IV I
le croit convenable , sur quelques-uns de ces points. Ce groupement de \ toutes les lésions et de tous les symptômes syphilitiques peut seul bien | faire comprendre l’évolution de cette maladie. Mais là encore que d’hy- » potbèses insoutenables! que d’assertions basées sur des observations incomplètes ou trop peu nombreuses 1 Je me suis rigoureusement imposé la tâche d’écrjre l’histoire de la syphiHs avec des faits et non avec des doctrines dont les ruines nombreuses, échelonnées sur le chemin qu’on parcourt dans cette étude, semblent être là pour rappeler à chaque instant le danger des théories.
Telle est la disposition générale des quatre chapitres contenus dans ce premier volume. J’ose espérer que les articles cju’ils renferment peuvent présenter une idée exacte des faits et des opinions dont j’ai eu à retracer l’histoire. Mais je ne veux pas terminer cet avertissement au i lecteur sans engager les étudiants qui me feront l’honneur de me lire à compléter les données que ce livre renferme par l’étude des monogra- |i plues, soigneusement indiquées dans la Bibliographie de chaque article. |i Beaucoup de ces travaux ont été publiés en France, d’autres ont paru en i* Allemagne ou en Angleterre, mais ont été traduits ou analysés dans la ^ presse française, et sont ainsi à la disposition de ceux qui ne sont pas familiarisés avec les langues étrangères. Quand j’ai eu connaissance de 1 ces traductions et de ces analyses, je me suis empressé de les indiquer, k C’est en remontant aux sources originales que l’esprit s’habitue à mieux ij apprécier les feils qui lui sont soumis, et je tiens à engager dans cette voie ii des recherches érudites les étudiants qui pensent que l’étude de la mé- ii decine n’est pas l’art de passer des examens. Je ne fais ici que faihle- I ment répéter les conseils que j’ai souvent entendu donner aux élèves, avec une autorité si grande, par le maître illustre qui enseigne avec tant d’éloquence et d’érudition la médecine opératoire à la Faculté de médecine de Paris.
On ne peut pas écrire aujourd’hui un traité de chirurgie sans y ajouter beaucoup de figures dans le texte. Mon intelligent éditeur n’a reculé devant aucuns frais pour remplir cette condition si nécessaire, et il me suffira de dire, pour témoigner de la bonne exécution de ces planches, qu’elles ont été presque toutes dessinées par M. Léveillé et gravées par M. Salle.