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MTRATBS DE SOUDE ET DE CHAUX

Solution aqueuse ne précipitant par aucun réactif.

Composition. Na Aib ou Na Ni , ou en poids d'après l'analyse de Gmelin :

Oxigène. Rapports.

Acide nitrique 62,8.. . . 46,38 5

Soude 37,2. . . 9,62 1

S'trate de soude cristallisé. En cristaux rhomboèdres obtenus par l'art.

Nitrate de soude granulaire. Ccst ainsi qu'il se trouve en couches dans li nature. \

GISEMENT

Le Nitrate de Soude a été découvert au Pérou par M. Mariano de BjMro, dans les environs de la baie de Yquique. Il forme un3 chiche de deux à trois pieds d'épaisseur , recouverte par une couche d argile, quelquefois à nu, et souvent mêlée de sable. Il occupe une étendue de plus de 40 lieues dans les districts de Tarapaca et d'Atacama. On l'exploite aujourd'hui avec avantage , et il peut servir, soit pour la préparation d^ l'acide nitrique, soit comme intermédiaire pour l'acide sulfurique. Il parait que pour la fabrication de la poudre il présente quelques inconvéniens , parce qu'il est plus déliquescent que le nitrate de potasse.

troisième espèce. NITRATE DE CHAUX.

Nttrc calcaire; Salpêtre terreux.

Substance déliquescente, susceptible de cristalliser en prismes bexagones terminés par des pyramides , surtout par le moyen de la solution dans l'alcool.

Solution précipitant par les oxalates.

Composition. Ca Nih ou Ca £ji , ou en poids d'après l'analyse de Wenzel :

Oxigene. Rapports.

Acide nitrique . 66.2 . . 48,8g 5

Chaux 33,8 . . 9,49 1

384 FAMILLE DES NITRIDES.

GISEMENT

Le Nitrate de chaux se trouve dans la nature presque toujours mêlé avec le nitrate dépotasse, et presque toujours en solution qui imbibe les matières terreuses, les plâtras, etc. , à la surface desquels elle produit des croûtes terreuses , même des houppes cristallines dans les temps secs.

USAGES

On emploi ce sel, ou plutôt les matières imprégnées de sa solution , pour en préparer du salpêtre , en fournissant la base potassique. C'est sa présence, plus encore que celle du salpêtre, qui fait rechercher les décombres des vieux murs, des écuries, des caves, etc., par les salpétriers de nos tQtrées.

QUATEiEMs espèce. NITRATE DE MAGNÉSIE.

Substance très déliquescente, susceptible cependant de cristalliser, avec des précautions, en prismes rhomboïdaux.

Solution précipitant par l'addition de l'ammoniaque, et mieux encore de la potasse.

Composition. MN* ou Ni d'après l'analyse de Wenzel :

Oxigène. Rapports.

Acide nitrique 72 .. 53,17 5

Magnésie . . . . 28 . . io,83 1

Cette espèce de nitrate se trouve aussi avec les nitrates de potasse et de chaux, et, comme ce dernier, il sert à la préparation du salpêtre.

SOC PRB. 385

FAMILLE DES SULFURIDES.

Corps solides, liquides ou gazeux , dégageant des vapeurs d'acide sulfureux, soit immédiatement, soir par la combustion, soit par Faction de !a poussière de charbon à l'aide de la chaleur; ou bien donnant de l'hydrogène sulfuré lorsque après les avoir traités par le carbonate de potasse et la poussière de charbon , on fait agir de l'acide nitrique étendu sur le résidu.

La famille des Sulfurides est une des plus importantes du règne minéral, quoiqu'elle ne présente que deux grands genres, le genre sulfure et te genre sulfate, dont les espèces sont détaillées et disposées d'après leurs rapport dans le tableau suivant. C'est à cette famille que se rapportent la plupart des corps les plus utiles aux arts et aux usages de la vie, tous les minerais dont on tire le plomb, le cuivre, l'argent, l'antimoine, etc., beaucoup de sels importans, ou des matières qui servent à les préparer. Sous les rapports purement minéralogiques, les diverses espèces n'offrent pas moins d'intérêt , soit par leur cristallisation, soit par les différens genres de combinaison qu'elles présentent.

PREMIER GENRE, «pèci «hique. SOUFRE.

Corps solide, non métalloïde, naturellement jaune, mais quelquefois verdâtre, brunâtre , rougeâtre , par suite des mélanges.

Cristallisant dans le système prismatique rectangulaire droit. Cristaux dérivant d'un octaèdre à base rhombe,

386 FAMILLE DES SULFURIDES.

dont les angles sont de 1060 38' et 84° 58' entre les plans d'un même sommet, et de i43° 17' d'une face d'un des sommets sur l'autre.

Pesanteur spécifique , 2,07 à 2,10. Il est à remarquer que la pesanteur spécifique est un peu plus faible dans le soufre q».i a été fondu ; elle n'est que de 1,99.

Très facilement fusible (à la température de 1700) , et même volatile ; très combustible, s'enflammant avec facilité y brûlant avec flamme bleue, en se résolvant en gaz acide sulfureux , et ne donnant ni résidu ni aucune matière volatile lorsqu'il est pur.

Composition, Corps simple dans l'état actuel de nos connaissances chimiques , mais quelquefois mélangé de bitume qui le colore en brun , de sulfure de sélénium qui le colore en rouge, et quelquefois d* matières terreuses. Très fréquemment, en sortant de la terre, les échantillons offrent une odeur d'hydrogène sulfuré dont par conséquent ils renferment quelques portions dans leur» pores.

VARIE! £*

Soufre cristallisé. En octaèdre» , simples ou modifiés au sommet et sur les arêtes , pl. X, ûg.^g,Si à 53, 5j.

Inclinaison de rfsur d, 1060 38' ; d sur d', i43° 17' ; d *nr a t 161" 38'; dsur**, i32"29'.

Soufre aciculaire. En cristaux très dallés , qui ^appartiennent peutêtre pas au même système de cristallisation ( dans les cratères des vol- «ans).

Soufre dendr'tique. En cristaux groupés et formant des mas&es peu solides à structure dentritique.

Soufre stalacUtique. — mamelonné.

Soufre granulaire. — compacte.

Soufre terreux. — pulvérulent. Provenant l'un et l'autre delà décomposition de l'hydrogène sulfuré et des hydro-sulfates que renferment les eaux minérales hépatiques.

GISEMENT

Le Soufre ne forme pas de gites à lui seul, mais il est en nids et en ama* plus ou moins volumineux dans des roches de di- Ttrses natures. Les belles observations de M. de Hum bol dt et

SOUFRE. . <î»7

<ie M. Eschwege nous le montrent d'abord dans les terrains primitifs, dans des roches de tyuarz de 200 toises de puissance subordonnée aux micaschistes (Ticsan, cordillièresdc Quito) , dans des Calcaires liés à un schiste argileux du même Age que celui auquel est superposée la roche d'itacolumi (Seno do Frio, pn'svde San-Autonio Percira , au Brésil). Il s'en trouve au milieu des terrains intermédiaires, dans des roches de Quarz, que VI. de Humboldt a observés sur la limite des porphyres intermédiaires et de? alcaires Cal pin s (Andes de Caxamaïka , au Pérou) et dans une roche que j'ai signalée vers les terrains de diorite porphyriqae (Kaliuka, sur la pente •H'ptentrionale de l Ofcitrosz.ky eu Hongrie)*

On connaît depuis long-temps le Soufre dans les terrains secondaires, et principalement avec les difïéreus dépôts de sulfate de chaux et de sel commun qu'on trouve aux divers étages de cet ordre de formation. Il en existe au milieu des terrains secondaires alpins (glacier cîeGebrular près de Pesa) eu Tnrrntaiite), comme dans ceux qui sont éloignés des épanehemens cristallins. Il est en nids plus ou moins étendus qui n'ont parfois que quelques lignes d'épaisseur, mais qui dans d'autres cas sont de véritables amas de plusieurs pieds de puissance. C'est deo terrains secondaires que proviennent les plus beaux groupes de cristaux (Conilla , près Gibraltar ; Val di Noto et di Maxara , Girgenti , en Sicile ; Céaenne , à 6 lieues de Kavenne, sur V Adriatique, etc. )

Les terrains tertiaires ne sont pas non plus dépourvus de Soufre: on le cite dans lesLignites (Artem en Thuringe) et dans la pierre à plâtre de Paris (Maux), dans les marnes argileuse*. (Montmartre).

On connait aussi du Soufre, mais rarement et en petite qiiàùtité, dans certains filons métallifères; on le cite dans les filons métallifères de Chalanches en Dauphiné , dans 1rs mines de cuivre pyriteux de Rippoltsan en Souabe , qui traversent le gn nite, dans des fdons de plomb du pays de Siegtn , dans les filons aurifères d'Ekatherinenburg , etc.

Tous les volcans en activité fournissent du Soufre en très grande abondance (Vésuve , Etua, volcans d'Islande , de Java, etc.), et les solfatares en présentent peut-être encore plus ( Pouzzolc, Guadeloupe , Islande , etc. ) ; mais cette substance est très rare dans les anciens terrains ignés, et il n'y en a pas même dans les volcans éteints qui paraissent les plus r.ippnnchrs de notre

FAMILLE DES SULFURIDES

âge. On n'en connaît qu'un seul exemple dans les Basaltes (Me Bourbon),' et les terrains t racby tiques n'en offrent qne dans des points où l'on peut soupçonner d'anciens solfatares (BuàWHegy. mi Transylvanie ; Mont-Dor en France , etc.)

Les eaux sulfureuses déposent journellement du Soufre terreux ou pulvérulent autour des lieux d'où elles sortent : ce sont probablement des eaux de même nature qui donnent lieu à des dépôts de Soufre qu'on a observés dans des ruisseaux, des mares, des lacs /comme ceux que Pallas a fait connaître en Sibérie.

Enfin, il se forme journellement du Soufre, par la décomposition des sulfates, dans les endroits où se trouvent des ma - Hères organiques en putréfaction.

USAGES

Le Soufre est employé à différées usages qui offrent plus ou moins d'intérêt. On s'en sert pour la fabrication des alumettes, qui forme à Paris une branche importante d'industrie. On l'emploie pour former, par la combustion, l'acide sulfureux dont on se sert pour le blanchiment des tissus > principalement de la soie, pour la désinfection des endroits où l'air est vicié par des exhalaisons organiques. II peut être très utile dans les incendies de cheminée, car il suffit de jeter une poignée de Soufre en poudre dans le foyer pour qu'il se développe une quantité de gaz acide sulfureux, qui, ayant la propriété d'éteindre subitement les corps enflammés, étouffe en un instant le feu. Mais de tous les usages auxquels on emploie le Soufre, les principaux sont la préparation de l'acide sulfurique et celle de la poudre à canon , pour lesquels il s'en fait une consommation très considérable. On s'en sert aussi en médecine, soit à l'extérieur, pour les maladies de la peau, où on l'emploie à l'état natureî en le mêlant avec des onguens, ou à l'état d'acide sulfureux, d'acide hydro-sulfurique; soit à l'intérieur, sous la forme de pastilles ou d'eau chargé d'hydrogène sulfuré.

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