GENRE UNIQUE. CHLORURES
première espèce. ACIDE HYDJEtOCHLORIQUE.
Acide marin; Acide muriatique ; Esprit de sel; Chlorure
d'hydrogène.
Corps gazeux, incolore, d'une odeur piquante, rougissant le papier de tournesol, n'entretenant ni la combustion ni la vie ; donnant des fumées blanches au contact de l'air; très soluble dans l'eau, à laquelle il communique une saveur fortement acide. Solution donnant par le nitrate d'argent un précipité soluble dans l'ammoniaque.
Pesanteur spécifique, i,a447* Composition. HyGh, ou en poids :
Jtapp. atom.
Chlore. .97,16. . .0,4 1 volume de chlore. . . *
Hydrogène. 3,74 . . . o,4 1 rolume d'hydrogène. J ~ 2V0um'
L'Acide hydrochlorique se dégage souvent en grande quantité dans les phénomènes volcaniques, notamment au Vésuve et se condense avecies vapeurs aqueuses, de manière à former des ruisseaux, des amas, des sources d'acide liquide, quelque, fois assez abondans pour mériter d'être recueillis pour les arts. M. de Humboldt a observé cet acide dans les eaux thermales de Chucandiro, de Guinche, de San-Sebastien, etc. , et de beaucoup d'autres entre Valladolid et le lac de Cusco au Mexique. Le gaz
5oO PA.MII.LB DBS CHLORIDES.
hyarocbloriqae, ou même le chlore, imprègnent quelquefois les lave* poreuses plus ou moins altérées ( Vésuve f Parole) , et même le* matières des anciens épanchemens trachytiques (Puy- Sarconv « Auvergne). On assure qu'il se dégage quelquefois dans tes dépôts salifères ( Williczka , Aus.ee, Kreutanach).
Cet acide est fort employé en teinture pour faire virer les couleurs > pour enlever celles qu'on veut faire disparaître, pour achever de blanchir les tissus préparés pour la teinture; il sert à la préparation de différons sels employés comme mordans, et à la préparation du chlore ou des chlorures qu'on emploie pour le blanchiment. C'est un des acides les plus employés dans les laboratoires de chimie.
muni** EsrtcE. CALOMEL.
Mercure muriaté; Mercure corné; Mercure <*«*; Sublime doux; Protochlorure de mercure; Quecksilber harnerz; NaturUcher Turpeth; fTeùser Markatit.
Sub.fânce blanche , fragile, insoluble. CriataUisant en prismes à base carrée.
Pesanteur spécifique, 6,5o.
Entièrement volatile; donnant un sublimé blanc lorsqu'on le chauffe seul dans le petit matras, et de* globules de mercure lorsqu'on le chauffe avec la soude.
Composition. HgCh, ou en poids : ^ ^
Chlore • • »4^9 • • • °**f 1
M «cure 85>11 • • -0.067 1
Calomel cristallisé. En petit, cristaux modifié, .ar le. , btfds,pl- IH# fie. 6 , Q , ou terminas par de* pyramides , fig. 33 , 35 , 36. Inclinaison de P. ur ai 35% P sur d i58", a .ur , iai» 12 . Calomel mamelonné. En petit, cristaux Anon-éi , groupé le. un.
aur les autres. .
Calomel fibreux. En trè» petites masses a structure peu 1* ioc .
CalomelpsUiculaire. En Uger. enduits dan. les petite, cavité, des matières terreuse..
Cette substance n'existe encore qu'en trè» petites parties dans les gîtes de mercure (Mosebel^»dd»erg d.ns le Pd«tio.t , Idri. en Ctraioie, Atmaden en Espagne).
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xaoïsiiM* espace. KERARGYRE
(de Xipo;, corne, et Àa^va^, argent).
Argent corné; Argent muriaté ; Chlorure d'argent; Hornsilber; . SUberhomerz ; JlkàUsehes silbererz.
Substance blanche ou brunâtre , se coupant comme de la cire ou de la corne. Cristallisant dans le système cubique.
Pesanteur spécifique, 4>7^ à 5,55.
Insoluble dans Veau ; non volatile ; fusible au chalumeau, et difficilement réductible. Déposant de l'argent métallique lorsqu'on le frotte sur une lame de cuivre ou de fer avec un peu d'eau.
Compoiition. ÀgCh * , ou en poids : *\
Chlore . • . * . 2^,67
Argent. .......... 75,3a
Xerargyn cristallisée. Très rare , en très petite cristaux cubique» , •impies on tronqués sur les angles , ou en octaèdres.
Xerargpre compacte. En petites masse» plus ou moins pures. £erargyre pelliculaxre. En enduits à la surfacç de divers corps.
Cette substance est une rareté dans les mines de l'Europe, et ne s'y trouve jamais qu'en très petites parties dans les filons argentifères (Freyberg , Johan-Georgenstadt eu Saxe-, Joachimsthol en Bohême , Kongsberg en Norwège, Andreasberg au Harz , etc.) J mais elle se trouve en grande quantité au Mexique (districts deZacatecas, de Fresnillo , deCatorce) et au Pérou (Hnantajaya, Yaurîcocha, etc.), où elle est abondamment mélangée avec des minerais de fer hydratés, nommés Pacos et Colorados , remplis de filets d'argent métalliques, qui forment des dépôts considérables dans les calcaires pénéens : elle est alors exploitée ayee avantage comme minerais d'argent. ï^. .^."«i
5o* FAMILLE DES CHLORIDES.
QUATRIEME ESPECE. K.ERASINE (de Xepa;, corne).
Plomb muriaté ; Plomb murio-carbonaté ; Plomb carbonate muriatifère ; Plomb corné; Hornblei; Blei hornen.
Substance blanche ou jaune. Cristallisant en prismes à bases carrées, dont la hauteur et le coté sont à-peuprès dans le rapport de 6 à n. Susceptible de clivage dans un sens.
Pesanteur spécifique, 6,o6.
Non volatile; fusible au chalumeau y et difficilement réductible, si ce n'est avec la soude, auquel cas il donne des grains de plomb.
Composition. Pb Pb* Ch> = PChQ + aPb, suivant l'analyse de M. Berzélius sur un échantillon de Mendip, qui , traduction faite dans la théorie du chlore, a donné :
Rapp. atomtq.
Chlore 8,84 ■ ■ • °>°4 3
Plomb a5,84 . . $ 0,02 1
Oxidc de plomb 57,07 . . . 0,o4 2
Carbonate de plomb .... 6,v5
Silice. 1,46
Eau o,54
Le carbonate de plomb ne se trouve point ici en proportion définie, et par conséquent semble être accidentel , aussi bien que le silice.
Kerasine cristalluèe. En prUmes carres , modifiés de différente* manières sur ses dÏTeraes parties , pl. 1LI , fig. 2 , 6,7,9, i5 , 19 , 55.
Inclinaison de P sur a i35° , de P sur c environ i6x" , de P sur d environ i5o° 20' , de B suri environ 1220.
Cette substance, très rare, n'est encore connue d'une manière positive que dons les mines de plomb de Mendip-Hîll dans le Sommersetshire , et à Cromford, près de Matlock en Derbysbire ; on Ta citée en outre à Badenweiler, et à Southampton dans le Massachusetts.
APPENDICE
Klaprolh a fait aussi anciennement l'analyse du minéral dç Matlock, et si l'on peut se fier à son résultat, il en résulterait une espèce différente de la précédente. En prenant la première partie des recherches de ce chimiste, moins sujette à erreur que la seconde , calculant d'après les données qu'elle présente , et traduisant dans la théorie du chlore, on trouve :
Rapp. atemiq.
Chlore i3,io . . . 0,66
Plomb 57,61 . • . o,qJ
Oiide de plomb 12,89. • • <V>*.
Carbonate de plomb S6,4o . . . 0,02
d'où Ton tire par conséquent Pb Pb* Ch*r ou 3PbCha -f Pb, formule fort différente de celle qui résulte de l'analyse de M. Berzélius; en outre , le carbonate de plomb e*t ici dans un rapport exact, et si on le fait entrer dans le composé , on a 3 PbCba + Pb + a Pb C, qui se partagerait aussi en(PbCk» + Pb) + a ( PbCha + Pb C ), ce qui indiquerait un mélange onL une combinaison de deux espèces particulières.
Si Ton prend la seconde partie des recherches de Klaproth K calculant de même d'après les données, et ramenant à la théorie, du chlore, on trouve :
/? apports ntnntKjtiêS'
Chlore »3,67 . ^ . 0,063 4 •
Plomb 5q,q8>. • • o,o3o 2
Q\ide de plomb 22,67 . . . 0,016 1
Carbonate de plomb. . . .23,78. . . 0,01 4, ; ,
ce qui conduit à la formule a Pb ChJ + différente de la précédente, et inverse de celle qu'on déduit de l'analyse de M. Berzélius. De plus, le carbonate approche beaucoup d'être en rapport défini, ce qui donnerait a Pb Cha + Pb -f PbC , , ou bien ( PbCba + Pb ) + ( PbCha -f Pb C), combinaison de deux espèces particulières.
Cest aux recherches futures k iious. apprendre si l'une, ou l'autre de ces analyses est exacte, et si nous devons ou ne devons pas faire une espèce distincte de la substance de MatïoctL.k
Je remarquerai que les formes que j'ai indiquées ci-dessus appartiennent toutes aux échantillons de Matlock; je ne connais pas de cristaux de Mcndip.
5o4 FAM1IXB DBS CHLO RIDES.
«HQUliMB KFiCE. ATAKAMITE.
Cuivre muriaté ; Cfilorure de cuivre ; Smaragdo-c/ialzit , Satz~
kupfererz ; Salzsaures kupfsr.
Substance verte, cristallisant en prismes droits rhomboïdaux de i ia° 45' et 6y° 1 5'.
Pesanteur spécifique, 4,43.
Donnant un peu d'eau par calcination ; fusible et réductible au chalumeau , en coldrant la flamme en bleu et en Tert. Attaquable par l'acide nitrique ; solution précipitant du cuivre sur une lame de fer.
Composition. Il existe trois analyses de ces matières , une de Klaproth et deux de Proust. La première, corrigée d'après les détails de l'opération et ramenée à la tfcéorie du chlore , est celle qui s'accorde le mieux avec la théorie des proportions. N'ayant pas les détails des opérations des deux autres analyses , on ne peut que les ramener à la théorie du chlore , sans faire aucune correction; elles s'éloignent un peu de la première, quoiqu'elles s'accordent avec elle relativement à la nature du chlorure.
Atakamite du Chili , par Klaproth.
Rapports atomiques.
Chlore i5,go . . . 0,071 2
Cuivre i4,aa . . . o,o56 1
Oude de cuivre M»23 • • • o,io5 3
Eau i4,i6 . • . 0,126 3 à 4.
Oiide de fer i,5o
Atakamite du Chili, Atakamite du Pérou,
par Proust. par le
Chlore. . . . 12,92 . o,o58 2 Chlore . . ♦ . 12,28 . o,o55 2
Cuivre .... n,64 . 0,029 1 Cuivre .... 10,96 . 0,027 1
Ozide de cuivre 57,54 • 0,116 4 Onide de cuivre 44,76 . 0,099 3à4
Eau 12 * 0,106 3à4 Eau i5 . o,i33 5
Otide de fer. . 2 Sables 17
Sulfate de chaux. 4
ATA K A. MIT K. 5o5
La première analyse donne la formule Cu Ch> + 3 Cu + 3^; c'est celle qui est admise par M. Berzélius, si
ce n'est qu'il adopte 4 atomes d'eau au lieu de 3.
La seconde analyse donne Cu Ch * -f* 4 £u + 4 Aq ; Enfin, la troisième donne CuCh' + 3 Cu + 5 Àq.
Mais l'irrégularité de celle-ci relativement à 1* quantité d'eau dont l'oxigène est à celui de loxide de cuivre dans le rapport de 5 à 3, semble indiquer évidemment une erreur. Il resterait donc les deux, autres formules, qui l'une et l'autre sont admissibles, mais entre lesquelles on ne peut choisir; toutefois, l'on voit que c'est de part et d'autre le même chlorure, combiné avec un oxide, comme dans l'espèce précédente. • : ■' j
Atakamite cristallisée. En très petits cristaux qui sont des prismes eu des octaèdre» modifiés de différentes manières, pl. IX, fig. 5a, 53, etc. Inclinaison de a sur* 1 ia ' 45' , L sur e 137° 12'. Atakamite aciculair*. Petits cristaux allongés très déliés. Atakamite fibre us*. En petits cristaux divergens ou entremêlés.
Atakamite granulaire ou terreuse [ de Hle Saint-Jean-aux-Antilles).
L'Atakaraite parait être une matière accidentelle des gîtes métallifères , mais que Ton ne connaît encore que dans un très petit nombre de localités, dans les gîtes cuivreux des montagnes de cristallisation (Remolinos, Guasco , Santa-Rosa, etc.; au Chili, Wobnrn dans le Massachusetts), dans les gîtes argentifères (district de Tarapaca au Pérou) , où il est dans une gangue de quarz; je l'ai trouvé parmi des matières rapportées par Richard, de l'île Saint-Jean dans les Antilles, où il forme en quelque sorte la pâte d'un poudingue composé de quarz et de granit. Il existe en petites parties dans les fentes des laves du Vésuve.
Le sable yert du Pérou rapporté par Dombey n'est autre chose que la substance des gîtes de Tarapaca, *que les habitans du désert d'Atakama mettent en poudre et vendent comme sable à mettre sur l'écriture ; on l'emploie sous cette forme dans tout le Pérou.
sixième espèce. SALMARE (Sal maris). (»)
Soude muriatèe ; Chlorure de sodium ; Sel marin ou Selmarin; Sel gemme; Sel commun; Kochsalz; Steinsah; Bergsaiz ; Salzsaueres Natron.
Substance soluble, saveur connue, attirant l'humidité. Cristallisant dans le système cubique, et se clivant en cubes.
Pesanteur spécifique, 2,12 à a,3o»
Solution ne précipitant sa base par aucun réactif; traitée par l'acide sulfurique, elle laisse après l'évaporation des aiguilles cristallines efflorescentesi
Composition. Na Ch % , ou en poids :
Chlore. 60,34 Sodium. . 39,66
Mais la substance est fréquemment mélangée de différentes matières, soit dans les masses qu'elle forme à la surface de la terre, soit lorsqu'elle a été obtenue par l evaporation des eaux de sources ou des eaux de la mer. Elle est fréquemment mélangée de chlorures de calcium, de magnésium , de sutfates dé soude , de magnésie , de chaux, et fréquemment de matières terreuses.
Salmarc cristallise. En cubes , «impies ou modifiés sur les angles et sur les arêtes, rarement eu dodécaèdre ibpraboïdal , pl. Il , fig. 4$ i5uj 76 ; on ne la connaît en octaèdre que par cristallisation artificielle dan* une dissolution qui renferme de l'urée.
Salmarc trémies. Dans les usines où l'on évapore les eaux salées.
(i)ftf,. Brongniart a ju gé , arecrassen, qu'une substance aussi commune, d'un usage aussi fréquent , devait avoir un nom uoivoque que rien ne puisse faire changer. Pour ne pas innover, il s'est contenté de prendre l'expression Sel marin , en réunissant les deux mots en un seul, Selmarin; mais l'oreille ne se prête guère à cette réunion , et j'ai cru mieux faire en francisant l'expression latine Soi maris, comme on a fait de l'expression Soi petrœ
SALMARE- 5t>7
Salmare compacto-clivablc. En masses vitreuses homogène* qui se dirent en cubes avec facilité.
Salmare lamellaire. A grandes ou à petites lames. Salmare granulaire.
Salmare fibreux. A fibres parallèles ou divergente* , souvent courbes. Le Salmare est naturellement blanc , mais fréquemment, dans le sein 4e ta terre, il est coloré accidentellement en rouge, bleu et gris.
Le Salmare se présente à nous en dépôts plus ou moins considérables dans le sein de la terre , en solution dans les eaux qui sourdent çà et là à la surface des terrains , ou dans les eaux de certains lacs, et dans les eaux de mers. 9
Les dépôts salifères sont enclaves dans les terrains de sédiment, et se présentent principalement entre le grès bouiller et le lias, c'est-à-dire, dans les calcaires pénéens (Mansfeld), le grès bigarré , le calcaire conebylien (Wurtemberg) , les marnes irisées qui préludent au lias, et dans le lias lui-même. C'est dans le grès bigarré ou dans les marnes irisées que. se trouve le plus grand nombre des dépôts que nous connaissons (Vie en Lorraine; Snlr, Hailbrunn , Wimpfcn , etc. , en Wurtemberg ; Hallein, Berchtesgaden en Salzburg ; Northwich en Angleterre) : il y en a peu dans le lias même (Bax en Suisse , Arbonc et Salins en Tarentaise). On peut en soupçonner aussi dans des dépôts plus modernes , et dans des terrains supérieurs à la craie (Lunebourg en Hanovre, Segeberg en Holstein , Williczka en Pologne ; Cardon a en Espagne) ; mais cette relation n'est pas bien exactement établie. Au reste, il serait très possible qu'il en fut des dépôts de sel comme des dépôts de sulfate de ebaux, de carbonate Dolomie, et qu'ils fussent le résultat des épancheroens de matières portées de Tintérieur de la terre à l'extérieur à diverses époques, et qui dès-lors n'auraient pas de places fixes dans les dépôts de sédiment. On peut fonder ces soupçons sur ce que les volcans actuels (Vésuve, Ténériffe , Bourbon, Hccla) rejettent quelquefois des masses assez considérables de sel , et sur ce qu'il existe des masses considérables de sel ammoniaque (au pied du Grand- Altaï), qui sont des produits des solfatares ou des volcans en activité.
Le sel ne forme pas dans les gites que nous venons d'indiquer la masse principale du dépôt ; il est subordonne à des dépôts d'argile (argiles salifères) grisâtre ou rougeâtre au milieu
PAMILLB DES CHLOE1DES.
desquels il forme , avec les sulfates de chaux qui raccompagnent presque partout, des amas, des nids plus ou moins considérables , ou dans lesquels il est disséminé. On y rencontre rarement des débris organiques, qui sont des lignâtes, des fruits, et de très petites coquilles (Williczka) ou des madrépores Gmunden en Autriche). On y cite des nids de silice , de carbonate de fer, de sulfure de fer (Zipaquira, Amérique méridionale) , des sulfures de plomb (Hall en Tyrol, Rio-QuaUaga et Rio-PUluana au Pérou) et de zinc '
On connaît ou on cite un très grand nombre de dépôts salifèresdans toutes les parties du monde, où probablement ils se trouvent dans les positions que nous venons d'indiquer. On le connaît sur toute la partie septentrionale des Karpathes , depuis Cracovie jusqu'en But ovine et en Moldavie (WQluoka, Bochnia , Okna, etc. ). L'autre pente est tout aussi riche en Hongrie et en Transylvanie (Sovar, Rhonazck , Thorda , Dees, Kallo*, Tix-Akna , etc. etc ). Les bords des grandes plaines de la mer Caspienne, la Russie d'Europe et d'Asie, en sont extrêmement riches (iktzki près d Astrakan , Balachna sur le* bords du Volga, plusieurs mines entre le Volga et les monts Ourals). En Perse , il s'en trouve également de grands dépôts (île d'Ormu* , à l'embouchure du golfe Peraique , Balach , Jspahan , etc.). En Afrique, il s'en trouve des dépôts immenses en différens lieux (Had-Delfa, royaume de Tunis ; pays de Bamba au Congo), sur les bords des déserts de Sahara et du Fezzan (saline de Tegaza), et les plaines mêmes du désert en. offrent çà et là des masses très solides à fleur de terre. En Amérique, on en cite en Californie, à Cuba, à Saint-Domingue, au Pérou , etc. ; et, à en juger par les nombreuses sources connues , il doit en exister également dans l'Amérique septentrionale jusqu'à la baie d'Hudson.
Il y a des localités où il parait que ce sont des masses immenses, des montagnes entières où le sel se présente quelquefois à nu (Okna en Moldavie j Teflis , Tauris, en Perse j Tegaxa, sur les bords du Sahara, etc.) , et l'on dit que ces masses sont exploitées à ciel ouvert comme des pierres de taille.
Il est fort remarquable que les plus grands dépôts connus se trouvent en général sur les bords des grandes plaines , des déserts que l'on connaît sur nos continens.
Les sources salifères sont aussi extrêmement nombreuses à