ARTICLE IV. — DE LA STÉRILITÉ
On désigne sous ce nom l'inaptitude à procréer de sujets qui en apparence peuvent pratiquer physiologiquement les rapports sexuels.
Chez l'homme, elle se produit chaque fois que les spermatozoïdes ne se trouvent pas en quantité suffisante dans le liquide éjaculé et qu'ils sont altérés.
i MarioD Sims, Transact. of the obsMr, Society of London, vol. III. — N. Gaoneau de Mussy, Clinique médicale. — Gosselin, De V hyperesthitie mîvaire, clinique chirurgicale de la Charité, Z^ édition, 1878. — Martineau, Ou vulvisme [France médicale, 1881).
1. Simpson, Clinic, lectur. in Med. Times and Gai. I8S9| et Clinique obstétrif-ale et gynécologique, Paris, 1874.
3) Siredey et Danlos, article Stérilité du Nouveau diclionnaxre de médecine tt de chirurgie pratiques. ^ De Sinéty, article Stébiuté, du Dictionnaire eniychpédique.
Hallopeao. — Pathologie générale. 35
Toutes les causes qui s'opposent au cheminement daspeme dans les tubes séminifères, le canal déférent, les Tésicules séminales ou les canaux éjaculateurs produisent par cela mftmeb stérilité ; il en est de même de celles qui entravent la genè«e des spermatozoïdes dans les testicules; nous citerons Valrophie de ces organes, qu'elle résulte d'une compression, d'un trocble circulatoire, d'une tumeur ou d'une inflammation. C*esi sans doute par une action de même ordre que le séjour dans les pays chauds rend inféconds les Européens du Nord q^i vont y vivre.
Chez la femme, la stérilité peut résulter d'un trouble dao> les fonctions de P ovaire, d'un trouble dans Yimprégnation^tW vule, d'un trouble dans sa migration ou d'un obstacle à m implantation dans la matrice (Siredey et Danlos).
a. Stérilité par troubles dans les fonctions de C ovaire, — Toute? les altérations de cet organe peuvent enrayer le développement desovules et produire ainsi lastérilité; nous citerons son éTol» tion incomplète, ses inflammations, les tumeurs qui s'y manifestent, etc. Les ovules en pareil cas manquent ou ne sootpaî susceptibles d'être fécondés.
b. Stérilité par troubles de Timprégnation ovulaire, — Dansla conditions normales, l'ovule est imprégné par les spermatozoïdes, soit à la surface de l'ovaire, soit dans la portion lapl^" externe de la trompe; il est douteux qu'il puisse Tèlre encor? dans la partie interne de ce conduit et dans l'utérus, car ii est alors entouré d'une couche de mucus qui ne permet pi« aux spermatozoïdes de se mettre en rapport avec lui. On pect conclure de là que tout obstacle à la migra tion des zoosperme^ jusqu'à la partie externe de la trompe est une cause d*inféco^ dite. Nous ne parlerons pas ici du vaginisme, ni des autr^? obstacles à l'accomplissement des rapports sexuels, carni^ avons admis dans notre définition que ceux-ci peuvent se fii^ régulièrement; mais l'obstacle à la migration des spermatoi > des peut être situé dans rutérus;le plus souvent ii est constitué par une étroitesse congénitale ou un rétrécissement aqj ' du col.
Dans le premier cas, cette partie présente presque constamment une forme conique et pointue; son orifice eileme^-'^ petit et à peine reconnaissable. Plus rarement l'atrésie siège <