DE U FIÈVRE
ait une abondante sécrétion sudorale en même temps que Taccééralion des mouvements respiratoires contribue à maintenir la empérature en équilibre, en augmentant la déperdition de chaeur par la colonne d*air expiré et par Tévaporation pulmonaire, ^uchsinger a constaté que Télévation de la température du ang excite les nerfs sécréteurs de la sueur (1). Le sang qui circule dans le derme et les capillaires des pou- Qoos tend à se refroidir. M. Vulpian (2) a montré que Tévaporaion d'eau à la surface pulmonaire est d'autant plus grande que îs mouvements respiratoires sont plus rapides et plus intenses ; e plus Tair fréquemment renouvelé refroidit plus la surface es bronches et celle des alvéoles. Ackermann (3) a reconnu que, liez un chien placé dans une atmosphère d*une température j^ale à la sienne, le nombre des respirations augmente à mesure ae )a température de Tanimal s*élève : « C*est là, dit Lorain, HQ dyspnée /Aermt^tie modératrice delà température centrale. » oldslein (4) et Riegel {^) ont montré que celte dyspnée ther* lique a pour cause prochaine Texcitalion du centre d*innervaon respiratoire par le sang surchauffé ; quand on renouvelle expérience d'Ackermann sur un chien auquel on a sectionné la irlie inférieure de la moelle cervicale, la respiration ne s*accére plus. On a reconnu que les téguments abandonnent une lantiié de chaleur d'autant plus grande que leur circulation est us active (6) : «Lorsque, dit Marey, vous prenez la main d'un dividuy si cette main est froide, c'est que cet individu se réauffe, si elle est chaude, c'est qu'il se refroidit, n La dilatation des artérioles cutanées doit donc contribuer à ain tenir l'équilibre chaque fois que la production dans Torgasme d'une quantité de chaleur anormale ou l'élévation de la [npérature atmosphérique tendent à élever la température du rps.
Inversementi quand le corps est soumis à une cause de re-
1) Luclisiugar, Pflùgers, Archiv. XIV, p. 349.
î) \u\plnn, Leçons sur Tapp. vaso-moieur» I87à.
i) Ackermann, Die Wàrmeregulaiion in hôheren ihierischen Organismut
utsch. Arch. f. klin.Med,).
ï, Goldttein, UeOer Wârm. Dytpn., {Wurzàurg. Verhandi. 1871).
»< Riegel, Zwn Wàrmereguiation (Virchow's Archiv^ 1874).
i> Marey, La circulation du sang duns Vétat phgsiol, et dans les maladies,
is, 1861.
froidissement, la contraction des artérioles cutanées et la saspension de la sécrétion sudorale, la diminution delaperspintion cutanée et le ralentissement des mouvements respiratoire diminuent les pertes de chaleur en même temps que Vénerrplus grande des combustions en augmente la production dai* les muscles, les glandes et sans doute dans tous les tissas par <^ourus parle sang. Liebermeister (1) a constaté que la température axillaire d*un homme placé dans un bain froid peut m:mentanément s'élever, et cependant les expériences calo^iai^ triques montrent que Thomme sain perd trois fois plus à chaleur dans un bain froid que dans les conditions normales. c'est qu'en même temps il exhale une quantité double d acic; carbonique. Contestés par Senator (2), Murrî (3) et Riegtl \ <îes faits ont été reconnus vrais en principe par Pflûger (5^ et^r élèves, bien que ces auteurs n'aient généralement trouvé Taciiit carbonique augmenté que dans la proportion de 50 p. 100;:. nous semblent démonstratifs malgré les objections qu'on Icv oppose encore.
La régulation thermique est donc sous la dépendance d'actii^ •réflexes qui ont pour point de départ les légères osciilatioascc la température et pour instruments les nerfs qui présidents la sécrétion de la sueur, à la dilatation et à la contraction dt petits vaisseaux de la peau, au ralentissement et à raccélén-j tion des mouvements respiratoires et à l'activité des combustics^ organiques. Cl. Bernard (6) a admis une action directe dust^ tème nerveux sur la production de la chaleur; dans lecas^fj tendance au refroidissement, les centres thermiques entrerai^-l «n jeu et augmenteraient la quantité de chaleur produite da:' les tissus, tandis qu'au contraire leur activité diminuerait cbiqflt fois que la température tendrait à s'élever. M. Vulpian ncco^' dère pas comme démontrée l'existence de ces fibres nerveusesq influenceraient directement les processus thermiques: elle s^ lui paraît même pas vraisemblable (7). « Il n'est pas proc^'
(i)* Liebermeister, Handà. d. Path und Ther. der Fiebers, 1875.
(2) Senator, Centralbiatt. 1871 et 1873. — Virchow's Arck. XLV.
(3) Murri, Sul/a teoria délia ftbre. 1874.
(4) Riegel, Volkmann*s klin. Vortrâge.n^ 144, 145.
(5) Pflûger, Pflûger's Archiv, X, XII, XIV, XV, XVIiï.
(6) Cl. Bernard, Leçons sur la chaleur animale, Paris, 1876.
(7) Vulpian, Leçons sur Vappareil vaso-moteur, Paris, 1876.