‹ Traité élémentaire de minéralogieChapitre 6 sur 203 · OPALE · texte numérisé non relu

OPALE

Wasser Opal. Kieselguhr.

Silice 63,91 Silice 72,00

Eau 34,84 Eau 31,00

Oxide de fer 1 Alumine .»••«.. 2,5o

Alumine J Traces. Oxide de fer a,5o

Chaux )

VARIÉTÉS DE L'ESPECE

Opale stalactitique ou mamelonnée* Le plus souvent limpide ou nacrée (Hyalite, Araiatite, Fiorite, Mullerichcs Glass, Perlainter ) , quelquefois opaque blanche ou colorée.

Opale réniforme. En rognons , quelquefois très volumineux , ordinairement colorée et souvent opaque.

Opale xiloïde ( Holzopal ). Ayant la forme et la structure du bois ; quelquefois d'un jaune clair, ailleurs presque blanche, et dans quelque» cas se délitant en fibres comme du bois naturel altéré*.

Opale incrustante (Geyseritet Kieselguhr, Tuf du Geyser). Déposée sur des plantes ou sur de* matières terreuses , et souvent avec des couches distinctes d'accroissement , les unes terreuses , les autres hyalines.

Opale semi-gelatineuse. Rayée facilement par l'ongle lorsqu'elle sort de la terre , fendillée par le dessèchement dans les collections , et n'étant plus rayée que par une pointe d'acier.

Variétés de couleur , éclat, etc.

Opale diaphane. — laiteuse. — translucide. — opaque (opale commune , Halbopal , Menilite ).

Opale résinoïde (Silex résinite , Quarx résinite). — cèroïde à cassure esquiJeuse(Wachsopale).— lithoïde mate et opaque, et ressemblant assez à certains silex.

Opale incolore. — bleuâtre. — perdâtre. — jaune ( opale de feu lorsqu'elle est diaphane et d'une teinte claire \ — brune. Ces variété» étant * tantôt diaphanes, tantôt translucides ou opaques.

Opale irisée ( Opale noble ). Présentant de belles iris de diverses

Opale chatoyante (Girasol). Transparence laiteuse, ou simple translucidité lorsqu'elle est colorée, et de beaux reflets chatoyans.

Variétés par mélanges.

Opale ferrugineuse (Jaspe opale, Holzopal, Pechstein). Mélangée l'une grande quantité de péroxide de fer hydraté qui la colore en aune , ou de simple péroxide de fer qui la colore en rouge. Ces variétés ont quelquefois panachées de blanc , de brun , de vert , etc.

aa FAMILLE DES 8ILICIDBS.

Opale amphtloleuse. Le plus souvent opaque , quelquefois translucide , remplie d'une multitude de petits points verts qui paraissent être de l'amphibole actinote.

Opale calci/ére. Mélangée de carbonate de chaux qui la rend blanchâtre , opaque et plus ou moins fusible.

Variété* altérées, etc.

Opale hydrophane. Happant à la langue, reprenant de la transparence et souvent des couleurs irisées dans l'eau j produite souvent par décomposition.

Opale terreuee. Matière très tendre , se délayant quelquefois dans Veau.

GISEMENT

L'opale n'appartient pas comme le quarz à tous les terrains; la plus grande partie se trouve dans les tnfs trachytiques (pied des Monts-Dor , en Auvergne , Sept-Montagncs des bords du Rhin , Hongrie , Mexique , etc.). Les variétés limpides et irisées sont en petits nids, en petites veines, dans les parties les plus homogènes de ces dépôts, dans celles qui ont le plus de compacité et ont quelquefois repris des caractères porphyriques (Cservcnitza, en Hongrie et tout le dépôt trachjtique entre Eperies et Tokaj). Les variétés translucides diversement colorées se trouvent plutôt dans les perlites (Telkebanya , Glasshuttc , etc., en Hongrie; Zimanan au Mexique) , ou dans les porphyres compactes qui en dépendent. Les variétés xiloïde et ferrugineuse appartiennent à des débris trachy tiques très altérés (Mont-Dor et Cantal, en Auvergne ; bords du Rhin dans les Sept-MonUgnes ; tous les dépôts trachytiques de Hongrie (Sajba prèsNeueohl, Jasztraba, près Kremnita, Rortô, au sud de Schemnitz, etc.), des monts Euganécns, des lies Ponce, Lipari et de l'archipel grec , de l'Amérique équatoriale , etc.). Enfin les variétés mamelonnées (hyalite , fiorite , etc. ) paraissent se trouver dans les fissures mêmes des roches trachytiqnes ou basaltiques (Bohûnicz, au sud deScbemnitz, Detwa, Gyôngyôs,etc, en Hongrie 5 Francfort-sur-le-Mein j Santafiora , en Toscane ; Kaisersthul), (où la roche basaltique se trouve en relation avec la Dolomie dans laquelle alors lliyalite est quelquefois comme encha tonnée). Les variétés incrustantes, parmi lesquelles se trouvent quelquefois aussi les variétés mamelonnées, proviennent ou des sources thermales jaillissantes ( Geyser d'Islande) , ou des solfatares actives ou éteintes (soufrière de la Gua-

OPALB. a 3

cicloupe, Pouzolc, 11c d'Ischia , Santiago à la Nouvelle-Espagne).

Qaoiquc les dépôts trachytiques soient en quelque sorte les gîtes spéciaux de l'opale, on trouye cependant cette substance dans d'autres gisemens. Elle existe dans certaines roches a raygdaloides ou basaltiques, qui sont encore d'origine évidemment ignée (îles Féroé, Islande, etc ), dans des roches porphyriques qui se rattachent aux terrains intermédiaires et ont aussi des caractères analogues à ceux des dépôts trachytiques (ttes d'Aran en Ecosse, vallée de Tribisch en Saxe). 11 en existe, et ce sont des variétés blanches translucides ou opaques, dans des dépôts serpentineux et diallagiques (Baldisscro , Castella- Monte , Mussinet en Piémont ; île d'Elbe , etc.) , dont nous avons cîté quelques-unes comme se trouvant dans des positions particulières, qui sembleraient dénoter une origine ignée. On cite aussi en Silésie de l'hyalite dans des roches analogues (Zobtenberg) , qui quelquefois couvre la surface même du quarz (Kosemuz, Domniz). /

Il existe aussi diverses variétés d'opale dans les filons métallifères ; on y cite l'opale de feu (Zimapan , an Mexique) , des opales de diverses variétés (Freyberg, Schneeberg, en Saxe; Cbatelaudren , en Bretagne; Higb Rosewarne et Huei Dam&el en Cornwall).

Enfin diverses variétés opaques, tantôt blanches, tantôt diversement colorées, se trouvent dans les terrains secondaires les plus modernes et dans les terrains tertiaires. On en cite dans des dépôts de Lignite (Leimersdorf , près Ahrweiller , sur la Air), et il en existe en grande quantité dans les couches marneuses des formations tertiaires (Mcnilmoutant, Argenteuil, Saint- Ouen , près Paris ; Mehun , Nièvre ; Orléans : Gergovia , en Auvergne etc. , etc.).

FOXMÀTION DX LOHLE.

L'absence de toute trace de cristallisation dans la plupart des variétés de calcédoine et de toutes les variétés d'opale, la disposition de ces matières en rognons dans le sein de la terre, leur aspect particulier, ont fait penser depuis long- temps qu'elles ne s'étaient pas formées par voie de cristallisation comme le quarz , mais qu'elles n'étaient que le résultat de dépôts gélatineux. Je ne sais ce que l'on en doit croire relative-

FAMILLE DES SILICIDES.

ment à la calcédoine, mais, quant à l'opale, il me parait évi-r dent que certaines variétés ont été produites de cette manière. En effet, j'ai trouvé en Hongrie, dans deux localités différentes et dans le gisement ordinaire des opales, des nids de matière tendre, onctueuse, qui se coupaient comme une pâte molle, qui étaient susceptibles de s'imbiber d'eau et de se pétrir alors entre les doigts. Ces matières que j'ai rapportées en France se sont durcies dans les collections, et en même temps se sont gercées précisément comme les précipités gélatineux qu'on laisse dessécher. Celui de ces échantillons que j'avais noté, comme le plus remarquable par son apparence gélatineuse , et qui a éprouvé le plus de retrait dans la collection, a perdu 10 pour 100, s'est gercé de nouveau et a pris encore de la dureté, lorsque après trois ans je l'ai exposé à l'air; cette perte s'est effectuée dans l'espace d'un mois, et pendant près de six mois que la matière est restée ensuite à l'air elle n'a rien perdu; analysée depuis elle a fourni :

Silice 90,80

Eau 6,o3

Alumine et péroxide de fer avec trace de chaux . 3,17

Par conséquent c'est la même matière que les opales opaques, que l'on peut aussi soupçonner d'avoir été d'abord au même état gélatineux.

M. Guillemin a fait une observation analogue à Tortezais, dans le département de l'Allier; il y a trouvé dans des matières arénacées une substance tendre, d'un éclat résineux, absorbant facilement l'eau, qui avait la propriété de se dissoudre dans la potasse caustique, ce qui indique assez clairement un précipité gélatineux, et qui était composé de silice avec 11 pour 100 d'eau et quelques centièmes d'alumine.

Ces faits semblent devoir prouver que quelques variétés d'opale, surtout celles qui sont opaques, ne sont autre chose (jue des précipités gélatineux ; mais on ne peut pas dire qu'il on soit de même de la calcédoine , ni des autres variétés d'opale; il parait, au contraire, que les variétés stalactitiques et mamelonnées doivent, pour avoir pris ces formes, s'être

STAUROTIDE. 25

trouvées en véritable solution ; il est difficile aussi d'imaginer que les variétés xiloïdes aient pu se former par des précipités gélatineux , et il semble que , pour se substituer au corps orga nique, il est nécessaire que la matière soit en solution et se dépose par une sorte de cristallisation confuse.

USAGES. f

L'opale n*est d'usage que pour la joaillerie; on emploie les variétés irisées, quelquefois la variété jaune à reflets rouges, dite opale de feu.

DEUXIÈME GENRE. SILICATES.

PREMIERE DIVISIOH. SILICATES D'aLUMIHE OU DE SES ISOMORPHES.

Substances, tantôt insolubles dans les acides, tantôt solubles , entrant toujours en fusion avec les alcalis, le carbonate de baryte, etc.

Solution privée de silice, donnant par l'ammoniaque un précipité abondant , attaquable par la solution de soude.

Résidu du traitement par la soude, quelquefois nul, quelquefois abondant, et renfermant dans quelques cas une assez grande quantité de péroxide de fer, qui remplace l'alumine en tout ou en partie, ou bien des bases à un atome d oxigène.

première ESPECE. STAUROTIDE ( de «ravpoç , croix ).

Ooisette, GranatUe , Pierre de croix, Sc/iorl cruciforme ,

Staurolite.

Substance cristallisée, en prisme rhomboïdaux de lao/» 20' et 5o° 4o', dont la hauteur est au coté de la base à-peu-près comme 4*3.

a6 FAMILLE DES 6ILICIBES.

Pesanteur spécifique 3,a à 3,9.

Rayant le quarz, mais rayée par la topaze. Couleur rouge, avec plus ou moins de translucidité, ou brune , noirâtre et opaque.

Infusible, du très difficilement fusible en scorie noire.

Composition. M. Berzélius, dans sa nouvelle classification, l'exprime par (AkyFk) Si. J'ignore si c'est par suite de nouvelles analyses , mais les anciennes , peu d accord entre elles , ne peuvent conduire à cette formule.

Staurotide rouge de St.-Gothard, Staurotide noire du même lieu f par Klaproth. par le même.

Silice . . . . . 27 . .i4,o:i 1 Silice. . • . 37,50.19, 48 3 Alumine. . . 52,25.24,4° l a ^tunmCa • • 4i . ,i8,i5l Pèroxide de fer. 1 8,5o . 5,67 5 Pèroxide de fer. 18,25 . 5,4g S Oxide de man- Oxide de manganèse • . . o,25 ganèse . . • o,5o

Magnésie . . o,5o

Staurotide de Bretagne , Staurotide de Bretagne ,

par Y auquelin. par Descotila.

Rapport». OrigÎHU

Silice. . . ,33 17,1 4 3 Silice 48 24,93 8

Alumine. . .44 20,55) Alumine. . . 4o 18,68)

Oxide de fer . i5 3,98) * Oxide de fer. . ç,bo 2,91) Oxide de man- Oxide de 1

ganèse. . . 1 ganèse. . . o.5o

Chaux. . . . 3,84 Chaux. ... 1,00

Il n'y a que la première analyse qui puisse conduire à quelque chose; elle donnerait la formule A* S ou

A* Si. Quant aux autres analyses , on ne sait absolument qu'en faire, et Ton voit qu'il serait fort utile de les recommencer sur des morceaux bien choisis.

Staurotide cristallisée. En prismes rhomboïdanx droits, tantôt simple*, tantôt modifiées par une face sur les arêtes latérales aiguës ; quelquefois avec une modification à l'angle solide obtus , pl. VIII, fig. 25, 5o, et pl. IX , fig. i5 a sur b iS-j* 58'.

DISTHÈNB. 27

Siaurotiâê croisé*. Quatre cristaux réunis, tantôt à angle droit, tantôt obliquement, 1. 1 , pl. VIII , fig. 5a, ii3 , 54.

Staurotide cylindrdide. En cristaux émoussc» , cimenté* fortement dans des gangue* de schiste argileux , et à peine distincts de la roche.

GISEMENT, j

Comme nous l'avons dit, t. i, page 638, la staurotide ne s'est encore rencontrée que disséminée, d'une part dans le micaschiste (Saint-Gothard ; Greiner, dans le Zillerthal eu Tyvol; Bottons Winthrop.Lichtfield, Germanstown , aux Etats-Unis d'Amérique ; Wicklov , en Irlande , etc. , etc.) , de l'autre dans le schiste argileux ^Quimper, Baud , Coadrix , Coray, en Bretagne ; entre Hièies et Saint-Tropez, département du Varj glaciers du Rhône, passage de Grassonry, dans les Alpes, etc.). Dans quelques cas (Bretagne), les cristaux sont détachés de ces roches et accumulés dans les terres ou sur les bords des ruisseaux. Dans tous les lieux cette substance est accompagnée de grenats; au Saint-Gothard elle est en même temps avec le disthène, auquel elle parait ressembler sous le rapport de la composition.

DEUXIEME ESPECE. DISTHÈNE.

Cyanyte, Rhetùzît, Sappare , Sapparite, Schorl bleu.

Substance en cristaux facilement clivablcs dans un sens , et dérivant d'un prisme oblique à base de parallélogramme obliquangle de io6° i5' et 73* 4^'. Inclinaison de la base sur les faces latérales ioo° 5o', 79/ 10' et 93°i5', 86« 45'?

Couleur naturellement blanche , mais fréquemment bleue, d'où le nom de cyanite, quelquefois rougeâtre, jaunâtre par suite de mélanges.

Pesanteur spécifique 3 , 5o.

Rayant le verre, mais rayée par une pointe d'acier suivant les stries du clivage. Infusible au chalumeau; blanchissant à un feu vif.

Composition. À' Si ou Ai'Si, d'après les analyses suivantes.

'28 FAMILLE DBS 8ILICIDES.

Disthène blanc du ZiUertbal , Disthène de . • . *

par Beudant. par Arfredson.

Oxigène. Rapports* Oxigène. Rapports.

Silice . . 3i,6 i6,4i6 1 Silice . • 56 18,70 1 ? Alumine . 67,8 31,667 2 Alumine • 64 29,89 2 Chaux . . 0,2 o,o56 Potasse. , 0,2 o,o34 Traces d'acide fluorique.

Il y a aussi des analyses qui s'éloignent beaucoup de cette composition , soient quelles aient été faites sur des matières mélangées , soit que les substances qui en ont été l'objet appartiennent à une autre espèce.

Disthène de. . . . Diathène d'Aschaffcmburg,

par Laugier. par Klaproth.

Oxigène. Oxigène.

Silice ...... 38,5o 20,00 Silice 39 20,26

Alumine 55,5o 26,92 Alumine 53 a4,7Ô

Oxide de fer . . . 2,75 Oxidc de fer . . . 3,5o

Chaux o,5o Perte au feu . . . 2

Perte au feu . . . 0,75

Disthène tendre du Saint-Gothard , Disthène dur du Saint Gothard ,

par Th. de Saussure. par Th. de Saussure.

Oxigène. Oxigène.

Silice 3o,62 15,90 Silice 29,20 14,17

Alumine 54,5o a5,45 Alumine .... 55 ,00 25,69

Oxide de fer . . . 6,00 Oxide de fer . . . 6,65

Chaux 2,02 Chaux 2,25

Maguésie .... 2,3o Magnésie .... 2,00

Eau et perte . . . 4,56 Eau et perte . . • 4,og

Disthène cristallisé. En prismes ordinairement assez larges, à huit pans , termines rarement par des modifications sur les arêtes des bases.

Disthène bacillaire ou fibreux. En cristaux agglom ères, tantôt droits , tantôt courbes , rarement parallèles.

Distliène laminaire. En lames plus ou moins épaisses, susceptibles de subdivisions.

Disséminé dans les roches de micaschiste (Saint~Gothard , Ty- 10I, Styrie), quelquefois dans les hyalomictes (Graincr, dans le Tyrol), dans la Dolomie (Gont au Simplon) , dans le calcaire

S1LLIMAJIITK* qq

grenu (Kfopbridge , *ats de New-York)» dans les Leptinites schisteuse et granitoîdes (Tichopau , Penig, en Saxe) , dans la pegmatite (Brettenhof , près Johann Georgenstadt en Saxe). H est fréquemment accompagné de staurotide, de grenat, de tourmaline, etc., quelquefois de graphite, par lequel il est coloré en gris (Tyrol).

tjs&czs. Le disthène, à cause de son infasibilité , est quelquefois employé comme support dans les essais^ au chalumeau.

APPKICDICE.

Sous le rapport de la composition connue jusqu'à ce jour, on doit réunir au disthène la substance désignée sous le nom de Pinite de Saxe qui, d'après l'analyse de KJaproth, serait composée de

Oxigène. Happons.

Silice. .... ag,5o i5,3a 1

Alumine . . . 63,75 *9i77 • •••••• a

Oxide de fer. . 6,75

Elle se trouve à Schneeberg, en Saxe, dans la galerie de Pini; elle est en gros cristaux, mal conformés, feuilletés, d'un ronge sombre , et souvent nacrés.

TEOISliMB ESPECE. SILLMANITE.

Dédiée par M. Bowen à M. Sillimane.

Substance grise ou brune, assez éclatante ; en prismes rhomboïdaux obliques , dont les angles sont de 1060 3c/ et ?30 3o' ; inclinaison de la base à Taxe 1 13° ; un clivage parallèle à la grande diagonale.

Pesanteur spécifique 3, 41- Rayant le quarz ; infusible au chalumeau.

Composition. M. Bowen a trouvé cette substance composée de

Oxigène, Rapport,

Silice. . . . 4^,666 32, 16 1

Alumine . . 54,1 11 *5>a7 1

Oxide de fer • 1 ,999 Ean .... 0,610

3o FAMILLE DES S1UCIDES.

ce qui semble conduire à la formule A Si ou À Si; cependant il resterait une petite quantité d'alumine surabondante.

Sillimanite cristallisée. En prisme* rhomboïdaux modifias sur les arêtes aignës.

SUlimanite cylindroïde. Les mêmes prismes oblitérés , groupés k côté les uns des autres.

Gisement. Ce minerai n'a été trouvé que dans une seule localité, dans une veine de quarz traversant le Gneiss, près de Saybrook, dans le ConnecticuL

APPENDICE

Kaolin (argile à porcelaine) , matière terreuse, très tendre, tachante, ordinairement blanche, quelquefois jaunâtre ou grisâtre.

Pesanteur spécifique, a, ai.

Infusible au chalumeau*

Cette matière provient évidemment de la décomposition des feldspath de diverses espèces; mais, suivant les observations de M. Berthier , ce n'est pas seulement la potasse qui est enlevée par cette décomposition , comme on l'avait cru pendant long-temps, il s'échappe aussi de la silice, et l'alumine est alors en plus grande proportion que dans les feldspath. Il reste après la décomposition un silicate qui se rapproche plus ou moin» de la formule A Si ; mais comme la matière terreuse renferme presque toujours des feldspath non altérés, des grains de quarz et de mica, etc., les analyses sont très variables.

M. Rose à tiré d'un kaolin.

Oxigène. Rapport»

Silice 5a,oo ..... 77,01 r \ j si.

Alumine. . . . 47,00 21,95 1 }

Oxidedefer. . o,33

Le kaolin de Saint- Yriex a fourni à M. Berthier

Silice. . . 46,8 ou bien Silice ....... 36,5 . . 18,9 . . 1

Alumine • 37,3 Alumine 34,5 • . 16,1 . . 1

Potasse. . 2,5 Eau i3,«

Magu&te. traces. Feldspath potassique. i5,6

Eau. . • i3,o

où l'on voit à-peu-près le résultat annoncé.

KAOLIN. BUCHOLZITE. 3i

M. Berthier q donné plusieurs autres analyses que nous transcrivons ici pour renseignement

de

Scboccberg.

KaollQ

de M«ù«enl

Kaolin de

Saint- Tropei.

Uei.de.

Kaolin 1 de 1

iSilice Alumine . .

Po tatse . . .

iMagoësie . .

,Oxidedefrr.

37»7 non àoséç.

avec l'alcali. |

La bucholzite semblerait être un simple silicate d'alumine, d'après l'analyse de Brandes, et par conséquent devoir être placé auprès de la Sillimanite, à moins que l'on n'y découvre une plus grande quantité de potasse, ce qui la mettrait dans les silicates doubles, et peut-être auprès de l'Andalousie avec laquelle elle a aussi quelques analogies par les caractères extérieurs. L'analyse de M. Brandes présente :

Oxigène. Rapports.

Silice • 46 • • • • • 33 ,89 » • • • • 1

Alumine. 5o . • • . • a3,35 1

PoUue 1,60 o,35

Oxide de fer . • . • 3,00

Elle se trouve en Tyrol dans le même gisement que l'Anna loosite.

La fihrolite du carnate semblerait avoir du rapport avec la Bucholzite, quoique l'analyse de Chencvix, sur laquelle on ne peut pas compter, ait donné

Silice 38

FAMILLE DBS SILICIDE3

QUATRIEME ESPÈCE. EUCLASE

( Qui se brise facilement ).

Substance cristalline, très facilement clivable dans uit sens* Cristaux dérivant d'un prisme oblique rectangulaire, dont la base est inclinée de i3ie 49' sur les faces latérales.

Pesanteur spécifique 3,o6.

Rayant le quarz; très facilement électrique et conservant long-temps l'électricité.

Fusible au chalumeau en émail blanc. Précipité ammoniacal, attaquable par le carbonate d'ammoniaque ; sa solution ne précipite pas par la soude en excès , mais laisse après 1 evaporation et la calcination une matière insoluble.

Composée, suivant l'analyse de M. Berzélius, de

Oxigcne. Rapports.

Silice 43,23 . . . . . aa,45 • î

Alumine .... 3o,56 • . . • . i4>*7 \ ai Q5 Glucine 21,78 6,78 )

Oxide d'étaia ► . 0,70 de fer. . . 2,2a

On sait que la glucine a la plus grande analogie avec l'alumine par tous ses caractères chimiques , et comme elle est au même degré d'oxidation, il devient très probable que ces deux terres sont isomorphes. D'après cela , on voit, par l'analyse, que l'euclase se rapporte à la formule (A} G) Si ou ( À, G) Si. Cette formule me paraît plus exacte que celle admise par M. Berzélius, 2 A S + GS0U2 ÀI SÏ 4-6 Si.

A cela près de la présence de la glucine, il y a, comme on voit, identité de formule entre l'euclase et la sillimanite , et il est assez remarquable que cette dernière

F.UCLASB. COLLYRITE. 33

est également susceptible d'un clivage très net dans un seul sens et cristallise en prisme oblique.

Bue la se cristallisée. En primes à plusieurs pans , formés de facettes qui appartiennent à diflfèrens prhniiesrhoinboïdaux , terminés ptr diverses modifications qui sont quelquefois très compliquées, pl. XII, fig. 19.20. Inclinaisons de L sur a" i22d 28', snr a' ii2a 5o' , sur d ia4d i n sur n'i65di8',nsurn" i69d 45', n " sur n* i6ad 20'.

cisfmext. Dans les hyalomictes schistoïdesdeMinas-Geraes; au Brésil , et dans les débris de ces roches.

CINQUIÈME ESPiCK. COLLYRITE ( I )

Alumine hydratée, Alumtnîte.

Substance homogène ressemblant à de la gomme, oit opaline, plus ou moins translucide; à cassure conchoïde, d'un éclat vitro-résineux; tombant promptement en poussière au feu , et en partie aussi par l'exposition à lair. Rayée par 1 ongle, et prenant de l'éclat dans la coupure.

Infusible au chalumeau ; donnant de l'eau par calcination ; soluble en gelée dans les acides.

Collyrite de Scbemniti , Collyrite dTsquera ,

par Klaprotb. par Bertbier.

Oxigéne. Oxigène.

Silice . . . i4. . 7,27 . . i Silice . . . i5 . . 7,79 . . 1

Alumine. . 45 . . 21,02 . .3 Alumine. . 44>5 • • 20*78 . . 3

Eau. . . . 4a . . 37,33 . . 5 Eau. . . . 4o,5 . . 36 . . 5

Ce qui conduit à la formule Aq' A* Si= À * Si -H 5 Aq ou A 5 Si 4- 1 5 A q.

En petits filons dans lesDiorites porphyriques du Stepbani Scbact à Scbemnitz, en Hongrie, et dans des travaux de recherches de minerai de plomb à la montagne d'Esquera , sur les bords de YOo , aux Pyrénées.

(i)On peut faire dériver ce nom de x^XXyi , colle , gélatine, et il rappellera alors l'apparence gélatineuse de la substance.

MiKéa. 3

FAMILLE DES SIMCIDES

sixième espèce. PHOLERITE (de foxic écailles).

Substance homogène, blanche, grisâtre ou verdâtre, formée de petites écailles ou de petites fibres nacrées , douce au toucher , friable dans les doigts, faisant pâte avec l'eau.

Infusible au chalumeau; donnant de l'eau par calcination. Insoluble dans les acides.

de Fini, par GuiUcmin,

Oxigène. Rapport.

Silice 4i?65 21,63 3

Alumfhe . . . 43,35 20,24 3

Eau. i5 i3,33 2

D où Ton tire la formule Ai&Aq%z=iZAS-\-*Aqy

• • • • JL" ™

ou A Si -f- 2 Aq, en sorte que c'est de la SiUimanite hydratée.

Se trouve dans les fissures des rognons de minerai de fer

du terrain houiller (mine, de Fin» , Allier 4 Ri?e» de Gier ? Mon. ; Angleterre).

SEPTIÈME ESPECE. TRIRLASITE

Fahlunite tendre.

Substance brunâtre ou brun jaunâtre, en prismes rhomboïdaux d'environ ioo° 3o' et 700 3o', dont la base est inclinée à Taxe de 101° 3o'.

Pesanteur spécifique 2 , 62.

Rayé par une pointe d'acier.

Donnant de l'eau par la calcination. Difficilement fusible au chalumeau.

Hisinger en a retiré par l'analyse :

Silice 4^,79 • • • • • a4,3o a

Alumine 26,73 12,48 1

Eau i3,5o 22,77 1

Magnésie . ...... 2,97 . . . . . 1,1 5

Oxidede fer. . . . . . 5,oi ..... 1,14

Je manganèse . . o,45

PHOLÉRITE. TRlKItàSlTE. LENZINITE. 35 '

où Ion' voit sensiblement la formule A Si* A q = ASi*-+- Aq ou A Si* -r-3Aq avec quelque mélange de matière étrangère. *

Cette substance se trouve en prismes rhombotdaux , simples

ou modifiés par une face sur les arêtes latérales aiguës, engagés dans des matières talqueuses, quelquefois dans la galène (différente» mines de la contrée de Fahlun , en Suède).

APPENDICE

>~ous rapprochons de la triklasite diverses substances, dont nous n'osons pas encore faire des espèces , mais qui paraissent appartenir à des composés définis; savoir:

i° Terre à foulon du Hampsire. Matière compacte, homogène, rougeâtre, infusible , donnant de l'eau par calcina tion, formée de: •

Oxigène. Rapport,

Silice 5i,8o . t . . . 26,91 . • a

Alumine a5 11,67 1

Oxidedefcr. . . . 3,70 I,l3 S

Chaux ...... 3,3o

Magnésie 0,70

Eau i5,5o 13,77 . . 1

Ce qui est la même chose que la triklasite , surtout en considérant \e fer comme étant à l'état de péroxide et le joignant àl'î

a* Lenzùute opaline. Substance homogène > compacte, translucide, opaline, fragile, à cassure conchoïde, rayée par l'acier.

Pesanteur spécifique, a, 10. Elle a fourni à M. John:

Oxigène. Rapport.

Silice 37,5 . ... 19,4^ . • • . 1

Alumine. . . . 37,5 . . . . 17, 5i . . . .. 1 Eau ...... aû .... 22,2a .... 1

Où Von voit à-peu-près la formule A$-\-Aq.

Trouvée en morceaux kolés à Rail, dons l'Eifeld. Le Bol de Stnopis qui a fourni à Klaproth.

36 FAMILLB DES SILICIDES.

Oxigène. Rapport.

Silice* • . s . 3a .... i6,6a . . . . i Alumine. . . . a6,5o .... ia,38 } Oxidedefer. .ai ... 6,43 ï

£fen 17 .... 16 .... 1

Sel commun. . . i,5o

semblerait se rapprocher de cette substance, si l'on considère le fer comme étant à l'état de péroxide.

3° Lenzinite de Saint-Sévère ouSéverite. Substance homogène demi transparente jaunâtre ou bleuâtre, ou opaque, grisâtre jaunâtre* ou Planche, à cassure conchoîdale. Une analyse de M. Pelletier a fourni:

Oxigène, Rapport.

% Silice . . . . 5o . . . . 25,97 .... a ^

Alumine. . . aa . . . . 10,37 • •••*> ^ Eau. • . j .26. . . . a3,u . . . . 2 ) Perte. ... a

ce qui semble indiquer la formule ASi*-\-iAq.

Observée par M. Léon Do four, à Saint-Sévère, dans de» matières arénacées supérieures au gypse tertiaire.

4« Çymolite. Substance gris de perle ou rougeâtre, plus ou moins douce au toucher , se délayant facilement dans l'eau; a fourni à Klaproth

Oxigène. Rapport.

Silice. • • • . 63 .... 31,7a .... 3 Alumine. . . . a3 .... 10,74 • ... 1 Eau, .....ia .... 10,66 .... 1 Oxidedefer, . i,a5

Ce qui donne la formule AS3 -+-Aq.

5* Terre h foulon de Riegate. L'analyse de KJaproth a fou m

Oxigène. Rapport.

Silice. ..... 53 a7,53 . . 4

Alumine 10 ..... 4^7 f

Péroxide de fer . . 9,75 2,98 )

Eau a4 ai, 33 . . 3

Magnésie i,a5

Chaux o,5o

Sel Commun . . . 0,16 Potaaie tracei.

Ce qui peut donner la formule A Si 4 -f- 3 Aq.

SEVKRXTB. C Y MO LITE. ÀLLOPHANE.

Eu bancs réguliers au haut d'une colline de grès à Nutfiel près de Riegate f dans le comté de Sorry , en Angleterre.

HUITIÈME ESPECE. ALLOPHANE.

Riemannit,

Substance opaline, demi transparente, à cassure conçhoïdale; blanch \ ou colorée accidentellement par l'hydroxide de fer, le carbonate bleu de cuivre, etc.

Pesanteur spécifique 1,88 à 1,9.

Rayée par le fluor et rayant seulement le gypse. Infusible; donnant de l'eau par calcination. Soluble en gelée dans les acides.

Allophaue de Gnefcnthal , par Stromeyer.

Oxigène. Rapports.

Silice ai ,922 . . . • n,38. ... 2

Alumine ....... 3a,203 • • . . l5,o4 «... 5

Eau ......... 4*»3oi • . • • 36,7* « • « • 6

Chaux • • . o,73o

Sulfate gypse <>>5l7

Carbonate axurite . . . 3,o58 Hydroxide de fer . . . 0,170

Ce qui donne la formule A?$% An6 z=z*ASi+AAq*

h'ullophaue se trouve en nids irréguliers dans des matières argileuses remplies d'hydroxide de fer et de carbonate de cuivre (Grzfenthal, près deSaalfeld), et dans des dépôts d'hydroxide de fer enclavés dans la sienite (Schneeberg , en Saxe).

M. Ficinufl a tracé ainai fuit la composition de l'allophane de

Schneeberg , v

Silice 3o,oo

Hydrate d'alumine. . . . . 34, 3o Hjdrate de cuivre 33,70

dont il eat impottible de faire la comparaison avec L'analyse précédente.

Carbonate de chaux .... a ,80 Oxide de manganèse. . . . i^go

Ea« 7,80.

38 FAMILLE DBS SILICIDBS.

ireuviiME *s>écW. HALLOYSITE.

( Dédiée par M. Berthier à M, Omalius de Halloy. )

Substance blanche ou légèrement colorée en gris bleuâtre ; compacte , à cassure conchoïde , cireuse ; translucide sur les bords; se laissant rayer par longle; happant à la langue; donnant de Veau par calcina tion ; soluble'en gelée dans les acides.

Analyse de la matière à l'état naturel par Berthier :

Osigène, Rapports.

Sffice 39,3 . . . 20,4 . . . 4

< Alumine . -, . . . . 34,d . . , i5,« . . . 5 Eau 36,5. . < a3,6 . . .4

La matière desséchée à l'étuvé a donné :

W Jk Oxigène. Rapports.

Silice . 44,94. . /23,3. . . 4

Alumtne. 33,96. » . 1-8,2 * * ; 3

Eau. . . . . . » . . 16,00. . » i4,a ». 4 2

La première analyse peut donner la formule : 5* A* Aq*=tiASi* + AAql>

La seconde donnerait seulement A* S i k A q% = a À & fl-ï- A Aq *' oii 2 A Si * -f- A A q * r et la petite erreur tiendrait à la difficulté de déterminer exactement la quantité d'eau qui peut être hygrométrique.

Cette substance se trouve en rognons dans les amas de minerais (îe fer, de zinc et de plomb , qui remplissent les calcaires des provinces de Liège et de Namur.

Cette subsfart ce serait, aussi bien que t'alîopHàriè, d'une grande importance pour la fabrication de l'alun , si on îa trouvait en grande quantité. •

APPENDICE

Nous ajouterons encore ici plusieurs matières qiii ont plus ou moins d'analogie avec la précédente, et dont on tirera certainement par la suite quelques nouvelles espèces

HALLOYSITB. AJIG1LBS DIVERSES. M

i# Lithomarge de Rochlitz, en Saxe; Klaproth en a tiré :

Oxigène. Rapport*.

Silice 45>a5 • • • a3,5o ... 4

Alumine . . 36, 5o ... 17, o4. . .3

Eau l4 • • • • 12,'*4 . . . 2

Oxide de fer a, 75.

Composition analogue à celle de l'Haï loy si te desséchée à le tuve.

a" Lcnzinite argileuse , qui a fourni à M. John :

Oxigène. Rapports.

Silice 39. . . .20,26. . .4

Alumine. 35,5 . . . i6,58 ... 3

Eau a5 22,22 ... 4

Chaux o,5

d'où Ton tire la même formule que de l'analyse de lHalloysitc non desséchée.

En morceaux isolés à Koll, dans PEifeld.

3° Savon de montagne (Bergseije , Bockseife , Mountainsoap). Substance très tendre, douce au toucher, prenant un $clat gras par le frottement; se délayant dans l'eau. L'analyse

4'une variété de Tuurinçe a fourni à Bucholz :

Oxigè ne . Rapports

Sdice 44. ... . 22,85 . . . 3 j

Alumine 26,60 . . . 12,37 * * 3 <

Eau 20,5o . . • 18,22 . . . 3 !

Oxide de fer 8

Chaux o,5o.

D'où l'on peut tirer la formule^ • Si * Aq * = A St > + A Aq.

Se trouve en conches alternantes avec des argiles de diverses espèces (en Thuringe). On en cite d'analogues dans plusieurs localités (Bilin, en Bohême; 11e deSkye; Dillcnburg, près Rabcnschin, dam le paya de Nassau, etc.); mais il n'est pas certain qu'elles soient toutes de même composition.

<»• Argiles diverses. Presque toutes les argiles sont des silicates d'alumine simples, la plupart hydratés, et renfermant aussi fréquemment de l'hydrate d'alumine. Ces matières sont fré-

4o FAMILLE DES SILICIDES.

quemment souillées par des particules étrangères en grains fins; mais on ne doit pas pour cela les regarder comme de simples mélanges qui ne doivent pas trouver place dans les systèmes de minéralogie. En effet, il n'y a pas upe des argiles, et même des marnes, que j'ai essayées jusqu'ici, qui ne soit susceptible d'être attaquée par un acide, et dont la solution ne laisse précipiter de la silice en gelée. Il reste ensuite au fond du vase un amas de particules quarzeuses et micacées, incohérentes, qui sont évidemment les matières mélangées. La solution m'a toujours paru renfermer la silice et l'alumine en proportion définie. Malheureusement il est rare qu'on puisse tirer parti des analyses qui ont été faites , parce que l'on a toujours compris dans les résultats les matières qui se trouvaient mélangées avec le silicate a lumineux ; mais avec des soins, et en traitant par les acides, il est probable qu'on arrivera à faire un assez grand nombre d'espèces , dans les diverses matières que l'on confond sous le nom collectif d'argile.

On connaît de ces matières les analyses suivantes que nous citons pour renseignement.

Terre à foulon d« Siléai« , Klaprolh. .

d* tMotnnii

par

par

Argile

( Argile d' Abondant .

Vauqutlin

Argil« de Forgr-i .par id

Argile d'Arrauil, par Gai' raav . . ,L ..... r

Argile de Monlmarlra , par le rudoie ..,'..»...

Bo! de Staliuiéne , par £la proili.

Lilhomarg* de Flacbmsef ■ feu. par Klaproth . V <f !

Argile de Monlertau , j

Eau.

Il Sa

t5,oo

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