ARTICLE II. — DU SATYRIASIS
Ce trouble est caractérisé par une excitation des fonction génitales avec penchant à répéter souvent l'acte vénérien eî faculté de le pratiquer. Il ne faut pas le confondre avec Véroî^ manie qui ne s'accompagne pas nécessairement de désirs sensuels et peut même coïncider avec l'impuissance.
Il peut être de cause cérébrale; on l'observe chez les idiotechez certains maniaques, et au début de la paralysie générale
Nous l'avons déjà mentionné, avec le priapisme, parmi i^ accidents de l'empoisonnement par la cantharide; l'opiam, ^
FROUBLES DES FONCTIONS DE REPRODUCTION CHEZ L'HOMMB. 54î
laschîch, le phosphore, peuvent également le provoquer. On Ta iignalé aussi parmi les phénomènes initiaux de Tataxie. Sa duée et son intensité varient avec la cause qui le produit; c'est thez les idiots qu*il est le plus persistant ; il entraîne parfois i sa suite un état de stupeur.
ARTICLE ni. — DE L* IMPUISSANCE.
Nous désignons sous cette dénomination Timpossibilité de >ratiquerle co!t faute d'orgasme vénérien. Par cette définition» lous séparons de Timpuissance les obstacles purement mécaliques qu'apportent à la copulation les cicatrices vicieuses, les rices de conformation et les tumeurs ; elle ne doit pas ôtre conondue avec Tanaphrodisie, car elle n'implique pas l'absence le désirs ; nous verrons bientôt qu'elle diffère également de l'inécondité. Ce n*est pas toujours un phénomène morbide; on dit même généralement qu'elle est physiologique chez le vieillard ; nais il ne faut pas prendre à la lettre cette proposition, car, :hez nombre de sujets, l'activité génitale persiste, à un certain legré, jusqu'à Tâge le plus avancé.
On peut admettre, en thèse générale, que Tactivité génitale îst subordonnée à l'intégrité des testicules ; il faut donc s'attendre à la voir disparaître chez les castrats et aussi chez tous es sujets dont les testicules sont atrophiés; on assure cepeniant que les eunuques auxquels on n'a enlevé que ces organes conservent en partie les attributs de la virilité, et cette assertion est confirmée par les observations des vétérinaires qui ont ^u les animaux castrés entrer en érection et éjaculer un liquide certainement infécond (Bouley).
L'érection est sous la dépendance d'un centre spinal dont lactivité peut être mise en jeu soit par l'excitation directe des parties génitales, soit par des excitations psychiques; elle fera défaut chaque fois que le centre spinal ou les conducteurs nerveux qui le mettent en rapport avec les corps caverneux et le bulbe de l'urèthre seront paralysés. On l'observe aussi dans les myélites lombaires ; elle est fréquente dans Tataxie où elle succède parfois au priapisme.
On la voit quelquefois se produire chez des individus épuisés par des excès vénériens ; les fatigues cérébrales et les émo-
lions de toule nature semblent également pouvoir en èlr^ Torigine; toutes les causes qui abaissent les forces, Vinam lion, les cachexies, les maladies adynamiques peuvent à la !o: gue la provoquer.
L'impuissance peut êlre d'origine toxique; Biett et Char: l'ont signalée dans Tarsénicisme, C. Paul et Siredey dans saturnisme, Delpech dans l'empoisonnement par le sulfurt carbone ; on a accusé le bromure de potassium de la produis ce ne pourrait êlre qu'à dose excessive.
Nous devons signaler, à côté de l'impuissance^ la /ai^/»' génitale qui la précède le plus souvent et en est comme le :rr raier degré. Elle est caractérisée par des érections qui, bfi qu'incomplètes, permettent d'accomplir le coït. Nous coi naissons un sujet chez lequel les corps caverneux ^ei peuvent devenir rigides et qui cependant remplit sesdeu' conjugaux.