve au Groenland, au milieu de roches micacées.
li^orthite et la pyrorthite sont encore des substances contenant de l’oxide de cérium , de fer, de chaux, etc. De plus, on y trouve de l’yttria.
Ces espèces donnent de l’eau par calcination , et sont attaquables par les acides. Les solutions donnent la réaction du cérium. Elles se trouvent, à côté de la gadolinite et des mines de cérium , à Fimbo , Korarf, etc.
Silicates 2;mciqwes
'Ces silicates donnent, quand on les traite par un acide, une liqueur -qui précipite en blanc par l’hydrosulfate d’ammoniaque. L’ammoniaque y fait aussi naître un précipité qu’elle peut redissoudre.
\;Vii.LECMi]\E . Ce silicate a pour formule Si^, 3 O Zn. Il cristalliseen prisme régulier à bases hexagonales terminé par des rhomboèdres. Sa densité égale 4, 18. On la trouve avec la calamine de la vieille montagne dans le Limbourg.
Calamixe, hopéite. Cette substance est de couleur blanche ou gris rose. Les cristaux qu’elle forme dérivent d’un prisme rhomboïdal de 102° 3o’, dont la hauteur et les diagonales présentent le rapport des nombres 7, i4 et 12. Sa densité est 3, 42. Elle est assez dure pour rayer le spath-fluor ; une pointe d’acier l’entame difficilement ; chauffée, elle donne de l’eau, mais ne fond pas même à un feu très fort. Les acides peuvent la dissoudre en laissant un résidu siliceux. La solution jirécipite en blanc par l’hydrosulfate d’ammoniaque, et aussi en blanc par l’ammoniaque qui redissout bientôt le précipité formé.
La composition de la calamine est Si^, 3 OZn 4“ OH* ^ •
On rencontre plusieurs variétés de calamine, telles que cristallisée, stalactitique, globuliforme, fibreuse, lamellaire, terreuse, etc.
On la trouve ordinairement dans des dépôts métallifères, particulièrement dans ceux de plomb et de cuivre. (Ecosse; Gazimour, en Sibérie; Rutland, au Derbyshire, etc.)
La calamine sert, dans les arts, à la préparation du zinc et du laiton.
f On a aussi donné le nom de calamine au carbonate de zinc.)
d’histoire naturelle. i59
Silicates cupriques
La solution qui reste après le traitement de la silice donne une belle couleur bleue par l’ammoniaque, et un précipite marron par le cyanure jaune de potassium et de fer.
Chrysocolle, cuwre hydraté siliceux, hydrophane cuivreuse. La cbrysocolle est d’une couleur verte tirant sur le bleu ; elle est compacte, se casse irrégulièrement et possède un éclat semi-vitreux. Elle est très fragile, est rayée par une pointe d’aeier. Sa densité est de 2,o3i à 2,i5g.
Si on la chauffe, elle noircit en abandonnant de l’eau. Attaquée par les acides , elle laisse une gelée siliceuse, et la solution jouit des propriétés énumérées plus haut. Sa formule est a (O^ Si*), 3 (OCu) -1-6 OH*.
Cette substance, souvent mêlée d’azurite, se trouve en petites masses avec les différentes mines de cuivre. Elle se rencontre principalement en Sibérie, Thuringe, Saxe, Sommerville, dans le New-Jersey, etc.
Dioptase, achirite 2 (O^ Si*), 3 (O Cu) 3 OH*. Substance cristallisant en rhomboèdres de 1260 58’, matière verte, vitreuse, d’une densité de 3, 3, donnant de l’eau par calcination, infusible; difficilement attaquable par les acides qui laissent une ^lution où l’on reconnaît le cuivre. Se trouve dans le pays des Kirguis. Très rare.
^ Silicates d’alumine ou de ses isomorphes, eV silicate de chaux ou de ses
isomorphes.
Ces substances, traitées à chaud par le carbonate de soude sec, puis par un acide, et ensuite desséchées, laissent un résidu de silice, quand on reprend la matière par l’eau acidulée. La liqueur qui en résulte précipite en blanc ou en rouge brique par l’ammoniaque. Le précipité blanc est de l’alumine, et le rouge du sesqui-oxide de fer.
La liqueur donne ensuite les réactions de la chaux ou de ses isomorphes.
SILICATES ANHYDRES.
Ne donnant pas d’eau par calcination.
Micas. On a réuni sous ce nom une foule de substances dont l’aspect ressemble à un type primitif du même nom; mais peut-être sont -elles toutes différentes entre elles ?
On leur donne pour caractère d’être foliacées, d’avoir une surface brillante et miroitante, de pouvoir se diviser en feuillets minces et de cristalliser de certaines manières, ce qui est indiqué
par leurs propriétés optiques qui servent aussi à les grouper tant bien que mal. C’est ainsi que l’on distingue des micas à un ou deux axes de double réfraction.
Mica à un axe de double réfraction»
Ils font voir une croix noire entourée d’anneaux circulaires colorés, quand on les place entre deux tourmalines croisées.
Ils sembleraient cristalliser dans le système rhomboédrique.
10 Axe attractif.
Micas en prismes hexagones, d’un éclat onctueux, de couleur verdâtre. (Vallée d’Ala, en Piémont.)
20 Axe répulsif
Micas en feuilles vertes, noirâtres (de Sibérie) 5 jaunâtres, nacrées (Moscovie) 5 en lames rouges, vert sombre.
Mica à deux axes de double réfraction.
Quand un feuillet de ce mica est placé entre des tourmalines croisées, on aperçoit plusieurs lignes noires qui traversent deux systèmes diiférens de bandes colorées et elliptiques. Dans ce cas , les axes sont toujours répulsifs. Le système cristallin de ces substances semble être un prisme rliombüidal droit ou oblique.
Ces micas se présentent blancs, nacrés, en paillettes entassées les unes sur les autres (Zülertlial) ; vitreux, dontl’écart des axes de double réfraction est de 64» (Moscovie) j de Zuiwald, dont l’écart est de 60° 5 violâtre, des Eiats-ünis, l'écart est de 760.
Il y en a encore d’autres qui sont appelés Lépiclolites. Ces lépidolites sont de couleurs diverses, jaune, verdâtre, rose, violâtre, en masses écailleuses 5 ces petites écailles fondent au chalumeau en émail blanc et avec boursouflement. Elles contiennent de la lithine.
Enfin on rencontre des micas cristallisés en prismes rhomboïdaux , du mica globulaire, lamellaire, écailleux, fibreux et de presque toutes les couleurs.
M. R ose a fait voir par des analyses exactes que tous les micas contiennent de l’acide fluorhydrique. De toutes ces analyses, on n’a encore pu tirer qu’une formule très incertaine qui serait :
^ f On en a rencontré qui contenaient une
O Ma ( certaine quantité d’eau.
O Mn î
d’histoire JNATURELLE. i4 I
Les micas se rencontrent dans tons les terrains de cristallisation, et particulièrement dans les terrains primitifs et intermediaires. Ils se trouvent encore en petites paillettes dans les sables, les matières arénacëes.
Il font la base de certaines roches, telles que les granités, les gneiss, les micaschistes, etc.
Us ont des usages particuliers.
IVacrite. Substance blancbiltre, d’un éclat nacré , en masses granu^ ieuses qui se divisent en écailles. Sa formule est 2 (0^ Si AP, OK .
SoRDAWAMTE. Substancc de couleur noire qui passe au gris et au vert, opaque, à cassure irrégulière; d’une densité de 2, 58. Elle ne raye pas le verre et est rayée par le feldspath. Elle fond au chalumeau eu boule noire, qui prend un aspect métallique au feu de réduction. Ses élémens constitutifs sont la silice, l’alumine, la magnésie et le protoxide de fer.
Cette matière a été trouvée dans des roches argileuses de Sordaw'ala (Finlande).
A.CHflHTE. L’achmite a pour formules (O^ Si*), Fe*, O Na. C’est une substance d’un vert foncé, pouvant cristalliser en prismes rliomboidaux. Les cristaux se clivent parallèlement à leurs faces. Son poids spécifique égale 3,24.
Elle raye le verre, fondait chalumeau en boule noire, et n’est pas attaquée par les acides.
La. solution qui provient du traitement de la silice, etc., précipite en rouge brique par l’ammoniaque, et la liqueur restante contient de la soude.
Elle se trouve au milieu du quarz, à Kongsberg, enNorwégc
Giéseckite 3 (O^ Si'^)j 2 (O^ A.P), Olv. Les cristaux de ce minéral sont des prismes rhomboïdaux ou à six pans. Il est gris verdâtre, tendre, d’une densité de 2,78 à 2,82, est entamé par une pointe d’acier,- ne donne pas d’eau par la calcination.
Après le traitement pour isoler la silice, on a une liqueur dont l’albumine est précipitée en blanc par l’ammoniaque ; la liqueur restante donne un précipité cristallin de bitartrate de potasse par un excès d’acide tartrique après avoir été concentrée.
Cette substance se trouve enclavée dans le porphyre, en Groenland.
Chlorite. Cette substance est verte ; sa masse est composée de petites lames brillantes dont on n’a pu déterminer la forme. Cette matière est opaque, plus ou moins résistante au choc, suivant qu’elle est ]dus ou moins compacte. Elle ne donne pas d’eau par calcination. Sa composition, aureste, n'est pasencore bien déterminée. Elleconiient de la
l4^ TRAITÉ ÉLÉMENTAIRE
silice, de l’alumine, de la potasse, de la chaux, de la magnésie et de l’oxide de fer.
La couzeranite a une composition analogue à l’espèce précédente ; elle cristallise en prismes rhomboïdaux de 84° ; elle raye facilement le verre, fond au chalumeau en verre blanc opaque. Sa densité est 2,69. Se trouve dans les Pyrénées .
Smaragdite, diallage vert. Cette matière est d’un beau vert, d’une texture feuilletée d’un éclat nacré. Sa densité est 3. Elle est presque aussi dure que le verre, fond au chalumeau en verre verdâtre et contient de la silice et de l’alumine, des protoxides de manganèse et de fer et de la chaux.
On l’a rencontrée dans les Alpes.
CoRDiÉRiTE. Dichroïte , iolite péliom, si dérite. La cordiérite cristallise en prisme hexaèdre régulier; quelquefois elle est en masse translucide violâtre ou bleuâtre ; sa densité est de 2,56. Elle est rayée par la topaze , raye le verre ; chauffée , elle ne donne pas d’eau , fond difficilement; les acides ne l’attaquent pas. Sa formule est (O^ Si“) ^ , AP, (O Ma) 3.
Cette substance se trouve parmi les granités (Bodeniiais, en Bavière) dans le cuivre pyriteux (Fahlun, en Suède).
La cordiérite présente le dichroïsme à un très haut degré ; de là son surnom de dichroïte. Elle est employée comme pierre d’ornement.
Wernérite. Parenihine , scapolite , rapidolite , micarelle. 2(0^ Si’), Al’, O Ca. Elle se trouve en cristaux, dérivant d’un prisme à base carrée. Elle est vitreuse, de couleur blanche, grise, verdâtre ou rougeâtre, d’un poids spécifique de 2,5 à 2,7. Elle raye le verre, fond au chalumeau , est très difficilement attaquée par les acides. Après le traitement de la silice et de l’alumine, il reste une liqueur qui précipite en blanc par l’oxalate d’ammoniaque.
La wernérite se trouve cristallisée ou bacillaire, compacte, etc. Elle se rencontre principalement dans les masses de minerais de fer qui traversent le gneiss (Arendal, Norwége; Sjosa), dans le cuivre pyriteux de Garpenberg , en Dalécarlie, etc.
léarktizite est un silicate d’alumine et de chaux ferrifère qui paraît se rapporter à la wernérite.
Meionite. Hyacinthe blanche de la Somma. 4 Si 2 Al*, 3 O Ca. Cristaux dérivant d’un prisme droit à base carrée. Couleur blanche. Densité égale à 2,612. Rayant le verre ; fusible au chalumeau avec bouillonnement. Se dissolvant dans les acides en laissant une gelée siliceuse j liqueur donnant un précipité blanc par î’oxaiate d’ammoniaque.
d’histoire naturelle. 145
I Elle se trouve dans la dolomie, au Vësuve, et à Sterzing dans le Tyrol.
Dvpire. Cette substance cristallise en très petits prismes à base d’octogone régulier. C’est un silicate alumino-calcaire. Sa densité est 2,63. Elle raye le verre , blanchit au feu , fond en verre blanc rempli de bulles. Les acides l’attaquent en donnant une solution qui précipite par l’oxalate d’ammoniaque.
! Kpidote. L’épidote forme un groupe dans lequel se trouve la zoisite et la thallite. La formule générale de ces substances est 3 Si 2 X“,