‹ Traité élémentaire de pathologie externe (volume 2)Chapitre 40 sur 65 · FIN DE LA TAULE DES MATIÈRES · texte numérisé non relu

FIN DE LA TAULE DES MATIÈRES

MALADIES DES GANGLIONS LYMPHATIQUES

des vaisseaux par le peu d’épaisseur de la peau et du tissu cellulaire souscutané au voisinage des articulations; mais la cicatrisation des veines devrait alors, en ces points, présenter les mêmes difficultés et la même lenteur. On pourrait, avec Binet, attribuer l’établissement d’une fistule généralement au peu de tendance des lymphatiques à l’inflammation adhésive, cl, dans certains cas, à ce que la blessure a eu lieu à une assez grande distance d’une anastomose, ou bien enfin à ce qu’entre la plaie et l’anastomose la plus voisine, existent des valvules s’opposant à la circulation collatérale. Dans les conditions contraires, la tuméfaction des parties, oblitérant mécaniquement la plaie des vaisseaux, fait refluer le liquide dans les voies collatérales et permet la cicatrisation.

Le diagnostic n’offre aucune difficulté, et l’on distinguera l’écoulement de la lymphe d’avec celui qui provient d’une articulation ou d’une bourse séreuse ouvertes, par les modifications qu’entraîne la compression audessus et au-dessous de la plaie.

La pronostic n’est grave qu’en raison de la lenteur et de la difficulté de la guérison.

Traitement. — La compression méthodiquement exercée au-dessous de la plaie et sur le trajet des vaisseaux est le meilleur moyen à diriger tout d’abord contre les écoulements récents ou anciens des lymphatiques. C’est celui que proposait Ruysch et que suivirent Muys etAssalini. En cas d’insuccès, on aura recours aux caustiques, tels que le nitrate d’argent, et mieux encore, si la région le permet, au fer rouge, qui produira une inflammation locale assez intense pour oblitérer l’orifice fisluleux.

Dans le même but, on pourrait glisser au-dessous de la fistule une épingle sur laquelle on disposerait un fil, comme dans la suture entortillée. On arriverait sans doute ainsi à comprendre dans la suture le lymphatique au-dessous de la plaie. S’il existait un ulcère fistuleux lymphatique, on le circonscrirait par deux incisions courbes pratiquées au-dessus et au-dessous de la plaie sans se conlondre, et la circulation lymphatique se trouverait ainsi interceptée (Monod). On ne peut que mentionner pour mémoire la ligature des vaisseaux lymphatiques conseillée par B. Bell.

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