DE LA CONSTITUTION
On entend par constitution Ten semble des condilions organiques propres à un individu et déterminant son degré de force physique, l'activité de ses fondions et sa résistance aux causes morbifiques ; u elle est l'expression du plus on moins de force de réconomie» (Hardy etBéhier) (1). Ses variations sont purement quantitatives ; il y a des constitutions fortes et des constitutions faibles avec tous les degrés intermédiaires. Ces constitutions ont pour facteurs : l"" Thérédité; T" Tinfluence du milieu et des circonstances dans lesquelles vit et se développe Tindividu.
D*après les classiques, les sujets de constitution forte ont la charpente osseuse et le système musculaire bien développés^ le sang riche en globules rouges, les artères volumineuses, le pouls plein et résistant; leur nutrition est active et leur capacité respiratoire considérable; toutes leurs fonctions s'accomplissent avec énergie. Ils résistent mieux à la plupart des influences nuisibles ; s'ils tombent malades, ils réagissent vivement, présentent des manifestations pathologiques d'une grande intensité et se rétablissent promptement quand ils se trouvent dans des conditions favorables.
Las individus faiblement constitués ofTrent des caractères inverses : leurs os sont grêles, leurs muscles peu volumineux et d'une médiocre puissance, leurs téguments minces et pâles; ils sont le plus souvent anémiques; ils se fatiguent et s'essoufflent facilement; leur système nerveux est excitable, mais son activité s'épuise vite; ils sont plus vulnérables. Leurs maladies sont caractérisées par le peu d'énergie de la réaction, la tendance à l'adynamie et la longueur de la convalescence.
Ces propositions n'ont qu'une valeur générale, et on pourrait facilement leur opposer des faits isolés ; il n'est pas rare par exemple que des sujets de complexion très délicate parviennent à un âge avancé; nous voyons des vieillards d'une
(I) Hardy et Béliier, Traité de pathologie j vol. I.