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maladies do membre inférieur. '
d’exemple net d'hémimélie biabdominide. 11 rapporte un cas mtéressan d’iiéinimélie abdominale unique (“ê’ ^ à ,,hémimélie a élé publié par
«'-te de sept ans, possédait
que le segment fémoral de ses membres inférieurs. Celte partie, bien conformée, se terminait en bas au-dessous des condyles du fémur et de la rotule, comme dans une désarticulation bien cicatrisée. On trouvait, à la lace postérieure des deux cuisses, une éminence molle, un peu pédiculée, de consistance graisseuse, qu’on peut considérer comme des vestiges de jambe, ainsi que l’a dit Debout, dont nous avons déjà cité l’opinion à propos des ampu-
tations congénitales.
d. Nous dirons quelques mots, en terminant, de la soudure des deux membres inférieurs, malformation désignée sous le nom de symélie. On en distingue trois variétés : la symélie proprement dite , Yuromélie et la sirénomêlie.
Symélie proprement dite. — Les deux membres sont soudés par leur face externe. Dans une observation de Cruveilhier (2), les deux fémurs étaient soudés au tiers inférieur; les deux péronés réunis sur la ligne médiane
constituaient un os unique; les deux tibias étaient sur les côtés. Les pieds, soudés ensemble, se continuaient avec l’axe de la jambe. Ils possédaient en tout neuf orteils.
Uromélie. — Elle est caractérisée par une fusion plus intime. On ne trouve qu’une rotule, qu’un seul os dans la jambe.
Sirénomêlie. — La jambe, très étroite, est terminée en pointe, sans pied. La rotule est, comme dans les variétés précédentes, située en arrière; la jambe unique ne possède qu’un seul os.
Étiologie. — Le mécanisme des vices de conformation du membre
Fig. 211. — Phocomélic unilatérale J complète.
(1) Berliner klinische Wochenschrift, 1879.
(2) Société anatomique, 1829.
inférieur est encore très obscur; les notions les plus intéressantes que nous possédions sur ce sujet sont dues à Dareste, qui attribue une grande importance à l’arrêt de développement de l’amnios d’où résultent des compressions anormales. Selon l’époque à laquelle intervient la compression, on peut avoir des malformations variables, telles que phocomélie, hémimélie, ectromélie, symélie ou difformités limitées aux orteils.
A l’inverse des vices de conformation des orteils, ces malformations étendues ne paraissent pas se transmettre héréditairement.
D’après 1. Geoffroy Saint-Hilaire, les malformations qui s’écartent le moins du type normal, comme la phocomélie, sont les plus fréquentes. Le même auteur pense encore que plus l’anomalie est considérable, plus elle a tendance à envahir les quatre membres.
On sait que les malformations, en général, sont plus fréquentes dans le sexe féminin et du côté gauche. Il n’en est pas de même pour la phocomélie, qu’on a surtout rencontrée à droite, quand elle était unique. Pour les autres malformations des membres inférieurs, la prédisposition pour le sexe féminin et le côté gauche sont en somme fort peu marquées (Debout).
Traitement. — Le traitement chirurgical de ces malformations étendues du membre inférieur est pour ainsi dire nul. On doit, cependant, dans les cas d’hémimélie, amputer les appendices gênants.
En cas de bride cicatricielle congénitale, on sera autorisé, à l’exemple de Broca et Reclus(l), à en faire l’excision et à réunir par une suture les parties saines voisines.
En dehors de ces faits, l’intervention sera réduite à la prothèse. Debout a fait connaître dans son mémoire bon nombre d’appareils prothétiques qui peuvent rendre les plus grands services aux individus atteints de ces malformations.
Fie. 21?. — Hémimélie abdominale unilatérale.
(1) Bull, de la Soc. de chirurgie, 1886.