‹ Traité élémentaire de pathologie générale; comprenant la pathogénie et la physiologie pathologiqueChapitre 36 sur 198 · CHAPITRE Vil · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vil

Au point de vue de Tétiologie générale, le sol peut être con- Mdéré comme un réceptacle dans lequel s'élaborent ou se régénèrent plusieurs des agents infectieux les plus redoutables, entre autres le miasme paludéen et les miasmes contages de la fièvre jaune, de la peste et de la fièvre typhoïde ; il constitne un milieu plus ou moins favorable à leur développement et à leur puUulation suivant sa température^ sa richesse en matières organiques^ sa perméabilité et son humidité.

Nous ne reviendrons pas sur Tinfluence déjà étudiée de la température, si ce n*est pour rappeler que les miasmes telluriques acquièrent dans les pays chauds leur maximum de puissance, et que le choléra, la peste et la fièvre jaune naissent toujours dans ces mômes climats.

Les sols riches en matières organiques, tels que les terrains d'alluvions, sont généralement insalubres et engendrent des miasmes quand ils ne sont pas purifiés par une végétation suffisante pour épuiser leur puissance de rendement.

L'humidité favorise également à un haut degré le développement des miasmes; elle varie avec la nature des terrains dans leurs couches superficielles et dans leurs couches profondes. Ceox qui sont perméables laissent filtrer Teau rapidement et ne gardent pas d*humidité s'ils ont une profondeur suffisante ; ceux qui, au contraire, reposent sur une couche imperméable Mtaée superficiellement deviennent marécageux et insalubres.

Buh) et Pettenkofer se sont attachés à mettre en relief Tinfluence qu*exerce sur l'élaboration des miasmes typhoïdes et ("holériques la hauteur de la nappe d*eau souterraine.Gette hauteur varie avec le degré de perméabilité du sol, la quantité d'eau pluviale qui tombe à une époque donnée et la profondeur à laquelle se trouvent les couches imperméables. Quand elle subit un abaissement, les parties poreuses du sol restent imprégnées

'l! Léon Colin, Traité d^n fièvres intermittente^. Pirin, 1870.

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d*bumidité et constituent ainsi un milieu éminemment favorable à la multiplication des ferments. Des observations précises ont montré qu'à Munich le nombre des cas de fièvres typhoïdes a varié, pendant plusieurs années, suivant les fluctuations de la nappe souterraine; il ne paraît pas en être ainsi dans toutes les localités.

DEUXIÈME CLASSE — CAUSES MiCANIQUES

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