‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 17 sur 198 · DES APTITUDES MORBIDES · texte numérisé non relu

DES APTITUDES MORBIDES

bord les conditions opposées aux précédentes, la vieillesse, la vigueur de la constitution et le bon état des fonctions. Nous citerons ensuite Yaccoutumance : Tinfluence nuisible d'un foyer d'infection se fait sentir avec beaucoup plus de puissance chez les sujets qui la subissent depuis peu de temps que chez les autres ; les habitants des grandes villes présentent ainsi une imnaunité relative àTégard des typhus qui y régnent épidémiquement, et, chose singulière, il semble que cette accoutumance soit en quelque sorte limitée au typhus de la localité même qu*habite le sujet; on voit, par exemple, des Parisiens, réfractaires à la fièvre typhoïde au milieu de laquelle ils vivent, contracter dans le cours d'un voyage le typhus de Rome ou de Naples. Ce fait semble prouver que ces maladies, malgré les analogies qu'elles présentent, ne sont pas de nature identique.

11 est un certain nombre de maladies infectieuses qui ne récidivent qu'exceptionnellement, ou seulement après un certain nombre d'années: telles sont les fièvres éruptives, les iyplius et la syphilis. Les individus qui en ont été atteints une fois présentent ainsi à leur égard une immunité temporaire. Toutes ces maladies ont un caractère commun : elles sont générales, et elles intéressent l'organisme dans son ensemble. Mais ce caractère n'est pas une condition suffisante pour assurer rimmunité, car elle n'est pas produite par d'autres maladies également généralisées, telles que les fièvres intermittentes. La cause de cette immunité doit être cherchée dans une modification permanente que laissent après elles dans l'organisme les maladies précitées; mais on ne peut aller au delà, ni déterminer en aucune façon la nature de cette modification.

L'observation a montré que la plus légère atteinte de l'une de ces maladies suffit à conférer l'immunité temporaire ou définitive, et d'autre part qu'elles se présentent généralement sous une forme bénigne quand le contage qui les a produites pro- ^ient d'un cas bénin. On a été conduit ainsi à inoculer des varioles bénignes pour préserver de* varioles graves et cette pratique tendait à se généraliser au moment où Jenner l'a remplacée par la vaccination.

L'inoculation du contage du cow-pox et du horse-pox, maladies voisines bien que différentes de la variole, confère aux

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