‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 179 sur 198 · DE LA PROPHYLAXIE ET DE LA THÉRAPEUTIQUE · texte numérisé non relu

DE LA PROPHYLAXIE ET DE LA THÉRAPEUTIQUE

Dans rinnammalion chronique, c*esl encore aux révulsifs (pointes de feu, vésicatoires) que Ton s*adresse de préférence.

Les néoplasies sont inaccessibles au traitement médical quand on ne peut agir sur leur cause; leur traitement consiste alors dans leur ablation, quand elle est possible.

b. Lésions passives. — Parmi les lésions passives, nous trouvons de nouveau Thypérémie ; elle peut être produite par un Irouble dans la circulation cardiaque ou pulmonaire, par la compression d'une veine ou la paralysie des vaso-moteurs; dans le premier cas, elle sera combattue efficacement par la digitale, l'extrait de muguet et la caféine.

Les hydropisies peuvent reconnaître les mêmes causes que nous venons d'assigner aux hypérémies; elles seront alors combattues parles mômes moyens; d*autres fois, elles sont liées à une maladie des reins ou à une dyscrasie; on peut tenter de les faire disparaître en provoquant une abondante élimination d'eau par les reins à Taide de diurétiques, par la peau à l'aide de diaphorétiques, et par l'intestin à l'aide de purgatifs, et en diminuant ainsi Thydrémie.

Les lésions passives du sang portent sur ses globules ou sur son plasma. L'aglobulie est combattue efficacement par les ferrugineux et parles reconstituants; quand elle est assez prononcée pour mettre la vie en danger, il y a lieu de pratiquer la transfusion qui provoque une néoformation d'hématobiastes (1). C'est également aux toniques et aux reconstituants qu'il faut s'adresser dans le cas d'hydrurie.

Quand le sang est altéré par la rétention des produits qui, normalement, doivent être éliminés par la peau et les reins, il y a lieu d'en favoriser l'élimination par l'un ou l'autre de ces organes, à l'aide de diurétiques et de bains de vapeurs.

La glycémie est efficacement combattue par le régime azoté et la suppression des matériaux qui se transforment en sucre; Texercice au grand air, en augmentant les combustions, exerce é;;alement une influence favorable sur cette altération, mais ce ne sont là malheureusement que des moyens palliatifs, la cause inconnue des accidents persiste.

(1} G. Hayem, Leçons sur Us modificalions du sang sous Vinfluenct des agents médicamenteux, Paris, 188).

§ d. — Indications fournies parles symptômes.

Les médicaments qui agissent sur les causes et sur les lésions, modifient par cela même les symptômes; une céphalée syphilitique disparaît sous l'influence de l'iodure de potassium en môme temps que la néoplasie qui la provoquait; le sulfate de quinine, en tuant le parasite paludéen, empêche par cela mèii^e le retour de la fièvre, mais les troubles fonctionnels sont eo outre, par eux-mêmes, une source d'indications, et ils peuvent être modifiés par des moyens qui restent sans action sur la lésion aussi bien que sur sa cause.

C'est ainsi que l'on combat la douleur par ropiom, Talropine, Taconitine, le sulfàle de quinine, Télectricité et les révulsifs; le délire parle chloralou le bromure de potassium; Tarbythmie cardiaque par la digitale ou le convallaria malalis ; la dyspnée par la belladone ou le datura quand elle est liée à Tasthme nerveux; la diarrhée par Topium et les astringents; U réaction fébrile par le sulfate de quinine, le salicylate de soude et l'eau froide; le collapsus par l'éther et la chaleur etTasthénie par les toniques. Cette thérapeutique symptomatique est souvent la plus importante; elle domine tout lorsqu'il s'agit de soulager le malade ou de parer à un accident qui peut mettre sa vie en danger : la dyspnée peut nécessiter dans la pleurésie la thoracentëse d'urgence, dans le croup la trachéotomie, dans l'ascite la paracentèse de l'abdomen; Thyperthermie constitue par elle-même un danger quand elle est persistante et considérable. et doit souvent être combattue directement, indépendamment des lésions qui la provoquent et de leur cause initiale; il en est de même du collapsus; ajoutons enfin que, dans les maladies incurables, le médecin ne peut combattre que le symptôme, et que son intervention est néanmoins des plus utiles, puisqu'elle peut diminuer, sinon annihiler la soufi'rance et prolonger l'existence en soutenant les forces.

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