ARTICLE 1. — ÉVOLUTION DES MALADIES AIGUËS
On peut leur distinguer une période à'incubationf une période é'invasionf une période d*état et une période de déclin à laquelle fait suite la convalescence.
§ 1. — Incnbation.
La période d'incubation est celle qui s*écoule entre le moment où l'organisme subit l'influence de la cause morbifique et celui où se manifestent les premiers symptômes de la maladie; elle est surtout prononcée dans les maladies infectieuses; sa durée varie dans des limites assez restreintes pour chacune d'elles; elle est d'environ 12 jours pour la rougeole, 10 jours pour la variole, de 12 à 20 jours pour les oreillons ; il semble que Tagent
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infecUeux doive, avant d'agir sur tout rorganisme, subir uneélaboratioD, soit au point d'inoculation comme dans la vaccine et la pustule maligne, soit peut-être dans le sang; en quoiconsisU cette élaboration? s'agit-il d'une multiplication locale des microbes infectants? Le fait peut être considéré comme démonlré pour la pustule maligne, puisque sa destruction empêche !es accidents généraux; on peut vacciner avec succès un sujet eo incubation variolique, preuve qu'à cette période la maladie n'esl pas encore généralisée à tout l'organisme et que par conséquent l'incubation y est locale.
Dans les maladies accidentelles que provoquent les traumatismes ou les modifications brusques du milieu ambiant, la durée de l'incubation est beaucoup moindre et souvent nulle.
§ 2. — Types des maladies.
La maladie, une fois déclarée, peut être intermittente^ rémittente ou continue,
Vintef^mittence s'observe surtout dans les affections liées à rinfection palustre, mais elle peut également se présenter dan< )e cours des septicémies, dans certaines inflammations, dansb névralgies, dans l'bystérie, etc. Les accès se reproduisent souvent à des intervalles qui demeurent fixes ou se modifient régulièrement en s'accroissant ou en diminuant; la cause continuanl à résider daos l'organisme, on peut s'expliquer cette marche. dans les maladies infectieuses, par la production à intenral!e> réguliers d'une nouvelle quantité de matière pyrétogène ou d*anf nouvelle génération de microbes ; dans les affections du système nerveux, il faut invoquer l'épuisement que provoquent les dou
leurs ou les convulsions dans l'activité des centres.
La rémittence s'observe dans la plupart des maladies aigu^ d'une certaine durée; à l'état physiologique, la température du soir dépasse toujours de quelques dixièmes de degrés celle de matin ; cette différence s'accentue beaucoup dans les maladies fébriles, et il n'est pas rare de voir la rémission matuUnale ramener la chaleur au voisinage de la normale, alors que le soireiii* atteint encore 40*. Il est de règle de voir, dans la fièvre typhoïde, ces rémissions du matin s'accentuer davantage à mesure qo^ la maladie se prolonge, quand elle doit guérir.