‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 30 sur 198 · ACTION DE LA LUMIÈRE · texte numérisé non relu

ACTION DE LA LUMIÈRE

Tous les êtres organisés subissent, à divers degrés, Tinfluencedes radiations lumineuses, et Thomme ne fait pas exception'. Chez les végétaux, elle tient sous sa dépendance la fonction chlorophyllienne (Claude Bernard) et avec elle la réduction de l'acide carbonique ainsi que Tévaporation de Teau dans les par« ties vertes des plantes. Chez les animaux, on a pu constater, dans plusieurs circonstances, son action sur certains phénomènes de nutrition : Moleschott a reconnu que les grenouilles éliminent plus diacide carbonique à la lumière que dans robscurité; Béclard a observé les mêmes faits (1); les larves de ces mêmes animaux se développent mieux dans un milieu éclairé que dans un milieu obscur dM. Edwards), et dans la lumière violette et bleue que dans la lumière jaune, rouge ou blanche (Béclard); les volailles destinées à Tengraissement sont enfermées dans des cages obscures, sans doute parce que les combustions respiratoires y sont moins actives.

Il est probable que, chez Thomme, la lumière exerce également une influence favorable sur la nutrition ; Demme a reconnu que, chez les enfants renfermés dans des chambres non éclairées, la température du corps s'abaisse de O"*,! à 0*,*5 en même temps que la sécrétion de Turine devient moins active. On peut admettre avec vraisemblance que l'obscurité est un des facteurs qui rendent malsain le séjour permanent dans les lieux obscurs tels que les mines et les caves, et contribuent à amener, chez les sujets qui y vivent, Tanémie, la scrofule et la tuberculose.

La radiation solaire peut, quand elle est intense, donner lieu

(1) Béclard, Traité élémentaire de physiologie^ %* édition*

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