‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 124 sur 198 · ARTICLE 1". — DE L*ANIDR0SE · texte numérisé non relu

ARTICLE 1". — DE L*ANIDR0SE

La sécrétion de la sueur est diminuée ou tarie dans les affections squameuses et dans les inflammations cutanées; il en est de môme souvent après les pertes abondantes de liquides, dans le frisson fébrile et chez les cachectiques. On ignore dans quelle mesure la rétention des produits qui doivent ôtre normalement éliminés par cette voie nuit à l'organisme (2). Peul-ôLre joue-t-elle un rôle dans la production de certaines albuminuries ?

(.1) Voyex Troubles de V innervation et Fièvre,

i'i< L Straiis, article sckdr du Nouveau Dictionnaire de médecine et de chiruvfjie j^atiqua.

Hallopbau. ~ Pathologie générale. 34

ARTICLE II. — DE L*HYPER1DR0SE (i).

La sécrétion de la sueur est soumise à Tinfluence du systèD; nerveux: si Ton coupe le sciatique d*un chat et si Ton eir.> son bout périphérique, on voit apparaître, au niveau des po'pf* sous-digitales, des gouttes de sueur de plus en plus aboudanUi cette expérience, faite pour la première fois par Lûchsinger : et Ostroumow en 1876, a été répétée depuis par plusieim physiologistes et constamment avec les mêmes résultats, it ne peut attribuer en pareil cas l'hyperidrose à une dilatatici des vaisseaux, car M. Yulpian Ta vue coïncider avec leur re^ serrement. L*atropine arrête la sécrétion sudorale comme â sécrétion salivaire, et Ton sait qu*elle est sans action notât: sur les vaisseaux des glandes. Les expériences que M. Yulpii: a faites sur le cheval avec M. Raymond lui ont montré que !^ sympathique nMnfluence la sécrétion sudorale qu'indireciement, par Tintermédiaire de la circulation (3). Les nerfs eici: sudoraux naissent, d*après lui, avec les racines antérieures: > proviennent de centres multiples échelonnés dans la moell:': Texcitation du bulbe produit une hypercrinie sudorale sur louie la surface cutanée (Nawrocki, Yulpian).

C*est par Tintermédiaire des nerfs excito-sudoraux dontlactivité est mise en jeu directement ou par voie réflexe que e produisent sans doute constamment les sueurs morbides; dci^ allons voir que certains faits pathologiques peuvent faire p'^*sumer que ces nerfs n*ont pas tous une action identique et qu les glandes sudoripares, comme les glandes salivaires, peu>(-: être excitées suivant deux modes différents.

Les sueurs morbides peuvent survenir dans des conditio:' très diverses, et nous sommes loin de pouvoir délermlDc* constamment quelle est la cause de Texcilation nerveuse :: leur donne naissance. Nous les étudierons successivemeot 1*^ dans les affections du système nerveux ; â® dans les mai^

(1) Bouveret, Des sueurs morbides. Thèse de concoars 1880, excellente. vail, dans lequel nous avons puisé une partie des matériaux qui nous ont sr à la rédaction de cet article.

(9) Lûchsinger, Pflûger't Archiv^ XIII« p. 312. (876.

(3) Yulpian et Raymond, Comptes rendus de t Académie des scioKfi. In-

ies chroniques; 3* dans les maladies fébriles; 4<^ dans le colipsus algide ; 5"* dans les intoxications. Nous nous occuperons Dsuite des sueurs fétides et des sueurs colorées.

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