‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 131 sur 198 · ARTICLE III. — DU VA6INISME (I · texte numérisé non relu

ARTICLE III. — DU VA6INISME (I

Une hypereslhésie de la vulve et une contraction du constticior cunni constituent cet état morbide. On l'observe le plus souvent chez les hystériques; il peut être lié à une excoriation, à une inOammation, ou à une fissure de la muqueuse ; Simpson (2) y a trouvé un névromechez une de ses malades; on Ta observé également dans des affections de Tutérus. Il met un obstacle souvent absolu aux rapports sexuels; le plus ordinairement l'extrémité de l'index ne peut être introduite; il en est de même à fortiori du spéculum des plus petites dimensions.

L'hyperesthésie peut être étendue à toute la vulve ou limitée à Tune de ses parties, le clitoris, Thymen ou les caroncules ; la contraction spasmodique qui raccompagne est elle-même douloureuse; elle se produit le plus souvent à la partie inférieure du vagin, au niveau de ta vulve, quelquefois à 4 ou 5 centimètres de son orifice. Elle apparaît le plus souvent après les premiers rapports. La femme éprouve une sensation de cuisson qui peut se renouveler à l'occasion des mouvements forcés, de la danse, et même de la marche. Le vaginisme lié à une phlegmasie de la muqueuse est passager parfois; plus sourent il est persistant et dure pendant des années.

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