FER
lyses les plus récentes, comme on le voit dans le tableau suivant :
Fer de Sibérie, p. Klaprotb.
Fer de Brahiu,par LaugierJ
Fer d'Elboyou , p. Klaprotb.
For du Mexique, iifom . . .
Fer do Hrasinn, idem. . . .
Fer d'Atakamn, par Turner.
'Fer de Santa -Rnsa , p. Bous-
l,Fer de la Louisiane, par
VF,
Fer cristallisé. En masses présentant quelquefois des lames ou des cristaux isolés , et le plus communément une structure dendroïde qui offre des stries croisées sous l'angle de 6o°.
Fer caverneux , dont les cavités sont remplies de matières vitreuses qui appartiennent au Péridot (dans le fer de Sibérie, vulgairement fer de PallasV
Fer globulaire. En globules ou en grains dans les pierres météoriques. Fer aciéreux. En globules dans les produits des houillères embrasée*. Godon de Saiut-Memin l'a trouvé composé de :
Fer 94,5
Carbone. 4,3
Acide phospboriqtte 1,2
On a cité du fer à l'état métallique dans des amas où dès filons de fer hydraté ou de Sidérose (Kamsdorf en Saxe; Jovgany, près de Platten en Bohême ; montagne du Grand-Albert, paroissed'Oulie, à deux lieues d'AUetnont , Iscre) , dans les mines d'étain (entre Eibenstock et Johan-Georgenstadt en Saxe) , en filets malléables dans du grenat brun (Steinbach eu Saxe). Proust en a indiqué des parcelles disséminées dans des Pyrites d'Amérique, et le baron d'Eschwege en a cité, il y a quelques années» en petites lames dans du péroxide de fer de Gaspar-Suarez au Brésil. Le docteur Torry en a annoncé, mélangé avec du Graphite, à la montagne de Scholey, près de Canaxu dans les états de New- York,
MlNÉR. j4
690 FAMILLE DES SIDÉRIOES.
et MM. Bouralt et Lee l'ont décrit comme associé a de l'acier natif dans des roches de Qnarz et de micaschistes. Il est difficile, comme on voit, de révoquer complètement en doute l'existence de cette matière dans les gîtes métallifères, mais elle est au moins très rare, car on n'en a pas cité plusieurs fois dans le même lieu , et on ne Ta jamais rencontrée qu'en petite quantité.
C'est à l'état de blocs épars à la surface de la terre qu'on trouvé plus particulièrement le fer métallique. Ces blocs sont plus ou moins volumineux ; il en est qui sont évalués à 3o et 40 mille livres pesans, et d'autres qui paraissent même devoir étie beaucoup plus considérables. Ils reposent sur toutes espèces de terrains , sur des sédimens très modernes , quelquefois même sur la terre végétale, et par conséquent ne paraissent pouvoir se rattacher à aucune formation. Leur origine a été long-temps nn problème, mais il n'est plus possible aujourd'hui de la roéconnaitre : ils sont évidemment tombés de l'atmosphère , car nous en avons des exemples indubitables. En effet, il est positif qu'il en est tombé une masse à Hrasina, près d'Agram en Croatie, le 26 mai 1751 , à six heures du soir; une à Lahore dans l'Indostan, le 17 avril 1 6a 1; une autre dans la forêt de Naunhof en Misnie, de x54o à i55o; une quatrième dans le Djordjau en 1009; enfin, en Lucanie, cinquante-deux ou cinquante-six ans avant l'ère chrétienne. Or, celles de ces masses qui ont été recueillies, celles dont les caractères ont été bien indiqués, sont cristallines ou caverneuses, précisément comme celles dont l'époque est inconnue, et les unes comme les autres renferment du nickel et du chrome, qui n'existent dans aucun des fers de fabrication. Ainsi, les grandes masses de fer isolées qu'on connait aujourd'hui dans un assez grand nombre de localités (près de la ville de Jentsseik en Sibérie; Olumpa , près Saint-Yago dans le Tucuman ; aux environs de Durango, Nouvelle-Biscaye ; Zacatccas et Toluca an Mexique ; sur les bords de la Rivière-Rouge à la Louisiane; sur la rive droite du Sénégal; au Cap de Bonne- Espérance), aussi bien que les petites qu'on a découvertes (Elbogen en Bohême ; Lenarto en Hongrie , Acken , près de Magdebourg, etc.), sont évidemment tombées de l'atmosphère comme celles que nous avons citées. D'ailleurs , les chutes de pierres regardées pendant si long- temps comme des contes
FER» Pr ERRES METEORIQUES. 6g l
populaires , mais dont on a constaté un très grand nombre depuis celle qui eut Heu à l'Aigle le a6 avril i8o3, sont de nouvelles preuves en faveur de cette opinion. En effet , la plupart de ces pierres offrent aussi des grains de fer à l'état métallique , et ce fer renferme du nickel et du chrome.
On trouve aussi du fer métallique , soit parmi les produits des volcans (ravin de la montagne de Graveneire, prôs de Clermont en Auvergne; Bourbon et Madagascar?) , soit parmi les produits des houillères embrasées (Labouiche , près de Neri eu Auvergne). Celui-ci renferme du carbone et de l'acide phosphorique , comme on le voit par l'analyse de Godon de Saint-Memin.
APPBKOICC.
Ayant eu à parler ici des masses de fer qui sont évidemment tombées de l'atmosphère, nous compléterons la description des phénomènes en parlant des pierres et des terres qui ont la même origine.
Pierre météorique ( AéroUthes, Bolides, Météorites, Pierre de foudre, etc.). Matière en masses plus ou moins volumineuses, à arêtes et angles arrondies, garnies d'une écorce noire plus ou moins vitreuse , terne , ou luisante comme un vernis , âprt. ou lisse , noire ou ridée par des stries qui divergent de différens centres et sont bornées par des arêtes plus ou moins saillantes. Cassure présentant- une matière pierreuse d'un gris plus ou moins foncé ; rarement homogène , mais veinée ou tachetée de différentes manières, et composée évidemment de diverses matières entremêlées, quelquefois solidement agrégées et comme fondues ensemble, ailleurs présentant peu de cohérence, et se brisant avec facilité. On reconnaît évidemment dans le plus grand nombre des grains, quelquefois des veines de matière grise, métallique, plus ou moins malléables , qui no sont que du fer mélangé de nickel , de chrome , etc. ; dans d'autres on n'en aperçoit pas de traces , et ces mêmes métaux paraîtraient se trouver à l'état d'oxide. On y distingue aussi diverses autres matières, mais qui sont plus difficiles à déterminer; cependant M. G. Rose, en examinant avec soin la pierre de Jnvenas, y a reconnu :
t° Des grains bruns plus ou moins cristallins, qui ont offert les caractères géométriques des pyroxènes ;
a° Une substance blanche dont les cristaux présentent des
6^2 FAMILLE DES S1DEBIDES.
macles analogues à celles de l'Anorthite, du Labradorite et de l'Albite. M G. Rose, sans pouvoir l'affirmer positivement, pense qu'elle appartient plutôt au Labradorite ;
3° Une substance en lames jaunes , fusible en verre noir t attirablc à l'aimant;
4° Des grains métalloïdes jaune-rougeâtre, qui ont les caractères du sulfure de fer magnétique.
C'est le Pyroxènc et le Labradorite qui dominent dans cette pierre : aussi ressemblc-t -elle à certaines variétés de Dolérites.
Il y a encore plusieurs autres matières que l'on n'a pas pu parvenir à reconnaître : telles sont des matières blanches, en petites aiguilles, des globules noirs à surface lisse, des globules gris striés du centre à la circonférence comme dans certains perlites, des grains vitreux jaune-verdâtres, des cristaux bruns cubiques d'oxide de fer hydraté, que Ton distingue dans des pierres de diverses localités.
Il a été fait un assez grand nombre d'analyses de pierres météoriques; mais on conçoit que ces pierres étant des mélanges de diverses substances, il devient bien difficile de tirer parti des quantités relatives des diverses matières qu'on y a trouvées. Cependant il est à remarquer que ces analyses indiquent de très grandes différences dans la nature des substances qui s'y trouvent mélangées, et montrent qu'il s'en faut de beaucoup qu'elles soient toutes de même espèce comme on l'a cru d'abord. En effet, il y a des analyses qui n'offrent pas d'alumine , par conséquent, il ne peut se trouver dans la pierre ni Feldspath ni Orthite, Albite, Labradorite, etc. La partie dominante présente des silicates magnésiques que très souvent on trouve à partager en silicates et bisilicates, et par conséquent en Péridot et matières du groupe pyroxénique ; mais il y a souvent des restes dont on ne sait que faire dans la discussion, et qui jettent des doutes sur le résultat du calcul.
Dans d'autres pierres, au contraire, l'alumine se trouve en quantité plus ou moins grande, en même temps que de la potasse, de la soude, etc., et on peut en faire de l'Ortbose, de l'Albite, du Labradorite, etc., en même temps que du Péridot et du Pyroxène, etc.; lorsqu'il s'y trouve du soufre, on peut toujours le combiner avec le fer pour former de la Pyrite magnétique. On peut remarquer aussi que les divers fragmens
FEU. PiKflllES MÉTÉORIQUES. 6^3
tombés a la même époque dans les mêmes lieux ne présentent pas toujours les mêmes proportions d'élémens, ce qui tient évidemment, ici comme dans les roches, à ce que les diverses substances ne sont pas uniformément distribuées.
Nous avons rassemblé ici quelques exemples d'analyses, en les prenant parmi celles qui méritent le plus de confiance.
Pierres météoriques non alumineuses.
, Mîijjru-iie
, Oxide tlo m.mg:iur»e.
Oxide de nickel . . .
Chrome ou oxidc . .
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(1) Pierre tombée à Chassigny, près de Lançrea, le 3 octobre 181 3. Par Vauquelin.
(a, Cimcut terreux de» pierres tombées à Benares au Bengale, le 19 décembre 1798. Par Howard. L'auteur a séparé le plu* exactement possible des parties métalliques et des corps sphériques , qui , analysés à part , lui ont fourni :
Parties métalliques :
Soufre 2,0
Fer io,5
Nickel l,o
Matières terreuses étrangères. 2,0
Corps sphériques :
Silice 5o
Magnésie \b
Oxide de fer 34
Oxide de nickel 2,5
(3) Pierre tombée à Wold-C«ttage en Yorkshirc , le i3 décembre 1 y*/), dépouillée autant que possible de ses parties métalliques. Par Howard.
(4) Pierre tombée près d'Apt le 8 octobre i8o3. Par Laugicr.
(5) Pierre tombée à l'Aigle le 26 avril j8o3. Par Vauqueliu. Une partie du fer e»t à l'état métallique.
(6) Pierre tombée à Lissa en Bohème le 3 septembre 1808. Par Klaproth.
(7) Pierre tombée près Timochin , gouvernement de Smolensk , le i3 mars 1807. Par Klaproth.
;8) Pierre tombée à Erxlebrn le i5 avril 1812. Par Stromeyer.