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SEPTIÈME GENRE. CARBONATE

Corps solides, solubîes dans les acides, les uns à froid, les autres à chaud , et dégageant alors du gaz acide carbonique avec une effervescénce plus ou moins vive.

La plupart des substances que renferme le genre carbonate ont entre elles de très grands rapports et constituent le groupe le plus naturel du système minéralogique.

Les formes de ces substances ne se rapporter^ jamais ni au système cubique, ni au système prismatique à base carrée, ni au système de prisme oblique, à base de parallélogramme obliqunngle. Dans la moitié des espèces la cristallisation se rapporte au système rhomboédrique, et presque toutes les substances de cette division sont susceptibles de se cliver en rhomboèdres, qui sont très rapprochés les uns des autres et tous compris entre les angles de io3° et 1070 48'. Les autres espèces se rapportent au prisme rhomhoïdal droit dont elles conservent presque toujours les traces dans leurs diverses modifications ; celles de ces espèces qui ne renferment pas d'eau affectent des prismes qui sont aussi

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3*8 FA.MILLE BBS OARBOKIDES.

très rapprochés les uns des autres, et dont les angles sont compris entre n6° 5' et iûq° 4^V Trois espèces seulement parmi celles qu on trouvé cristallisées se rapportent au système rectangulaire oblique.

On conçoit, d'après ces observations générales, combien il doit y avoir d'analogie entre les diverses variétés cristallines des espèces iqui se rapportent aux deux principales divisions; aussi faut-il souvent le plus grand soin pour reconnaître les diverses espèces par ce moyen. La ressemblance se manifeste jusque dans les formes accidentelles et les variétés de structure : toutes les espèces clivables présentent en effet les structures lamellaire et saccharoïde de tous les degrés de grosseur, et ,si les auues nen sont pas, susceptibles; elles offrent comme Jes premières toutes les espèces de structures fibreuses et compactes. j ) ; ,

Sous le rapport des propriétés optiques, les mêmes ana- • logies se présentent. D abord les formes seules nous indi- . quent que tous les carbonates ont la double rexractfon : Jes uns sont à un axe, qui dans tous s'est trouve] répulsif; les autres présentent deux axes qui sont plus ou moins écartés , suivant les espèces ou leur mélange. Les couleurs sont peu variées , parce que la plupart dès-espèces sont naturellement blanches et les mélanges qui peuvent les colorer peu diversifiés, si ce n'est dans les calcaires compactes qui présentent toutes les nuanceset tous les assortimens de couleurs. 11 n'y a que trois- substances qui aient des couleurs propres > qui sont le vert et le bleu. L'éclat n'est jamais' métallique ni même métalloïde; c'est toujours l'éclat vitreux dans les variétés cristallines, ou lithoïde dans les variétés compactés; ce n'est que dans peu de cas qu'on observe 1 éclat nacré et l'éclat soyeux.

La dureté présente aUssi peu de différence dans les diverses espèces; aucune d'elles n'est susceptible de

NATBON. Sùg

ayer le verre f toutes se rayent facilement par une pointe d'acier et même par le fluor.

Sous le rapport de la composition , les analogies ne sont pas moins remarquables; le plus grand nombre des espèces sont de la formule B C*, B exprimant la base quelconque ; la plupart sont anhydres , quelques-unes seulement sont hydratées. 11 n'y en a que trois de là formule B £7, une seule de la formule BC3, et deux dans lesquelles il entre un hydrate de la même base.

Sous le rapport du gisement, deux espèces seules constituent de grandes masses à la surface de la terre; c'est le Calcaire et la Dolomie, qu'on trouve à toutes les époques de formation. Une autre forme des filons, des amas, de légères couches , dans les terrains primitifs, intermédiaires , et à la base des terrains secondaires; c'est le carbonate de fer. Toutes les autres sont des matières subordonnées aux gîtes métallifères, ou se trouvent dans les fissures de diverses roches, très rarement disséminées. 11 n'y a que le Natron et l'Urao qui échappent à ces généralités et qui se trouvent en solution dans les eaux, ou en petits lits très minces dans des dépôts sableux à la surface des plaines.

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