‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 157 sur 198 · DU COLLAPSUS AL6IDE · texte numérisé non relu

DU COLLAPSUS AL6IDE

rendre compte : c'est celle qu*a formulée M. Marey (1) et qui eipliqae l'ensemble des accidents par une contracture des petits vaisseaux que provoque une excitation des vaso-contricteurs.

Le calibre des artères se trouvant rétréci, le sang ne circule plus qu*en quantité insuffisante dans les capillaires et s'accumule dans les troncs veineus , d'où l'insuffisance de l'hématose par suite du trouble de la circulation pulmonaire, l'asphyxie, la cyanose des téguments, la contraction douloureuse des muscles excités par le sang chargé d'acide carbonique, l'albuminurie par suite de la stase dans les veinules des reins, l'anurie par l'eCTet du spasme des artérioles rénales, les vertiges par inémie de l'encéphale.

Ce syndrome serait donc lié à une excitation du centre d'inlervation sympathique par les nerfs émanés de la partie lésée. )ans le choléra, la viscosité du sang produite par la perte d'eau )eut aggraver les phénomènes, mais c'est là un élément dont 'importance nous parait avoir été singulièrement exagérée, car 1 surfit que le spasme artériel fasse place à la dilatation pour ueles accidents cessent rapidement ; et d'autre part, une plaie bdominale peut donner lieu au même syndrome en l'absence e toute perte aqueuse.

Nous devons dire que les pathologistes, qui se sont occupés B la question que nous venons d'étudier, ont, pour la plupart, résenté une interprétation très différente des phénomènes. oltz, ayant trouvé chez des grenouilles tuées par la percussion 3 la région épigastrique les veines de l'abdomen distendues et latées, a rapporté à la paralysie de ces vaisseaux l'ensemble îs accidents.

H. Piéchaud (2) admet, en se fondant sur les expériences de 'ancky que le fait essentiel est une paralysie du cœur proquée par l'excitation des nerfs centripètes, et sa réflexion r le pneumo-gastrique ou les ganglions auto-moteurs. Nous

contestons pas l'influence que peut exercer l'affaiblissement s contractions cardiaques, il doit certainement contribuer à oduire la cyanose et l'hypothermie, mais nous ne croyons

n Mar«y, toc, cit.

i) Pi^baud, Qtu dTit-on eniendre par choc traumatique ? thèê» de Paris,

pas cependant qu'il suffise à rendre compte des faits; il n'est pas rare en effet que les symptômes du collapsus soient lim\lès à certaines parties, particulièrement à la face et aux extrémités: ils y sont toujours plus prononcés que dans les autres régions; ils ne peuvent donc s'expliquer par un trouble de la circulation générale, ils résultent nécessairement de troubles locaux dans la circulation et la caloriQcation ; M. Gh. Ricbet arrive aune conclusion analogue quand il attribue Thypothermie à la dinûnution des combustions interstitielles des tissus ; cette diminution est-elle due à une anémie provoquée par Texcitation réflexe des vaso-contricteurs ou, faut-il l'attribuer avecCh. Rîchet i l)à un épuisement du système nerveux? Taction réflexe sur la nutrition se produit-elle directement ou par Tintermédiaire des vaisseaux ? La question est à l'étude, mais nous avouons que la dernière interprétation nous paraît la plus vraisemblable; c'e^i d'ailleurs la plus ancienne puisqu'elle a élé formulé par Marey en 1863.

(1) Ch. Richet, Expériences relatées dans la thèse de Piéehaad.

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