‹ Traité élémentaire de minéralogieChapitre 5 sur 203 · CO M · texte numérisé non relu

CO M

Silice.

Eaa.

Péroxide

d« ÊÊt.

AJumfo*.

5,oo 6,126

protoude de fer.

fou»njir

de frr.

47,oo

Chiux:

o,5oi

OPALE. * ig

On voit par ces analyses qu'il existe de l'eau dans toutes les variétés , ce qui porte à croire que l'opale est vraiment un hydrate de silice, car il serait bien difficile d'admettre que de l'eau hygrométrique se conservât constamment dans des pierres qui se trouvent depuis long- temps dans les collections; d'ailleurs toutes les pierres qui renferment de l'eau interposée la perdent par l'exposition de leur poussière dans un air sec pendant quelque temps, et il n'en est pas ainsi de l'opale: enfin il n'y a pas plus de raison pour admettre ici de l'eau interposée que dans beaucoup d'autres substances, que tout le monde considère comme des hydrates. A la vérité la quantité d'eau est un peu variable; cependant les analyses 2, 3, 7, 8, 9 s'accordent assez sensiblement, et sembleraient conduire à penser que l'opale est un hydrate de silice de la formule S* Âqy qui donnerait en poids

Eau • • • 9M

Silice 90,96

Mon analyse (11) s'accorde aussi sensiblement avec la même formule, en admettant que le péroxide de fer est à l'état d'hydrate qui constitue l'ocre jaune.

Dans les autres analyses la quantité d'eau est un peu moins forte, ce qui peut jeter quelquedoute sur la formule que nous avons admise ; mais d'un côté il serait possible que l'opale fût quelquefois mélangée de calcédoine, car dans les mêmes lieux il existe fréquemment de véritable calcédoine, et Ton trouve même beaucoup de passages entre les deux substances. D'un autre côté, il pourrait bien se faire aussi qu'il y eût deux espèces d'hydrate de silice, car la formule S*4qy qui donnerait

Eau 6,10

Silice 93,90

20 FAMILLE DES SILICIDES.

s'accorderait assez avec les analyses i, 4, 5, 6, et avec une analyse que j'ai faite d'une espèce d'opale, opaque, blanche, de Castella Monte, dans laquelle j'ai trouvé

Silice o,3,a

Eau»

Magnésie o,3

Chaux o,4

Je crois pouvoir admettre que les variétés d'opale opaques, peu colorées, renferment moins d'eau que les variétés limpides; ces dernières, dans divers essais que j'ai faits , par calcination seulement , m'ont donné 8 à 10 pour 100 de perte, qu'on peut regarder comme de l'eau; et les autres ne m'ont donné que de 5 à 7. Je remarquerai que j'ai toujours retiré de l'eau de plusieurs échantillons de l'espèce de matière siliceuse, blanche, tendre, qu'on regarde comme de l'opale altérée; que je n'en ai pas obtenu moins de 5 pour 100 et jamais plus de 7. Je ferai voir qu'on ne peut pas toujours regarder ces matières tendres comme des résultats d'altération, et par cela même je serais porté à croire que ce sont des hydrates particuliers : c'est au temps à nous fournir les moyens d'apprécier ces divers résultats.

Nous devons ajouter encore quelques analyses qui pourraient peut-être indiquer une troisième combinaison de silice et d'eau; savoir : i° l'analyse d'une substance limpide nommée Wasser opal (opale d'eau) par Schmitz, qui provient de Pfaffenreith, dans la contrée de Passau , et qui se trouvait en petits nids dans le graphite. 2« L'analyse d'une substance terreuse de l'Ile-de- France, qu'on a nommée Kieselguhr, et qui a été faite par «Klaproth ; ces matières ont donné :

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