ACTION DE LA PRESSION ATMOSPHÉRIQUE
Les recherches de M. Paul Bert (1) ont montré *que la lens'm de t oxygène dans le sang varie en raison directe de la tension de t'oxt/gène dans Fair respirable et par conséquent de la pression almosphéfnque. Cette formule explique dans leur ensemble k^ effets que Vaugmentation et la diminution de cette pression produisent sur Torganisme.
On sait que la pression atmosphérique varie en raison inverse de Taltitude; il en résulte que le sang contient moins d'oxygène à mesure que Ton s'élève dans l'atmosphère soit en gravissant une montagne, soit en faisant une ascension aéronautique; à 2000 mètres au-dessus du niveau de la mer, il en a perdu 13 p. 100 ; à 3000 mètres, 21 p. 100 ; à 6500 mètres, 45 p. 100 (Paul Bert). Dans ces conditions, Phémalose ne peut p1u^ se faire qu^incomplètement et les malades éprouvent, à divers degrés, les accidents deTasphyxie. Dans le mal des montagnes, les effets de rabaissement de la pression sont aggravés par l'excès de travail musculaire que nécessite l'ascension ; il est certain en effet que le muscle en état de 'contraction consomme une proportion relativement considérable d'oxygène, et Ch. Richet (2) en a donné une démonstration saisissante en prouvant que Tanoxhémie ainsi produite suffit à causer la mort dans le tétanos strychnique. M. Gavarret admet en outre que, dans ces conditions, l'acide carbonique s*accumule dans le sang en quantité assez considérable pour donner lieu à des phénomènes d'intoxication (3). Le symptôme le plus caractéristique du mal des montagnes est un affaiblissement musculaire tel que les sujets qui en sont affectés ont la plus grande peine à se mguvoir ; ils éprouvent une sensation d'abattement
il) Paul Bert, la Pression barométrique. Paris, 1877, et Leçons sur la phjfiot'igie comparée de la respiration. Paris, 1870.
(2) Ch. Richet, Comptes rendus de VAcad, des sciences, 1880.
(3; Gavarret, Note de rarticle Altitude, du Dictionnaire encyclopédique d^" xciences médicales.