DIAMANT
tes, rtfunis deux à deux , et presque toujours avec un tics grand élargissement des faces de jonction , t. I , pl. VIII , fig. 38 , 4o , 4».
Diamant sphéroïde. Fn crUtau\ dont les arêtes sont curvilignes , t. i, pl. VII, fig. 5g, 62, 63, 65, 68, 71, 74. 76. Ce sont les variété les plus communes.
Diamant groupé. Réunion de cristaux groupé» de manière à offrir l'apparence d'un cristal sur les faces duquel se trouveraient placées des lames cristallines, ou cristaux très aplatis, qui laissent entre elles des angles rentrans de toute espèce.
Le diamant est incolore , ou jaunâtre, enfumé . brun , noir et opaque ; rarement avec des couleurs vives, jaune, jaune verdâtre , vert, rouge hyacinthe , rose.
GISEMENT
Le diamant n'a encore été trouvé que dans des dépôts de transport, dont on ne connaît pas l'âge d'une manière positive, mais qui paraissent assez modernes, et à- peu-près de mi-me nature dans toutes les localités. Ce sont en général des dépôts formés de fragmens et de cailloux roulés quarzeux , liés entre eux par une matière argîlo-ferrugineuse , sableuse, jilas ou moins abondante. Ces dépôts portent au Brésil le nom de Cascalhoy et y renferment accidentellement du fer oligiste, de l'oxide de fer magnétique, de l'oxide rouge métalloïde, des fragmens de kieselschiefer, de grunstein granitoïde, compacte et schisteux, diverses variétés de quarz coloré, etc.: on y a également rencontré du bois pétrifié. Ils s'étendent sur de très grands espaces, et partout sont absolument à découvert, ce qui est cause de l'incertitude où l'on est sur leur âge relatif. On cite dans l'Inde (Wasscrgcrréc, Munnemung, Largumboot) des couches solides au-dessus des matières terreuses qui renferment le diamant , mais on ignore quelle en est la nature, et rien ne prouve que ce ne soit pas encore le même dépôt consolidé. C'est absolument sans aucune raison qu'on a prétendu, relativement aux Indes surtout, que ces dépôts diamantifères étaient des détritus de terrains trappéens, expression vague qui indique le plus souvent des roches d'origine ignée; on peut croire avec plus de fondement que ce sont des débris de montagnes primitives, ou tout au plus intermédiaires, comme nous verrons plus loin en parlant de l'or. Ces dépôts reposent sur des roches granitiques, des roches
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amphiboliques , on des roches schisteuses, quelquefois sur de?
calcaires qui ne paraissent pas très anciens (SantoriU , capitainerie Je Saint-Paul).
Les diamans se trouvent toujours en très petite quantité dans ces dépôts, disséminés çà et là, et généralement très écartés les uns des autres; ils sont presque toujours envelop* pés d'une croûte terreuse qui y adhère avec plus ou moins de force et empêche de les reconnaître avant qu'ils aient été lavés. On a cru remarquer au Brésil que c'était en général dans le fond et sur les bords des larges vallées , plutôt que sur la croupe des collines , et à très peu de profondeur audessous de la surface du sol, que se trouve le diamant; les parties les plus riches sont celles où il existe beaucoup d'oxide de fer, surtout en grains lisses.
On n'a encore découvert le diamant que dans un petit nombre de lieux à la surface du globe , et l'Inde est à cet égard le pays le plus anciennement connu , quoiqu'on ait peu de renseigitemens sur les véritables points où se trouvent les exploitations. 11 en existe principalement dans les provinces de Visa pour, de Hidrabad (Golconde), Orissa, Allahabad, qui font partie du Decan , et au Bengale. On cite particulièrement les contrées de Raolkunda à cinq journées de Golconde, de Outare, Carore, dans la partie septentrionale du Visapour, de Gaudjtcota, dans la vallée de Pennar, sur les frontières de Missore, de Sumbelpour, sur les bords de la rivière de Mahameddy, de Parna dans le Allahabad, etc., etc. On trouve aussi des diamans dans l'île de Bornéo, où les principales mines sont à Ambauwang et à Sandak, suivant les auteurs.
On a trouvé cette précieuse substance au Brésil vers le commencement du dix-huitième siècle , dans la province de Minas Geraès. Il y existe aujourd'hui plusieurs exploitations sur un terrain dont l'étendue est de seize lieues du nord au sud , sur huit lieues de l'est à l'ouest, autour de la ville de Téjuco. La plus considérable est celle de Mandangn, sur le Jigitonhonha , dans le district de Serro do Frio , à dix ou douze lieues au nord de Téjuco. Il en existe plusieurs autres , telles que celles de Saint-Gonzalès, deMontero, de Rio-Pardo, de Caiolina, de Canjeca. Le Serro San Antonio, l'arrondissement de Rio- Plata, celui d'Abarje, sont aussi très riches en diamans, mais