CHAPITRE YIl
La peau est à la fois un organe de protection, de sen^ib. de sécrétion et d'excrétion ; en môme temps qu'elle con puissamment par l'intermédiaire de ses vaso-moteurs à la r; lation de la chaleur organique et très accessoirement . échanges gazeux, elle est intéressée directement ou indirrment dans la plupart des maladies générales, et ses altéra: retentissent secondairement sur l'organisme.
On peut donc pressentir a priori que l'étude des moditicique subissent ses fonctions présente un intérêt consid--
TROUBLES DBS FOiNCTlONS DE LA PEAU. 529
)Our le patbologiste et Ton doit regretter d'autant plus qu'elles le soient pas mieux connues.
Les notions que Ton possède actuellement sur la physiologie )alhologique de cette partie de Torganisme sont si incomplètes ]ue Ton ne peut interpréter d'une manière satisfaisante les îfTels très remarquables que produit la suppression de ses fonclioDs par le vernissage : Becquerel etBreschet ont montré que si 'OD recouvre d'un enduit imperméable la surface cutanée d'un inimaly il languit et meurt bientôt dans une sorte de collapsus ^énéralaccompagnéd'albuminurie;orlamortnepeuts'expliquer :n pareil cas ni parla suppression de la sécrétion sudoraie, qui semble n'éliminer qu'une proportion relativement faible de matériaux de désassimilation, ni par la suppression de la respiration cutanée, qui chez les animaux pilifères est très peu importante, ni par la suppression des excitations que les nerfs cutanés transmettent au centre respiratoire, ni môme par une action réflexe sur les vaso-moteurs des viscères, analogue à celle que produisent les brûlures étendues : son mode de production reste indéterminé.
Nous ne nous occuperons dans cet article quô des troubles de la sécrétion sudoraie, nous réservant d'étudier ceux de la sensibilité et de la régulation thermique dans d'autres chapitres (i).
La sécrétion sudoraie peut ôtre diminuée^ accrue ou perrt'rtie; nous étudierons successivement ces trois ordres de modifications.