‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 125 sur 198 · Des sueurs dans les maladies du système nerveux · texte numérisé non relu

Des sueurs dans les maladies du système nerveux

On les a notées exceptionnellement dans les névralgies ; elles ont alors Teffet d'un réflexe analogue à celui qui produit les onvulsions, la rougeur de la pommette et Thypercrinie con- )nctivale dans le tic douloureux ; Notta (i) les a constatées dans m cas de névralgie sus-orbitaire. Debrousses-Latour dans un as de névralgie faciale, Galliet dans un cas de sciatique, les nt vues également se produire ; les sudations coïncidaient lors avec les accès douloureux. Bouveret cite deux faits de lamilton dans lesquels des névrites traumatiques ont donné ieu à des sueurs locales en même temps qu*à des accès dououreux ; Weir Mitchell et Debrousses-Latour ont fait des obserations analogues; il est possible que, dans ces cas, les sueurs lient été produites directement par l'excitation de leurs nerfs écréteurs.

L*éphidrose est fréquente aux mains chez les femmes nerveues. Kostremsky a publié l'observation d'un homme qui suait bondamment de la joue droite quand il mangeait un mets de aut goût. Frank a cilé des cas d'éphidrose unilatérale, et trans en a observé un récemment : sous l'influence d'une motion, de la marche, du moindre mouvement, il se prouisait chez son malade une sudation très prononcée de toute I moitié droite du corps.

Straus a montré que, dans la paralysie faciale d'origine périhérique, la sudation locale provoquée par l'injection d'une uantité minime de pilocarpine est retardée et quelquefois lus persistante. Il n'en est pas ainsi dans les paralysies d*oriine centrale (2).

La paralysie du sympathique s'accompagne assez souvent do

i NotU, Mémoire sur les troubles qui accompagnent les névralgies [Archives

■} I. Straas, Des modifications dans la sudation de la face à taide de la \lorarpine comme nouveau signe différentiel des diverses formes de paralysie ictale '^Gaz. médicale, 1880^.

sueurs dans le côté correspondant de la face et du coo. On a observé plusieurs fois, à la suite de traumatismes de la région parotidienne, des sueurs limitées à cette partie et surTenanlac moment des repas ; M. Bouveret en cite une observation q^ lui est personnelle. A. Ollivier (i) a publié Tbistoire d'un malade chez lequel Téphidrose était circonscrite à la partie de >. face qu'innerve le nerf maxillaire supérieur.

Des sueurs ont été notées dans diverses formes de myélitt sans que Ton puisse déterminer quelle est la partie de la moeùt dont Texcitation ou la paralysie leur donne naissance.

Des sueurs profuses se produisent souvent dans les affecte de Tencéphale, et particulièrement dans les grands tranmatismes, les méningites et Tapoplexie. Il est peu probab!t qu'elles résultent directement de l'excitation de l'encéphile^ car M. Yulpian a montré que l'on ne peut les provoquer expérimentalement en agissant sur cet organe; il est vraisemblaUe qu'il exerce sur les centres d'innervation sudorale uneactitic modératrice comparable à celle qu'il possède sur les centres mteurs de la moelle; la production habituelle de sueurs pendafi* le sommeil chez beaucoup de sujets est en faveur de cette hr^'^thèse ; on s'expliquerait ainsi l'apparition des sueurs dansiez états pathologiques qui suspendent l'activité des fonclioD? cérébrales.

L'hémiplégie s'accompagne souvent de sueurs ; Senator a rapporté un cas de monoplégie brachiale accompagnée i-, spasmes et de sueurs localisées ; on trouva à l'autopsie m lésion des centres psycho-moteurs du côté opposé. Notons eocore le delirium iremens et la paralysie générale parmi Ir affections qui donnent lieu à ce trouble fonctionnel.

Nous avons observé un cas de délire émotif dans laque! lt^ accès s'accompagnaient de sueurs profuses (2). Ce trouble fon^*

(1) Ollivier, Société de biologie. 1873.

(2) M. L., musicion de ulent, était atteint d'ane singulière néTrow:»-' rinfluence de certaines impressions, il était pris soudainement d'une viveir^ tation, ses téfçunients se couvraient, surtout à la face, d'une vive rougeur, c: voyait la sueur perler sur son front et la diapLorèso éuit assex abondi:pour Vobliger à changer de linge; les causes les plus futiles amensieot (^ accès ; c'était le plus souvent le bruit d'un fouet, le sifflement d'un a>^ passant dans la rue, une parole désagréable ou môme le réveil tDopin<?''<' soavenir pénible ; le malaise qu'éprouvait M. L. était tel que le plus <tfi>i^*

ionnel n*est pas rare dans Thystérie; il s*y produit parfois d*an eul côté du corps (hémidrose hystérique). L'hyperidrose est u nombre des troubles fonctionnels qui peuvent annoncer le ébut d'une attaque épileptique ; on Ta vue constituer le phéomène le plus saillant d*un accès de petit mal (1) (J. Renaut).

§ 2. — I>es sueurs dans les maladies chroniques.

Les maladies qui compromettent gravement la nutrition s*acompagnent souvent de sueurs profuses; on les observe dans îs formes fébriles de la chlorose, dans les anémies perniieuses, dans la leucémie, chez les polysarciques et quelquefois hez les diabétiques ; la débilité produite par le surmènement •u les excès y prédispose. Elles comptent parmi les symptômes les plus habituels de la phthisie ; on les observe aussi bien ans les formes chroniques et torpides de la maladie que dans es formes fébriles. On les désigne alors généralement sous le nom e sueurs nocturnes; M. Peter (2) fait remarquer avec raison que elle qualification n'est pas exacte, car il suffit que le malade e laisse aller à la somnolence pour qu'elles se produisent; est au réveil qu'elles ont lieu et Ton peut se demander si Tinerruption du sommeil n'est pas provoquée par la sensation énible qu'elles produisent. Elles se manifestent le plus souvent la tète et sur la partie supérieure du tronc. On ne connaît pas \ mode de production de ces sueurs; il est peu probable D'elles soient le résultat d'un réflexe produit par l'irritation u poumon, car on ne les observe qu'exceptionnellement dans !s affections de cet organe étrangères à la tuberculose ; elles e sont pas non plus liées à la fièvre; elles surviennent sous influence complexe du sommeil, d'un état de débilité constiilionnelle et des lésions tuberculeuses par un mécanisme qui st encore indéterminé.

Les sueurs qui se produisent dans le diabète et dans le mal e Bright méritent particulièrement d'attirer l'attention.

iinent il le coatnlgnait à abandonner momentanément tonte occopation, (At- ) reiécutlon en publie d'un morceau de musique.

A) Nous empruntons la plupart de ces citations au travail de M. BouToret.

{V, Peter, Leçons de clinique médicale^ U U.

Dans le diabète, elles constituent un danger, en cesensqu' elles entraînent une diminution de la sécrétion urinaire et qu'elle^ ne peuvent la compenser que très incomplètement au point de vue de l'élimination du principe nuisible, le sucre; un litre d*urine peut en contenir jusqu*à 140 grammes ; un litre de sueur en tient au maximum 10 grammes en dissolution; le' sueurs peuvent donc contribuer à la rétention du sucre ; Teao qui sort par les glandes de la peau est à peu près perdue pour la dépuration du sang (Bouchard) (1).

Les mômes considéralions sont applicables à la maladie de firight; tandis que 20 grammes d'urée sont éliminés avec un litre d*urine,un litre de sueurs n*en contient que 0**, 10 cenligr. (Bouchard) ; si Ton considère que la diaphorèse entraine la diminution de la sécrétion urinaire, on doit la considérer comme dangereuse pour les Brightiques, car le litre d*eau qui s'en n par la sueur laisse dans le sang une grande quantité d*urée qu: n'y fût pas restée si ce même lilre d*eau eût pris la voie da rein et non celle de la peau (2). Ce n*est pas à dire qu'il ne poisse être utile de stimuler avec prudence les fonctions cutanées de ces malades. Il est une circonstance où la diaphorèse estiocoDtestablement utile, c'est quand elle survient chez un malade qui n*urine plus ; elle n'est plus alors la cause, mais bien le résultat de Tanurie; nous avons vu plusieurs fois, chez des malades atteints d'urémie, survenir des sueurs profuses quiélaien: évidemment supplémentaires.

§ 3. — Des sueurs dans les maladies fébriles.

L'exagération de la transpiration n'est pas nécessairemeDl liée à rétat fébrile; la peau peut rester sèche pendant toute U durée d'une affection pyrétique; pourtant la fièvre quireneol par accès, quelle qu'en soit la cause, se termine généralement par une abondante diaphorèse ; on sait que la période lermioâle de l'accès de fièvre intermittente régulière porte le nom de stade de sueurs; les accès de fièvres symptomatiques ne différent pas à cet égard de l'accès paludéen. U est de môme fréquent. dans toutes les maladies fébriles, quelle qu*en soit la natare, de

(1) Bouveret, loc.cit.

(2) BouTeret, loc. cit.

oir survenir des sueurs profuses au moment de la défervescence, D même temps qu*une exagération de la sécrétion urinaire; ce anl les sueurs que Ton appelait autrefois critiques. Elles se prouisent également au moment où Ton abaisse artificiellement i température par une action médicamenteuse dans le cours *UD état fébrile ; nous les avons observées constamment au loment des défervescences provoquées chez les pneumoniques uxquels nous avons administré le chlorhydrate de kairine létbyiique ; elles cessaient bientôt si Ton maintenait )a tempéilure abaissée en donnant de nouvelles doses du médicaleDt(l) ; ce fait prouve qu'elles ne sont pas la cause de la érervescence. On ignore quelle est la condition prochaine de is sueurs. On sait, depuis les recherches thermométriques de runderlich, de Traube et de Hirtz, que la défervescence cornlence avant que la sueur n'apparaisse.

Dans un certain nombre de dyscrasies et de maladies infeceuses, la production des sueurs est tellement abondante et SDstante qu'elle suppose nécessairement une action de Tagent lorbide sur les nerfs qui président à la sécrétion des glandes idoripares. Il en est ainsi dans la suette miliaire, dans la kriole discrète, dans la fièvre pernicieuse diaphorétique et ans le rhumatisme articulaire aigu.

§ 4. — Des sueurs dans le coUapsus algide.

Dans les états pathologiques que nous venons de passer en ivue, de même que dans les casoùladiaphorèse est provoquée ar un exercice violent ou l'exposition à une température evée, la sécrétion morbide coïncide avec une augmentation e la chaleur cutanée et le liquide est le plus souvent abondant i fluide ; la sudation peut coïncider avec un état inverse de la rculation et de la calorification cutané»; elle fait alors partie u syndrome que nous désignons sous le nom de collapsta algide t que caractérisent le refroidissement de la peau, la dimiution de son élasticité, sa coloration pâle ou cyanique, TafTailissement des contractions cardiaques, la petitesse du pouls,

}) W. Fildhne, Berlin. Min. Wochens. 1883-1883. ^ HaUopeau, Sur un. ^wel antipyrétique, le chlorhydrate de kait-ine {Bulletin de la Société des ^^pitaux. 1883).

536 Des TROUBLES FONCTIONNELS (SYMPTOMES).

un état syncopal et souvent des vomissements ; ce syndrome s*observe dans le choléra, dans Tétranglement intestinal el d'une manière générale dans les affections douloureuses d« l'abdomen (1), ainsi que dans les empoisonnements par ^a^s^ nie et le tartre stibié, souvent enfin pendantragonie; lasoeure>i alors visqueuse et froide. Si Ton considère ce qui se passe pour la glande sous-maxillaire dont la sécrétion est visqueuse (x. fluide suivant qu'on la provoque par l'excitation de la corde da tympan ou des filets sympathiques, on est conduit à penser qoe les glandes sudoripares sont également soumises à rinfloenc^ de deux ordres de nerfs dont les uns amènent la sécrétion de la sueur fluide, les autres celles de la sueur visqueuse.

§ 6. — Des sueurs d^origine toxique ou médicaïuentente.

Les deux variétés de sécrétion sudorale dont nous venons df parler peuvent être produites par l'introduction dans l'organUicf de certaines substances; l'émétique, l'arsenic, et les seb de cuivre provoquent le collapsus algide et avec lui la sécréli.s de sueurs visqueuses; la pilocarpine, le galac, les boissons chaudes, et l'opium donnent lieu à des sueurs fluides et aboodantes ; ces agents agissent par l'intermédiaire des nerî sudoraux. Rappelons qu'injectée à petites doses la pilocarpia^ donne lieu à des sueurs locales.

§ 6. — Caractères et rôle pathologique des sueurs morbidei.

Nous avons vu que les sueurs morbides peuvent être générales ou locales, fluides ou visqueuses; leur réaction est presque constamment acide; M. Arm. Gautier (2) dit qu'on le< trouve parfois alcalines dans le typhus et Turémie et chei !e< sujets soumis à un traitement par les alcalins à haute dos^; leur acidité serait exagérée chez les rhumatisants, cbex It^ goutteux et dans le rachitisme.

(1) Chaque fois que le sympathique est touché, dit le professeur Pete.' en résulte un ensemble de symptômes constants de la plus haute grariie, > petitesse du pouls, la pâleur du visage dont les traita s'altèrent, le refroi^ sèment des extrémités, la sueur froide, la prostration dea forces, l'eitiBettr de la voix, la sensation d'une fin prochaine (Clinique médicale, U, p. H6 •

(2) Gautier, Chimie biologique, t. II, 438. — Voyes aussi Eogel, Hauveski éléments de chimie médicale et biologique, 2« édition. Paris, 1883.

Leur constitution chimique n'a été qu'incomplètement étuliée; on y a trouvé un excès d'urée dans le choléra, dans urémie, et dans l'intoxication par le phosphore, du sucre ans le diabète et de la graisse dans la fièvre hectique (1).

Leur abondance est extrêmement variable; tantôt elles dénient lieu à une simple moiteur de la peau ; tantôt elles sont ellement profuses que les vêlements et les draps des malades emblent avoir été trempés dans l'eau; on trouve tous les degrés Dtermédiaires.

L'odeur de la sueur avait beaucoup préoccupé les anciens luteurs : elle est fétide dans certaines infections putrides ; on a dit urineuse ou fécaloîde dans des cas de rétention de 'urine ou des fèces, musquée dans l'infection purulente. Sa étidité paraît due le plus souvent à la décomposition de la eucine et de la tyrosine (Robin) (2).

Les sueurs, quand elles coïncident avec d'autres phénomènes Titiques, ont parfois une signification favorable; les partisans les anciennes théories humorales ont admis qu'elles pouvaient contribuer à éliminer les principes morbiflques et nous avons vu iu*en efiet elles concourent, avec peu de puissance il est vrai, i Texcrétion de l'urée et de l'acide urique; leur signification )ronostique est fâcheuse quand elles coïncident avec les symp- :6mes du collapsus algide. Dans les cas où elles sont très abonlanles, elles peuvent contribuer, par les déperditions qu'elles ont subir à l'organisme, à produire l'anémie et la cachexie.

Elles peuvent également provoquer des accidents locaux en rritant les téguments ; ce sont habituellement des érythèmes ]uaccoinpagnent souvent des éruptions vésiculeuses, les iudfnnina.

ARTICLE Kl. — DE LA DYSIDROSE.

§ 1. — Des sueurs fétides.

Nous avons signalé déjà l'odeur désagréable que présentent parfois les sueurs dans certaines maladies ; il est une affection dont cette odeur constitue le caractère dominant, c'est la

M'i BouTorot, thèse. Des sueurs morbide t, Paris, 1880.

[V, Ch. Uobin, Traité des humeurs. 2« édition, Paris, 1874.

sueur fétide des pieds; on ignore à quelle cause elle est due; elle semble purement locale : sous une influence indéterminée, la sécrétion des téguments qui recouvrent les parties inrérieure^ et latérales des orteils s'exagère; Tépiderme, comme macéra prend une couleur blanchâtre et assez souvent s*ulcère; le^ parties exhalent une odeur d'une répugnante fétidité; on n'a pu déterminer s*il s*agit d'une altération de la sueur ellemême> ou du produit des glandes sébacées.

Donné a trouvé cette sueur alcaline; d'après M. Ch. Robin, elle contiendrait de la leucine qui donnerait naissance, en sedécomposant, à du valérate d'ammoniaque ; M. Cbevreul admet que les principes gras de l'enduit sébacé peuvent donner lieu. en présence d'un liquide aqueux, au dégagement d'acides Tolatils d'une grande fétidité.

La suppression de ces sueurs parait avoir été dans quelques cas suivie d'accidents; Trousseau et Pidoux, Hardy etDoyoi] en ont rapporté des exemples.

§ 2. — Des Buears colorées, ou de la chromidrose (1;.

Cette affection est, d'après la définition de Parrot, uoe névrose sécrétoire qui a pour siège habituel la peau de la hti et pour matière un pigment bleuâtre. Signalée au siècle dernier par James Yonge et plus tard par Lecat, elle n'a été décrite In^ thodiquement qu'en 1857 par M. Leroy de Méricourt ; il eD existe maintenant plusieurs observations qui présentent les caractères de l'authenticité.

La coloration, noirâtre ou bleuâtre, apparaît d'habitude es premier lieu aux paupières inférieures, puis elle s'étend le pis' souvent sur les joues et le front, parfois sur la poitrine. U matière colorante, quelquefois onctueuse, adhère intimementi la peau et l'on a peine à l'en détacher ; sa constitution chimiqce n'a pu être déterminée ; Ordonez y a trouvé un peu de fer; elle est mélangée de débris épithéliaux enlevés en même ternp^

^1) J. Parrot et Hardy, article chromidrose. Nouveaux Dictionnsati-

— Billard, Sur un cas de cyanopafhie cutanée^ etc., ^rcA. gén, deméd. itSi.

— Leroy de Môricoart, Sur la coloration partielle en noir ou en bUu et U peau de la femme (Arckiv, gin, de médecine, ISSî) et Mém, sur Ut Chromidrose, Paris, 1864.

l'elle ; Kiihne attribue sa coloration à la présence de vibrions ; )bserYalion de Schwarzenbach qui lui a trouvé des réactions lalogues à celle de la pyocyanine, matière colorante des ippurations bleues, est en faveur de Topinion de Kiihne, car 3 sait aujourd'hui que le pus bleu doit sa couleur à la présence .' microbes.

Lâchromidrose survientle plus souvent chez des hystériques à Toccasion d*émotions. Parrot la considérait comme liée un trouble de Tinnervation cutanée.

§ 3. — De rhématidrose.

Ce phénomène morbide n'est pas à proprement {parler un ouble de la sécrétion sudorale , et Texpression de sueurs de \ng employée quelquefois pour le désigner est mal appropriée, ir il consiste essentiellement en une hémorrhagie des glandes idoripares. On doit à Parrot d*en avoir fait connaître la iture et le mode de production (1).

L*hémalidrose s'observe chez les hystériques ; son apparition il précédée de troubles dans la sensibilité ou Tinnervation i$o-motrice dans la région où elle va se produire; ce sont ntôt des douleurs, tantôt des éruptions érythémateuses ; Théorrhagie se manifeste le plus souvent à la suite d'une vive notion ou d'un accès douloureux. Le liquide est plus ou moins )loré suivant les cas; il forme des gouttelettes ou il s'étale en tppe; Parrot y a trouvé des globules rouges. L*hémorrhagie est constamment limitée à une surface peu endue; elle siège le plus souvent dans le creux de la main, à plante des pieds, autour du mamelon et au front. Le flux nguin se produit par accès qui coïncident souvent avec les >oques menstruelles. C'est, pour Parrot, une manifestation de hystérie comparable aux hémorrhagies gastro-intestinales qui trviennent sous l'influence de cette névrose. C'est sans doute 3e hémorrhagie par diapédèse, liée à un trouble dans l'in- -rvation des petits vaisseaux que contiennent les parois des andes sudoripares.

(1) Parrot, Gazette hebdomadaire. 1859.

iS40 DES TROUBLES FONCTIONNELS (SYMPTOMES).

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